Mal de pierres

Couverture du livre « Mal de pierres » de Milena Agus aux éditions Liana Levi
  • Date de parution :
  • Editeur : Liana Levi
  • EAN : 9782867468391
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Si l'héroïne de ce livre tarde à trouver un mari c'est qu'elle rêve de l'amour idéal. à trente ans, elle est déjà considérée comme une vieille fille dans une Sardaigne qui connaît les affres de la Seconde Guerre mondiale. Pour finir elle épouse un homme taciturne, plus âgé qu'elle, juste parce... Voir plus

Si l'héroïne de ce livre tarde à trouver un mari c'est qu'elle rêve de l'amour idéal. à trente ans, elle est déjà considérée comme une vieille fille dans une Sardaigne qui connaît les affres de la Seconde Guerre mondiale. Pour finir elle épouse un homme taciturne, plus âgé qu'elle, juste parce que sa famille le lui impose. L'amour n'est donc pas au rendez-vous. Elle finira par le rencontrer en 1950, lorsque elle ira sur le Continent suivre une cure thermale pour soigner son « mal de pierres », des calculs rénaux. Un Rescapé, qui souffre du même mal qu'elle, aura raison aussi de son « mal d'amour ». c'est à sa petite-fille qu'elle racontera quelques décennies plus tard ses émotions, ses cheminements, tout en laissant des zones d'ombres. La vérité se recomposera, de façon inattendue, lorsque la dernière pièce du puzzle se mettra en place entre les mains de la narratrice. Mais quelle est au juste la vérité ?

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Avis (10)

  • Il faudrait un cœur de pierre pour ne pas être touché par cette histoire qui semble avoir rencontré un large public majoritairement enthousiaste. Suis-je, pour autant, comme la critique de Télérama, « Abasourdi. Ravi d’être piégé par tant de finesse, de prise de risques, de liberté » ? A vrai...
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    Il faudrait un cœur de pierre pour ne pas être touché par cette histoire qui semble avoir rencontré un large public majoritairement enthousiaste. Suis-je, pour autant, comme la critique de Télérama, « Abasourdi. Ravi d’être piégé par tant de finesse, de prise de risques, de liberté » ? A vrai dire, pas vraiment. Bien sûr, ce roman a ses mérites : sa taille tout d’abord, cent-cinquante pages en assez gros caractères dans un format idéal pour le sac à main ou la poche revolver ; son sujet ensuite, l’histoire d’amour vécue (ou pas) par la grand-mère chérie de la narratrice, et l’exotisme de la Sardaigne de l’après-guerre pour finir. Le style est minimaliste, ce qui n’est pas déplaisant au contraire, et doit correspondre à la finesse qui ravit la critique de Télérama. L’intrigue est tout aussi minuscule, ce qui est plus ennuyeux, et là, si je me sens effectivement « piégé », je n’en suis pas vraiment « ravi ». Reste la « prise de risques » qui concerne peut-être les «prestations de la maison close » que notre héroïne décide d’assurer auprès de son mari qu’elle n’aime pas et qui le lui rend bien. Je conviens qu’il s’agit d’une remarquable ode à l’épargne populaire, dans le style faites le à la maison, ça vous coûtera bien moins cher. Cela a le mérite d’offrir, en ces temps de gilets jaunes désespérément à la recherche de leur pouvoir d’achat perdu, une piste très intéressante. S’il demeurait des lectrices hésitantes ou inexpérimentées, la liste des prestations semble suffisamment longue et variée (« la proie, l’esclave, la geisha, le déjeuner, la petite fille, la femme chienne, la servante, la paresseuse ») pour leur permettre de franchir le pas, d’autant plus que, comme tout un chacun le sait, il n’y a que le premier pas qui coûte.
    Trêve de plaisanteries. Même si je me suis un peu ennuyé, je conçois que ce Mal de Pierres ait rencontré son public, passionné par la vie de cette grand-mère, malheureuse comme des pierres.
    La post-face, intitulée Comme une funambule, est intéressante et donne envie de faire une seconde incursion dans l’univers de Milena Agus.

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  • Tous les livres de Milena Agus nous transportent, au propre et au figuré, dans son monde onirique, nostalgique, douloureux comme les souvenirs qui pèsent trop lourd.
    Cette histoire qui navigue entre passé et présent nous entraîne aux côtés d'une femme en devenir et de son entourage qu'elle...
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    Tous les livres de Milena Agus nous transportent, au propre et au figuré, dans son monde onirique, nostalgique, douloureux comme les souvenirs qui pèsent trop lourd.
    Cette histoire qui navigue entre passé et présent nous entraîne aux côtés d'une femme en devenir et de son entourage qu'elle secoue pour enfin se trouver elle-même.

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  • L’héroïne qui semble débarquer de la lune, toujours à côté de la plaque, à contre-courant et nous transportent dans un monde prenant et poignant où menteries et boniments se côtoient ou avec violence ou avec mélancolie pour nous conter une histoire d’amour, de sexe et de folie, tous unis.

    L’héroïne qui semble débarquer de la lune, toujours à côté de la plaque, à contre-courant et nous transportent dans un monde prenant et poignant où menteries et boniments se côtoient ou avec violence ou avec mélancolie pour nous conter une histoire d’amour, de sexe et de folie, tous unis.

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  • Le mal comme la douleur engendre de la beauté en toute chose. Il suffit de creuser. Mal de pierres est dans cette optique. Une belle écriture qui respire des odeurs, des bruits, de la musique, l'Italie, l'amour et la douleur. Un roman qui nous transporte, nous dépayse, nous bouleverse et nous...
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    Le mal comme la douleur engendre de la beauté en toute chose. Il suffit de creuser. Mal de pierres est dans cette optique. Une belle écriture qui respire des odeurs, des bruits, de la musique, l'Italie, l'amour et la douleur. Un roman qui nous transporte, nous dépayse, nous bouleverse et nous révolte. Il devient notre mal de pierres mais celui qui nous guide vers un certain bonheur autant que vers une déchirure. Déchiré de ne pas continuer encore cette histoire d'amour et pire de voir qu'elle n'a pas vraiment eu lieu si ce n'est dans un esprit torturé et en quête. La quête d'un bonheur difficile à atteindre...

    On reprochera peut-être la venue d'une nouvelle à la fin qui bouleverse nos repères et cette intrusion surprenante de l'illustration de Pef qui pourtant donne un sens à la suite et marque encore une rupture mais on comprend mieux pourtant. La pierre a craqué comme ce mal de pierres qui ronge l'héroïne, éclatant soudain pour mieux reconstituer le puzzle jusqu'à sa totalité.

    Milena Agus aura réussit à nous couper le souffle comme un frisson lors d'une caresse charnelle, à nous surprendre, à nous laisser choir sur les sentiers de l'imagination là où l'histoire d'amour a bien eu lieu et s'est même épanouie et qui sait si le fruit de la chair n'a pas engendrer un talentueux pianiste !

    Quand à l'éditrice, elle nous offre la beauté, l'envie de toucher, une nudité à découvrir comme un parfum d'amour et de bonheur troublant de son écrin de couverture réalisée par D.Hoch (couverture) et Rob Goldman / Corbis (photographie), un peu floutée.

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  • L'histoire d'une grand-mère racontée par sa petite fille.
    Superbe jusqu'au dernier mot.

    L'histoire d'une grand-mère racontée par sa petite fille.
    Superbe jusqu'au dernier mot.

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  • Ce qui frappe, c’est la simplicité de l’écriture, le style limpide, serein, à l’image de la Sardaigne, théâtre de l’histoire.
    La narratrice, petite-fille de l’héroïne du roman, a à cœur de dévoiler la personnalité de sa grand-mère sans ambiguïté, sans fioriture, en nous révélant ses zones...
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    Ce qui frappe, c’est la simplicité de l’écriture, le style limpide, serein, à l’image de la Sardaigne, théâtre de l’histoire.
    La narratrice, petite-fille de l’héroïne du roman, a à cœur de dévoiler la personnalité de sa grand-mère sans ambiguïté, sans fioriture, en nous révélant ses zones d’ombre et de désespoir ou ses moments de bonheur fugace. Cette femme, nous la prenons en affection, tellement elle apparaît entière, assumant ce qu’elle est malgré les convenances de l’époque, ne cherchant jamais à dissimuler son étrangeté.
    Lorsque nous nous rendons compte que ce qui lui a permis de continuer à vivre, jour après jour, cette rencontre en forme de parenthèse enchantée, est l’extrapolation qu’elle en a faite, nous nous apercevons qu’il suffit d’un tout petit rien pour nous donner la force de poursuivre notre chemin.
    Chacun se construit avec les moyens dont il dispose, sans soucis de la manière. Ce qui compte, c’est l’envie de vivre.

    Il est difficile d’en dire plus, tant le récit va de soi. Il est une continuité, à tel point que nous ne pouvons pas fermer le livre avant de l’avoir terminé.

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  • La narratrice nous conte ici l'histoire de sa grand-mère, personnage attachant et haut en couleur. Jeune femme sarde de trente ans, souffrant du mal de pierres (calculs rénaux) elle est toujours célibataire. Elle a bien des prétendants étant jolie mais aucun d'eux n'ose franchir le pas, au grand...
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    La narratrice nous conte ici l'histoire de sa grand-mère, personnage attachant et haut en couleur. Jeune femme sarde de trente ans, souffrant du mal de pierres (calculs rénaux) elle est toujours célibataire. Elle a bien des prétendants étant jolie mais aucun d'eux n'ose franchir le pas, au grand désespoir des ses parents.



    En 1943, un réfugié vient habiter chez eux. Habitant à Cagliari, sa famille a été décimée et sa maison détruite lors d'un bombardement. Au bout de quelque temps il la demande en mariage. Mais c'est un mariage de raison, sans amour. L'homme continue à aller voir les prostitués et l'union reste chaste. Un jour par souci d'économie la jeune femme propose à son époux de lui offrir les mêmes prestations que lui procurent les filles de joie et de mettre l'argent de côté. La jeune femme tombe plusieurs fois enceinte mais ne peut mener ses grossesses à terme à cause de sa maladie.


    Un médecin conseille alors à la jeune femme d'aller en cure sur le continent pour soigner ses calculs rénaux. C'est lors de cette cure qu'elle fait la rencontre du Rescapé, un homme qui était dans la marine pendant la guerre et qui a été fait prisonnier. Cet homme cultivé et beau malgré sa jambe de bois, souvenir de la guerre, attire la jeune femme et une relation s'instaure entre eux.


    Milena Agus, romancière sarde, nous livre ici une petit bijou plein de délicatesse, de sensualité et de poésie. La description de la grand-mère conté par sa petite fille d'après les conversations que celle-ci a eues avec elle, et d'après son cahier retrouvé lors des travaux de sa maison, nous présente un personnage fantasque, amoureux de l'amour qui pour elle est la chose la plus importante au monde, un personnage présenté par les membres de sa propre famille comme fantasque, un peu dérangé, une femme libre dans une société si conventionnelle.

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  • Très joli livre de femme, la Sardaigne en arrière plan, un brin érotique et poétique.
    Les autres livres de cet auteur sont bien aussi, mais celui-ci est mon préféré.

    Très joli livre de femme, la Sardaigne en arrière plan, un brin érotique et poétique.
    Les autres livres de cet auteur sont bien aussi, mais celui-ci est mon préféré.

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