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Les coeurs inquiets

Couverture du livre « Les coeurs inquiets » de Lucie Paye aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782072847301
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

« J'ai lutté, pour te retrouver, de toutes mes forces. L'espoir m'a fait vivre. Mille fois je me suis levée convaincue que ce serait aujourd'hui. Mille fois mon coeur a bondi en croyant t'apercevoir. Mille fois je me suis couchée en voulant croire que ce serait demain. Le jour où je te... Voir plus

« J'ai lutté, pour te retrouver, de toutes mes forces. L'espoir m'a fait vivre. Mille fois je me suis levée convaincue que ce serait aujourd'hui. Mille fois mon coeur a bondi en croyant t'apercevoir. Mille fois je me suis couchée en voulant croire que ce serait demain. Le jour où je te reverrais. »Un jeune peintre voit apparaître sur ses toiles un visage étrangement familier. Ailleurs, une femme écrit une ultime lettre à son amour perdu. Ils ont en commun l'absence qui hante le quotidien, la compagnie tenace des fantômes du passé. Au fil d'un jeu de miroirs subtil, leurs quêtes vont se rejoindre.Ce roman parle d'amour inconditionnel et d'exigence de vérité. De sa plume singulière, à la fois vive, limpide et poétique, Lucie Paye nous emmène dès les premières pages vers une énigme poignante.

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Avis (7)

  • « Pour la peinture, ma nécessaire conviction, c'est cet abandon pour laisser advenir. Retrouver ce cœur pur, naturel celui de l'enfant. Abattre les frontières entre le soi et le vivant de toutes choses. Et alors un échange incessant s'engage, extérieur-intérieur, un cycle naturel de...
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    « Pour la peinture, ma nécessaire conviction, c'est cet abandon pour laisser advenir. Retrouver ce cœur pur, naturel celui de l'enfant. Abattre les frontières entre le soi et le vivant de toutes choses. Et alors un échange incessant s'engage, extérieur-intérieur, un cycle naturel de revitalisation, d'auto-régénérescence incroyable. »
    Charles Juliet, Entretien avec Fabienne Verdier

    « La toile écume sous les coups de son pinceau. Un flot en nuances de vert, brouillé par les vents. Une chape épaisse agitée de courants. Sous sa pression, la paroi s’ouvre sur une image : un jardin. Il y force son chemin, aveugle et voyant à la fois. Le grain de la toile, la pâte sortie des tubes deviennent écorce, tige, herbe, feuille, mousse. Au centre de ce jardin : une silhouette. »

    Le 1er roman de Lucie Paye a été publié en mars 2020, alors que nous allions vers des jours empêchés. Les Cœurs inquiets entrelace deux vies intranquilles, elles aussi empêchées : Lui et Elle s’en partagent les courts chapitres.
    Lui, raconté à la 3e personne, est un jeune peintre ayant quitté, à la mort de son père, l’île Maurice pour Paris après qu’il a été repéré par Marc, galeriste affairé aujourd’hui à monter sa prochaine exposition, la deuxième.
    Elle, est une femme malade, en fin de vie pour tout dire, qui se jette comme on se noie dans l’écriture d’une longue lettre à l’absent et nous ignorons si, avant le point final, elle retrouvera ce « tu » que déjà nous devinons familier.

    Le roman est construit sur le chassé-croisé de ces deux récits qui ne se juxtaposent pas, mais bien au contraire se tissent ensemble et se font écho.

    LUI « […] ce n’est pas un soliloque. Tout juste un monologue. Parler seul, mais s’adresser à tous. »

    ELLE « Le monologue est un exercice plus difficile que la conversation. »

    On sent d’emblée qu’ils pourraient se rejoindre pour entrer en résonance : Lui dont le trait tente de saisir la vie qui s’est invitée sur la toile alors qu’Elle écrit à l’absent pour lui dire ce jour terrible où sa vie a trébuché. Sont-ils faits pour s’entendre ? pour s’attendre ?

    Il se crée un mouvement étonnamment languide de la peinture à l’écriture et retour, toutes deux traversées par le secret et le manque,

    LUI « Il se rappelle les tableaux en legato, naissant les uns des autres. Il était une bouche béante. La matière coulait à flots de lui. Jusqu’à Paris. Jusqu’à maintenant, où plus rien de sort. Plus rien de juste. Il a beau essayer, il a beau forcer la peinture sur la toile. Il fouille, il rampe, il tourne en rond. Il est échoué, à sec sur une plage inconnue. Carcasse pleine d’un grand vide noir. »

    par l’apparition évanescente et l’absence tangible, par l’amour que l’on n’a pu recevoir et celui, « immarcescible », que l’on n’a pu donner.

    ELLE « Aimer c'est toi qui me l'as appris. Ce don, même le manque terrible n'a pas pu me le retirer. Accompagnée de toi, je pouvais continuer d'aimer. »

    Elle et Lui sont deux énigmes en souffrance, pour le lecteur bien sûr, mais également pour eux-mêmes.

    ELLE « Je ne voyais pas d’autre issue que celle de te retrouver. Je ne pouvais pas mourir, à cause de toi ; je ne pouvais pas vivre, sans toi. »

    LUI « Il est comme un mineur qui a trouvé le début d’une veine, mais bute sur une paroi trop dure à entamer. Ce qu’il cherche est derrière. Il n’a pas d’autre choix : creuser, sans relâche. »

    Creuser la veine artistique pour colmater les failles intimes, se risquer dans cette entreprise avec, pour le guider vers la lumière enfin révélée, le fil des cartes postales d’Ariane, jeune femme si bien prénommée, dont les mots, rares, tombent toujours juste. Avec son instinct économe, cette amie sûre et discrète a envoyé ces cartes comme autant de fils lancés dans l'espoir d’extraire ce peintre tourmenté de la « mélasse informe ». Comme j’aurais aimé qu’Elle, hélas bien vite résignée à mon avis, creuse avec la même opiniâtreté pour retrouver la trace de celui qu’on lui a ravi !

    Il est à la fois très facile de résumer ce roman et très malaisé d’en parler sans déflorer le lent cheminement vers l’ultime révélation, celle que l’on pressent dès les premières pages et celle qui finalement advient au moment où un soubresaut inattendu réussit à déjouer notre intuition première. Lucie Paye n’œuvre pas en grands à-plats. Pour éviter un trop rapide dévoilement, seules de petites touches intimistes posées habilement çà et là finissent par composer le tableau d’ensemble dans les toutes dernières pages. Nulle fièvre, tout au plus ces cœurs inquiets vacillent-ils, tant ils se savent contraints par quelque chose de plus grand qu’eux, qui les dépassent et qu’ils s’expliquent mal.

    LUI « Acharné à faire émerger quelque chose. Il ne sait même pas quoi. Il ne se le demande pas. Tout ce qu’il sait, c’est la solitude, l’insatisfaction permanente, l’acharnement, la rage de l’impuissance, l’inabouti perpétuel, l’âme toujours inquiète. »

    ELLE « Je continue de t’aimer, malgré tout, au-delà de tout, sans limite. Nous avons prouvé, toi et moi, ensemble, que l’amour se moque de l’absence et qu’il n’est pas l’esclave du temps. »

    Moi d’ordinaire si friande des écrits de l’intime, j’attendais ce roman voyageur avec impatience. Je ne saurais vous dire combien je suis chagrinée que la beauté froide du style de l’autrice m’ait empêchée de vibrer à cette histoire bouleversante. Comme le peintre observe de sa fenêtre la femme occupée à écrire de l’autre côté de la cour, cherchant à percer son mystère en imaginant une possible histoire, je suis restée, spectatrice, au seuil de ce texte. Je n’ai pu m’imprégner ni des questionnements d’Elle et de Lui ni de l’acuité de leur quête. À ma grande confusion, je n’ai pas su faire abstraction du travail sur la phrase à l’élégance aseptisée. J’ai en tête les mots de Fabienne Verdier (oui, encore elle) dans Passagère du silence : Dix ans d'initiation en Chine (Albin Michel, 2003)

    « Tu as voulu traiter ta phrase en oubliant l’harmonie de la composition ; on sent le labeur [...]. »

    On sent le labeur... Bien sûr, la sincérité de l’autrice n’est pas à mettre en doute - c’est un 1er roman et je ne l’oublie pas - mais il me faut bien reconnaître avoir peiné à entrer dans ses mots. Le travail d’écriture, certes immense mais à l’apprêt trop apparent, m’a rendue peu sensible au montage pourtant bien orchestré à défaut d’être innovant, à la tension de ce roman d’atmosphère où, comme devant une toile, tout aurait dû n’être qu’émotion.
    Il lui a manqué « cet abandon pour laisser advenir » ; ce même abandon qui a manqué à la lectrice que je suis.

    1er roman, lu pour la session 2021 des #68premieresfois
    https://www.calliope-petrichor.fr/2021/03/16/les-coeurs-inquiets-lucie-paye-gallimard/

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  • Lucie Paye a réussi un premier roman tout en finesse et en poésie en confrontant «lui» et «elle», l’artiste-peintre venu de l’île Maurice et la vieille dame. Deux histoires qui vont finir par se rencontrer.

    Ce pourrait être le roman d'une toile sur laquelle on verrait surgir une femme...
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    Lucie Paye a réussi un premier roman tout en finesse et en poésie en confrontant «lui» et «elle», l’artiste-peintre venu de l’île Maurice et la vieille dame. Deux histoires qui vont finir par se rencontrer.

    Ce pourrait être le roman d'une toile sur laquelle on verrait surgir une femme émergeant d'une végétation luxuriante, le visage encore caché par l'ombre reflétée par une grande feuille. Ce pourrait être le roman d'un peintre qui a quitté l'île Maurice pour Paris, où le ciel gris ne l'inspire plus vraiment. «Plus rien ne sort. Plus rien de juste. Il a beau essayer, il a beau forcer la peinture sur la toile. Il fouille, il rampe, il tourne en rond. Il est échoué, à sec sur une plage inconnue. Carcasse pleine d’un grand vide noir.» Ce pourrait être le roman d'une rencontre, celle de Marc le galeriste avec ce peintre qu'il a convaincu de le suivre à Paris. Comme le père de ce dernier venait de mourir, il est vrai qu'il éprouvait le besoin de changer d'horizon. Ce pourrait aussi être le roman d'un amour, du besoin viscéral d'une femme de retrouver celui qui a disparu et auquel elle s'adresse dans des lettres sans adresse de destinataire. « Je ne voyais pas d’autre issue que celle de te retrouver. Je ne pouvais pas mourir, à cause de toi; je ne pouvais pas vivre, sans toi». Mais c'est d'abord le roman de l'absence, de ce terrible manque que chacun va essayer de combler, de transcender. Ou d'oublier quelques heures. Comme quand le peintre retrouve Ariane qu'il avait rencontré à la galerie et avec laquelle il avait entamé une liaison.
    Comme quand cette femme, mystérieuse rédactrice d’un courrier qui ne peut être envoyé et qui raconte la vie qu'elle mène depuis la disparition qui l'a anéantie.
    Lucie Paye, en alternant les chapitres entre «Lui» et «Elle» a construit un roman qui fait se tisser des liens entre les deux univers, où les fils d'abord ténus, un goût commun pour l'art, vont devenir de plus en plus solides, poussés par un élan, un besoin irrépressible. «Tout ce travail, pour avoir parfois, un court instant, l’impression de saisir quelque chose. Donner un sens. Essayer. À tout prix, pour survivre.»
    Bien entendu, les lettres vont finir par trouver leur destinataire et les destins des personnages se rejoindre, mais laissons le mystère entier, d’autant que l’épilogue est très réussi.
    Disons en revanche quelques mots de la belle idée de la romancière qui, en situant son roman dans un milieu artistique, nous permet de (re)découvrir quelques œuvres qui viennent ici souligner les émotions, dégager une atmosphère, rendre encore plus palpables des sentiments qui ne veulent pas se dire.
    https://urlz.fr/f2zy

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  • Il y a beaucoup de force et de douceur, d’images et de ressentis dans ce livre.
    Il y est question d’art, de démarche créatrice, d’abnégation dans/pour la recherche incessante de la vérité dans l’œuvre.
    Et surtout, il y est question d’amour maternel. Inconditionnel, puissant, défiant les lois...
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    Il y a beaucoup de force et de douceur, d’images et de ressentis dans ce livre.
    Il y est question d’art, de démarche créatrice, d’abnégation dans/pour la recherche incessante de la vérité dans l’œuvre.
    Et surtout, il y est question d’amour maternel. Inconditionnel, puissant, défiant les lois du temps et de l’espace.

    Les chapitres alternent Elle et Lui.
    Lui. Il est ce jeune peintre, dans son studio atelier parisien. Bientôt une nouvelle expo dans une galerie. Fiévreux, totalement habité par son travail, dans lequel apparaît peu à peu, presque à son insu, la silhouette d’une femme. Il n’a de cesse d’aller toujours plus à sa rencontre, y consacrant tout son temps et son énergie.
    Elle. Elle n’apparaît que dans sa lettre, dans ce monologue épistolaire adressé à son amour, son grand et unique amour qu’elle espère toujours retrouver. Il lui a été arraché, et sa vie entière a été remplie de cette absence, de ce vide, de cette quête. Le temps maintenant lui est compté.
    J’ai immédiatement été embarquée par ce texte, par ces mots. Je me suis glissée dans ce tourbillon pictural et émotionnel avec plaisir et facilité. Les mots de l’art, du beau, du processus créatif, ceux de la maternité, du cœur à cœur absolu, du souffle d’espoir et de résilience.
    Un beau moment de lecture.

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  • Pour ma première sélection des 68 premières fois, je commence par le premier roman assez poignant de Lucie PAYE.

    Dès le début de l'ouvrage et à chaque chapitre, nous rentrons alternativement dans l'intimité de deux personnages "lui" et "elle".
    "Lui" est un jeune peintre qui voit son...
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    Pour ma première sélection des 68 premières fois, je commence par le premier roman assez poignant de Lucie PAYE.

    Dès le début de l'ouvrage et à chaque chapitre, nous rentrons alternativement dans l'intimité de deux personnages "lui" et "elle".
    "Lui" est un jeune peintre qui voit son travail évoluer. Après avoir longtemps peint des paysages, sur des toiles apparaissent progressivement le visage d'une femme qu'il semble avoir connu.
    "Elle" est une femme qui retranscrit ses souvenirs sur le papier dans l'espoir d'être lue par un destinataire qui se dessine au fil des pages.

    Pendant très longtemps un mystère demeure.
    Y-a t-il un véritable lien entre ces deux personnes? Est-il possible que "lui" et "elle" se connaissent ou se soient connus? En avançant dans ce roman, des points communs émergent comme leur passion pour la peinture.

    Pour le premier roman, Lucie Paye nous place en tant que spectateur impuissant du quotidien de deux personnes à la recherche de réponses à leurs interrogations.

    Cet ouvrage ne laisse pas indifférent, et même si de nombreuses émotions et sensations s'entremêlent, j'ai refermé cet ouvrage avec un sentiment de paix de d'apaisement...

    #68premieresfois

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  • Se sachant malade et en fin de vie, une femme écrit à son plus grand amour, disparu sans laisser de trace des décennies plus tôt, sans même qu’elle sache si ses lettres seront lues un jour. Un jeune peintre à la recherche d’inspiration voit la silhouette d’une femme inconnue mais familière...
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    Se sachant malade et en fin de vie, une femme écrit à son plus grand amour, disparu sans laisser de trace des décennies plus tôt, sans même qu’elle sache si ses lettres seront lues un jour. Un jeune peintre à la recherche d’inspiration voit la silhouette d’une femme inconnue mais familière s’insinuer sous son pinceau et revenir en leitmotiv de ses toiles. Quel est donc le lien entre ces deux personnages ?

    Deux aspects m’ont beaucoup gênée dans cette histoire. Sur le fond, elle m’a parue assez peu vraisemblable : je n’ai pas été convaincue par cette disparition quasi sans recherches, par cette résignation si facile et par cette douleur si positivement vécue. Sur la forme, le versant épistolaire du roman m’a vite semblé tourner en rond autour du même message, indéfiniment reformulé pour faire tenir dans la longueur l’alternance des chapitres entre « elle » et « lui ».

    Cela n’empêche pas la lecture d’être agréable. Le style est fluide. Le récit s’organise de façon à ménager un certain suspense entre surprise et fausse piste. Le thème de la peinture et de l’inspiration artistique est abordé d’une manière originale, et fait l’objet de quelques réflexions intéressantes. Surtout, il émane de cette histoire une certaine poésie qui vous tient sous son charme, et elle m’a permis de découvrir le tableau de Jan van Eyck intitulé Les Epoux Arnolfini.

    Je referme donc ce livre sur une impression mitigée : charmée par la joliesse de son histoire bâtie sur une idée intéressante, je n’ai pu toutefois ressentir de véritable empathie pour son héroïne, trop peu crédible et pas assez consistante à mes yeux. La lecture est agréable, mais j’en attendais un peu plus.

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  • Un magnifique roman.
    J'ai été bouleversée par la force intérieure et le courage de cette mère, et par cet artiste hanté par « le fantôme » de cette femme. Les deux personnages évoluent dans des univers parallèles, mais leur lien est si fort...
    Le manque nourrit la littérature de l'une et la...
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    Un magnifique roman.
    J'ai été bouleversée par la force intérieure et le courage de cette mère, et par cet artiste hanté par « le fantôme » de cette femme. Les deux personnages évoluent dans des univers parallèles, mais leur lien est si fort...
    Le manque nourrit la littérature de l'une et la peinture de l'autre. Il est au cœur de leur vie, il prend toute la place, car comment réussir à continuer à vivre lorsque l'on a été arraché à la personne que l'on aime ?
    L'écriture est superbe.

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  • Bouleversante histoire d'amour entre une mère et son fils perdu.

    Bouleversante histoire d'amour entre une mère et son fils perdu.

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