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Moon palace

Couverture du livre « Moon palace » de Paul Auster aux éditions Actes Sud
  • Date de parution :
  • Editeur : Actes Sud
  • EAN : 9782330026738
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

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Avis (3)

  • Toujours faire confiance à l'auteur surtout quand on l'apprécie, et c'est le cas depuis ma rencontre avec Paul Auster, dont j'ai aimé ses romans : 4.3.2.1., Trilogie New-Yorkaise et surtout Le livre des illusions, peut-être mon préféré bien que 4.3.2.1. tienne la corde mais peut-être dû au fait...
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    Toujours faire confiance à l'auteur surtout quand on l'apprécie, et c'est le cas depuis ma rencontre avec Paul Auster, dont j'ai aimé ses romans : 4.3.2.1., Trilogie New-Yorkaise et surtout Le livre des illusions, peut-être mon préféré bien que 4.3.2.1. tienne la corde mais peut-être dû au fait qu'il est celui de ma rencontre avec cet auteur.

    Moon palace, une enseigne que Marco Stanley Fogg ou M.S. Fogg ou Philéas, comme le surnomma Victor, son oncle clarinettiste qui l'éleva en hommage au Tour du monde en 80 jours, voit de sa chambre clignoter au loin et qui sera le fil conducteur du roman.

    "MOON PALACE. Je la reconnaissais comme celle du restaurant chinois au coin de la rue, mais la violence avec laquelle ces mots m'assaillaient excluait toute référence, toute association pratique. Suspendues là, dans l'obscurité, comme un message venu du ciel même, ces lettrés étaient magiques. MOON PALACE. (p28)"

    Moon objet de toutes les attentions en cette année 1969 où des hommes ont marché sur cet astre mais aussi symbole repris dans nombres des histoires narrées dans ce roman. Car il ne s'agit pas d'une histoire mais de plusieurs histoires et Paul Auster est un conteur hors pair qui, même si vous avez, comme moi, eu parfois le sentiment d'être perdue, si vous avez cherché à savoir où vous mène le récit, lui Paul Auster le sait.

    A la fois roman initiatique, quête d'identité, découverte de personnages tous mystérieux, hors normes, avec des intrigues qui ne trouvaient pas toujours une fin. Mais que voulait-il me dire l'auteur en empruntant tous ces chemins de traverses dans ses histoires qui ressemblaient parfois à des contes ? J'y retrouvai ses totems habituels : New-York, l'art, la littérature, le sport, les questionnements sur les chemins de vie empruntés, la filiation, les doutes mais aussi la détermination de son Philéas Fogg à découvrir qui il était vraiment, allant du plus pur dénuement,

    "Nul ne pouvait me regarder sans ressentir de honte, de colère ou de pitié. J'étais la preuve vivante que le système avait échoué, que le pays béat et suralimenté de l'abondance se lézardait enfin. (p72)"

    à l'assistanat d'un vieillard irascible, Thomas Effing, qui tiendra un rôle clé dans son destin, croisant un Zimmer, ami fidèle, une Kitty, amoureuse chinoise et un Barber, un homme hors normes, mais surtout n'imaginant pas ce que la vie lui réservait. Le destin, les hauts et les bas de l'existence, sont les thèmes récurrents de l'auteur pour mener à la conscience de soi.

    Certes certains passages m'ont paru peut-être un peu longs, parfois passionnants tel que celui sur Ralph Blackelock, peintre à la personnalité peu ordinaire et l'exploration de sa toile Clair de lune m'a tellement intéressée que je suis allée chercher sur le net une représentation correspondant tout à a fait aux descriptions et pour découvrir la biographie de son auteur.

    C'est cela un roman de Paul Auster, c'est un voyage dont lui seul est le guide et si je ne commençais pas à connaître son processus d'écriture, sur sa manière de penser et d'arriver à son but, je crois que j'aurai abandonné ma lecture. Mais il y a quelque chose d'hypnotique désormais qui me retient : je sais que tous les chemins empruntés ont une raison d'être et qu'à la fin je découvrirai comme M.S. Fogg le sens de tout cela.

    "C'est un enchaînement de connexions manquantes ou mal synchronisées, de tâtonnements dans l'obscurité. Nous nous trouvions toujours au bon endroit au mauvais moment, nous nous manquions toujours à peine, toujours à quelques millimètres de comprendre la situation dans son ensemble . Cette histoire se résume ainsi je pense. Une série d'occasions ratées. Tous les morceaux se trouvaient là dès le début, mais personne n'a su les rassembler.  (p259-260)"

    C'est un roman sur le recherche de soi, un voyage à la fois intérieur mais aussi un incroyable voyage dans le temps, dans l'espace et dans la création où tout à son importance, allant jusqu'à parfois  disséquer les mots pour nous en montrer toute la substance (jeux de mots).

    Peut-être pas mon préféré de cet auteur mais je suis très admirative de la construction du récit, de la conjonction des routes prises et de la qualité à la fois de l'écriture, de la recherche des détails pour étayer son propos et de m'avoir malgré tout tenu éveillée, attentive à ce qu'il voulait me révéler.

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  • Quel filou ce Paul Auster... On croît qu'il nous promet du Jules Verne et, d'un tour de passe-passe, il passe à Dostoïevski... À moins que ce ne soit que l'une des nombreuses coïncidences de ce livre ? Et “Plus on prête attention aux coïncidences, plus elles se produisent" disait Vladimir...
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    Quel filou ce Paul Auster... On croît qu'il nous promet du Jules Verne et, d'un tour de passe-passe, il passe à Dostoïevski... À moins que ce ne soit que l'une des nombreuses coïncidences de ce livre ? Et “Plus on prête attention aux coïncidences, plus elles se produisent" disait Vladimir Nabokov.

    Pour la première coïncidence, difficile justement de ne pas faire le rapprochement entre Marco Stanley Fogg et Rodion Romanovitch Raskolnikov : deux ex-étudiants fauchés, délirants de faim et de solitude... mais si l'un commettra l'irréparable, Paul Auster est trop malin pour entraîner son héros dans une réinterprétation simpliste de "Crime et Châtiment". Que nenni !

    Mais parler des autres coïncidences du livre reviendrait à dévoiler toute la trame de l'histoire... et ce serait franchement dommage de gâcher à d'autres lecteurs.trices le moment précis du livre où je me suis dit "Mince ! Je ne l'avais pas vu venir !".

    MOON PALACE est un EXCELLENT livre de Paul Auster (parmi ses meilleurs même) et j'ai ADORÉ.

    Ce que j'aime principalement avec cet auteur, c'est qu'il arrive toujours à instiller des éléments de physique (appliquée ou quantique) dans ses histoires, là en l'occurrence, il se sert de Nikola Tesla et de l'électricité.

    Quand je referme un livre de Paul Auster, et MOON PALACE ne fait pas exception à la règle, je sens que des choses m'ont échappées mais ce n'est pas grave, c'est même une des raisons principales pour lesquelles je ne me séparerai jamais de ses livres, afin de pouvoir les relire.


    MOON PALACE de Paul Auster
    Traduit par Christine Le Bœuf

    Editions Actes Sud (GF) / Babel (poche)

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  • J’hésite entre la réputation de l’auteur (que je découvre), des fulgurances, des phrases qui font mouche…
    « Le Soleil est le passé, la Terre est le présent, la Lune est le futur. »
    « J’avais sauté du haut d’une falaise, et puis, juste au moment où j’allais m’écraser en bas, il s’est passé un...
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    J’hésite entre la réputation de l’auteur (que je découvre), des fulgurances, des phrases qui font mouche…
    « Le Soleil est le passé, la Terre est le présent, la Lune est le futur. »
    « J’avais sauté du haut d’une falaise, et puis, juste au moment où j’allais m’écraser en bas, il s’est passé un événement extraordinaire : j’ai appris que des gens m’aimaient. »
    … et l’ennui dégagé par un récit monocorde, une histoire tirée par les cheveux, des personnages peu crédibles, aux motivations difficiles à cerner et à partager (le narrateur, Effing), des personnages secondaires ectoplasmiques.
    J’y vois le roman de l’échec et des occasions manquées, et si je ne fais pas erreur, c’est sur ce point une réussite :
    Solitude, isolement, réclusion, , fuite, abandon, handicap, tendance suicidaire, paternité ignorée ou refusée, tout tourne autour d’un vaste désert affectif. L’amitié et l’amour y apparaissent, ils sont puissants, salvateurs même (seconde citation), mais ne durent pas ; une éclaircie passagère dans un gros ciel d’orage.
    J’en ressors avec une bonne bouffée de pessimisme, que la citation du début, « la Lune est le futur », illustre parfaitement. Car, qu’on ait eu ou pas l’occasion de parcourir les étendues désertiques et lunaires des « Four Corners », qu’on ait contemplé ou pas, du haut d’une falaise d’Island in the Sky (là où se déroule la scène finale de Thelma & Louise), l’endroit même où les astronautes d’Apollo XI s’étaient familiarisés avec le sol lunaire, on sait tous que la Lune, même si elle fait rêver, est avant tout un endroit désolé, une planète morte, l’image de la fin du monde.
    Déception. J'ai trouvé Paul un peu trop austère !

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