Erwan Larher

Erwan Larher

Né à Clermont-Ferrand, Erwan Larher, après avoir travaillé dans l'industrie musicale, a tout quitté pour se consacrer à sa vocation d'écrivain. Après Qu'avez-vous fait de moi ? et Autogénèse (Michalon, 2010, 2012), il a publié L'Abandon du mâle en milieu hostile et Entre toutes les femmes (Plon, ...

Voir plus

Né à Clermont-Ferrand, Erwan Larher, après avoir travaillé dans l'industrie musicale, a tout quitté pour se consacrer à sa vocation d'écrivain. Après Qu'avez-vous fait de moi ? et Autogénèse (Michalon, 2010, 2012), il a publié L'Abandon du mâle en milieu hostile et Entre toutes les femmes (Plon, 2013, 2015). Largement salué par la critique, L'Abandon du mâle en milieu hostile a reçu les prix Claude-Chabrol et Louis-Barthou (de l'Académie française).

Son dernier roman « Le livre que je ne voulais pas écrire » vient de paraître.

Articles (4)

Avis (27)

  • add_box
    Couverture du livre « Le livre que je ne voulais pas écrire » de Erwan Larher aux éditions Quidam

    Manika sur Le livre que je ne voulais pas écrire de Erwan Larher

    Erwan était au Bataclan le soir des attentats et parce qu'il est écrivain ses amis lui ont demandé d'écrire. Il n'avait pas envie d'où le titre ! Puis la proposition a fait son chemin et il nous propose ici non un témoignage, non un roman mais un objet littéraire.

    Objet littéraire où il...
    Voir plus

    Erwan était au Bataclan le soir des attentats et parce qu'il est écrivain ses amis lui ont demandé d'écrire. Il n'avait pas envie d'où le titre ! Puis la proposition a fait son chemin et il nous propose ici non un témoignage, non un roman mais un objet littéraire.

    Objet littéraire où il convoque ses mémoires intérieures et extérieures, "ces vues de dehors" qui racontent leur soirée, dans l'inquiétude, l'attente, ... Aller-retour au fil des pages entre ce qui se passe dans la salle de concert et ce que vit chacun de ces amis / connaissance / famille au fil des heures, des nouvelles informations.

    C'est un roman beau, fort, plus léger que à quoi on pouvait s'attendre, assez positif (dans un autre genre que "vous n'aurez pas ma haine" qui aborde aussi ce thème des attentats du Bataclan)

    L'auteur se met aussi dans la peau des ceux qui lui ont tiré dessus, de la chance qu'il a eu, des réflexions que cela engendre par rapport à ses croyances. Il y parle de la perception du temps

    "L'hyper horreur est une faille spatio temporelle"

    Il y parle surtout d'amour, d'amitié, de la force de l'entourage auquel il n' pas pensé mais qui l'ont porté, protégé malgré lui.

    C'est vraiment un beau roman à l'écriture sèche et rapide dans les moments tragiques et plus poétiques à d'autres.

  • add_box
    Couverture du livre « Marguerite n'aime pas ses fesses » de Erwan Larher aux éditions Quidam

    NADIA D'ANTONIO sur Marguerite n'aime pas ses fesses de Erwan Larher

    Suite à une rencontre avec Erwan Larher pour « Le livre que je ne voulais pas écrire » (heureusement qu’il l’a fait), je me suis souvenue qu’un autre livre m’attendait depuis, concernant une certaine Dame Marguerite Santa Lucia qui a un problème bien particulier : « Marguerite n’aime pas ses...
    Voir plus

    Suite à une rencontre avec Erwan Larher pour « Le livre que je ne voulais pas écrire » (heureusement qu’il l’a fait), je me suis souvenue qu’un autre livre m’attendait depuis, concernant une certaine Dame Marguerite Santa Lucia qui a un problème bien particulier : « Marguerite n’aime pas ses fesses » : « Elle fronce les sourcils. Ce que le français peut être imprécis parfois ! (…) Je n’aime pas mes fesses, voilà qui est clair. » (p.9) Il faut dire qu’elles sont plates, pas assez rebondies à son goût.

    Sa vie est monotone, « un continuum fadasse », coincée dans sa relation avec son compagnon, Jonas, qui vit à ses crochets : « Le business de Jonas se limite à scribouiller quelques critiques de jeux vidéo pour des sites Internet, en attendant de terminer le développement de PulsionS, le jeu ré-vo-lu-tion-naire qu’il conçoit depuis… depuis que Marguerite le connaît, en fait. Six ans. » (p.21/22) Mais la vérité est qu’il passe la plupart de son temps en des rencontres sur un site Internet porno « Karmasturba » où il cherche à épater les femmes connectées et plutôt coquines, en leur montrant ses atouts ». Si Marguerite savait ça !!!!

    Un jour, dans la boîte où elle travaille (elle a un petit emploi consistant à résumer des livres), on lui propose de rencontrer un ancien président de la République, Aymeric Delaroche de Montjoie (DDM), pour écrire sa biographie. Elle finit par accepter et aura l’impression de se rendre chez un ami. Mais le problème est que le Sieur Aymeric s’embrouille, mélange les dates. Marguerite n’a pas encore osé demandé à son majordome (Hans) si DDM est malade. Pour Hans, « être vieux, c’est être con. » Comme compliment on ne fait pas mieux…

    Entre-temps, Marguerite fait la connaissance d’un amant de sa mère, un flic, Jacek. Elle va ainsi avoir une vie un peu plus mouvementée d’autant plus que le fameux Aymeric va se montrer lubrique, il est très intéressé par son décolleté (il m’a faite penser à quelqu’un)… Le récit devient alors chaud et même très chaud. On découvre aussi un autre côté, celui des politiciens pas si nets que cela.

    Cet ouvrage est une vraie satire où l’auteur donne libre cours à son imagination débordante et exaltante (comme lui). On rit en lisant car ça tourne au thriller rocambolesque.

    Aymeric, « vieux gâteux et pourtant classe » est pour ainsi dire le seul à prêter une grande attention à Marguerite qui, se trouvant nulle pour écrire un livre, a-t-elle été mise en confiance par DDM qui lui aurait suggéré « l’intrigue de son prochain roman. Un polar dans les allées du pouvoir, un roman un peu chaud ? »

    Avec son écriture toujours aussi humoristique, Erwan Larher nous rend cette pauvre Marguerite sympathique bien qu’elle soit agaçante parfois avec sa naïveté mais on est de tout cœur avec elle, surtout quand elle reprend du poil de la bête.
    Puisque sa vie est devenue plus émoustillante, c’est tant mieux pour elle car si l’on parle un peu de ces fameuses fesses, il y a bien plus dans cet ouvrage.

    Pour conclure, lisez ceci : « Et puis il y a Marguerite, ahhh Marguerite… Certes elle n’aime pas ses fesses, mais j’ai tellement de tendresse pour elle. Candide parisienne du 21ème siècle, initiée malgré elle, prise dans une incontrôlable spirale, révélée par l’obsession des hommes. Il faut plonger dans ce livre, ne vous raccrochez à rien, juste se laisser porter, Erwan Larher s’occupe de tout et vous surprendra jusqu’aux dernières lignes ! » (Gilles Perrotin, Librairie Le Marque-Pages)

  • add_box
    Couverture du livre « Le livre que je ne voulais pas écrire » de Erwan Larher aux éditions Quidam

    Emma C sur Le livre que je ne voulais pas écrire de Erwan Larher

    J’avais entendu parler du livre d’Erwan Larher sur les réseaux sociaux. Il m‘intriguait et je m’étais dit, je vais le lire c’est sûr.
    Mais je ne voulais pas découvrir l’auteur avec ça. Alors j’ai lu, Marguerite n’aime pas ses fesse d’abord (quelle ironie quand on y pense) et puis l’abandon du...
    Voir plus

    J’avais entendu parler du livre d’Erwan Larher sur les réseaux sociaux. Il m‘intriguait et je m’étais dit, je vais le lire c’est sûr.
    Mais je ne voulais pas découvrir l’auteur avec ça. Alors j’ai lu, Marguerite n’aime pas ses fesse d’abord (quelle ironie quand on y pense) et puis l’abandon du mâle en milieu hostile (rapatrié de Bretagne grâce au marquepage).
    Je vous ai dit tout le bien que je pensais de ces deux romans alors j’étais prête pour le 24/08.
    Le livre que je ne voulais pas écrire… Personne ne devrait pouvoir le lire, il ne devrait pas exister
    Pas besoin de pitch, Erwan Larher était au Bataclan le 13 novembre 2015, pour le reste il faudra lire.
    Antoine Leiris a écrit « vous n’aurez pas ma haine » et bien ils n’ont pas eu non plus l’humour, l’humanité et la tendresse d’Erwan Larher.
    Erwan, c’est sûr le « projet B » est bel et bien un très bel « objet ».

  • add_box
    Couverture du livre « Le livre que je ne voulais pas écrire » de Erwan Larher aux éditions Quidam

    Sophie Gauthier sur Le livre que je ne voulais pas écrire de Erwan Larher

    J'hésitais à le lire ce livre qu'Erwan Larher ne voulait pas écrire. Par crainte de flatter une forme de curiosité malsaine ? Ou d'éprouver des émotions illégitimes, par procuration en quelque sorte ?

    Alors j'ai attendu. J'ai attendu le moment où mes scrupules ont laissé toute la place au...
    Voir plus

    J'hésitais à le lire ce livre qu'Erwan Larher ne voulait pas écrire. Par crainte de flatter une forme de curiosité malsaine ? Ou d'éprouver des émotions illégitimes, par procuration en quelque sorte ?

    Alors j'ai attendu. J'ai attendu le moment où mes scrupules ont laissé toute la place au seul désir de retrouver cette écriture qui véritablement me fascine. Cette sculpture qu'Erwan Larher taille dans la matière de tous les réels pour leur donner forme et les rendre nôtres.

    Alors je l'ai lu ce livre qu'il ne voulait pas écrire. Et tous les deux nous avons bien fait. Lui de l'écrire, moi de le lire. Parce qu'il est rare et précieux qu'un agencement de mots, de phrases, de narrateurs-trices parvienne à englober tout ce que l'humanité contient d'humain magnifique et barbare, sublime et sordide, chatoyant et ténébreux, généreux et égoïste. Tous ces paradoxes, ces contradictions dont l'être humain est pétri apparaissent en filigrane d'une écriture qui pulse au rythme du coeur.

    La méticulosité avec laquelle l'auteur met au jour les moindres recoins de ses sensations et de ses pensées le dépouille de tous les codes sociaux et c'est comme si émergeait peu à peu l'homme à vif, un homme à la manière des écorchés sur les planches d'anatomie. Un homme debout. Et c'est une vision déchirante de fragilité et de force. Une vision complétée, renforcée par les mots de ceux qui sont à l'extérieur, ceux qui aiment et qui ont peur. Être capable d'avoir peur pour l'autre (et non à la place de l'autre), pour celui qui n'est pas nous, c'est montrer le côté lumineux des êtres, précieuse petite victoire contre la haine.

    C'est ainsi que j'ai lu le livre qu'Erwan Larher a eu raison d'écrire. Comme un concentré d'humanisme pur. Comme une conjugaison du verbe aimer dressée en barricade face à toutes les barbaries.

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !