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Les tribulations du dernier Sijilmassi

Couverture du livre « Les tribulations du dernier Sijilmassi » de Fouad Laroui aux éditions Julliard
  • Date de parution :
  • Editeur : Julliard
  • EAN : 9782260021414
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Adam Sijilmassi revenait d'Asie où il avait négocié brillamment la vente de produits chimiques marocains. Alors qu'il survolait la mer d'Andaman, il se posa soudain une question dérangeante : " Que fais-je ici ? " Pourquoi était-il transporté dans les airs, à des vitesses hallucinantes, alors... Voir plus

Adam Sijilmassi revenait d'Asie où il avait négocié brillamment la vente de produits chimiques marocains. Alors qu'il survolait la mer d'Andaman, il se posa soudain une question dérangeante : " Que fais-je ici ? " Pourquoi était-il transporté dans les airs, à des vitesses hallucinantes, alors que son père et son grand-père, qui avaient passé leur vie dans les plaines des Doukkala, n'avaient jamais dépassé la vitesse d'un cheval au galop ? Ce fut une illumination. Il décida de renoncer à cette vie qui ne lui ressemblait pas, se résolut à ne plus jamais mettre les pieds dans un avion et à changer totalement de mode de vie. Funeste décision !
Arrivé à l'aéroport de Casablanca, il entreprit de rejoindre la ville à pied, ce qui lui valut de rentrer chez lui encadré par deux gendarmes. Dès que sa femme comprit ce qu'il voulait faire, elle retourna vivre chez sa mère, en emportant le chat. A peine avait-il donné sa démission que son employeur le mettait à la porte de son appartement de fonction. Qu'importe, il ne céderait pas. Il se débarrasserait de cette défroque d'ingénieur, nourri au lait du lycée français de Casablanca. Il viderait sa tête de tout ce fatras de fragments de littérature française qui lui compliquait la vie. Il redeviendrait le Marocain authentique qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être. Il partit (à pied...) vers son village natal. Fatale décision ! Certes, il redécouvrit la bibliothèque de son grand-père et dévora la littérature et la philosophie qu'avaient produites quelques génies au temps béni de l'Andalousie arabe. Mais, dans son village, personne ne comprenait pourquoi un ingénieur de Casablanca venait s'enfermer dans la maison délabrée de sa famille. Était-il un fou ? Ou un perturbateur ? Un prophète ? Fallait-il l'abattre ou le vénérer ?
Dans son style inimitable, Fouad Laroui nous entraîne à la suite de son héros dans une aventure échevelée et picaresque où se dessine en arrière-plan une des grandes interrogations de notre temps : qui saura détruire le mur que des forces obscures sont en train d'ériger entre l'Orient et l'Occident ?

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Articles (1)

Avis (6)

  • Du jour au lendemain, Adam décide de mettre fin à son mode de vie occidentalisé. Son épouse ne comprend rien ; son employeur non plus. Et plus Adam essaie de s’expliquer, moins c’est clair pour les autres au point qu’il finit même chez un psy. Car refuser d’aller vite, marcher au lieu d’utiliser...
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    Du jour au lendemain, Adam décide de mettre fin à son mode de vie occidentalisé. Son épouse ne comprend rien ; son employeur non plus. Et plus Adam essaie de s’expliquer, moins c’est clair pour les autres au point qu’il finit même chez un psy. Car refuser d’aller vite, marcher au lieu d’utiliser un véhicule à moteur, remettre en question ce qui est devenu banal dans nos vies ne peut que signifier qu’Adam a perdu la tête.

    Mais Adam, s’il ne sait pas exactement où il va, sait ce qu’il ne veut plus. Et pour retrouver la saveur des origines, il retourne à Azemmour où une tante âgée vit encore dans le riad familial. Là, il se délecte du calme retrouvé et découvre les écrits des philosophes arabes que son éducation occidentale avait occultés. Cependant, Adam se retrouve à son corps défendant au cœur d’intrigues et même d’un culte.




    Ce récit burlesque est tout à fait dans la veine de Fouad Laroui : c’est bien écrit et facile à lire ; accessible et profond ; on s’amuse tout en restant dans la réflexion.
    Comment faire la paix avec soi-même, avec son histoire mais aussi l'histoire perdue, celle à laquelle on a renoncé pour adopter les références d'une autre civilisation ?

    L'intrigue finit par dériver sur une critique du Maroc et de l’islamisme et confronte passé éclairé et un certain obscurantisme actuel ; la bifurcation n’est pas toujours facile à rattacher au propos initial mais, finalement, c’est bien fait même si pendant un bon moment on a le sentiment de lire une toute autre histoire.




    Quant au finale, il est amené de façon un peu brutale et pas vraiment convaincante mais, sur le fond, il était difficile d’imaginer une autre fin. Si l’auteur avait fait demi-tour devant l’obstacle, on le lui aurait reproché.


    Ce roman équilibré est l’occasion de passer un excellent moment et de réfléchir un peu sur nos vies.

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  • Si je pouvais placer quelques mots dans ce roman, j’aurais dit ce qui suit : « Pourquoi feu grand-père citait les hadiths et le Coran, pourquoi mon père cite Ahmed Chawqi ou Al Mutannabi, et moi dans tout ça, pourquoi j’ai surtout des références francophones ? »

    Ben voilà, le décor est posé !...
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    Si je pouvais placer quelques mots dans ce roman, j’aurais dit ce qui suit : « Pourquoi feu grand-père citait les hadiths et le Coran, pourquoi mon père cite Ahmed Chawqi ou Al Mutannabi, et moi dans tout ça, pourquoi j’ai surtout des références francophones ? »

    Ben voilà, le décor est posé ! Adam Sijilmassi, ingénieur négociant pour une grande entreprise marocaine, est assommé par une épiphanie au-dessus de la mer d’Andaman à plusieurs milliers de mètres d’altitude. Il décide de faire un break dans sa vie, de retourner aux sources, ne plus courir, ne plus voyager… Ces aïeux ayant toujours vécu dans les Doukkala, eurent une vie heureuse, une quiétude à la vitesse des mules et autres équidés et pas à la vitesse des Boeing !

    Au début du livre, le ton est farfelu, mais au fil des pages, on se rend compte que le sujet est plus grave. Beaucoup de philosophie, saupoudrée de citations de Ibnou Toufayl et Ibnou Rochd. Des questions existentielles qui puisent leurs réponses dans des œuvres sorties du coffre du grand-père, œuvres qui ont tracé une belle route pour la pensée européenne moderne, œuvres datant d’une époque où les penseurs arabes savaient penser !

    "Il est obligatoire d'étudier la philosophie et la science... Mais s'il y contradiction entre elle et la Révélation? Dans ce cas, répond Ibn Rochd, il faut interpréter le texte. Il faut accepter les résultats de l'investigation scientifique et de la réflexion rationnelle, et relire le texte, revenir aux significations premières des mots, en faire une lecture métaphorique. Il faut forcer le texte sacré à coïncider avec le réel tel que le dévoile la science. C'est la science qui prime. "

    Adam, plaque tout, travail, épouse, confort casablancais, et chemine vers ses sources, vers la petite ville d’Azemmour, vers le Riad de la famille ! Qui est-il ? Que fait-il ici ? Comment faire le vide ? Comment se défaire de tous ces fragments de littérature française qui s’entrechoquent dans sa tête ? et surtout comment gérer le chaos déclenché par sa décision soudaine de tout plaquer ? Il est venu chercher le calme, et se trouve embarqué dans des intrigues à n’en plus finir, comment gérer cette descente dans le maelström ?

    On ressent que Laroui regrette l’âge d’or arabe, le manque de repères culturels pour les marocains exclusivement francophones et regrette surtout que les musulmans n’aient pas pu faire évoluer l’Islam avec le temps, que le tout eut été figé comme il le fut il y a quinze siècles.


    Je préfère ne pas trop en dévoiler, car ce livre vaut vraiment la peine d’être lu ! De l’humour savamment dosé, grinçant par moments, un style à la Laroui, très agréable et accessible. Seul petit bémol, j’aurais préféré que l’auteur étoffe un peu mieux/plus la fin, on a l’impression qu’elle fut rédigée à la va-vite et on reste un peu sur sa faim…

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  • Déjà super contente de découvrir dans mon colis ce roman car j'aime cet auteur qui nous parle de son pays le Maroc que j'aime aussi. Ce dernier opus ne fait pas exception et c'est pour mon plus grand bonheur. On est donc avec Adam, un jeune informaticien qui revient à Casablanca et qui est en...
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    Déjà super contente de découvrir dans mon colis ce roman car j'aime cet auteur qui nous parle de son pays le Maroc que j'aime aussi. Ce dernier opus ne fait pas exception et c'est pour mon plus grand bonheur. On est donc avec Adam, un jeune informaticien qui revient à Casablanca et qui est en proie à des questions sur la vie, sur lui, assez profondes. L'écriture est simple et légère, il y a beaucoup d'humour et d'ironie. J'ai hâte de savoir ce que va devenir Adam car pour le moment son désir de vivre plus tranquillement suscite l'incompréhension de ses proches et des marocains en général... Allez j'y retourne

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    • Christelle KORCHI le 03/09/2014 à 18h03

      Quelle joie de découvrir le dernier Fouad Laroui dans ma sélection !!! J’adore cet auteur marocain qui nous parle de son pays avec tendresse dans ses romans. Je l’ai découvert avec le roman « une année chez les français » et j’ai tout de suite suivi ses écrits.
      Ce livre comme les précédents ne m’a pas déçue car les ingrédients habituels étaient au rendez-vous : Maroc, humour, personnages attachants et drôles, réflexions sur la vie, sur la société, sur la famille. L’écriture est simple et légère, des petites pointes d’ironie. Ce que j’aime particulièrement c’est l’œil acéré de l’auteur et même s’il n’épargne pas les marocains et leur société il y a beaucoup de tendresse dans ces propos.
      C’est un sujet très sérieux mais traité avec légèreté qui nous invite à notre propre questionnement sur ce qui est important dans la vie et ce qui ne l’est pas.
      Des les premières lignes, j’ai eu envie de suivre Adam, jeune informaticien expatrié qui décide de quitter son confort matériel et social pour un retour aux sources. Il est dans une période d’interrogations existentielles : quelle est sa place dans le monde ? Dans la société ? Au Maroc ? Dans sa famille ? Il retourne donc à Casablanca et il rencontre tout un tas de personnages très différents qui ne le comprennent absolument pas et ne soutiennent pas sa démarche qui va à contre-courant des aspirations des autres. Comment accepter de quitter son confort pour vivre simplement ? Comment préférer le mode de vie de ses racines alors qu’il a connu le mode occidental ? Rien n’est simple dans un pays où l’obscurantisme tente de prendre le pas et où l’ignorance de quelques uns est un frein au progrès.
      Adam parviendra-t-il à trouver ce qu’il est venu chercher ? Je ne vous le révèlerais pas ici. Je vous conseille vivement de le lire, il peut convenir à tous lecteurs.
      Une lecture plaisir parfaite pour passer un bon moment accompagné d’un verre de thé à la menthe et quelques douceurs … ou pas.

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  • Avis page 100 : Pour le moment j'aime beaucoup ce livre qui ne manque pas d'humour et de mordant. Ca se lit très facilement, c’est agréable et ce côté un peu existentiel du personnage me plaît énormément. Pour le moment ce livre respire l'envie de la simplicité, et j'adore !

    Avis page 100 : Pour le moment j'aime beaucoup ce livre qui ne manque pas d'humour et de mordant. Ca se lit très facilement, c’est agréable et ce côté un peu existentiel du personnage me plaît énormément. Pour le moment ce livre respire l'envie de la simplicité, et j'adore !

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    • Florel le 25/08/2014 à 11h48

      Je n’ai jamais lu cet auteur, et pour une première c’est ma foi une réussite. Bon ce n’est pas un coup de cœur, car j’ai trouvé quelques longueurs, notamment sur la fin avec les discussions entre notre héros et son cousin. Mais malgré ça j’ai passé un bon moment de lecture, car je suis allée de surprise en surprise.


      Tout d’abord sur le ton du livre. Alors au début ça a l’air un peu loufoque, le ton est à la plaisanterie, et je dois dire que je ne m’attendais pas à quelque chose de vraiment sérieux malgré le côté existentiel qui taraude notre héros. Grosse erreur ! Car au fur et à mesure que j’ai avancé dans ces pages, je me suis vite rendue compte que l’auteur dirigeait le lecteur dans quelque chose de plus grave. Qui finalement laisse présager autre chose qu’un roman qui raconte de simple fait juste pour le plaisir d’en raconter.


      Alors bien sûr l’auteur va inventer toute une intrigue un peu invraisemblable basée sur la chance des Sijilmassi pour exprimer ses idées. Mais cette intrigue, même si elle est capilotractée, encore qu’elle apporte du sens à l’histoire, m’a quand même conduite à quelque chose d’intense ; car déjà j’ai apprécié découvrir certains philosophes (même si je prends certaines infos avec des pincettes), et ensuite j’ai surtout énormément aimé ce que l’auteur faisait ressentir à son personnage dans ces moments d’errements philosophiques. Et ce même si Adam m’a un peu énervée au début par son côté « rejet des philosophes occidentaux », mais comme il n’est pas mauvais bougre et comme il est sensé heureusement ça n’a pas durée.
      En effet et bien que ça soit l’auteur qui s’exprime à travers Adam, j’ai ressenti tout le regret d’Adam sur le fait que les arabes musulmans soient aujourd’hui énormément arriérés, et ne puissent pas se défaire d’une religion qui en fait des moutons et des humains dominés. Alors que dans un passé assez lointain on pouvait plus ou moins les prendre au sérieux. (Bien que tous les philosophes de cette périodes ne fussent pas arabes et musulmans, mais bref faisons au plus simple.) Et ce côté-là donc, et LE côté qui m’a le plus plu, car ça peut s’adresser à d’autres religions, mais aussi parce que je n’ai pu qu’être d’accord avec lui sur les pensées qu’il avait. Toutes, je ne sais plus, mais une bonne partie en tout cas.

      Niveau écriture maintenant, je n’ai pas grand-chose à dire, c’est très facile d’accès avec une pointe d’humour pas désagréable du tout, mais à cela il y a quand même un bémol. Il y a trop de citation. Alors j’aime beaucoup les citations, j’adore les citations même ! Mais le fait qu’Adam s’en raconte constamment agace. Ca le rend beaucoup moins réel. Mais bon à part ça et les quelques longueurs rien à dire. A part peut-être sur la fin qui m’a laissée mi-figue mi-raisin, elle était bien partie mais elle ne se finit pas très bien. Du coup faut bien dire que c’est un peu rageant, même si cette scène est très riche. Les hommes qui détruisent toutes sources de Lumière par intérêt, par haine, par peur, c’est toujours triste faut bien le dire.

      En résumé c’est une lecture très riche que je conseille.

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  • Etape des 100 pages...

    Epiphanie, révélation, crise existentielle, appelons cela comme on veut, en tout cas c'est ce qui arrive à Adam, jeune et brillant ingénieur marocain dans l'avion qui le ramène des Indes à Casablanca. Adam veut ralentir. Savoir qui il est et à quoi consacrer sa vie....
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    Etape des 100 pages...

    Epiphanie, révélation, crise existentielle, appelons cela comme on veut, en tout cas c'est ce qui arrive à Adam, jeune et brillant ingénieur marocain dans l'avion qui le ramène des Indes à Casablanca. Adam veut ralentir. Savoir qui il est et à quoi consacrer sa vie. Cela ne va évidemment pas sans l'incompréhension de son épouse, de sa belle mère, de son patron et bientôt du Maroc tout entier. L'humour permanent et pertinent de Fouad Laroui nous conforte à suivre Adam dans sa quête d'identité.

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    • Jean François SIMMARANO le 22/08/2014 à 13h56

      Epiphanie, révélation, crise existentielle, appelons cela comme on veut, en tout cas c'est ce qui arrive à Adam, jeune et brillant ingénieur marocain dans l'avion qui le ramène des Indes à Casablanca. Adam veut ralentir… Arrêter le temps afin de savoir qui il est et à quoi il doit véritablement consacrer sa vie. Cela ne va évidemment pas sans l'incompréhension de son épouse, de sa belle mère, de son patron et bientôt du Maroc tout entier.
      Si je suis rentré dans ce livre comme dans une fable moderne à l'humour permanent et pertinent, j’en suis sans aucun doute sorti avec beaucoup de mélancolie. Un peu comme si Fouad Laroui nous avait appâtés avec ce ton décalé pour mieux nous entrainer vers une réflexion existentielle que chacun de nous pourrait avoir à un moment de sa vie. Sans avoir le sentiment d’être en train de lire le livre de l’année ni un essai philosophique essentiel, j’ai tout de même pris du plaisir à suivre le personnage, me prendre au jeu de l’identification face aux valeurs de la société, de l’éducation, de la religion. Confort idéal du lecteur, à la place de qui un personnage de fiction pousse le raisonnement et les décisions jusqu’à l’extrême sans que nous nous mettions en danger puisque nous refermerons le livre à un moment ou à un autre. Fouad Laroui est-il passé à côté du grand roman sur la remise en question et l’incommunicabilité à cause du style parfois trop « décontracté » de son écriture ? Peu importe. Il y a quelques années, Daniel Pennac manipulait l’humour et la dérision avec maestria afin d’entraîner Benjamin Malaussene, et nous avec, dans des situations souvent tragiques. J’ai ressenti quelque peu cet air de famille à la lecture de ce roman. Cette manière de créer un univers cocasse et aventureux, habité par une galerie de personnages incroyables, pour mieux éclairer les travers de notre vie et de notre rapport aux autres. De Belleville à Casablanca, il n’y a qu’un pas.

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  • 100ième page: Un ingénieur marocain se demande "s'il faut perdre sa vie à la gagner"
    Ne faudrait-il pas se retourner vers ses ancêtres?
    Avec humour,situations comiques parfois,en tous cas sourire pour le lecteur...que sera devenu Adam(eh oui)à la fin de ce livre,j'ai hâte !

    100ième page: Un ingénieur marocain se demande "s'il faut perdre sa vie à la gagner"
    Ne faudrait-il pas se retourner vers ses ancêtres?
    Avec humour,situations comiques parfois,en tous cas sourire pour le lecteur...que sera devenu Adam(eh oui)à la fin de ce livre,j'ai hâte !

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    • Salina le 22/08/2014 à 14h16

      Adam, le bien nommé (L'HOMME), ingénieur marocain occidentalisé totalement, se demande un jour alors qu'il est en avion quelque part dans le monde pour son travail,
      s'il n'est pas temps de réfléchir et de revenir vers ses racines.
      Son grand père, un Sijilmassi, » hadj »(qui a fait le voyage à La Mecque) et très respecté dans son village du Sud marocain a laissé là- bas une maison.
      Adam, après avoir largué épouse,travail etc, s'y rend dans l'espoir de retrouver la sérénité...à voir !
      L'érudition de Fouad Laroui est grande,très grande, et l'incrustation de références littéraires dans quasiment chaque page avec beaucoup d'humour(parfois lourd d'ailleurs) accroche le lecteur qui pour tout au moins en sourire , voire rire, doit lui aussi se souvenir de ses classiques!(Hugo à toutes les sauces par exemple).
      J'ai parfois vraiment ri pendant un tiers du livre,mais trop c'est trop, et cela devient parfois agaçant aux dépens de réflexions profondément préoccupantes.
      Les racines musulmanes de l'auteur lui permettent de poser sans tabou et sans gros risque de se faire montrer du doigt, des questions essentielles quant à l'état de l'Islam actuel et d'une grande majorité de ses disciples.
      En discutant avec les habitants de sa nouvelle vie, et alors que par le seul fait de sa présence , on veuille l'appeler « le Prophète », il a beau sortir Voltaire et les Lumières à son corps défendant d'ailleurs !, il se désespère de voir qu'à défaut d'essayer de réfléchir, on invoque le Livre à tout bout de champ sans avoir lu ou discuté une seule ligne du Coran.
      Cette partie du livre est très intéressante , et serait presque un essai si elle n'était adoucie par cette écriture fougueuse et truculente de l'auteur.
      Adam, revenu de tout,finira en ermite dans un coin reculé où parfois de bonnes âmes lui apporteront quelques dattes ; telle est la morale de ce livre décapant.

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