Le livre que je ne voulais pas écrire

Couverture du livre « Le livre que je ne voulais pas écrire » de Erwan Larher aux éditions Quidam
  • Date de parution :
  • Editeur : Quidam
  • EAN : 9782374910635
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Un témoignage littéraire sur l'attentat du Bataclan en novembre 2015. L'écrivain, blessé pendant les événements, évoque l'absurdité, le bouleversement, la violence et l'émotion provoqués par les assassinats terroristes.

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Avis(17)

  • Erwan était au Bataclan le soir des attentats et parce qu'il est écrivain ses amis lui ont demandé d'écrire. Il n'avait pas envie d'où le titre ! Puis la proposition a fait son chemin et il nous propose ici non un témoignage, non un roman mais un objet littéraire.

    Objet littéraire où il...
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    Erwan était au Bataclan le soir des attentats et parce qu'il est écrivain ses amis lui ont demandé d'écrire. Il n'avait pas envie d'où le titre ! Puis la proposition a fait son chemin et il nous propose ici non un témoignage, non un roman mais un objet littéraire.

    Objet littéraire où il convoque ses mémoires intérieures et extérieures, "ces vues de dehors" qui racontent leur soirée, dans l'inquiétude, l'attente, ... Aller-retour au fil des pages entre ce qui se passe dans la salle de concert et ce que vit chacun de ces amis / connaissance / famille au fil des heures, des nouvelles informations.

    C'est un roman beau, fort, plus léger que à quoi on pouvait s'attendre, assez positif (dans un autre genre que "vous n'aurez pas ma haine" qui aborde aussi ce thème des attentats du Bataclan)

    L'auteur se met aussi dans la peau des ceux qui lui ont tiré dessus, de la chance qu'il a eu, des réflexions que cela engendre par rapport à ses croyances. Il y parle de la perception du temps

    "L'hyper horreur est une faille spatio temporelle"

    Il y parle surtout d'amour, d'amitié, de la force de l'entourage auquel il n' pas pensé mais qui l'ont porté, protégé malgré lui.

    C'est vraiment un beau roman à l'écriture sèche et rapide dans les moments tragiques et plus poétiques à d'autres.

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  • J’avais entendu parler du livre d’Erwan Larher sur les réseaux sociaux. Il m‘intriguait et je m’étais dit, je vais le lire c’est sûr.
    Mais je ne voulais pas découvrir l’auteur avec ça. Alors j’ai lu, Marguerite n’aime pas ses fesse d’abord (quelle ironie quand on y pense) et puis l’abandon du...
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    J’avais entendu parler du livre d’Erwan Larher sur les réseaux sociaux. Il m‘intriguait et je m’étais dit, je vais le lire c’est sûr.
    Mais je ne voulais pas découvrir l’auteur avec ça. Alors j’ai lu, Marguerite n’aime pas ses fesse d’abord (quelle ironie quand on y pense) et puis l’abandon du mâle en milieu hostile (rapatrié de Bretagne grâce au marquepage).
    Je vous ai dit tout le bien que je pensais de ces deux romans alors j’étais prête pour le 24/08.
    Le livre que je ne voulais pas écrire… Personne ne devrait pouvoir le lire, il ne devrait pas exister
    Pas besoin de pitch, Erwan Larher était au Bataclan le 13 novembre 2015, pour le reste il faudra lire.
    Antoine Leiris a écrit « vous n’aurez pas ma haine » et bien ils n’ont pas eu non plus l’humour, l’humanité et la tendresse d’Erwan Larher.
    Erwan, c’est sûr le « projet B » est bel et bien un très bel « objet ».

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  • J'hésitais à le lire ce livre qu'Erwan Larher ne voulait pas écrire. Par crainte de flatter une forme de curiosité malsaine ? Ou d'éprouver des émotions illégitimes, par procuration en quelque sorte ?

    Alors j'ai attendu. J'ai attendu le moment où mes scrupules ont laissé toute la place au...
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    J'hésitais à le lire ce livre qu'Erwan Larher ne voulait pas écrire. Par crainte de flatter une forme de curiosité malsaine ? Ou d'éprouver des émotions illégitimes, par procuration en quelque sorte ?

    Alors j'ai attendu. J'ai attendu le moment où mes scrupules ont laissé toute la place au seul désir de retrouver cette écriture qui véritablement me fascine. Cette sculpture qu'Erwan Larher taille dans la matière de tous les réels pour leur donner forme et les rendre nôtres.

    Alors je l'ai lu ce livre qu'il ne voulait pas écrire. Et tous les deux nous avons bien fait. Lui de l'écrire, moi de le lire. Parce qu'il est rare et précieux qu'un agencement de mots, de phrases, de narrateurs-trices parvienne à englober tout ce que l'humanité contient d'humain magnifique et barbare, sublime et sordide, chatoyant et ténébreux, généreux et égoïste. Tous ces paradoxes, ces contradictions dont l'être humain est pétri apparaissent en filigrane d'une écriture qui pulse au rythme du coeur.

    La méticulosité avec laquelle l'auteur met au jour les moindres recoins de ses sensations et de ses pensées le dépouille de tous les codes sociaux et c'est comme si émergeait peu à peu l'homme à vif, un homme à la manière des écorchés sur les planches d'anatomie. Un homme debout. Et c'est une vision déchirante de fragilité et de force. Une vision complétée, renforcée par les mots de ceux qui sont à l'extérieur, ceux qui aiment et qui ont peur. Être capable d'avoir peur pour l'autre (et non à la place de l'autre), pour celui qui n'est pas nous, c'est montrer le côté lumineux des êtres, précieuse petite victoire contre la haine.

    C'est ainsi que j'ai lu le livre qu'Erwan Larher a eu raison d'écrire. Comme un concentré d'humanisme pur. Comme une conjugaison du verbe aimer dressée en barricade face à toutes les barbaries.

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  • Le Livre que je ne voulais pas écrire porte bien son nom. En effet, Erwan Larher ne voulait pas en parler. De sa présence au Bataclan ce 13 novembre 2015, de la balle de Kalachnikov qu’il s’est pris en pleine fesse, de son hospitalisation et de l’après. Dans un premier temps, il refuse toute...
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    Le Livre que je ne voulais pas écrire porte bien son nom. En effet, Erwan Larher ne voulait pas en parler. De sa présence au Bataclan ce 13 novembre 2015, de la balle de Kalachnikov qu’il s’est pris en pleine fesse, de son hospitalisation et de l’après. Dans un premier temps, il refuse toute interview, ne voulant pas témoigner de l’horreur qu’il a vécue dans cette salle de concert. Et puis, poussé par son entourage il se décide à écrire non pas un roman ou un témoignage, il veut en faire un objet littéraire. Pour cela, il convie quatorze de ses proches à écrire ‘leur 13 novembre’. Parmi eux, Jérôme Attal, Sigolène Vinson (survivante de Charlie Hebdo), Alice Zeniter et Loulou Robert. « Point positif, te dis-tu quand tu désespères, écrire autour du Bataclan t’oblige à sortir de tes ornières littéraires. Pour t’extraire de toi, désorienter tes questions, leurrer tes doutes, tu as demandé à d’autres de te donner un texte. Quelques très proches et moins proches. Regards extérieurs. Points de vue autres que le tien. Beaucoup ont accepté. »

    Il m’est difficile de mettre des mots sur ma lecture. Enceinte de mon premier enfant au moment des attentats, j’ai vidé toutes les larmes de mon corps durant cette nuit d’épouvante, m’interrogeant sur l’avenir que je donnais à ma fille. Cette insécurité dans des lieux où la joie de vivre et la fête régnaient me semblait irréelle et insupportable à voir. Mais voilà, j’ai acheté le livre d’Erwan à sa sortie en août 2017, j’en avais besoin, pourquoi je ne saurais l’expliquer. Il est resté sur mon étagère jusqu’à maintenant. Un déclic, celui que j’attendais !
    Le Livre que je ne voulais pas écrire est bouleversant de sincérité, sans jamais être inconvenant, blessant, vicieux. C’est l’histoire d’un homme qui s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment ! Erwan Larher parvient à écrire sur un sujet grave sans juger ni condamner abusivement, sans inciter à la colère et la haine. Au contraire il pointe son récit d’humour, nous faisant sourire. Il ne se considère pas comme un héros, pour lui ce sont les secouristes, les soignants, il leur rend ainsi un bel hommage. « Il faut plus de personnel soignant, les payer plus, se soucier de leur bien-être professionnel. Taxez la spéculation, capez les hauts salaires, démerdez-vous –démerdons-nous- mais n’abandonnez pas la santé publique. »
    Erwan Larher, merci pour votre texte, si émouvant, si juste, si humble qui me tourne encore vers un avenir meilleur, j’y crois !
    « La littérature n’arrête pas les balles. Par contre, elle peut empêcher un doigt de se poser sur une gâchette. Peut-être. Il faut tenter le pari. »

    www.mesecritsdunjour.com/archives/2018/06/09/36472631.html

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