Le duel

Couverture du livre « Le duel » de Arnaldur Indridason aux éditions Points
  • Date de parution :
  • Editeur : Points
  • EAN : 9782757852101
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Été 1972. Le commissaire Marion Briem n'a que faire de la Guerre froide, des Russes et des Américains qui s'affrontent à Reykjavik lors d'un championnat d'échecs : un adolescent vient d'être assassiné dans un cinéma de quartier. Très vite pourtant, elle comprend que ce meurtre est lié au duel... Voir plus

Été 1972. Le commissaire Marion Briem n'a que faire de la Guerre froide, des Russes et des Américains qui s'affrontent à Reykjavik lors d'un championnat d'échecs : un adolescent vient d'être assassiné dans un cinéma de quartier. Très vite pourtant, elle comprend que ce meurtre est lié au duel annoncé. Mais dans l'ambiance survoltée qui règne en ville, la tâche du futur mentor d'Erlendur n'a rien d'aisée.

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Avis(10)

  • Un polar sympathique sans être vraiment exceptionnel avec un rythme plutôt (très) lent.

    L'auteur maîtrise bien le genre, c'est indéniable. L'écriture est agréable mais sans grandes envolées. J'ai pour ma part eu du mal à m'immerger complètement dans ce roman, l'auteur n'arrive pas à nous...
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    Un polar sympathique sans être vraiment exceptionnel avec un rythme plutôt (très) lent.

    L'auteur maîtrise bien le genre, c'est indéniable. L'écriture est agréable mais sans grandes envolées. J'ai pour ma part eu du mal à m'immerger complètement dans ce roman, l'auteur n'arrive pas à nous plonger dans une ambiance particulière. Je suis donc resté assez détaché et je n'ai pas éprouvé beaucoup d'émotions si ce n'est de vouloir rapidement connaître la fin.

    La fin n'est d'ailleurs pas exceptionnelle, au moins on ne s'y attend pas mais finalement je n'ai pas pu m'empêcher de penser "tout ça...pour ça".

    Les personnages sont tout de même intéressants, surtout le personnage principal dont on creuse le passé douloureux, marqué par une maladie qui a fait des ravages, à travers de nombreux flashback bien amenés.

    Au final, un policier qui se lit rapidement, facilement et qu'on peut réserver pour la plage ou les transports en commun. Sans plus.

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  • Voici un livre dont le titre m’intéressait au plus haut point : « Le Duel », car relatif aux échecs et de plus, écrit par Arnaldur Indriðason, donc littérature islandaise que j’affectionne particulièrement.
    Pourquoi étais-je intéressée par ce sujet ? Tout simplement parce que, ayant travaillé...
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    Voici un livre dont le titre m’intéressait au plus haut point : « Le Duel », car relatif aux échecs et de plus, écrit par Arnaldur Indriðason, donc littérature islandaise que j’affectionne particulièrement.
    Pourquoi étais-je intéressée par ce sujet ? Tout simplement parce que, ayant travaillé quelques années dans ce milieu, dans un club parmi des joueurs, assistant à des tournois, et en relation directe avec non seulement les divers fournisseurs de méthodes pour s’améliorer (livres et logiciels avec le célèbre « Fritz »), mais aussi avec des organisateurs de tournois internationaux. Donc un milieu plutôt spécial car composé de passionnés cherchant toujours à atteindre un plus haut niveau – une atmosphère unique faite de forte concentration, de réflexions, avec des Grands Maîtres.

    Mais je ferme là cette parenthèse personnelle où j’ai un peu évoqué des bons souvenirs et il serait temps de passer au livre dans lequel trois thèmes principaux se croisent :
    * L’enquête sur le meurtre d’un jeune garçon de dix-sept ans (Ragnar Einarsson) dans le cinéma Harfnarbio qu’il fréquente assidûment et où il se rend avec un magnétophone qui sera la cause de son décès.
    * L’histoire de Marion Briem, commissaire à Reykjavik, avec son enquête sur le meurtre mais aussi avec des retours sur son enfance alors qu’elle souffrait de tuberculose.
    * Enfin, Le Duel du siècle, Le Combat des Titans, Le Championnat du monde d’échecs, qui doit opposer Bobby Fischer et Boris Spassky, en pleine guerre froide (en 1972).

    Il m’est tout de suite venu à l’idée de comparer quelques personnages avec certaines pièces du jeu d’échecs (déformation professionnelle qui est restée) :
    - Le Roi blanc : le Russe Boris Spassky (blanc parce que c’est lui qui est désigné pour jouer en premier).
    - Le Roi noir : l’Américain Bobby Fischer.
    - La Dame : Marion (car elle peut se déplacer dans toutes les directions).
    - Le Cavalier : Albert son équipier.
    - Quant à la Tour et aux Pions, je ne voudrais pas plus ennuyer le lecteur et je vais revenir à des termes plus simples.
    De toute façon, il faut garder à l’esprit de ne jamais faire cadeau d’une pièce (ici d’un renseignement).

    Reykjavik est donc devenue LE centre du monde, le temps de ce duel et l’on y découvre les personnalités des joueurs. Par exemple (entre autres) :
    « - C’est l’engouement général en ce moment, observa le journaliste...(…)
    - Fischer veille à nous donner chaque jour de quoi raconter. Il est en train d’épuiser les Russes, la Fédération islandaise d’échecs, l’ambassade américaine, les journalistes et j’en passe. La Fédération a fait fabriquer un échiquier en basalte des fjords de l’Est, mais Bobby l’a refusé. On en a fabriqué trois autres pour lui laisser le choix. Un est en bois de rose, l’autre en teck et le troisième en je ne sais plus quoi. Rien n’est assez bien pour lui. Pendant ce temps-là, Spassky garde un calme olympien. » (page 125).
    Le tout se passe dans une ambiance pleine de rebondissements, d’imprévus, mais avec le rythme lent de l’écrivain. Et j’ai trouvé que justement c’était un peu trop lent (à moins que ce soit voulu pour tenir le lecteur en haleine ?) mais j’aurais préféré des actions plus fortes, plus nerveuses que ces tergiversations, cette enquête qui traîne en longueur pour trouver l’assassin du pauvre Ragnar mort assassiné stupidement.

    On en arrive tout de même aussi à une histoire d’espionnage entre les différentes Fédérations (américaine et russe).
    S’y entrecroise également l’histoire de Marion, la commissaire si intelligente et son passé resurgit avec la terrible maladie dont elle a souffert.

    Je ne voudrais pas en dire trop même si mon intérêt a un peu souffert car j’aurais aimé arriver plus rapidement au dénouement de tous les faits qui viennent s’ajouter. J’ai ressenti de la compassion pour Marion, certes, mais il ne faut pas oublier le jeune Ragnar dont les parents sont effondrés. Marion garde toute sa tête et ses facultés de déduction dans tout cet imbroglio islandais, un très grand intérêt pour les deux joueurs qui s’affrontent, calculent, font fi du temps qui s’écoule et de la pendule qui doit assurer le même temps à chaque joueur.

    En conclusion, dans le chaos qui survient pour arriver à la solution finale, je peux dire que ce livre m’a bien intéressée (mais j’aurais volontiers supprimé quelques paragraphes).

    Dans les dernières lignes du livres, Arnaldur Indriðason a écrit : » A la porte se tenait un jeune homme inconnu. De taille moyenne, râblé sans être enveloppé, il avait une épaisse tignasse qui tirait sur le roux. (…)
    - Vous débutez ? Demanda Marion, qui connaissait la plupart de ses collègues de Reykjavik.
    - Je viens de commencer à la circulation, répondit le jeune homme. Vous êtes peut-être … ?
    Marion hocha la tête.
    - J’ai un courrier pour vous, déclara l’agent en lui remettant l’enveloppe.
    - Merci beaucoup. Comment vous appelez-vous ?
    - Erlendur, répondit le jeune homme au visage triste. Je m’appelle Erlendur Sveinsson. »
    Cela signifie donc que c’est là qu’ils font connaissance et que Marion va devenir le mentor d’Erlendur ? Et pourtant il me semble bien l’avoir rencontré auparavant ce cher Erlendur, Mais il aurait fallu que je retrouve où et ce n’est pas bien grave (à mon avis). Et puis ça reste à prouver.

    Lecture assez agréable car elle m’a rappelé de bons souvenirs d’une certaine période, ma période échiquéenne…. Et peut-être certains se souviennent de la victoire d’un ordinateur champion du monde d’Échecs : le programme Deep-Blue contre le champion du monde Garry Kasparov en 1997 ? Mais c’est une autre histoire et me voilà repartie avec les joueurs d’échecs...

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  • Le meilleur Indridason que j’aie lu. Belle intrigue sombre à souhait sur fond de guerre froide et de partie d échec. En revanche la narration est parfois un peu difficile à suivre.

    Le meilleur Indridason que j’aie lu. Belle intrigue sombre à souhait sur fond de guerre froide et de partie d échec. En revanche la narration est parfois un peu difficile à suivre.

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  • J'ai été déçue par la découverte de cet auteur que l'on m'avait vanté.
    J'aime pourtant ce genre de polar, sobre, calme, lent et sentimental. J'ai trouvé ici que la progression de l'histoire était peu fluide, et les transitions entre les chapitres sur l'enquête et les chapitres sur l'intimité ou...
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    J'ai été déçue par la découverte de cet auteur que l'on m'avait vanté.
    J'aime pourtant ce genre de polar, sobre, calme, lent et sentimental. J'ai trouvé ici que la progression de l'histoire était peu fluide, et les transitions entre les chapitres sur l'enquête et les chapitres sur l'intimité ou le passé des personnages, notamment la tuberculose du personnage principal qui mène l'enquête, n'était pas naturelles, paraissaient un peu incongrues par moment. Dommage.

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  • Cette fois, pas d'Erlendur à l'horizon ! Seule(e) Marion Briem et son acolyte enquêtent sur le meurtre d'un adolescent féru de cinéma, assassiné à la séance de 17h, parce qu'il enregistrait les bandes-son des films sur son magnétophone..
    Et si Erlendur pointe son nez à la toute dernière page de...
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    Cette fois, pas d'Erlendur à l'horizon ! Seule(e) Marion Briem et son acolyte enquêtent sur le meurtre d'un adolescent féru de cinéma, assassiné à la séance de 17h, parce qu'il enregistrait les bandes-son des films sur son magnétophone..
    Et si Erlendur pointe son nez à la toute dernière page de ce roman, l'opus en question permet d'aborder la position de l'Islande pendant la guerre froide (entre "guerre de la morue" et communisme latent) et la jeunesse de Marion Briem alors qu'elle était soigné(e) en sanatorium suite à une épidémie de tuberculose. Loin de me gêner, ces incursions dans le passé et les sentiments de Marion, m'ont permis de me familiariser avec le mentor d'Erlendur, comprendre sa détresse, ses failles...
    Dans ce polar, impossible de déterminer encore si elle-il est une femme ou un homme !
    Ça n'est certainement pas l'enquête la plus "entrainante" de la série, mais le sujet est intéressant (au moins d'un point de vue culturel), j'aime toujours le côté un peu lent de la narration, le côté très évocateur des descriptions, et, disons-le clairement, je suis ACCRO !

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  • Ce polar de l’islandais Arnaldur Indridason ne concerne pas son inspecteur fétiche Erlendur mais son futur mentor Marion Briem. Un clin d’œil est d’ailleurs fait à Erlendur dans les toutes dernières lignes du livre, ce qui permet de relier les deux. Plutôt bien trouvé de la part de l’auteur....
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    Ce polar de l’islandais Arnaldur Indridason ne concerne pas son inspecteur fétiche Erlendur mais son futur mentor Marion Briem. Un clin d’œil est d’ailleurs fait à Erlendur dans les toutes dernières lignes du livre, ce qui permet de relier les deux. Plutôt bien trouvé de la part de l’auteur.

    L’intrigue se déroule en Islande durant la guerre froide entre l’Est et l’Ouest en 1972. Elle s’appuie sur le duel entre les deux champions d’échecs : l’américain Bobby Fischer et le Russe champion du monde Spassky.

    L’origine de l’enquête de Marion Briem et son acolyte Albert est l’assassinat d’un jeune adolescent dans un cinéma.

    Comme toujours avec Indridason, c’est bien écrit, extrêmement détaillé et lent. Si ce dernier point en général ne me plait guère, je me dois de reconnaitre qu’il en est autrement avec Indridason. Cela se marie bien avec les histoires et permet souvent de bien s’immiscer dans le contexte.

    Indridason prend soin de bien nous révéler les caractères de chacun mais en aucun cas nous perd dans des histoires secondaires.
    Il est par exemple ici beaucoup question de Marion Briem. Une histoire dans l’histoire serais-je tenté de dire puisqu’au travers des 48 chapitres de l’enquête, l’auteur nous dépeint la maladie de Marion (la tuberculose), son enfance sans père, son combat (gagnant) contre la tuberculose et son histoire d’amour impossible avec Katrin. Ce fil rouge durant l’enquête est intéressant et ne noie en rien le lecteur. Un challenge difficile mais parfaitement relevé par Indridason. Cela explique aussi (et surtout) le côté solitaire de Marion.

    Une simple intrigue politique ? Loin de là ! Si le dernier quart du livre s’accélère, la plupart des scénarii ébauchés par le lecteur sont mis à mal par l’auteur. De nombreux rebondissements se succèdent jusqu’à la révélation finale. Ce n’est pas spectaculaire mais c’est agréable à lire et pour ma part je trouve réussi.

    Cela se lit vite, sans difficulté particulière. Les dialogues entre les deux personnages principaux rendent le déroulé de l’enquête plutôt fluide.
    Indridason en profite comme d’habitude pour laisser transparaitre quelques idées politiques, ainsi que pour nous dépeindre la vie en Islande dans les années 70 (les nombreux cas de maladie dans les fermes entre autre).

    En résumé, vous trouverez dans ce livre une tentative de déstabilisation politique en pleine guerre froide, un amour impossible, la recherche d’un assassin et la vie de Marion Briem. Parfait pour une lecture estivale sans prise de tête.

    4/5

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  • Plusieurs histoires en parallèle qui se réunissent toutes dans une fin assez surprenante; lecture prenante même si l'histoire d'espionnage arrive un peu comme "un cheveu sur la soupe". Même si c'est MARION qui même l'enquête et pas Erlandur,on retrouve bien l'ambiance des romans de INDRIDASON.

    Plusieurs histoires en parallèle qui se réunissent toutes dans une fin assez surprenante; lecture prenante même si l'histoire d'espionnage arrive un peu comme "un cheveu sur la soupe". Même si c'est MARION qui même l'enquête et pas Erlandur,on retrouve bien l'ambiance des romans de INDRIDASON.

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  • Nous sortons du cadre habituel des enquêtes bien menées par Arnaldur Indridason. Mais, le personnage de Marion (très belle description d'une femme audacieuse) ne nous est pas inconnu puisque le commissaire Erlendur y fait souvent allusion. Le début du roman requiert une réelle concentration...
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    Nous sortons du cadre habituel des enquêtes bien menées par Arnaldur Indridason. Mais, le personnage de Marion (très belle description d'une femme audacieuse) ne nous est pas inconnu puisque le commissaire Erlendur y fait souvent allusion. Le début du roman requiert une réelle concentration (plusieurs histoires en parallèle) mais la suite vaut vraiment cette peine et vous serez largement récompensé !

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