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Rendors-toi, tout va bien

Couverture du livre « Rendors-toi, tout va bien » de Agnes Laurent aux éditions Plon
  • Date de parution :
  • Editeur : Plon
  • EAN : 9782259306300
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

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Articles (1)

Avis (7)

  • Pour son tout premier roman, Agnès Laurent, grand reporter à l’Express a certainement du se servir du matériel que peuvent apporter certains faits-divers pour étayer son travail. Elle nous livre ici un roman marquant dont le thème ne peut laisser personne indifférent. La grande gageure a été de...
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    Pour son tout premier roman, Agnès Laurent, grand reporter à l’Express a certainement du se servir du matériel que peuvent apporter certains faits-divers pour étayer son travail. Elle nous livre ici un roman marquant dont le thème ne peut laisser personne indifférent. La grande gageure a été de le dévoiler le plus tardivement possible, si bien que le lecteur qui comme moi arrive vierge de tout avis ou commentaire, vit auprès du narrateur principal, Guillaume père de famille, la même terrible découverte. Tout commence par un accident de la route où une femme qui semble perturbée perd le contrôle de son véhicule. Dès le chapitre suivant, c’est Guillaume qui est arrêtée par la police et interrogé alors que les médias rependent la nouvelle dans toute la France, nous n’en savons pas plus que lui. La construction du roman se fait par les différents témoignages que donnent, les amis, voisins, familles … petit à petit on apprend à connaître la personnalité de Christelle la femme de Guillaume. Par petites touches sur son enfance, son adolescence, ses rêves, ses espoirs, se dresse un portrait de cette mère de deux fillettes Noémie et Sophie et de sa vie de femme au foyer. De la même façon la vie de Guillaume est décortiquée et il tente de mettre du sens dans ce drame qui vient faire basculer les fondations toute la famille. J’ai apprécié le talent de l’auteure pour ne pas sombrer dans la curiosité morbide, le jugement. Elle maîtrise son sujet de bout en bout, nous délivre les informations au bon moment et travaille la psychologie de ses personnages d’une façon totalement crédible. Un livre court qui se lit d’une traite, un véritable coup de cœur pour un sujet difficile, formidablement bien abordé et qui nous laisse une belle marge de manœuvre pour s’interroger sur ce qui fait que tout être humain peut « dérailler » sans que personne ne le sache. Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2021/07/03/38971953.html

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  • Ce roman qui est une divine surprise se déroule sur une seule journée, ce fameux vendredi de juin. Lorsque je l'ai débuté, j’ai été bien intrigué quant aux raisons de l'arrestation de Guillaume, car Agnès Laurent ne les donne aucunement. C'est au travers des gens qui les fréquentent ou qui les...
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    Ce roman qui est une divine surprise se déroule sur une seule journée, ce fameux vendredi de juin. Lorsque je l'ai débuté, j’ai été bien intrigué quant aux raisons de l'arrestation de Guillaume, car Agnès Laurent ne les donne aucunement. C'est au travers des gens qui les fréquentent ou qui les côtoient et ceux qui les ont connus, que l'on va découvrir qui est ce couple modèle. Sans oublier leurs propres interventions et interrogations. A l'aide de courts chapitres qui alternent les points de vue, l'auteure réussit à entretenir un suspense terrible. A chaque fois qu'elle change de narrateur, je change d'avis sur Guillaume et Christelle. Un coup je penche pour un mari violent, coureur et qui a une emprise sur sa femme dont elle ne peut se défaire, elle soumise, femme au foyer "à l'ancienne". Le chapitre suivant, je me dis que c'est davantage lui qui est lié à Christelle et qu'il ne peut vivre sans elle, qu'il ne voit qu'elle et qu'il est bien incapable de lui faire du mal tant il dépend d'elle, de sa présence. Puis, tout explose lorsque d'autres intervenants donnent leur point de vue. "Elle a longtemps cru que Christelle s'accrochait à Guillaume, qu'il était pour elle occasion inespérée de fonder une famille. Elle pensait que Guillaume y trouvait son compte, qu'il était confortable pour lui de jouer au père de famille sans que personne le conteste, Christelle n'aurait pas osé. Florence s'était rendu compte qu'elle se trompait, que Guillaume avait plus besoin de Christelle que l'inverse." (p.115)

    Agnès Laurent, dans une langue vive et moderne va au plus profond de la relation entre Guillaume et Christelle. Elle tisse sa trame et emmène sûrement ses lecteurs vers l'inimaginable, l'indicible. C'est diablement maîtrisé et je me suis fait plaisir et avoir, je n'ai rien vu venir, trop pris par la déconstruction de la relation unique de ce couple et la construction originale de ce premier roman. Brillant.

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  • Alerte : COUP DE COEUR !

    Savamment construit, ce thriller, lu dans le cadre des experts du polar en collaboration avec les Editions Plon et le site Babelio, m’a plu de la première à la dernière page. C’est peut-être le premier bouquin d’Agnès Laurent mais j’espère vraiment que ça ne sera pas...
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    Alerte : COUP DE COEUR !

    Savamment construit, ce thriller, lu dans le cadre des experts du polar en collaboration avec les Editions Plon et le site Babelio, m’a plu de la première à la dernière page. C’est peut-être le premier bouquin d’Agnès Laurent mais j’espère vraiment que ça ne sera pas son dernier. Je vous explique pourquoi…

    La grande originalité de ce livre est d’en dévoiler le moins possible, tout au long du livre, avant son dernier quart. On sait qu’il y a eu des faits graves mais on ne connaît ni le suspect, ni la ou les victime(s), ni le mobile, ni la substance de ces faits. Rien de rien ! Et pourtant, il vous scotche dès le début. De petits indices ne sont distillés qu’au compte-gouttes.

    Mais alors que savons-nous de l’histoire? Rien ou très peu finalement. En vivant la journée du dénouement de cette affaire policière, nous évoluons petit à petit, au fil des heures, avec de nombreux protagonistes différents. Bien entendu, il y a les principaux personnages (un couple) mais aussi leurs familles, leurs voisins, leurs amis, de simples connaissances.

    En plus de la grande qualité de cette originalité quant au fait de ne pas dévoiler les faits dans les premières pages de son livre, l’auteure a un certain talent afin de se mettre elle-même dans la peau de ses personnages pour que ce soient eux qui racontent leur point de vue. Chacun des chapitres est consacré à l’un ou l’autre en particulier et écrit à la première personne du singulier comme si ce dernier nous racontait lui-même l’histoire. Selon le ou la protagoniste, la façon de s’exprimer, d’évoquer les événements changent radicalement pour une immersion totale comme si nous les rencontrions tous dans la vraie vie.

    Ce style d’écriture atypique permet une lecture intensément fluide et très addictive. Les chapitres ne sont jamais très longs et font monter le suspens. Si vous êtes un tantinet curieux, cette forme singulière du récit vous hantera car vous ne pourrez pas lâcher ce livre tant que vous ne serez pas au courant des tenants et aboutissants. Cela a été une vraie torture pour moi d’être laissée ainsi dans le flou mais en même temps, j’ai trouvé cette façon de faire très osée et cela m’a beaucoup plu !

    Quel dommage de l’avoir déjà terminé !

    J’attends de pieds fermes que le prochain thriller d’Agnès Laurent sorte !

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  • Agnès Laurent, pour écrire son premier roman Rendors-toi, tout va bien a utilisé une démarche non conventionnelle. Elle commence par nous décrire une femme au volant d’une vieille voiture sur l’autoroute A31. C’est un vendredi soir, à la fin du mois de juin, titre d’ailleurs de ce premier...
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    Agnès Laurent, pour écrire son premier roman Rendors-toi, tout va bien a utilisé une démarche non conventionnelle. Elle commence par nous décrire une femme au volant d’une vieille voiture sur l’autoroute A31. C’est un vendredi soir, à la fin du mois de juin, titre d’ailleurs de ce premier chapitre. Elle roule, « les autres ne comptent pas ». Malgré les appels de phares, les pare-chocs qui se frôlent, elle s’en fout quand soudain, après s’être déportée sans s’en apercevoir sur la voie de gauche et tenter de freiner pour se rabattre, c’est l’accident !
    L’auteure va alors reprendre cette journée par le début, soit « Le matin du même jour, 6h 45, café du port, Sète ». On apprend alors dans ce deuxième chapitre, que Guillaume, son mari, a été arrêté par les gendarmes en ce début de matinée alors qu’il venait prendre un café au bistrot de Gilbert où il passe chaque matin avant d’aller bosser, son entreprise se trouvant juste en face du café.
    Guillaume et Christelle Dumont ont deux filles Noémie et Sophie. Guillaume est directeur financier dans une conserverie de poissons et la petite famille est propriétaire d’une villa à Sète.
    Les chapitres vont ensuite se succéder avec le temps qui avance et nous permettre ainsi de faire connaissance avec cette femme, savoir qui elle était et ce qu’elle a fait durant les heures qui ont précédé l’accident. La question étant : qui était cette femme, cette mère, cette épouse ?
    Quant à son mari, depuis sa cellule de garde à vue, il ne comprend rien à cette interpellation et les questions se bousculent dans sa tête. Au fil des heures qui défilent, il tente de comprendre ce qu’il n’a peut-être pas vu, ce qui lui a échappé quand la nuit, elle pouvait être souffrante et répondait à ses questions en lui disant de ne pas s’inquiéter.
    Des voisins, des amis, des parents vont tour à tour donner quelques éléments et raconter ce qu’ils savent de ce couple sans histoires ou plutôt ce qu’ils pensent en savoir, car difficile à cerner, notamment Christelle.
    L’analyse de l’enfance, de l’adolescence, de leur rencontre, de leur début de vie de jeunes mariés puis de jeunes parents est adroitement et délicatement exprimée par toutes ces voix. C’est un régal !
    Mais, quel est ce mystère que l’auteure sait superbement et savamment entretenir jusqu’à la fin de son récit ?
    Les gendarmes savent, tout le monde sait car les médias relayent en continu ce terrible fait divers. Seuls le mari et le lecteur ne savent pas et avancent pourtant, pas à pas mais inexorablement vers une vérité horrible, dans un sentiment de malaise et d’incompréhension, Guillaume prenant peu à peu une part de culpabilité. J’ai d’ailleurs beaucoup souffert avec lui.
    Et quand, enfin, après tout ce suspense, nous avons la réponse, nous sommes scotchés, abasourdis par l’horreur que nous découvrons.
    Ce roman-thriller est écrit avec une finesse psychologique remarquable et nous interroge durablement sur la connaissance que nous avons de nos proches et des vies que nous côtoyons.
    Agnès Laurent est grand reporter au magazine L’Express et elle a puisé son inspiration dans les faits divers et de société pour écrire ce livre bouleversant qui nous fait basculer vers des choses inimaginables et glaçantes.
    Rendors-toi, tout va bien est un superbe thriller qui m’a tenue en haleine jusqu’à la dernière page, et dans lequel la psychologie a une place prépondérante : une belle réussite
    Je remercie Les éditions Plon et Babelio pour m’avoir permis de découvrir cette auteure pleine de talent.

    Chronique illustrée à retrouver sur : https://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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  • Qui est cette femme victime d'un accident sur l'autoroute au sud de Dijon ?
    Pourquoi les gendarmes sont-ils venus arrêter Guillaume, directeur financier d'une entreprise du port de Sète, lors de son arrivée au travail ce jour-là ? Parce qu'il a couvert quelques malversations de faible envergure...
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    Qui est cette femme victime d'un accident sur l'autoroute au sud de Dijon ?
    Pourquoi les gendarmes sont-ils venus arrêter Guillaume, directeur financier d'une entreprise du port de Sète, lors de son arrivée au travail ce jour-là ? Parce qu'il a couvert quelques malversations de faible envergure pour maintenir la boite à flot ?
    Pourquoi Christelle, l'épouse de Guillaume, semble t'elle envahie par un sentiment d'urgence ce matin-là, au point de délaisser ses filles qui partent en pique-nique scolaire ? Que cherche t'elle à fuir ?

    Grand reporter à L'Express, Agnès Laurent utilise les ficelles du journalisme dans ce premier roman, que l'on peut qualifier de noir. Tout au long de la journée que dure le drame, elle accumule les témoignages de proches du couple pour éclairer leur vécu, leur psychologie. On sent qu'elle cherche à faire découvrir ce qui se cache derrière le fait-divers.
    Elle se comporte davantage en romancière quand elle se glisse dans la tête de Christelle et Guillaume pour exprimer leur ressenti conscient. L'inconscient, le non-dit, le mal-vécu, ne s'éclaireront qu'à la toute fin du récit...
    Si l'on met de coté la naïveté des gendarmes (personne ne peut comprendre qu'ils n'aient pas interpellé simultanément Christelle et Guillaume...), l'histoire est totalement crédible ; l'actualité nous en a offert quelques unes du même acabit au cours des dix dernières années.
    Les personnages ressemblent à ceux de notre quotidien, quand l'envie de paraître de l'un se heurte à l'indifférence du regard de l'autre, quand les envies de l'un buttent contre les refus de l'autre. Le drame de la non-communication veille !
    On retrouve la pate de la journaliste dans la forme de l'écriture : des chapitres courts, plutôt factuels, rapportant le point de vue des "proches" et des principaux protagonistes ; un style simple et direct, cherchant à être compréhensible plus qu'à multiplier les effets de manche ; un suspense entretenu jusqu'à la fin.
    Un excellent roman noir, reposant sur une intrigue glaçante mais pas si improbable, et des partis-pris de narration qui entretiennent l'intérêt du lecteur jusqu'au dernières pages.

    Merci à Babelio et aux éditions Plon de m'avoir fait découvrir cette auteure et ce livre.

    Chronique illustrée : http://michelgiraud.fr/2021/06/11/rendors-toi-tout-va-bien-agnes-laurent-plon-un-excellent-roman-noir/

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  • Ce récit m'a immédiatement happée avec son choeur antique de différents personnages qui entremêlent leur voix pour tenter de percer le mystère d'un terrible drame intrafamilial : celles de Christelle et Guillaume, le couple, parents de deux fillettes ; celles des autres, flics, amis, voisins, à...
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    Ce récit m'a immédiatement happée avec son choeur antique de différents personnages qui entremêlent leur voix pour tenter de percer le mystère d'un terrible drame intrafamilial : celles de Christelle et Guillaume, le couple, parents de deux fillettes ; celles des autres, flics, amis, voisins, à la fois acteurs et spectateurs de ce qui va se jouer sur la scène principale ou du moins de ce qu'ils en devinent.

    Agnès Laurent mène avec brio sa narration, dévoilant très progressivement et subtilement, par tranches, les ressorts du drame. A peine sait-on dès les premières pages que Guillaume est en garde en vue et que Christelle a eu un accident de voiture après avoir tenté de fuir. Si j'ai deviné assez vite ( trop vite ) la teneur de la tragédie, c'est uniquement parce que, hasard des lectures, je venais juste de terminer un autre roman sur le même thème. Ce dévoilement précoce n'est en aucun cas né d'une maladresse de l'auteure qui sait où elle va ni à cause d'une quatrième de couverture trop diserte.

    Cela n'a en rien gâché ma lecture, j'ai cependant perdu le choc de la révélation qui devait être fort et important dans l'expérience de lecture. Par contre, cela m'a permis de bien remarquer la qualité du dispositif narratif et la montée en tension qui saisit à mesure qu'on arrive au moment où tous les indices conduisent au dénouement. Ce crescendo, presque étouffant, est porté par une écriture de grande qualité, chirurgicale mais néanmoins incarnée qui m'a fait penser à Chanson douce de Leïla Slimani ( même si le thème est différent, même si le dispositif autour du fait divers est inversé puisque dans Chanson douce, on sait dès les premières pages comment cela va finir ).

    Derrière cette froideur contrôlée et implacable, pointe une finesse psychologique évidente pour caractériser les personnages et décortiquer l'engrenage. Tout est juste pour raconter le glissement d'une femme d'apparence banale, pour montrer la faillite d'un couple et l'aveuglement général. Sans pathos, sans jugement, laissant toute la place au lecteur de questionner son rapport à la normalité, à la monstruosité, à la conjugalité dans un portrait glaçant des époux, présentés dans leur évolution globale depuis l'enfance. le titre prend tout son sens. Je ne l'aimais pas, de prime abord ( je goûte peu en général ces titres utilisant l'impératif, c'est comme ça ) mais une fois refermée, je l'ai trouvée d'une grande pertinence.

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  • A part le dernier chapitre, "Rendors-toi, tout va bien" se déroule sur une seule journée, un vendredi, en commençant par un accident de voiture, le soir de ce jour fatidique, dont la victime est une femme qui semble fuir.
    Nous remontons ensuite le temps à partir de 6h45, ce vendredi et...
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    A part le dernier chapitre, "Rendors-toi, tout va bien" se déroule sur une seule journée, un vendredi, en commençant par un accident de voiture, le soir de ce jour fatidique, dont la victime est une femme qui semble fuir.
    Nous remontons ensuite le temps à partir de 6h45, ce vendredi et l'arrestation par les gendarmes de Guillaume devant son entreprise.
    Petit à petit, nous faisons connaissance de Guillaume, de sa femme Christelle et de leurs deux filles, Noémie et Sophie. les chapitres concernent alternativement Guillaume qui essaye de comprendre ce qui lui arrive en nous livrant ses interrogations, sa panique, sa peur et Christelle qui, elle, nous est présentée par ceux et celles qui la connaissent au fur et à mesure qu'elle les rencontre en cette fatale journée : le pharmacien qui lui soigne une coupure profonde, l'employée de banque auprès de laquelle elle vide le compte commun, le garagiste où elle va récupérer sa voiture en urgence, une mère d'élève qui la remplace pour la sortie d'école qu'elle devait encadrer.... Mis à part que la plupart souligne que Guillaume et Christelle n'étaient pas très assortis et se tenaient à l'écart, le couple est présenté comme normal, gentil.
    Le tempo est haletant, au rythme de la fuite de Christelle; les éléments de compréhension se mettent en place par petites touches. Il n'y a pas eu vraiment de suspense pour moi car j'ai compris, à la moitié du roman, de quoi il s'agissait mais cela n'a rien enlevé à son intérêt.
    L'autrice interroge la notion de normalité, le regard que posent les autres sur nous. Elle dépeint également une vie de couple désolante malgré l'attachement où au fil du temps, l'autre devient transparent au point que sa souffrance est totalement ignorée, effacée.
    L'autrice aborde également un sujet tabou, qui a fait plusieurs fois les gros titres de la presse, sans aucun voyeurisme, sans sensationnalisme, avec une certaine empathie; ses personnages sont crédibles,psychologiquement fouillés.
    Un premier roman à la construction très maîtrisée, difficile à cantonner dans un genre (policier/thriller/roman noir/...), qu'il est impossible de lâcher et qui, une fois refermé, fait encore réfléchir.
    N.B : sur le même thème que je ne veux pas divulgâcher, je ne peux que conseiller le magnifique et poignant roman de Cathy Galliègue, "Contre nature".

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