Le murmure du vent

Couverture du livre « Le murmure du vent » de Karen Viggers aux éditions Les Escales
  • Date de parution :
  • Editeur : Les Escales
  • EAN : 9782365692861
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 396
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : (non disponible)
  • Thème : Littérature Anglo-Saxonne
  • Prix littéraire(s) : (non disponible)
Résumé:

Quand Abby rencontre Cameron, tout en lui l'agace. Biologiste, elle arpente seule la vallée des monts Brindabella pour observer le comportement des kangourous. Il est un jeune journaliste en quête d'un article pouvant susciter la polémique.

Quand il cherche à la revoir, elle fait tout pour... Voir plus

Quand Abby rencontre Cameron, tout en lui l'agace. Biologiste, elle arpente seule la vallée des monts Brindabella pour observer le comportement des kangourous. Il est un jeune journaliste en quête d'un article pouvant susciter la polémique.

Quand il cherche à la revoir, elle fait tout pour l'éloigner. Pourquoi prendrait-elle le risque d'être à nouveau blessée par la vie ?

Un jour, elle rencontre une vieille dame, Daphne, qui a passé sa jeunesse dans ces montagnes et vient régulièrement se ressourcer dans cette nature si chère à son coeur. Malgré leur différence d'âge, les deux femmes se rapprochent. Avec délicatesse, Daphne essaye de sortir Abby de son marasme. Leur amitié leur permettra peut-être enfi n de se libérer du passé et de sourire à l'avenir ?

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  • Une étudiante en biologie prépare sa thèse sur les kangourous. Un traumatisme l empêche d'avancer librement sur son chemin de vie.
    Un journaliste s'intéresse à la problématique des kangourous et de leur prolifération sur les terres australiennes.
    Une femme octagénaire se remémore son passé et...
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    Une étudiante en biologie prépare sa thèse sur les kangourous. Un traumatisme l empêche d'avancer librement sur son chemin de vie.
    Un journaliste s'intéresse à la problématique des kangourous et de leur prolifération sur les terres australiennes.
    Une femme octagénaire se remémore son passé et met des mots sur le sentiment de culpabilité qui l'habite concernant le vol des terres par ses aïeux aux aborigènes.
    Les trois personnages vont se rencontrer et s'aider mutuellement à affronter leur histoire personnelle.

    Karine Viggers sait nous faire pénétrer en terre australienne à travers ses récits et celui-ci ne fait pas exception à la règle. Le sombre passé australien en rapport avec le peuple aborigène est abordé avec humilité.

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  • Karen Viggers nous plonge encore une fois dans un univers particulier, celui des kangourous d'Australie. Elle nous fait toucher du doigt des problèmes insoupçonnés, celui de la prolifération de ces animaux. du coup, nous sommes face à une réalité : comment stopper ce phénomène ? L'histoire des...
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    Karen Viggers nous plonge encore une fois dans un univers particulier, celui des kangourous d'Australie. Elle nous fait toucher du doigt des problèmes insoupçonnés, celui de la prolifération de ces animaux. du coup, nous sommes face à une réalité : comment stopper ce phénomène ? L'histoire des aborigènes de ce pays est aussi en toile de fond avec le personnage de Daphné. Bref, c'est un récit riche avec tous les ingrédients pour créer une belle histoire : un passé tragique qui empêche d'avancer, une belle romance, une rencontre inter-générations... Mais, pour moi, la magie n'a pas opéré. le choix d'un présent de narration, je crois, empêche toute émotion, procure un détachement. Les descriptions sont trop longues, les retours en arrière trop nombreux. Bref, à vouloir trop en faire, l'auteure, à mon sens, s'est perdue.
    Dommage, j'avais bien aimé "la mémoire des embruns".

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  • « Château d’herbes » est le titre anglais . C’est joli ! mais la traduction française est musicale. Vous entendrez la souffle du vent dans les montagnes sauvages australiennes en lisant le dernier roman de Karen Viggers. Elle a un attachement viscéral à la terre, un amour passionnel pour la...
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    « Château d’herbes » est le titre anglais . C’est joli ! mais la traduction française est musicale. Vous entendrez la souffle du vent dans les montagnes sauvages australiennes en lisant le dernier roman de Karen Viggers. Elle a un attachement viscéral à la terre, un amour passionnel pour la nature. Nous l’avons déjà vu dans ses précédents romans où elle évoquait les oiseaux de l’Antarctique ou les baleines de la côte Sud de son continent .
    Si vous aimez les grands espaces et les sagas romanesques cet ouvrage est pour vous ! Vous partez pour les contrées sauvages, les vastes étendues pelées du Bush australien. Et de temps à autre pour Cambera .
    Vous croiserez des kangourous. L héroïne Abby est biologiste et travaille sur le problème de la surpopulation des ces marsupiaux.
    L’écologie est un des thème central du livre.
    Il est également question de l’histoire du peuple aborigène.
    Mais Karine Viggers aime aussi analyser les tourments de l’âme humaine. Abby a perdu sa mère quand elle avait 13 ans. Une mère fantasque voire bi polaire. Mais une mère aimante. Alternaient alors des « périodes de bonheur pleine de couleurs et de sons » avec des périodes de profonde dépression où il n’y avait plus ni musique, ni promenade à cheval..
    Elle et son frère ont été terriblement perturbés. La solitude leur convient. Ils n’osent aimer de peur de souffrir à nouveau. Leur père est remarié à une belle-mère à la mode « cendrillon » !
    Deux rencontres bouleverseront Abby : Cameron un séduisant journaliste, citadin, d’un milieu opposé au sien et d’opinion divergente quant à l’abattage des kangourous, et Daphné une vieille dame attachante dont la vie a été parsemée d’épreuves mais aussi de belles balades à cheval à travers les monts Brindabella.
    Une profonde amitié liera les deux femmes qui ont le même goût pour ce pays rude où l’on trouve encore des terres indomptées et magnifiques. Roman dépaysant.

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  • 3 e livre que je lis avec toujours autant de plaisir .De très belles descriptions du bush australien et une belle amitié entre une jeune femme et une dame âgée qui a de belles choses à raconter sur la vie en Australie au milieu du 19 e siècle.

    3 e livre que je lis avec toujours autant de plaisir .De très belles descriptions du bush australien et une belle amitié entre une jeune femme et une dame âgée qui a de belles choses à raconter sur la vie en Australie au milieu du 19 e siècle.

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  • Je découvre pour la première fois la plume de Karen Viggers à travers ce beau roman qui m'a transporté jusque dans les plaines australiennes, où une belle amitié va naître entre une étudiante et une femme âgée...
    Abby est étudiante en biologie et doit faire une thèse sur le comportement des...
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    Je découvre pour la première fois la plume de Karen Viggers à travers ce beau roman qui m'a transporté jusque dans les plaines australiennes, où une belle amitié va naître entre une étudiante et une femme âgée...
    Abby est étudiante en biologie et doit faire une thèse sur le comportement des kangourous. La solitude et la nature lui procurent l'apaisement qu'elle recherche depuis que sa mère s'est suicidée, il y a dix ans de cela. C'est ainsi qu'elle fait la connaissance du journaliste, Cameron, envoyé par son directeur de thèse, lui-même, espérant par cette occasion montrer une belle image de ces grands marsupiaux. La rencontre ne sera pas au beau fixe pour Abby, faut dire qu'il l'agace un peu malgré son charme distingué, un poil arrogant et ses bonnes manières ; quant à lui, complètement charmé par cette belle étudiante, il espère la revoir. Hélas, la jeune femme va tout faire pour l'éloigner, et plus elle va le fuir, plus il va s'accrocher.
    En parallèle de cette histoire, Abby fait la connaissance de Daphne, une veuve qui vit dans ses souvenirs, qui pleure encore son mari et l'enfant qu'elle a perdu.
    Une amitié forte va s'installer entre ces deux femmes malgré leur différence d'age. Pour Abby, Daphne lui rappelle à un certain moment la mère partie trop tôt et pour Daphne, l'oreille attentive qu'elle a tant besoin.
    L'auteure a coupé l'histoire en quatre partie où nous allons suivre l'évolution/l'échec sentimental(e), l'amitié, les blessures cachées, les kangourous, avec une intrigue qui s'installe petit à petit au fil des pages, pointant du doigt les terres volées par les blancs aux aborigènes. Du coup, les non-dits et les secrets vont remonter à la surface. Et les personnages secondaires apportent également un souffle à l'histoire.

    J'ai sincèrement adoré la plume de Karen Viggers, très poétique, intelligente, à tendance écolo, et parfois cruelle par des scènes très dures... Mais dans l'ensemble, l'essentiel est là et c'est le plus important ! A découvrir !

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  • Karen Viggers n'est pas qu'une auteure.
    Elle est une pilote hors pair pour nous faire voyager dans son Australie natale, sur la ligne d'azur des sentiments fraternels, amicaux transgénérationnels et amoureux, au gré de sauts de kangourous entre le passé et le présent.
    Comme une envie de...
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    Karen Viggers n'est pas qu'une auteure.
    Elle est une pilote hors pair pour nous faire voyager dans son Australie natale, sur la ligne d'azur des sentiments fraternels, amicaux transgénérationnels et amoureux, au gré de sauts de kangourous entre le passé et le présent.
    Comme une envie de chausser mes bottes de marche, jumelles en bandoulière, et prendre un aller simple pour l'autre côté de la planète.
    Car Karen nous livre un portrait de l'Australie authentique : la description de la faune et la flore, la remise en question de l'abattage des kangourous, qui pullulent au détriment de l'agriculture, la question du colonialisme, et l'Amour, quel qu'en soit sa nature.
    La construction en aller/retour entre le passé et le présent est parfaite. Tout est saupoudré à bon escient, au bon moment.
    J'ai aimé le murmure des pages qui se tournent, humé la sympathie bienveillante des personnages, compris le bruit des dilemmes que Viggers a soulevé, inhalé le souffle des décors poétiques.
    Karen Viggers nous offre à nouveau un splendide voyage, qu'il me tarde de refaire, à nouveau.

    Ma mise en scène :
    https://twitter.com/jalleks/status/856228558909440001

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  • C’est dans le cadre d’un concours organisé par la maison d’Edition "Les Escales" que j’ai eu le plaisir de gagner le dernier roman de Karen Viggers, "Le murmure du vent". Je remercie chaleureusement Les Escales pour ce cadeau. Je n’avais jusque-là rien lu de cette romancière et je ne connais pas...
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    C’est dans le cadre d’un concours organisé par la maison d’Edition "Les Escales" que j’ai eu le plaisir de gagner le dernier roman de Karen Viggers, "Le murmure du vent". Je remercie chaleureusement Les Escales pour ce cadeau. Je n’avais jusque-là rien lu de cette romancière et je ne connais pas l’Australie. Ce fut donc l’occasion de deux découvertes.

    Les trois personnages principaux de ce livre sont Abby, jeune étudiante en biologie chargée de l’observation du comportement des kangourous dans les monts Brindabella, Daphné, une femme âgée, rencontrée par hasard et qui, très vite, prend une place importante dans la vie d’Abby et…l’Australie…

    Cet ouvrage présente, en effet, à mes yeux une particularité. Je n’ai pas réussi à déterminer ce que l’auteur voulait réellement mettre en avant. Certes, l’écriture est belle qui décrit à merveille la nature australienne en de longs paragraphes extrêmement détaillés, mais je me suis souvent perdue s’agissant de l’objectif recherché. Voulait-elle mettre en avant la surpopulation des kangourous et les mesures déployées pour l’éradiquer ? Voulait-elle insister sur le problème des aborigènes chassés de leur terre ? Voulait-elle souligner le poids du passé sur la vie de ses personnages, montrer combien la maladie de sa mère atteinte de bipolarité – fort bien expliquée – pesait, même après sa mort, sur les épaules d’Abby, mais aussi de son père et de son frère, deux hommes d’une grande fragilité ? Ou envisageait-elle de mettre en scène une histoire d’amour au fin fond du bush ? Je n’ai pas réussi à le déterminer tant les thèmes abordés sont nombreux et le récit dense.

    Car il y a aussi Cameron, un journaliste venu interviewer Abby, le seul acteur que je qualifierais de "fort", toujours présent, fiable, serviable, protecteur, mais que, justement, la jeune femme tient à distance.

    Mon avis est ainsi mitigé. Si les qualités du style sont indéniables, si l’intérêt lié à l’Australie est présent, si tout ce qui touche à la transmission, aux liens avec le passé, est émouvant, il m’a manqué une unité, une limpidité, une simplicité dans le déroulé, une clarté dans le chemin suivi. Je me suis souvent embourbée dans les dédales de cet ouvrage aux airs de documentaire. Je l’aurais certainement préféré élagué d’une centaine de pages.

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  • Le murmure du vent raconte l'histoire d'Abby, étudiante qui fait des recherches sur les kangourous dans les montagnes de Brindabella. Elle y rencontre Daphné, une vieille dame nostalgique pleine de questions sur le passé. A travers leurs yeux se mêlent passé, présent et même futur.

    Ce récit...
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    Le murmure du vent raconte l'histoire d'Abby, étudiante qui fait des recherches sur les kangourous dans les montagnes de Brindabella. Elle y rencontre Daphné, une vieille dame nostalgique pleine de questions sur le passé. A travers leurs yeux se mêlent passé, présent et même futur.

    Ce récit est riche et assez complexe. Les histoires des deux personnages principaux sont complémentaires. Elles se mêlent au fil de leur amitié pour nous donner une vision panoramique de la situation. Abby est une étudiante au passé complexe. Elle a perdu sa mère alors qu'elle n'avait que 13 ans. Son père ne s'en est jamais remis, et son frère et elle ont dû s'occuper d'eux-même. Sa rencontre avec Daphné, une vieille dame qui lui rappelle étonnamment sa grand-mère, décédée peu de temps après sa mère, l'aide à remettre de l'ordre dans sa vie. Lorsqu'elle entame une relation avec Cameron, le journaliste, c'est à la vieille dame qu'elle se confie, et c'est elle qui la soutient. Leur amitié insolite leur permet d'échanger sur de très nombreux sujets.

    Tout d'abord, la vieillesse, et ses affres, les regrets qui peuvent la paver, les difficultés à l'idée d'être grabataire. Puis les héritages de famille. Je ne parle pas là d'argent mais plutôt de secrets, de l'histoire des familles. Daphné s'interrogeait enfant sur la façon dont son père a obtenu sa terre alors que le territoire sur lequel il était établi était auparavant occupé par les aborigènes. Elle porte en elle le deuil d'un enfant et d'un mari. Quant à Abby, elle porte la douleur de son enfance, avec une mère malade, et de son adolescence solitaire. Parmi les autres thèmes abordés, il y a la colonisation et le racisme qui en découle. L'auteur aborde également le harcèlement.

    Mais le fil conducteur de cette histoire est l'écologie. Les trop nombreux kangourous mettent en péril des espèces déjà menacées. Il est donc primordial de trouver une solution. Karen Viggers présente les différentes options possibles, mais aucune n'est satisfaisante. J'avoue que la scène relatant l'abattage des kangourous m'a beaucoup émue. On ne ressort pas indemne d'une telle histoire. Une fois le livre terminé, on est forcé de se poser des tas de questions. Le traitement indigne des aborigènes, les façons de gérer la surpopulation de kangourou... Autant de réflexions à mener à petite et à grande échelle par la suite !

    J'ai vraiment beaucoup aimé cette histoire. Karen Viggers alterne avec aisance les passages narratifs et descriptifs, qu'ils s'agisse du passé ou du présent. Je suis soufflée par la précision des mots employées par cette auteur. J'ai été voir des photos des monts Brindabella une fois l'histoire terminée, et j'ai été très étonnée de voir quelque chose de très ressemblant à l'image que je m'en étais fait via le roman. C'est assez impressionnant. On sent l'amour de Karen Viggers pour ces lieux, pour les animaux et pour ces personnages. On ressent également l'expertise de vétérinaire qui ajoute encore au réalisme de l'histoire. Je vais m'empresser d'aller lire les deux autres romans de Mme Viggers.

    Conclusion : ♥♥♥♥♥ Un excellent roman, présentant une histoire très intéressante et émouvante, pleine de questionnements philosophiques. Par ce récit, Karen Viggers nous emmène en voyage avec elle. Je suis totalement conquise et je vous invite chaudement à découvrir cette histoire si ce n'est pas déjà fait.

    http://sweetie-universe.over-blog.com/2017/05/fiche-livre-le-murmure-du-vent-k.viggers.html

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  • Il est de ces romans qui nous font voyager à l’autre bout du monde, qui nous font ressentir la nature et les éléments. Si vous aimez vous évader lors de vos lectures alors "Le Murmure du vent" est pour vous, surtout si vous aimez l’Australie.

    Quelques petites choses m’ont toutefois...
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    Il est de ces romans qui nous font voyager à l’autre bout du monde, qui nous font ressentir la nature et les éléments. Si vous aimez vous évader lors de vos lectures alors "Le Murmure du vent" est pour vous, surtout si vous aimez l’Australie.

    Quelques petites choses m’ont toutefois dérangées, telles que des coïncidences trop faciles à mes yeux et un dénouement attendu. Mais le grand point fort est indéniablement le sentiment de retour à la nature que ce roman procure. De plus, il nous informe avec neutralité et précision au sujet du problème de surpopulation des kangourous en Australie. On sent véritablement que l’auteure sait de quoi elle parle (elle est australienne et vétérinaire) et qu’elle nous offre en partage son amour de la nature. Ses bonnes connaissances de la faune font que la lecture est captivante et enrichissante. À plusieurs reprises, j’ai cherché sur internet à quoi pouvait ressembler telle ou telle espèce endémique présentée dans le récit, ceci afin d’être plongée totalement au cœur du décor.
    Nous traversons donc les Monts Brindabella en compagnie des personnages, nous ressentons des émotions de liberté sauvage, d’amour, mais aussi de tristesse et de culpabilité en raison de l’histoire du pays, de la colonisation, du vol des terres aux aborigènes par les Blancs. Nous nous retrouvons également tiraillés au sujet de l’impact de la reproduction massive de la mascotte du pays, le kangourou. Et Karen Viggers expose tout à fait bien l’opposition entre les activistes, militants pour les droits des animaux, qui sont contre les abattages qui sont pour eux de véritables massacres inutiles, et les scientifiques et les écologistes qui se doivent de prendre ces terribles décisions au nom d’une régulation nécessaire. Les deux partis présentant farouchement leurs propres arguments défendables et compréhensibles. Certains passages sont difficiles, je tiens à le préciser pour tous les amoureux des animaux tels que moi. Mais c’est une réalité qui donne corps et crédibilité au roman. L’auteure expose les faits tels qu’ils sont, sans chichis et sans trop en faire. Juste comme il faut pour en prendre véritablement conscience.

    Mais "Le Murmure du vent", c’est aussi une aventure humaine dans laquelle les personnages traînent de douloureuses peines d’une enfance et d’une adolescence difficiles. La famille tient en effet une grande place dans le récit, tout comme les épreuves passées et leurs répercussions dans le présent.

    « Les conséquences, les châtiments, les remords, les regrets : tout cela ne meurt jamais. Les tentacules de notre passé se glissent par on ne sait quelles circonvolutions jusqu’au cœur de notre présent, et plus loin encore, dans notre avenir. Et il est impossible de revenir en arrière. »

    L’amitié est également mise en exergue, notamment à travers ces deux femmes, Abby et Daphne, l’une jeune, l’autre âgée, mais toutes les deux abîmées par la vie. Elles vont se rencontrer et leurs blessures vont les rapprocher. Elles nous offrent une jolie expérience de vie. Même si le dénouement était convenu, il est resté émouvant et beau. Je me suis retrouvée les larmes au bord des yeux…

    « Depuis sa discussion avec Daphne, Abby se sent plus tranquille. C’est si bon de parler avec elle, les mots viennent si facilement, comme autrefois avec sa grand-mère. Après dix années à se laisser emporter sans guide dans les tourbillons de la vie, l’amitié de Daphne se révèle une sorte de havre. Elle lui fait confiance, tout est là. »

    L’amour quant à lui est compliqué. Il est semé de doutes, de retours en arrière, de fuite. En lisant la quatrième de couverture, je m’attendais à plus d’opposition entre Abby et Cameron, alors que finalement l’agacement mis en avant dans ces quelques lignes passent rapidement à tout autre chose dans le roman. J’ai donc été surprise par la rapidité d’évolution de leur relation. Là encore, même si le doute est permis dans une grande partie du livre, il a été facile de deviner l’issue. Rien de bien original ici.

    Pour finir, je tiens à saluer l’écriture de l’auteure qui nous offre de beaux paragraphes poétiques, notamment lorsqu’elle décrit les paysages. Elle sait merveilleusement bien nous embarquer au cœur de son pays et nous livre une jolie escale au sein du bush australien en compagnie des kangourous et de toute cette faune incroyable que j’ai désormais encore plus envie de découvrir par moi-même.

    « Enfin, ils débouchent de sous le couvert des arbres sur un plateau où les ondulations de la terre se confondent presque avec les nuages, le vent se disperse pour explorer les touffes de tussack et le granit festonne les sommets. Estompées dans les lointains, les silhouettes dégradées violettes des montagnes semblent peler par couches successives contre le bleu du ciel. »

    C’est donc un roman de nature, d’amour et d’amitié qui, malgré quelques convenances et facilités, nous transporte dans un tourbillon de sentiments et d’éléments. Magnifiquement contés, les paysages du bush australien nous enveloppent d’une liberté sauvage prenante. Mais notre conscience et notre sensibilité sont aussi mises à l’épreuve sur des sujets sérieux et réels tels que la surpopulation des kangourous. Un roman humain émouvant doublé d’un livre écologique romancé. À découvrir !

    Ma chronique sur mon blog : https://ducalmelucette.wordpress.com/2017/05/20/lecture-le-murmure-du-vent-de-karen-viggers/

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  • Il y a des auteurs dont vous redoutez d'ouvrir le nouveau roman de peur d'être déçue.Si bien que vous lisez les premières pages avec une petite boule au ventre et puis finalement vous retrouvez la petite musique propre à l'auteur,le dépaysement qu'il vous inspire et vous succombez à nouveau au...
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    Il y a des auteurs dont vous redoutez d'ouvrir le nouveau roman de peur d'être déçue.Si bien que vous lisez les premières pages avec une petite boule au ventre et puis finalement vous retrouvez la petite musique propre à l'auteur,le dépaysement qu'il vous inspire et vous succombez à nouveau au charme de son talent pour raconter de belles histoires.

    C'est à nouveau ce que j'ai ressenti à la lecture du dernier roman de Karen VIGGERS,LE MURMURE DU VENT ,j'ai été une nouvelle fois conquise.



    Abby est une jeune biologiste talentueuse et solitaire qui arpente les montagnes dans la banlieue de CANBERRA pour étudier les kangourous.Cameron est un journaliste ambitieux et charmant qui souhaite faire un article sur les marsupiaux pour son journal.Abby et Cameron se rencontrent finalement pour cet article et ils sont si différents que rien ne laisse penser que ces deux là sont faits l'un pour l'autre.

    Et pourtant ,Cameron va réussir à s'immiscer dans la vie de la jeune scientifique .Très épris, les deux jeunes gens ne se quittent plus.

    Parallèment à ce nouvel amour,Abby noue une amitié sincère et atypique avec une vieille dame qui revient régulièrement se ressourcer près de sa maison dont elle a été expatriée au bénéfice d'un parc national où la jeune femme étudie les marsupiaux.

    Pourtant heureuse en amitié et en amour,Abby peine à vivre pleinement sa nouvelle situation.Hantée par ses vieux démons familiaux,elle redoute de s'engager et malgré les conseils avisés de sa vieille amie, Abby doute,se renferme et gâche sa belle histoire avec Cameron.



    Karen VIGGERS n'a pas son pareil pour décrire la nature,l'environnement,la faune,la flore des paysages qu'elle décrit.C'est un vrai régal de la lire car à chaque nouveau roman on découvre un nouvel écrin naturel où se déroule l'histoire de son roman et on est totalement dépaysé.

    Dans cet opus,Karen VIGGERS prend le parti d'évoquer le problème de la surpopulation des kangourous en AUSTRALIE et j'avoue avoir été attendrie par ses marsupiaux si adorables à la prolifération galopante voir bondissante !Les scènes d'abattage pourtant nécessaires sont absolument terrifiantes mais démontrent affreusement leur nécessité dans un pays confronté régulièrement à la sécheresse.

    Abby,la jeune héroïne est totalement dévouée à sa tâche d'observation et de recensement des populations de kangourous et on la suit avec plaisir à travers le bush où elle se ressource et se recentre sur sa vie de biologiste.C'est une jeune femme en deuil,pleine de doutes qui manque cruellement de répères maternelles et elle recherche auprès de sa vieille amie ce lien qui lui a tant manqué.

    J'ai aimé ces échanges intergénérationnels qui nous rapellent que nos anciens ont souvent la sagesse qu'il manque à la jeunesse inexpérimentée.Le personnage de Cameron tout en fougue et en amour pour sa dulcinée est terriblement charmant et attachant.

    Encore une fois,Karen VIGGERS choisit des héros meurtris, cabossés et sensibles et elle les décrit avec profondeur et finesse si bien qu'on ressent parfaitement leurs angoisses et leurs peines.

    Avec ce dernier roman,Karen VIGGERS a réussi une nouvelle fois avec brio à m'embarquer de l'autre côté du globe et c'est avec tristesse que j'ai quitté le bush,Abby,Cameron et leur vieille amie en refermant LE MURMURE DU VENT.

    MYMY
    http://cousineslectures.canalblog.com/archives/2017/05/12/35269038.html

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