Le coeur battant de nos mères

Couverture du livre « Le coeur battant de nos mères » de Brit Bennett aux éditions Autrement
  • Date de parution :
  • Editeur : Autrement
  • EAN : 9782746745728
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 344
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : (non disponible)
  • Thème : Littérature Anglo-Saxonne
  • Prix littéraire(s) : (non disponible)
Résumé:

« Tous les grands secrets ont un goût particulier ».
Nadia a 17 ans et la vie devant elle. Mais quand elle perd sa mère et avorte en cachette, tout change. Elle choisit alors de quitter la communauté noire et religieuse qui l'a vue grandir. Boursière dans une grande université, Nadia fréquente... Voir plus

« Tous les grands secrets ont un goût particulier ».
Nadia a 17 ans et la vie devant elle. Mais quand elle perd sa mère et avorte en cachette, tout change. Elle choisit alors de quitter la communauté noire et religieuse qui l'a vue grandir. Boursière dans une grande université, Nadia fréquente l'élite. Elle a laissé derrière elle Luke, son ancien amant aux rêves brisés, et Aubrey, sa meilleure amie. Durant une décennie marquée des affres de la vie, les trajectoires des trois jeunes gens vont se croiser puis diverger, tendues à l'extrême par le poids du secret.
Dans la lignée d'Elena Ferrante et de Chimamanda Ngozi Adichie, Brit Bennett donne voix à des héros en quête d'accomplissement et nous offre un roman lumineux, inoubliable.

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Les derniers avis

  • 0.2

    « Le cœur battant de nos mères » nous amène au cœur d’une paroisse afro américaine en Californie, le Cénacle. Les « mères » se sont des dames d’un certain âge qui observent, jugent et commentent la vie, les amours et les tourments de la jeunesse de leur communauté. Elles savent tout.....
    Dans...
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    « Le cœur battant de nos mères » nous amène au cœur d’une paroisse afro américaine en Californie, le Cénacle. Les « mères » se sont des dames d’un certain âge qui observent, jugent et commentent la vie, les amours et les tourments de la jeunesse de leur communauté. Elles savent tout.....
    Dans cette Amérique bien pensante, il y a Nadia, terriblement belle, intelligente mais cassée par le décès récent de sa mère.
    Il y a Luke, le fils du pasteur, sportif et beau gosse, dont les rêves de gloire ont été brisé par un accident de foot.
    Et puis il y a Aubrey, qui passe son temps à aider la communauté et à prier pour se reconstruire après les abus sexuels dont elle a été victime plus jeune.
    Nadia, Luke, Aubrey.... Nadia et Luke... Nadia et Aubrey.... Aubrey et Luke....
    Trois destins qui ne cesseront de s’entremêler à partir du jour où Nadia décidera d’avorter en cachette; un secret qui plus ou moins directement marquera leur vie.
    Un beau premier roman sensible et un sens de la narration remarquable dans lequel il m’aura cependant manqué un petit quelque chose pour être aussi émue que je pensais l’être à la lecture de la 4eme de couv qui place les personnages dans la lignée de ceux d’Elena Ferrante.
    Sans être aussi emballée que le Los Angeles Time qui parle de ce livre comme « du roman le plus exaltant de cette rentrée », j’ai tout de même l’impression que l’on a pas fini d’entendre parler de Brit Bennet. Plume à suivre....

  • 0.15

    Ce roman nous entraîne dans une petite communauté noire-américaine dans laquelle tout le monde se connaît et sait tout sur les autres. De nombreux chapitres débutent d'ailleurs par un chœur féminin, celui de ces femmes d'expérience de la communauté qui observent et connaissent les mécanismes du...
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    Ce roman nous entraîne dans une petite communauté noire-américaine dans laquelle tout le monde se connaît et sait tout sur les autres. De nombreux chapitres débutent d'ailleurs par un chœur féminin, celui de ces femmes d'expérience de la communauté qui observent et connaissent les mécanismes du cœur, qui connaissent aussi les hommes. Rien d'original dans le traitement de l'intrigue qui se lira et se laissera certainement oublier assez rapidement. Brit Bennet y traite de nombreux sujets qui ont, à mon avis, pour point commun les conséquences des choix sur la vie, celui de l'avortement bien sûr, mais aussi du suicide de la mère ou du manque d'amour maternel. Elle semble vouloir nous montrer qu'aucun choix n'est ni bon, ni mauvais et que tout le monde doit vivre avec ses blessures. En le lisant, je me suis dit que ça ferait un bon téléfilm, ça en dit long sur le manque de style du roman, même si certaines phrases m'ont paru belles:
    Elle refusait de le laisser enterrer son sentiment de culpabilité en elle. Elle ne servirait plus jamais de lieu de sépulture à un homme.
    Peut-être que l'aspect qui m'a le plus intéressée, c'est la façon dont l'homme vit cet avortement et cette bague de virginité, que je trouve fascinante et effrayante. J'ai par contre, comme toujours, eu du mal avec les phrasess clichés comme:
    En vieillissant, une fille se rapproche de sa mère, jusqu'à ce qu'elle se fonde peu à peu en elle, comme un patron de couture. Mais un fils devient irrémédiablement autre chose.

  • 0.15

    Ces mères qui donnent leur nom au roman, ce sont celles qui forment une sorte de chœur féminin à l'antique, narratrices d'une tragédie qui marque les esprits de ce coin de Californie où s'observent les membres d'une communauté religieuse noire, prompts à s'espionner, à médire et à juger.

    Le...
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    Ces mères qui donnent leur nom au roman, ce sont celles qui forment une sorte de chœur féminin à l'antique, narratrices d'une tragédie qui marque les esprits de ce coin de Californie où s'observent les membres d'une communauté religieuse noire, prompts à s'espionner, à médire et à juger.

    Le roman, servi par une narration fluide, dessine l'histoire d'un trio amoureux où l'amour autant que l'amitié servent de toile de fond à une analyse des relations humaines.

    Il y est question d'avortement (c'est le fil rouge), d'inceste, de suicide, d'homosexualité, de religion, de féminisme (un peu, je pensais d'ailleurs que cet ouvrage s'inscrivait de façon plus nette dans cet esprit, ce n'est pas exactement le cas) mais aussi d'absence (celle des mères, qu'elles soient mortes ou dépourvues de sentiments), de trahison, de culpabilité, de renoncements et de raison (quelles décisions prendre quand toute une communauté vous épie et vous blâme pour votre comportement ?).

    Tous les sujets sont pourtant traités de manière un peu superficielle et cela nuit à la qualité de ce roman qui évite qui évite de justesse l'écueil de trop de sentimentalisme ou de mièvrerie. Un peu plus de profondeur aurait été bienvenue, un roman qui se lit facilement mais qui ne marque pas.

  • 0.05

    Ce livre est un rendez-vous manqué.
    J’aurais aimé l’aimer… pour son titre, pour l’histoire encensée par la critique américaine.

    D’une part, je ne sais pas si cela tient à une mauvaise traduction française mais je n’ai pas été sensible à l’écriture de l’auteur.
    D’autre part, l’histoire est...
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    Ce livre est un rendez-vous manqué.
    J’aurais aimé l’aimer… pour son titre, pour l’histoire encensée par la critique américaine.

    D’une part, je ne sais pas si cela tient à une mauvaise traduction française mais je n’ai pas été sensible à l’écriture de l’auteur.
    D’autre part, l’histoire est malheureusement assez plate malgré les sujets abordés (maternité, avortement, triangle amoureux…).

    Best seller ou pas, il m’a littéralement laissée sur le côté.

    A vous de juger !

    Ma chronique sur https://arthemiss.com/le-coeur-battant-de-nos-meres-de-brit-bennett/

  • 0.1

    Ce roman avait tous les ingrédients pour me plaire : un trio de personnages aux destins croisés que l’on suit de l’adolescence à l’âge adulte et une histoire de non-dits abordant le thème de l’avortement.

    Malheureusement, je suis passée à côté de cette lecture qui n’a pas réussi à me faire...
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    Ce roman avait tous les ingrédients pour me plaire : un trio de personnages aux destins croisés que l’on suit de l’adolescence à l’âge adulte et une histoire de non-dits abordant le thème de l’avortement.

    Malheureusement, je suis passée à côté de cette lecture qui n’a pas réussi à me faire vibrer.

    Néanmoins, quelques points forts sont présents dans ce roman. J’ai notamment particulièrement apprécié la construction du récit avec l’alternance de l’histoire de Nadia et le ressenti d’un choeur de femmes sur les évènements, représentant ainsi la communauté religieuse noire dont l’héroïne fait partie.

    D’autre part, la plume fluide et plaisante de la romancière m’a également permis de faire défiler les pages aisément.

    Cependant, à mon grand regret, le tout m’a semblé sans âme. Les personnages ont manqué de profondeur et je suis restée hermétique à la vie de nos trois héros.

    Malgré certaines qualités, ce premier roman n’aura pas réussi à me toucher. Une lecture sur l’avortement, la filiation et la culpabilité qui est restée trop fade à mon goût.

  • 0.15

    J’étais enthousiaste au début, le propos me semblait très intéressant, parler d’une femme qui prend des décisions fortes, pensant à sa vie future qu’elle veut pleine et sans attaches dès ses 17 ans.
    Cette jeune femme, Nadia, avorte donc, afin de ne pas faire comme sa mère. Sa mère qui n’a pas...
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    J’étais enthousiaste au début, le propos me semblait très intéressant, parler d’une femme qui prend des décisions fortes, pensant à sa vie future qu’elle veut pleine et sans attaches dès ses 17 ans.
    Cette jeune femme, Nadia, avorte donc, afin de ne pas faire comme sa mère. Sa mère qui n’a pas été à l’université, sa mère s’est mariée, sa mère s’est suicidée sans un mot d’explication.

    Donc j’étais enthousiaste. Et puis, le récit part dans une histoire un peu trop facile. La relation triangulaire entre Nadia, Aubrey sa meilleure amie et Luke, l’homme, le père, l’absent, le trop présent, le maladroit, l’homme qui souffre, le lâche.

    Et franchement, je m’attendais à autre chose que cette histoire de trahisons. J’espérais une vie de femme qui s’est choisie et je ne lis que les vies de femmes qui se laissent faire.

    Nous ne saurons pas pourquoi la mère de Nadia s’est suicidée, nous ne saurons pas pourquoi ce suicide est important dans le roman, nous ne saurons rien en fait.

    Le point fort de ce livre est ce chœur de femmes, tragédiennes grecques, commères effrayantes, vieilles femmes ayant tout vécu, vieilles femmes mortes vivantes.

    Je relirai cette auteure car, pour un premier roman, bon sang elle s’en sort bien. Avec de la chance, le suivant sera plus profond.

  • 0.15

    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/10/le-coeur-battant-de-nos-meres-de-brit.html

    Voici un roman qui me faisait de l’œil depuis un moment et j'ai été ravie qu'il soit sélectionné par le jury de novembre du grand prix Elle. Malheureusement ce livre m'a beaucoup déçue.

    L'histoire se...
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    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/10/le-coeur-battant-de-nos-meres-de-brit.html

    Voici un roman qui me faisait de l’œil depuis un moment et j'ai été ravie qu'il soit sélectionné par le jury de novembre du grand prix Elle. Malheureusement ce livre m'a beaucoup déçue.

    L'histoire se déroule de nos jours à San Diego. Nadia, une jeune fille intelligente et belle de 18 ans, a une aventure avec Luke, le fils du pasteur de la communauté noire et religieuse dans laquelle elle vit. Lorsqu'elle découvre qu'elle est enceinte, elle décide d'avorter et vit difficilement l'absence de Luke à ses côtés lors de cette épreuve.

    La mère de Nadia s'est suicidée avec l'arme de son père dix mois plus tôt sans un mot d'explication laissant Nadia avec une terrible culpabilité " Si ma mère s'était débarrassée de moi, est-ce qu'elle serait toujours en vie? Peut-être qu'elle aurait été plus heureuse. Peut-être qu'elle aurait pu avoir une vraie vie". Nadia entretient une relation pleine de silence avec son père qui est complètement perdu et ne sait pas comment s'y prendre avec elle. C'est un marine qu'elle a peu côtoyé dans sa petite enfance. Nadia souffre d'être dans le regard des autres celle dont la mère s'est suicidée, elle vit difficilement la pitié et le jugement de la part des femmes de l'église. Elle est donc ravie de partir dans le Michigan car elle a décroché une bourse pour y intégrer une grande université, elle va suivre des études de droit avec l'impression de vivre la vie que sa mère n'a pas pu vivre à cause de sa naissance. Nadia laisse derrière elle son père mais aussi Aubrey son amie, une jeune fille complètement différente d'elle, toutes deux sont fortement reliées à leur mère mais pour des raisons très différentes.

    Quant à Luke, il reste coincé dans le passé pensant sans cesse à ce bébé, leur bébé, à la vie qu'ils auraient pu avoir avec cet enfant, il a vécu cet avortement comme un non-choix, comme une décision de Nadia et de ses propres parents. En effet le pasteur et sa femme sont allés contre leurs convictions religieuses en finançant les frais de l'avortement.

    Le roman nous relate les trajectoires de ces trois jeunes gens pendant la décennie qui suit l'avortement de Nadia. En introduction de chaque chapitre, des vieilles femmes de l’Église, appelées des Mères, observent, commentent et se souviennent...

    Dans un premier temps j'ai été surprise de découvrir après quelques chapitres que cette histoire se déroulait à notre époque, en effet le poids de la communauté religieuse protestante, le port de bagues de chasteté aussi bien par les jeunes garçons que par les jeunes filles me faisaient imaginer une époque plus ancienne. Il m'a vraiment fallu rentrer dans le mode de vie de cette communauté pour comprendre certaines réactions des personnages. Malgré tout, j'ai eu du mal à comprendre Luke qui semble plus intéressé par le fait d'avoir un bébé que de construire une relation amoureuse avec une femme, le fait qu'il voit les femmes seulement comme des génitrices m'a beaucoup gênée, du moins c'est comme ça que j'ai interprété les réactions de Luke car le gros défaut de ce livre c'est que les sentiments des personnages ne sont que très peu abordés.
    Malgré tout, c'est un livre qui se lit très facilement, dont j'ai eu envie de tourner les pages pour connaitre la suite, l'écriture est plaisante mais quelconque, le style est fluide malgré quelques maladresses, sans doute de traduction. Il parle du poids des non-dits et des secrets, de culpabilité, des conséquences à long terme d'un avortement aussi bien pour la femme que pour l'homme, des sujets fort intéressants mais qui ici m'ont laissée de marbre tellement je suis restée à distance des personnages. Parler des conséquences de l'avortement pour le femme mais aussi pour l'homme qu'on oublie souvent dans ce cas me semblait une excellente idée mais pourquoi choisir un homme au comportement si rétrograde? Pour moi cela a contribué à gâcher le sujet.
    En résumé la lecture de ce roman ne m'a pas été franchement désagréable car il est très fluide mais il n'a pas correspondu à mes attentes qui étaient peut-être trop grandes. Un livre un peu trop américain à mon goût et trop superficiel qui ne me marquera certainement pas...
    La comparaison de cette auteur à Elena Ferrante (L'amie prodigieuse) et à Chimamanda Ngozi Adichie (Américanah) me semble bien abusive et son énorme succès au États-Unis ainsi que le projet d'adaptation cinématographique me laissent perplexe.

    Ce roman est sélectionné pour le prix Médicis étranger et pour le prix Fémina étranger

  • 0.2

    Un joli récit qui campe, sur les vingt dernières années, le parcours de Nadia, Luke et Aubrey, tous trois issus de la communauté noire et religieuse d’Oceanside en Californie.
    Nadia est belle, jeune et brillante, elle fait partie des privilégiées qui vont partir étudier à l’Université. Nadia...
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    Un joli récit qui campe, sur les vingt dernières années, le parcours de Nadia, Luke et Aubrey, tous trois issus de la communauté noire et religieuse d’Oceanside en Californie.
    Nadia est belle, jeune et brillante, elle fait partie des privilégiées qui vont partir étudier à l’Université. Nadia est hantée par le suicide récent de sa mère, « un tremblement de terre qui l’arrachera à son sommeil ». Sa vie durant elle cherchera une explication à ce geste fatal et sera dépositaire des rêves (supposés) de sa mère, persuadée qu’elle n’était pas désirée. Sa mère était jeune, 17 ans, la naissance de sa fille a mis fin à ses projets d’études. C’est pourquoi, lorsqu’elle se découvre enceinte de Luke, Nadia prend la décision d’avorter. Un choix qui la hantera toute sa vie et dont le secret sera un poids terrible.
    Luke est le fils du pasteur, sportif, tombeur, beau garçon. Le départ de Nadia dont il est très épris va le laisser pantelant. Pourtant, ironie du sort, c’est lui qui a donné à Nadia l’argent nécessaire à son avortement, à l’origine de sa fuite. Un acte inimaginable dans cette communauté profondément religieuse.
    Aubrey est la meilleure amie de Nadia. Elle vit avec sa sœur ayant rompu avec sa mère et surtout le compagnon de celle-ci. Aubrey est douce, elle affiche un sourire permanent qui cache sa tristesse, lucide aussi. Elle a été adoptée par la communauté religieuse, la mère de Luke l’a prise sous son aile.
    Ces trois destins sont conditionnés et pétris de leur éducation. L’Eglise joue un rôle prédominant dans leurs trajectoires. Oppressante pour Nadia, salutaire pour Aubrey, omniprésente pour Luke, fils du pasteur.
    Les personnages sont attachants dans leur quête désespérée pour s’accomplir ou s’affranchir. De jolis moments d’émotion.
    Le lecteur découvre le récit conté par le chœur des femmes du Cénacle, femmes expérimentées, mères ou non, observant avec acuité les fidèles et tout le petit monde qui gravite autour de l’église.
    Le style est agréable à lire, le vocabulaire précis, le récit se déroule avec facilité. L’auteure est d’une grande délicatesse pour évoquer les émois et les doutes de ses personnages.
    Quelques sujets juste ébauchés auraient mérité un développement, le traumatisme des soldats (le père de Nadia, Russell), le sort des mexicains.
    J’ai lu avec plaisir ce récit. Je m’incline face au talent naissant de cette jeune romancière de 27 ans seulement.

  • 0.2

    Nadia, promise à un brillant avenir, tombe enceinte à dix-sept ans, du fils du pasteur. Elle décide d’avorter. Sa vie entière va se trouver marquée par cette décision qu’elle devra affronter seule.

    Au fil des pages, le lecteur suivra Nadia, Aubrey, sa meilleure amie et Luke, le fils du...
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    Nadia, promise à un brillant avenir, tombe enceinte à dix-sept ans, du fils du pasteur. Elle décide d’avorter. Sa vie entière va se trouver marquée par cette décision qu’elle devra affronter seule.

    Au fil des pages, le lecteur suivra Nadia, Aubrey, sa meilleure amie et Luke, le fils du pasteur, pendant une dizaine d’années. Les mots de Brit Bennett permettent de ressentir intensément les blessures de chacun des personnages, tous abîmés par la vie.

    Ce livre est un roman magnifique sur la féminité et l’amitié. Sur la douleur qu’il y a à quitter l’enfance aussi. L’écriture est délicate et intense et les personnages sont vibrants de réalisme. On s’attache à chacun d’eux et il est difficile de les abandonner quand arrive la dernière page.

    A ne pas rater.

  • 0.15

    Rendez-vous page 100
    En lisant les toutes premières pages, je me pensais dans les années cinquante ou soixante. Mais non, le roman se déroule de nos jours dans la communauté noire de l’église du Cénacle en Californie. Nadia Turner, depuis le décès de sa mère (elle s’est tiré une balle dans la...
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    Rendez-vous page 100
    En lisant les toutes premières pages, je me pensais dans les années cinquante ou soixante. Mais non, le roman se déroule de nos jours dans la communauté noire de l’église du Cénacle en Californie. Nadia Turner, depuis le décès de sa mère (elle s’est tiré une balle dans la tête) erre physiquement et mentalement. Cette jeune fille, très intelligente, est prise dans une université lorsqu’elle se retrouve enceinte des œuvres de Luke, fils du pasteur et va se faire avorter seule dans la ville voisine. Cette gamine solitaire devient copine avec Aubrey, je dirai plutôt l’inverse. Aubrey est très active dans la communauté, sorte de grenouille de bénitier. En l’état actuel de ma lecture, l’emprise religieuse est très prégnante. Le Livre alterne les passages de la vie de Nadia et une voix, faisant partie de la communauté religieuse, qui raconte les évènements. Néanmoins la lecture reste fluide. Je suppose qu’à un moment, les deux parties vont se rencontrer. Très curieuse de connaître la suite.
    ================
    Voici la chronique en sa totalité :

    Vie ordinaire dans la Communauté noir de l’Eglise du Cénacle dont le pasteur Sheppard est le fondateur. Celles que l’on appelle « les mères » y sont omniprésentes sous la direction de Madame Sheppard. Le père de Nadia en est un adepte fervent depuis le décès de sa femme qui s’est suicidée en se tirant une balle dans la tête. Nadia, elle, erre depuis que sa mère lui a lâché la main.
    Son idylle avec Luke, le fils du pasteur Sheppard, porte ses fruits et, à la veille d’entrer dans une grande université, elle se retrouve enceinte. Pas question pour elle de réitérer le schéma maternel. Elle prévient Luke de son état et l’informe qu’elle ne garde pas l’enfant et se fait avorter dans la ville voisine. Luke pourvoit aux frais financiers mais, lâchement, l’abandonne. C’est vrai qu’ils sont jeunes et qu’elle n’a que dix-sept ans. Le racisme ordinaire, Nadia va le connaître en université, mais le sujet n’est qu’effleuré… Ce n’était pas le thème principal du livre.
    La vie continue, chacun mène son chemin droit ou tortueux. Nadia poursuit brillamment ses études, Luke végète et se cherche. Comme il n’y a que les droites parallèles qui ne se rencontrent pas, ils se retrouvent au mariage de Luke avec Aubrey, sa meilleure amie.
    L’absence d’adieu ou d’au revoir émaille ce livre. Nadia n’a pas pu dire adieu à sa mère et ignorera toujours les raisons de son suicide. Elle n’a pas su retrouver son père, ni lui dire au revoir lorsqu’elle est partie à l’université. Entre Luke et Nadia, il y a toujours ce fœtus et une fin d’amour avortée par la lâcheté de Luke. Chacun poursuit sa route avec ces amputations.
    Les personnages sont peut-être un peu trop manichéens. Nadia, la dévergondée, l’aventureuse, celle qui refuse l’ordre établi et Aubrey, la pure (elle se marie vierge), la soumise, celle qui rentre dans le rang. J’ai été étonnée pas la bigoterie, la mainmise de l’église sur la communauté. Ce livre se passe de nos jours et au début, j’ai eu l’impression que cela se déroulait quelques décennies en arrière.
    La construction du livre est très intéressante et donne sa force au livre. A chaque début de chapitre, une Mère raconte, sans émotion, comme une vieille histoire passée. D’ailleurs, à ce moment, le récit est au passé. Voici comment l’une d’elle résume l’histoire d’amour de Nadia et Luke : « Nadia avait batifolé dans le lit de Luke Sheppard, et au printemps, le bébé de Luke grandissait en elle. »
    L’écriture est agréable, sensible, émouvante, mais il m’a manqué un je-ne-sais-quoi (trop lisse). Un livre à l’américaine, très bien léché, très bien écrit sans trop d’aspérité, agréable à lire et qui va se transformer en film. Je comprends qu’il fasse un tabac, mais…

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