Les lois de l'apogée

Couverture du livre « Les lois de l'apogée » de Jean Le Gall aux éditions Robert Laffont
Résumé:

Paris, 1988. Jérôme Vatrigan, vingt-trois ans à peine, vient de décrocher le prix Goncourt pour son premier roman. Un exploit qui ne change rien au rythme indolent de son existence. C'est à cette époque qu'il rencontre une jeune Italienne. Elle s'appelle Greta Violante et il en tombe « bêtement... Voir plus

Paris, 1988. Jérôme Vatrigan, vingt-trois ans à peine, vient de décrocher le prix Goncourt pour son premier roman. Un exploit qui ne change rien au rythme indolent de son existence. C'est à cette époque qu'il rencontre une jeune Italienne. Elle s'appelle Greta Violante et il en tombe « bêtement » amoureux. Son intelligence est du genre diabolique tandis que son ambition est, au mieux, persuasive. Elle sera toute-puissante dans le monde des affaires.
Antoine, le frère de Jérôme, est un chirurgien esthétique en proie à l'idéalisme politique. Lui aussi vise une carrière au plus près du pouvoir, et bientôt, on lui fera une place de choix dans un gouvernement.
Jérôme est loin de connaître de tels succès : il a depuis longtemps abandonné l'écriture. Il est devenu éditeur. Un éditeur de romans, promis plus vite que d'autres à la faillite. À moins qu'il ne fasse le « coup éditorial du siècle »: publier un texte inédit de Marcel Proust.

Un meurtre, un scandale politique, un paysage de mensonges : Jérôme, Antoine et Greta ont leurs destins liés. Attraction, apogée, chute. Un roman classique et cinglant, où des personnages de fiction se mêlent aux personnalités réelles et où s'écrivent surtout trente années de vie française.

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  • Le rendez-vous de la page 100...

    Dandy, misogyne, séducteur et quelque peu imbu de lui-même Jérôme Vatrigan tente de profiter de la vie et de son tout nouveau prix Goncourt décerné sans trop de gloire.
    Greta Violante, jeune italienne insolente au nom tout trouvé, journaliste littéraire et...
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    Le rendez-vous de la page 100...

    Dandy, misogyne, séducteur et quelque peu imbu de lui-même Jérôme Vatrigan tente de profiter de la vie et de son tout nouveau prix Goncourt décerné sans trop de gloire.
    Greta Violante, jeune italienne insolente au nom tout trouvé, journaliste littéraire et arriviste cherche une manière de monter toujours plus haut…
    Moralisateur, bourré de bonnes intentions et d’un soupçon de remords, Antoine Vatrigan a pour ambition de changer le monde et de remettre son frère Jérôme « dans le droit chemin ».
    Un narrateur qui nous attrape par le bras et nous dit : « Viens t’asseoir, je vais te montrer à qui tu as à faire », et nous voilà parti dans ce roman acerbe dont je me délecte déjà avec enthousiasme…

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  • A ce stade de la lecture, un roman intrigant par son cynisme et sa violence sous-jacente traduits par une introspection et une remémoration sous forme de cassettes TDK du narrateur désabusé : Jérôme Vatrigan, « écrivain » opportuniste, qui décroche le prix Goncourt à 23 ans, en 1988, pour son...
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    A ce stade de la lecture, un roman intrigant par son cynisme et sa violence sous-jacente traduits par une introspection et une remémoration sous forme de cassettes TDK du narrateur désabusé : Jérôme Vatrigan, « écrivain » opportuniste, qui décroche le prix Goncourt à 23 ans, en 1988, pour son premier roman de 210 pages, décide de ne plus écrire et de devenir éditeur pour les écrivains difficiles à publier.
    Le décor est planté et les personnages sont décrits méthodiquement avec une ironie mordante dans leurs moindres défauts et leurs relations ambiguës : Antoine Vatrigan, frère de Jérôme, chirurgien plasticien de renom, homme politique et franc-maçon dont l’ambition dévorante veut le mener à percer en politique ; il se dit bon et honnête…la suite de la lecture nous le confirmera ou pas…
    Greta Violante, compagne de Jérôme, italienne bouffée par un orgueil et une ambition sans faille, violente dans tous les sens du terme, passée de journaliste littéraire à businesswoman et qui n’a de cesse d’accumuler du pouvoir, de l’argent et de grignoter le machisme des hommes.
    Pourquoi Jérôme reste-t’il avec ce dragon ? La suite nous le dira surement…
    Enfin, un personnage, au premier abord, sans relation directe, apparaît dans les premières pages du roman : Max Kemper, détective privé allemand, enquêtant sur la disparition d’un jeune compatriote à la fin août 1980, Jonas Essenbeck, sur une plage de la côte landaise, à Contis-Plage…
    A regretter le passage abrupt, sans transition, entre les différentes histoires.

    Chronique :
    A l’apogée suit la chute plus ou moins brutale, plus ou moins médiatique, plus ou moins sincère…Jean Le Gall retrace le destin de trois personnages que tout oppose mis à part leur brillance un laps de temps au firmament des lettres pour Jérôme Vatrigan, prix Goncourt à 23 ans pour un premier et unique roman, de la politique pour Antoine Vatrigan, ministre délégué au budget, des affaires pour Greta Violante, compagne de Jérôme, Directrice Générale d’une multinationale appartenant à la firme d’Arnaud Panaud (jeu de mots avec les deux entrepreneurs visionnaires français à la réussite fulgurante : Bernard Arnault et François-Henri Pinault).
    Au lieu de surfer sur la vague du succès de son prix littéraire, Jérôme s’est laissé vivre, véritable dandy, désabusé, adepte de la provocation et des bons mots et qui profite de sa compagne qui l’abhorre, le délaisse et l’empoisonne et de sa fortune accumulée pour vivre à ses crochets et non pas de son métier d’éditeur qui l’accompagne à la faillite jusqu’à la parution d’un texte inédit de Proust « Les Après-Midis d’Auteuil »…mais d’où sort-il ce texte providentiel ? Comment peut-on vivre ainsi dans un tel désœuvrement et une telle solitude, à côté d’un être aussi méprisable et diabolique que Greta qui fait la pluie et le beau temps dans le monde des affaires ? Antoine s’interroge et essaye de convaincre son frère de quitter cette italienne de malheur via une nombreuse correspondance épistolaire.
    A côté de ses trois personnages hors du commun, évolue une autre caricature, celle du détective accroché à son métier et à son enquête au point d’en oublier sa propre vie : Max Kemper, allemand de pure souche, sur les traces de Jonas Essenbeck, porté disparu au camping de Contis-Plage, fin août 1980…son chemin croisera-t-il celui des trois autres ? Le hasard et sa ponctualité le conduira auprès de Jérôme et surtout de Greta, adolescente italienne en France dans les années 80 dont la route a croisé un jour celle de Jonas, pour le malheur de ce dernier.
    Un paysage de mensonges, de trahisons, un scandale politique (clin d’œil à l’affaire Cahuzac) et même un meurtre jalonnent ce texte dans lequel, les trajectoires des personnages tous faussaires selon leur style, se croisent et interagissent.
    Je peux dire que j’ai apprécié ce roman au style alerte, vif, à l’écriture fluide empreinte de musicalité, faisant la part belle aux jeux de mots et figures de style. Mais j’ai également été quelquefois déroutée par ce texte cinglant, qui se veut drôle mais qui est extrêmement ironique, et notamment par le fait que les personnages, bien que mesquins, manipulateurs, tous faussaires, réussissent à se sortir des situations malsaines dans lesquelles ils sont tombés. Mon humanité basée sur l’équité et le respect d’autrui en a pris un sacré coup…

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  • Chronique des « 100 pages »
    LES LOIS DE L’APOGEE
    Jean Le Gall

    Pas moins de trois médiums sont mis à disposition du lecteur de ce roman pour en suivre la trame : Un magnétophone où des heures de témoignages sont enregistrées sur des cassettes audio (TDK bien entendu, la meilleure cassette...
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    Chronique des « 100 pages »
    LES LOIS DE L’APOGEE
    Jean Le Gall

    Pas moins de trois médiums sont mis à disposition du lecteur de ce roman pour en suivre la trame : Un magnétophone où des heures de témoignages sont enregistrées sur des cassettes audio (TDK bien entendu, la meilleure cassette des années 80 sur lesquelles se confectionnaient ce que l’on appelle aujourd’hui les Playlists ), un narrateur, appliqué, garant du suivi, enfin un rapport épistolaire entre deux personnages semble-t-il essentiels au récit.
    Le processus pourrait paraître lourd ou proche de ces usines à gaz littéraires souvent décourageantes mais il n’en est rien. A ce stade de la lecture, Jean Le Gall tient sa route et nous fait entrer très surement dans un roman original, sans doute à rebondissement autour de cet écrivain dandy agaçant tout en cynisme et désillusion, alcool, voitures de sport, lunettes noires, qui va faire une rencontre fatale (le terme semble juste mais nous verrons bien) transformant sa vie affective en relation quasi masochiste ( « Tomber amoureux, c’est tomber en panne »). L’Italienne de service, working-girl terrifiante dont le cynisme dépasse les limites de l'exercice, est à la fois le mal et son remède.
    Pendant ce temps dans les Landes, un détective Allemand est chargé d’une enquête improbable…Nous voilà bien embarqués.

    Fin de la Première partie page 88


    Chronique « Les lois de l’apogée »
    Jean Le GALL


    Jean Le GALL n’aura pas le Goncourt à la fin de cette année. Il n’aura d’ailleurs aucun prix littéraire. JeanLe GALL va se fâcher avec tout le monde. Notamment avec le monde de l’Edition littéraire, les politiques, les philosophes, les écrivains, les économistes, les dirigeants de multinationales Français et les femmes de manière générale. C’est-à-dire l’opinion. La sacro-sainte opinion qui tient dans un périmètre (microcosme) d’un kilomètre carré au centre de Paris et qui dîne une fois par semaine pour se fabriquer.
    Le GALL lui, de l’intérieur fabrique une charge violente qu’il vient faire exploser au milieu de ce petit monde sclérosé et consanguin. Pas de plastique ni de dynamite mais seulement une surdose de cynisme, de lucidité désespérée et désespérante et des flèches très affûtées lancées à l’encontre de quelques VIP de la vie parisienne connus ou reconnus derrière des personnages miroirs.
    Son héros, écrivain frappé du Goncourt très jeune va traverser les années 80, puis 90 et 2000 en dandy en panne de toute création mais relié à l’écriture par son métier d’éditeur et uni à une redoutable working girl Italienne dont le nom ne laisse aucun espoir de rédemption, Greta Violante.
    Vatrigran va enregistrer pendant trente ans ses ressentis sur cassettes audio TDK et nous les partageons tout comme son rapport épistolaire avec son frère, dont la montée en puissance politique va réserver des surprises et des rebondissements énormes.
    Un détective privé Allemand va venir rejoindre le trio irrémédiablement connecté, personnage iconoclaste mais persévérant, histoire de donner une légère patine de polar à ce récit encré dans la réalpolitique. Il sera le vecteur de la chute, dont chaque empire après son apogée connait les affres.
    Mais à travers ce scud sous forme de roman à l’encontre de la médiocrité de notre société (Culture, politique, monde des affaires, personne n’est épargné), le lecteur glisse progressivement vers un plaisir inavouable. Cette fable politico-littéraire, éloge des faussaires enchante par son humour, ses aphorismes et ses bons mots à revendre, plus redoutables les uns que les autres. Là où Marc Dugain commençait à nous ennuyer par son sérieux, Le GALL nous enchante tant son roman nous amuse tout en lui faisant office d’exutoire. Selon l’expression consacrée « il envoie du lourd » et bien hypocrite sera celui qui dira avoir détourné la tête pendant ce ball-trap.
    Non. jean Le GALL n’aura pas le prix Goncourt. A moins que…

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    • Jean François SIMMARANO le 21/08/2016 à 14h57

      Chronique « Les lois de l’apogée »
      Jean Le GALL


      Philippe Le GALL n’aura pas le Goncourt à la fin de cette année. Il n’aura d’ailleurs aucun prix littéraire. Philippe Le GALL va se fâcher avec tout le monde. Notamment avec le monde de l’Edition littéraire, les politiques, les philosophes, les écrivains, les économistes, les dirigeants de multinationales Français et les femmes de manière générale. C’est-à-dire l’opinion. La sacro-sainte opinion qui tient dans un périmètre (microcosme) d’un kilomètre carré au centre de Paris et qui dîne une fois par semaine pour se fabriquer.
      Le GALL lui, de l’intérieur fabrique une charge violente qu’il vient faire exploser au milieu de ce petit monde sclérosé et consanguin. Pas de plastique ni de dynamite mais seulement une surdose de cynisme, de lucidité désespérée et désespérante et des flèches très affûtées lancées à l’encontre de quelques VIP de la vie parisienne connus ou reconnus derrière des personnages miroirs.
      Son héros, écrivain frappé du Goncourt très jeune va traverser les années 80, puis 90 et 2000 en dandy en panne de toute création mais relié à l’écriture par son métier d’éditeur et uni à une redoutable working girl Italienne dont le nom ne laisse aucun espoir de rédemption, Greta Violante.
      Vatrigran va enregistrer pendant trente ans ses ressentis sur cassettes audio TDK et nous les partageons tout comme son rapport épistolaire avec son frère, dont la montée en puissance politique va réserver des surprises et des rebondissements énormes.
      Un détective privé Allemand va venir rejoindre le trio irrémédiablement connecté, personnage iconoclaste mais persévérant, histoire de donner une légère patine de polar à ce récit encré dans la réalpolitique. Il sera le vecteur de la chute, dont chaque empire après son apogée connait les affres.
      Mais à travers ce scud sous forme de roman à l’encontre de la médiocrité de notre société (Culture, politique, monde des affaires, personne n’est épargné), le lecteur glisse progressivement vers un plaisir inavouable. Cette fable politico-littéraire, éloge des faussaires enchante par son humour, ses aphorismes et ses bons mots à revendre, plus redoutables les uns que les autres. Là où Marc Dugain commençait à nous ennuyer par son sérieux, Le GALL nous enchante tant son roman nous amuse tout en lui faisant office d’exutoire. Selon l’expression consacrée « il envoie du lourd » et bien hypocrite sera celui qui dira avoir détourné la tête pendant ce ball-trap.
      Non. Philippe Le GALL n’aura pas le prix Goncourt. A moins que…

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