Erwan Larher

Erwan Larher

Né à Clermont-Ferrand, Erwan Larher, après avoir travaillé dans l'industrie musicale, a tout quitté pour se consacrer à sa vocation d'écrivain. Après Qu'avez-vous fait de moi ? et Autogénèse (Michalon, 2010, 2012), il a publié L'Abandon du mâle en milieu hostile et Entre toutes les femmes (Plon, ...

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Né à Clermont-Ferrand, Erwan Larher, après avoir travaillé dans l'industrie musicale, a tout quitté pour se consacrer à sa vocation d'écrivain. Après Qu'avez-vous fait de moi ? et Autogénèse (Michalon, 2010, 2012), il a publié L'Abandon du mâle en milieu hostile et Entre toutes les femmes (Plon, 2013, 2015). Largement salué par la critique, L'Abandon du mâle en milieu hostile a reçu les prix Claude-Chabrol et Louis-Barthou (de l'Académie française).

Son dernier roman « Le livre que je ne voulais pas écrire » vient de paraître.

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Avis (23)

  • Couverture du livre « Le livre que je ne voulais pas écrire » de Erwan Larher aux éditions Quidam

    Mes écrits d'un jour sur Le livre que je ne voulais pas écrire de Erwan Larher

    Le Livre que je ne voulais pas écrire porte bien son nom. En effet, Erwan Larher ne voulait pas en parler. De sa présence au Bataclan ce 13 novembre 2015, de la balle de Kalachnikov qu’il s’est pris en pleine fesse, de son hospitalisation et de l’après. Dans un premier temps, il refuse toute...
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    Le Livre que je ne voulais pas écrire porte bien son nom. En effet, Erwan Larher ne voulait pas en parler. De sa présence au Bataclan ce 13 novembre 2015, de la balle de Kalachnikov qu’il s’est pris en pleine fesse, de son hospitalisation et de l’après. Dans un premier temps, il refuse toute interview, ne voulant pas témoigner de l’horreur qu’il a vécue dans cette salle de concert. Et puis, poussé par son entourage il se décide à écrire non pas un roman ou un témoignage, il veut en faire un objet littéraire. Pour cela, il convie quatorze de ses proches à écrire ‘leur 13 novembre’. Parmi eux, Jérôme Attal, Sigolène Vinson (survivante de Charlie Hebdo), Alice Zeniter et Loulou Robert. « Point positif, te dis-tu quand tu désespères, écrire autour du Bataclan t’oblige à sortir de tes ornières littéraires. Pour t’extraire de toi, désorienter tes questions, leurrer tes doutes, tu as demandé à d’autres de te donner un texte. Quelques très proches et moins proches. Regards extérieurs. Points de vue autres que le tien. Beaucoup ont accepté. »

    Il m’est difficile de mettre des mots sur ma lecture. Enceinte de mon premier enfant au moment des attentats, j’ai vidé toutes les larmes de mon corps durant cette nuit d’épouvante, m’interrogeant sur l’avenir que je donnais à ma fille. Cette insécurité dans des lieux où la joie de vivre et la fête régnaient me semblait irréelle et insupportable à voir. Mais voilà, j’ai acheté le livre d’Erwan à sa sortie en août 2017, j’en avais besoin, pourquoi je ne saurais l’expliquer. Il est resté sur mon étagère jusqu’à maintenant. Un déclic, celui que j’attendais !
    Le Livre que je ne voulais pas écrire est bouleversant de sincérité, sans jamais être inconvenant, blessant, vicieux. C’est l’histoire d’un homme qui s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment ! Erwan Larher parvient à écrire sur un sujet grave sans juger ni condamner abusivement, sans inciter à la colère et la haine. Au contraire il pointe son récit d’humour, nous faisant sourire. Il ne se considère pas comme un héros, pour lui ce sont les secouristes, les soignants, il leur rend ainsi un bel hommage. « Il faut plus de personnel soignant, les payer plus, se soucier de leur bien-être professionnel. Taxez la spéculation, capez les hauts salaires, démerdez-vous –démerdons-nous- mais n’abandonnez pas la santé publique. »
    Erwan Larher, merci pour votre texte, si émouvant, si juste, si humble qui me tourne encore vers un avenir meilleur, j’y crois !
    « La littérature n’arrête pas les balles. Par contre, elle peut empêcher un doigt de se poser sur une gâchette. Peut-être. Il faut tenter le pari. »

    www.mesecritsdunjour.com/archives/2018/06/09/36472631.html

  • Couverture du livre « Le livre que je ne voulais pas écrire » de Erwan Larher aux éditions Quidam

    Jean-Paul Degache sur Le livre que je ne voulais pas écrire de Erwan Larher

    Il a fallu du temps et beaucoup d’insistance de la part de ses proches et de ses plus fidèles amis pour qu’Erwan Larher, romancier ayant publié déjà cinq ouvrages, se décide à écrire sur ce qu’il a vécu au Bataclan, ce 13 novembre 2015. Le titre choisi est sans équivoque : Le livre que je ne...
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    Il a fallu du temps et beaucoup d’insistance de la part de ses proches et de ses plus fidèles amis pour qu’Erwan Larher, romancier ayant publié déjà cinq ouvrages, se décide à écrire sur ce qu’il a vécu au Bataclan, ce 13 novembre 2015. Le titre choisi est sans équivoque : Le livre que je ne voulais pas écrire.

    C’est bien qu’il l’ait fait et je trouve qu’il apporte beaucoup après le texte publié par Antoine Leiris, Vous n’aurez pas ma haine, journaliste dont l’épouse avait été assassinée ce soir-là.
    Les hésitations d’Erwan Larher sont palpables dès les premières pages. Il parle d’abord de son amour pour le rock puis donne la parole à un ami, ou un proche pour « Vu du dehors », interventions qui jalonnent le récit, avant de parler du groupe qui jouait ce soir-là : Eagles of Death Metal (EODM).
    C’est une amie, Poopy, qui lui avait fait découvrir le groupe lors de Rock en Seine 2009. Lorsqu’il apprend qu’EODM repasse par Paris, il achète sa place sans hésiter. Il invite même trois amis à se joindre à lui mais ils ne sont pas libres ce soir-là.
    Il laisse volontairement passer la première partie pour venir s’installer, dans la salle, à droite de la console entourée de barrières métalliques : « À partir de là, commence une histoire que je ne voulais pas raconter. »
    Erwan Larher le reconnaît : «Pas une victime comme les autres dans un monde qui s’y entend pourtant à les engendrer… » S’il se décide enfin, ce n’est ni un récit, ni un témoignage car « Réalisme et véracité ne sont que cousins éloignés ». Il a enfin laissé parler ses sentiments, son ressenti, ajoutant : « Vous n’en saurez jamais rien des HURLEMENTS, quelle que soit la plume. »
    Il réussit même à se mettre dans la tête d’un des terroristes qui va « tuer au nom d’un dieu qui jusqu’ici n’a pas fait grand-chose » pour lui. Avec beaucoup de sensibilité, de réalisme, il parle de leur vie sans jamais excuser leurs crimes.
    Cette balle qui traverse son corps, épargne sa vie mais va causer des mois de souffrance : « Blessé, pas paralysé. Tu éprouves du soulagement. Du soulagement, c’est absurde. » Recroquevillé contre une barrière, il pense à Sigolène, dans les locaux de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015 et qui a écrit « Le Caillou ». Il se répète sans cesse : « Je suis Sigolène, je suis un caillou. »
    Lorsqu’un des assassins crie : « Vous direz à François Hollande que c’est pour venger nos frères tombés en Syrie. », il ajoute : « Je n’ai jamais rien entendu de plus tragique. » Le silence se fait enfin. Il est dans un état second : « Pas grave, on est sauvés. En fait, c’est le début de ton calvaire. »
    On le sort sans ménagement après une longue attente : « Tu lâches prise, couché à même le sol, ciel d’encre au-dessus, grelottant, vidé de tes forces, exsangue, gelé, incapable de parler. Résigné. »
    Erwan Larher n’oublie pas l’humanité de ce jeune pompier qui vient le réconforter, les autres victimes, ceux qui souffrent plus encore et salue le dévouement du personnel hospitalier.
    Jusqu’au bout, ce livre est prenant, émouvant, instructif aussi, très utile par les temps que nous vivons : « La littérature n’arrête pas les balles. Par contre, elle peut empêcher un doigt de se poser sur une gâchette. Peut-être. Il faut tenter le pari. »

    Un grand MERCI à Dominique qui, à Manosque, nous a parlé, pour la première fois, de ce livre si important.

  • Couverture du livre « Le livre que je ne voulais pas écrire » de Erwan Larher aux éditions Quidam

    jujuramp sur Le livre que je ne voulais pas écrire de Erwan Larher

    Erwan Larher est écrivain.

    Erwan Larher était au Bataclan en ce 13 novembre 2015.

    Deux faits n'ayant rien à voir l'un avec l'autre.

    Et pourtant, c'est parce qu'il est écrivain qu'il devra écrire ce livre.

    Un ouvrage bouleversant. Evidemment pour les faits qu'il raconte mais surtout...
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    Erwan Larher est écrivain.

    Erwan Larher était au Bataclan en ce 13 novembre 2015.

    Deux faits n'ayant rien à voir l'un avec l'autre.

    Et pourtant, c'est parce qu'il est écrivain qu'il devra écrire ce livre.

    Un ouvrage bouleversant. Evidemment pour les faits qu'il raconte mais surtout dans la manière dont il raconte. Sans pathos. Sans clichés. Sans tous ces hors propos nauséabonds qu'on a souvent dû subir dans les journaux, les médias, les profils Facebook, juste après les attentats de Paris. C'est un témoignage, personnel et universel. C'est un baume. Qui n'explique pas l'inacceptable. Qui ne donne pas dans la récupération. Dans le message militant ou dans le sensationnel. Mais c'est l'histoire d'un type plutôt sympa au mauvais endroit au mauvais moment. Et des conséquences que ça aura. Pour lui. Pour ceux qui l'aiment. Pour les gens en général.

    C'est un hommage aux soignants, dans les hôpitaux qui ont, qui font tant.

    C'est un livre qui restera.

    Le livre que personne ne devrait avoir à lire mais que tout le monde se doit de lire.

    Pour se souvenir qu'un soir, tout peut basculer …

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