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Mali, ô Mali

Couverture du livre « Mali, ô Mali » de Erik Orsenna aux éditions Stock
  • Date de parution :
  • Editeur : Stock
  • EAN : 9782234063365
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Voulez-vous les dernières nouvelles du Mali ?
Un guide que vous connaissez bien, Mme Bâ Marguerite, se propose de vous y emmener.
Rappelez-vous : comme on lui refusait son visa, elle avait expliqué à la République française qui elle était. Ensuite, de mauvaise humeur, elle avait traversé... Voir plus

Voulez-vous les dernières nouvelles du Mali ?
Un guide que vous connaissez bien, Mme Bâ Marguerite, se propose de vous y emmener.
Rappelez-vous : comme on lui refusait son visa, elle avait expliqué à la République française qui elle était. Ensuite, de mauvaise humeur, elle avait traversé quelques déserts et la Méditerranée pour tenter de retrouver son petit-fils happé puis abandonné par les agents recruteurs du Paris-Saint-Germain.
Dix ans plus tard, tous deux retournent dans leur pays menacé par les djihadistes.
Il faut dire que Mme Bâ, qui n'est pas humble de nature, se prend pour une Grande Royale, une Jeanne d'Arc africaine. Et l'ex futur footballeur est devenu musicien, c'est-à-dire griot, embauché par sa grand-mère pour raconter sa campagne de libération mi-glorieuse, mi-désespérée.
Sur les pas de ce duo, vous rencontrerez les femmes échappées de justesse aux horreurs de la charia. Dans un camp, au nord de Nyamey, vous jouerez avec 3 000 enfants réfugiés. Vous découvrirez l'économie très puissante et très illégale dont vit grassement le Sahara. Vous ferez connaissance avec des petits capitaines, soldats d'opérettes, terrorisés par les combats. Vous tomberez sous le charme de leurs épouses prédatrices, frénétiques de la Visa Premier.
Vous remonterez le fleuve Niger en échappant à toutes sortes de périls. Vous verrez comment et pourquoi bandits et djihadistes s'entendent comme larrons en foire. Vous atteindrez juste à temps Tombouctou pour assister à l'arrivée des Français. Vous participerez à la liesse générale sans réussir à faire taire en vous une petite voix sceptique : l'expédition Sarkozy en Libye avait chassé les gangsters vers le Mali. L'expédition Hollande les a renvoyés en Libye.
Donc ils sont toujours là. Donc ils reviendront. Tant que les jeunes, toujours plus nombreux, n'auront d'autres perspectives que se faire engager par Aqmi ou par un trafiquant ou par les deux à la fois.
Surtout vous plongerez dans la réalité du Mali, sa vaillance, sa noblesse.
Mali, ô Mali ! Comment ne pas comprendre que ta fragilité est la nôtre ? Comment ne pas écouter tes musiciens, comment ne pas regarder travailler tes tisseurs ? Comment ne pas comprendre que c'est ainsi, par le chant commun et par le tissu, qu'on fait un pays de toutes les diversités ?

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Articles (3)

  • Rencontre avec Erik Orsenna à propos de son roman "Mali, Ô Mali"
    Rencontre avec Erik Orsenna à propos de son roman "Mali, Ô Mali"

    Rencontre au café littéraire d'Orange à Paris avec Erik Orsenna à l'occasion de la publication de son dernier roman, "Mali, Ô Mali" (Stock), suite de Madame Bâ, paru il y a déjà dix ans et où l'on retrouve Marguerite Dyumasi épouse Bâ dans le Mali d'aujourd'hui.

  • Mali, ô Mali d'Erik Orsenna
    Mali, ô Mali d'Erik Orsenna

    La voici de retour, Marguerite Dyumasi épouse Bâ, après un peu plus de dix années de silence. Et d’après le souvenir qu’on gardait d’elle depuis Madame Bâ (Stock) en 2003, c’est forcément en fanfare et cérémonie officielle qu’on l’accueillera. Avec Mali Ô Mali (Stock)Erik Orsenna publie la suite des aventures de son personnage africain fétiche, dans un Mali déchiré par les conflits en 2013.

  • Qui sont les membres du jury de la 7e édition du Prix Orange du Livre ?
    Qui sont les membres du jury du Prix Orange du Livre 2015 ?

    Toujours sous la présidence d’Erik Orsenna, écrivain et membre de l’Académie française, le nouveau jury de l’édition est, comme chaque année, constitué d’auteurs, de libraires et de lecteurs, soit 14 membres au total. Le jury devra d’abord sélectionner 30 livres parmi les ouvrages de fiction écrits en français et publiés entre le 1er janvier et le 31 mars 2015, puis, lors d’une deuxième réunion, sélectionner 5 finalistes qui seront soumis aux votes des internautes.

Avis (6)

  • Marguerite Bâ, ou Madame Bâ comme elle aime se faire appeler, ou s’appeler elle-même, est une personne unique. Vivant en France, elle se prend un peu pour Jeanne d’Arc avec ses oreilles puissantes qui semblent entendre loin, et a un fort tempérament.


    Quand ses voisines lui rendent visite,...
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    Marguerite Bâ, ou Madame Bâ comme elle aime se faire appeler, ou s’appeler elle-même, est une personne unique. Vivant en France, elle se prend un peu pour Jeanne d’Arc avec ses oreilles puissantes qui semblent entendre loin, et a un fort tempérament.


    Quand ses voisines lui rendent visite, l’appellent la Grande Royale, la flattent et lui parlent de son amour pour son pays le Mali, elle ne peut pas se dérober à leur demander : aller au pays chasser les djihadistes qui font tant de mal.

    Accompagné de son neveu Michel, renommé Ismaël et auto proclamé Griot qui va conter ses aventures, elle parcourt le pays au gré des rencontres, nous permettant d’en prendre le pouls.

    Dans une langue imagée et truculente, l’auteur nous dévoile à travers ce récit un pays, ses beautés et ses douleurs, les affres de la surenchère de titres glorieux dans une armée qui ne compte plus que des chefs, les défauts des femmes des puissants gouvernés par leur carte Visa, la corruption, le rôle des « manches courtes » (l’armée française), la politique incompréhensible, mais aussi le bon sens, la beauté du fleuve, la souffrance et les espoirs d’un peuple…

    Un roman fleuve, une odyssée fantastique, souvent loufoque mais aussi profondément réfléchie, dans lequel il fait bon se plonger !

    https://mesmotsmeslivres.wordpress.com/2016/09/24/mali-o-mali-de-erik-orsenna/

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  • Eric ORSENNA revient avec Mme BA, institutrice malienne retraitée, femme de caractère et de conviction. Accompagnée de son petit-fils Ismaël ex-footballeur au bord de la dérive, vivant en France, maintenant musicien sera son « griot » et est chargé de mettre leur périple en musique, en...
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    Eric ORSENNA revient avec Mme BA, institutrice malienne retraitée, femme de caractère et de conviction. Accompagnée de son petit-fils Ismaël ex-footballeur au bord de la dérive, vivant en France, maintenant musicien sera son « griot » et est chargé de mettre leur périple en musique, en transcrivant l’épopée de son autoritaire grand-mère.
    Mme BA reprend la route, puis le fleuve « Niger » avec l’idée forte de sauver le Mali de l’invasion des djihadistes qui poursuivent leurs objectifs monstrueux en imposant leurs lois sanglantes et la charia sur la population.
    Le ton de ce roman pourrait être tragique comme le contexte, mais à travers les drames qui sont révélés (violences sur les femmes, regards éteints des hommes et des enfants, destructions des villes et des équipements…), l’auteur s’attache à ne pas faire sombrer le lecteur dans cette dramaturgie ambiante. Nous voyons au détour d’un match de football improvisé à l’arrivée de la célèbre Mme BA, la lumière qui éclaire les yeux de centaines de joueurs frustrés et en quête de joie de vivre, comme soudain un sursaut d’espérance.
    Puis, Mme BA n’est pas venue sans munitions, mais pas les mêmes que les fous de Dieu, celles qui nourrissent l’esprit, des archives, des livres ! Elle n’est pas venue sans idées non plus, elle a son plan éducatif pour que les ventres des femmes cessent de grossir, elle veut aussi rouvrir les écoles et enseigner aux enfants ! Pour cela, malgré ses connaissances sur les dangers potentiels, il lui faut rejoindre « le Nord ».
    Nous embarquons ainsi sur le Niger avec un équipage africain, au rythme africain, le temps en quelque sorte d’admirer la beauté des paysages, d’en imaginer la douceur avant, d’en sentir les odeurs… Malgré la fragilité de l’embarcation, après plusieurs jours parfois mouvementés, Mme BA se fait l’obligation d’arriver, avant la France et le Président F. Hollande, et de les aider grâce à ses extraordinaires oreilles pour reprendre la ville.
    Ce roman m’a paru un peu long au début, mais petit à petit, je suis rentrée dans cette sorte de comte, en le rapprochant de l’histoire plus récente et réelle, et ai poursuivi l’aventure avec enthousiasme. Un regret malgré tout, j’aurais aimé rester plus longtemps à TOMBOUCTOU ! M. ORSENNA, Mme BA a encore des ressources…

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  • Imaginez lecteur que vous êtes une grand-mère malienne et que vous vouliez aller sauver votre petit-fils des griffes du monde footballistique dans une banlieue parisienne; que vous faut-il impérativement pour cela: un Visa...
    Cela vous paraît simple mais c'est parce que comme moi vous ne...
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    Imaginez lecteur que vous êtes une grand-mère malienne et que vous vouliez aller sauver votre petit-fils des griffes du monde footballistique dans une banlieue parisienne; que vous faut-il impérativement pour cela: un Visa...
    Cela vous paraît simple mais c'est parce que comme moi vous ne connaissez pas le Cerfa 13 -0021: Formulaire de demande de visa pour un court séjour/transit.
    Croyez moi sur parole après avoir lu ce roman «Madame Bâ» vous ne l'oublierez plus jamais.
    Une page recto verso à remplir, oui mais cela suffit-il ….
    Visiblement pas pour la merveilleuse Marguerite qui va elle remplir ce bout de papier en 500 pages, pendant lesquelles elle va vous narrer l'Afrique celle de son enfance, de sa vie de jeune mariée, celle d'aujourd'hui avec «Mali, ô Mali» et devant vos yeux vous allez voir vivre un pays miné par toutes les tares de notre monde, celles qui affames, ruines, endoctrinent et plus encore dans la violence où la main tendue se fait attendre.
    Madame Bâ est donc rappelée au Mali elle seule peut œuvrer pour endiguer tous les périls qui sont installés dans son pays.
    Pour cela elle part en campagne avec son petit-fils devenu son griot et les voix qu'elle entend car Marguerite a pour conseillère Jeanne d'Arc, personnage historique qu'elle a beaucoup étudié à Paris,
    Les familles maliennes du nord arrivent pour fuir les djihadistes et des camps s'installent un peu partout....Marguerite les visitent et prend la mesure du travail à accomplir. Elle avance avec vaillance et noblesse.
    Madama Bâ va vous embarquer et au fil du Niger vous prendrez conscience de la situation dramatique de ce pays .
    Je terminerai par les phrases finales : «  Mali, ô Mali, ne baisse pas les armes. L'Histoire n'est pas encore dite. Tu ne seras jamais déçu par l'espérance »
    Erik Orsenna réalise un vrai tour de magie en se glissant aussi bien dans la peau d'une malienne. Belle performance et ces livres nous font mieux comprendre la situation dramatique de ce pays.

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  • Mme Bâ est appelée par ses compatriotes du Mali pour venir en aide à son pays. Elle part donc de France, avec son petit-fils, pour lutter contre les djihadistes et la condition du peuple africain.
    Dans ce livre, Erik Orsenna utilise d'abord les yeux et surtout les oreilles de Madame Bâ pour...
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    Mme Bâ est appelée par ses compatriotes du Mali pour venir en aide à son pays. Elle part donc de France, avec son petit-fils, pour lutter contre les djihadistes et la condition du peuple africain.
    Dans ce livre, Erik Orsenna utilise d'abord les yeux et surtout les oreilles de Madame Bâ pour faire le constat de la situation politique et sociale d'une région de l'Afrique. Ensuite, il se sert du franc parler de la dame, gonflé d'arrogance, pour essayer d'apporter des bribes de solutions aux problèmes rencontrés par ces pays. Les origines maliennes de Madame Bâ et son quotidien de résidente française, permettent à Orsenna d'aborder les maux de l'Afrique avec une certaine neutralité, et de ne pas se transformer en donneur de leçons.
    Je connaissais le Erik Orsenna médiatique, érudit et passionnant et j'espérais retrouver cette force dans ce roman. Sur le fond, sa connaissance des pays, sa passion pour ce continent et le langage utilisé, ont été à la hauteur de mes attentes. Seulement sur la forme, j'ai été un peu déçu. Je m'étais préparé psychologiquement à lire une sorte de conte africain avec une pincée de fantastique. Oui mais voilà: le récit se rapprochant plus de l'essai que du roman, je n'ai pas été embarqué dans cette histoire dénuée de fil conducteur. Je n'y ai vu qu'un prétexte pour traiter les thèmes délicats que l'auteur avait choisi de développer.
    Pour ma prochaine lecture d'un livre d'Erik Orsenna, je passerai en mode"essai" pour profiter au mieux de sa sagesse qui nous apporte tellement.

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  • 'aime l'écriture d'Erik Orsenna et c'est avec un grand plaisir que j'ai fait ce voyage...

    L’histoire débute en France avec des scènes très hautes en couleur. On y voit l’exubérance africaine qui va faire jaillir le personnage de Madame Bâ. Une remise en mémoire de qui elle est de ce qu’elle...
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    'aime l'écriture d'Erik Orsenna et c'est avec un grand plaisir que j'ai fait ce voyage...

    L’histoire débute en France avec des scènes très hautes en couleur. On y voit l’exubérance africaine qui va faire jaillir le personnage de Madame Bâ. Une remise en mémoire de qui elle est de ce qu’elle représente.

    Puis, nous sommes vite en Afrique de l’Ouest.

    Des descriptions, des scènes souvent cocasses mais parfois très émouvantes, nous voyons se dessiner une Afrique chamarrée et très animée.

    Mme Bâ qui détenait la parole va bientôt la passer à son petit fils a qui elle a attribué le rôle de Griot. Le jeune apprenti Griot à travers ses digressions, ses aventures et les histoires qu’il recueille nous emporte dans des situations qui nous montrent une Afrique actuelle.

    Ce roman foisonne de sujets si variés que l’on ne sait où donner de la tête :

    La famille aux ramifications parfois si complexes, l’entraide, le pouvoir, la corruption, les trafics… mais aussi la présence des ONG, des militaires, les étrangers et les populations déplacées… mais encore la politique, la religion, les destructions, la guerre, la misère et les exactions… Et par-dessus tout cela la parole, les mots, les sons, le bruit permanent, car le silence c’est la mort !

    J’ai trouvé que les développements des histoires ressemblaient à des arbres où les ramifications sont infinies (les racines sont enracinées dans le passé). Prenons par exemple le camp de réfugiés : des peuples pourchassés par les rebelles sont rassemblés là, mais ce n’est pas aussi simple que cela car derrière il y a toute une logistique à mettre en place, les aides sont en fonction du nombre de gens car en dessous d’un certain seuil les camps sont regroupés, tout en restant humains, il faut aussi protéger ses lieux … Mais comment occuper toutes ses personnes et en particulier les jeunes… comment écouter la souffrance de toutes ses victimes ?

    Comment faire entrer des idées qui ne font pas partie de leur culture ? Mme Bâ qui pourtant a une certaine culture et à voyagé rit lorsque la jeune hollandaise très enthousiaste lui parle de « foyer amélioré »… En parallèle nous avons l’administrateur du camp qui parle d’environnement d’arbres replantés, problèmes de déchets… Dans les deux cas nous avons ce petit bois qui disparaît car il faut multiplier le nombre d’arbre coupé par nombre de familles tout cela sur une certaine durée… Et ainsi de suite nous avons des questions qui apparaissent et cela semble sans fin.

    Les anecdotes, les histoires foisonnent, c’est assez complexe car il y a tant de peuples qui doivent cohabiter avec des langues et des coutumes différentes.

    Un léger bémol souvent on se demande où l’on va aller… On sait bien qu’une femme seule ne peut rien et une scène vers le début, dont je ne dévoilerais rien, nous le fait bien comprendre. Cette scène qui crée une tension dramatique voit sont explication bien trop loin… on l’a presque oubliée lorsque vient la conclusion.

    Ce roman dresse un tableau à la manière de ses artistes qui mettent côte à côte des photos qui de loin forment une image alors que de près elle est composée de centaines de photos.

    Que peut faire une femme seule ? Réunir d’autres gens et chacun essaie de contribuer à faire avancer les choses… ou pas.

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  • Très belle chronique de François Busnel cette semaine dans l'Express !

    Très belle chronique de François Busnel cette semaine dans l'Express !

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