Erwan Larher

Erwan Larher

Né à Clermont-Ferrand, Erwan Larher, après avoir travaillé dans l'industrie musicale, a tout quitté pour se consacrer à sa vocation d'écrivain. Après Qu'avez-vous fait de moi ? et Autogénèse (Michalon, 2010, 2012), il a publié L'Abandon du mâle en milieu hostile et Entre toutes les femmes (Plon, 2013, 2015). Largement salué par la critique, L'Abandon du mâle en milieu hostile a reçu les prix Claude-Chabrol et Louis-Barthou (de l'Académie française).


Son dernier roman « Le livre que je ne voulais pas écrire » vient de paraître.

Né à Clermont-Ferrand, Erwan Larher, après avoir travaillé dans l'industrie musicale, a tout quitté pour se consacrer à sa vocation d'écrivain. Après Qu'avez-vous fait de moi ? et Autogénèse (Michalon, 2010, 2012), il a publié L'Abandon du mâle en milieu hostile et Entre toutes les femmes (Plon, 2013, 2015). Largement salué par la critique, L'Abandon du mâle en milieu hostile a reçu les prix Claude-Chabrol et Louis-Barthou (de l'Académie française).


Son dernier roman « Le livre que je ne voulais pas écrire » vient de paraître.

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Avis (18)

  • Couverture du livre « Le livre que je ne voulais pas écrire » de Erwan Larher aux éditions Quidam

    0.25

    kryan soler sur Le livre que je ne voulais pas écrire de Erwan Larher

    Très fort tant par l'écriture que par le sujet ....git sta

  • Couverture du livre « Le livre que je ne voulais pas écrire » de Erwan Larher aux éditions Quidam

    0.25

    Mireille BROCHOT sur Le livre que je ne voulais pas écrire de Erwan Larher

    Livre vivement conseillé par des amis et la chance de rencontrer Erwan Larher au salon « Livres en Vigne ». Je n’avais pas lu ses précédents romans et j’étais assez curieuse de savoir comment le romancier avait pu écrire un livre qu’il ne voulait pas écrire...
    Sans détailler notre conversation,...
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    Livre vivement conseillé par des amis et la chance de rencontrer Erwan Larher au salon « Livres en Vigne ». Je n’avais pas lu ses précédents romans et j’étais assez curieuse de savoir comment le romancier avait pu écrire un livre qu’il ne voulait pas écrire...
    Sans détailler notre conversation, vous dire que j’ai rencontré un homme sensible, chaleureux, enthousiaste … je ne peux l’éviter tant j’ai été marquée par cette belle rencontre.
    Aussi penserez-vous que, aveuglée par la séduction, ce commentaire est frappé de subjectivité; je vous assure qu’il n’en est rien, c’est un « objet littéraire » comme le souhaitait son auteur, « objet littéraire » que je qualifierai de « rare ».
    Erwan Lahrer ne s’exprime pas en victime, il parle de celui qui a vécu une soirée d’enfer, pas celle où il aurait pu s’éclater mais l’enfer sous les tirs des kalachnikovs, des » HURLEMENTS », de la douleur, du doute, de la peur…
    Les auteurs de cet acte immonde, il les imagine à travers leur parcours et ses méandres pour se glisser dans leur peau ; il ne les connaît pas mais il les nomme.
    Bref, inutile d’ajouter des détails au scenario, la plume d’Erwan Larher a transformé un récit qui aurait pu être des plus trashs en une polyphonie magistrale et pudique, qui m’a bouleversée. Pour dépasser le « récit » ou le « roman », il a composé avec les voix extérieures de ses proches qui ponctuent le livre de messages forts et qui font de cette histoire « une aventure collective ».
    « La littérature n'arrête pas les balles. Par contre, elle peut empêcher un doigt de se poser sur une gâchette. Peut-être. Il faut tenter le pari".
    Ce livre est un vecteur d’humanité ; au-delà des émotions qu’il procure, des valeurs qu’il réveille, c’est pour moi la découverte d’un écrivain talentueux dont je vais explorer « à reculons » ses autres romans.

    Je m’aperçois qu’il m’a fallu pas mal de temps pour écrire ce pauvre avis sans grand intérêt, parce que ce livre est particulier et marquant, il m’est difficile d’en parler. Finalement, oubliez tout, LISEZ-LE !git sta

  • Couverture du livre « Le livre que je ne voulais pas écrire » de Erwan Larher aux éditions Quidam

    0.25

    Virginie Vertigo sur Le livre que je ne voulais pas écrire de Erwan Larher

    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2017/09/26/35710316.html

    Août 2017, le livre est entre mes mains, enfin. Une fois commencé, je n’ai pas pu le lâcher. La lecture a pourtant été âpre, en apnée et je suis ressortie complètement groggy. C’est un récit sensible, touchant, qui donne mal...
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    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2017/09/26/35710316.html

    Août 2017, le livre est entre mes mains, enfin. Une fois commencé, je n’ai pas pu le lâcher. La lecture a pourtant été âpre, en apnée et je suis ressortie complètement groggy. C’est un récit sensible, touchant, qui donne mal au bide quand il décrit l’attaque, qui surprend aussi quand il tente de se mettre à la place des terroristes. La narration volontairement au « tu » permet une mise à distance entre lui et le récit. Peut-être parce que c’est plus facile à écrire qu’avec le « je ». Peut-être parce que ce récit pourrait aussi être fait par une autre victime, un autre rescapé du Bataclan. Peut-être aussi pour m’inclure en tant que lectrice, en tant que citoyenne ayant vécu à ma façon le Bataclan. Car, si Erwan Larher a voulu « écrire autour » du Bataclan, s’il a voulu en faire un « objet littéraire », c’est aussi parce qu’il a pris conscience qu’au-delà de son drame personnel – que nul ne peut se représenter – il y a toute une dimension collective de cette nuit-là. Je me souviens très bien de cette soirée, hypnotisée par BFM TV. Je me souviens d’avoir envoyé des SMS à mes proches pour m’assurer qu’ils allaient bien. Je me souviens aussi d’avoir été prise de tremblements terribles. Mes dents claquaient et je me suis blottie dans une couverture polaire alors que c’était une belle soirée douce où on pouvait presque sortir sans veste. J’ai ressenti de la peur, pourtant à l’abri chez moi, et cette peur me donnait froid.

    Pour autant, le « je » absent en tant que pronom ne l’est pas en tant qu’individu. Erwan n’occulte rien de son vécu lors de cette tragédie : les HURLEMENTS, l’odeur du sang et de la poudre, cette personne qui lui tenait le mollet pendant qu’il « faisait le mort ». Après être sorti de la salle, à l’hôpital, nous découvrons toutes ses peurs, ses attentes, sa culpabilité de n’avoir pas su penser à ses proches pendant l’attaque, ses larmes, ses douleurs.

    Si je devais résumer ce récit par un premier mot, ce serait le mot VIE. La vie plus forte que tout, celle à laquelle il se raccroche en se déconnectant pendant l’attaque : « Je suis Sigolène, je suis un caillou ». La vie sauvée grâce à ceux qui consacrent justement leurs vies à sauver des vies : les secouristes, le personnel médical et paramédical. La vie qui fait qu’Erwan finit par avoir plus peur de ne plus bander que de faire des cauchemars. Sa peur de ne pas pouvoir rebander est évoquée plusieurs fois et cela m’a fait sourire parce que c’est une preuve qu’il est tourné à ce moment-là vers son avenir et plus sur ce qu’il a vécu. Et puis... si la vie avait volontairement mis cette épreuve sur son chemin pour en donner un nouveau sens ? Diabolique Lachésis qui a joué la vie d'Erwan sur un fil mais lui a permis de rebondir avec un optimisme ravageur !

    Si je devais aussi résumer ce récit par un second mot, ce serait le mot AMOUR. Ce mot clôture d’ailleurs le livre grâce au récit de Loulou Robert, « l’amoureuse ». L’amour transpire par tous les pores de l’ouvrage à travers le récit d’Erwan mais aussi celui de ses proches dans ces témoignages « Vu du dehors ». Que ce soit des membres de sa famille ou ses amis, chacun raconte son vécu de cette nuit du 13 novembre et l’attente de ses nouvelles. Erwan a une chance folle d’être entouré de gens qui l’aiment profondément et qui lui ont aussi sûrement donné la force de se rétablir physiquement et moralement. Cette bulle d’amour distillée dans le livre permet de rendre la lecture moins rude et surtout montre que l’horreur, même la plus absolue, ne pourra jamais enlever cet essentiel.git sta

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