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La couleur pourpre

Couverture du livre « La couleur pourpre » de Alice Walker aux éditions Robert Laffont
Résumé:

Dans ce poignant roman épistolaire adapté à l'écran par Spielberg, Alice Walker dénonce l'oppression raciale et sexuelle des femmes noires du Sud des États-Unis.
Abusée, engrossée deux fois par son beau-père, le cauchemar de Celie, quatorze ans, ne fait que commencer. Elle est vite mariée à... Voir plus

Dans ce poignant roman épistolaire adapté à l'écran par Spielberg, Alice Walker dénonce l'oppression raciale et sexuelle des femmes noires du Sud des États-Unis.
Abusée, engrossée deux fois par son beau-père, le cauchemar de Celie, quatorze ans, ne fait que commencer. Elle est vite mariée à Albert, qui cherche une domestique plus qu'une épouse... Dans ce ménage improbable, le mépris du mari va de pair avec les coups. Nettie, sa jeune soeur qui s est'installée avec eux, est chassée par Albert pour avoir refusé ses avances et réussit à partir pour l'Afrique. Ne sachant pas où joindre sa soeur, Celie commence pourtant une correspondance avec celle-ci, et adresse ses lettres à ce « cher bon Dieu ». Même sans retour de courrier, c'est la seule solution que trouve Célie pour ne pas sombrer dans la folie. Elle se raconte, sans misérabilisme, décrivant le cauchemar de la violence et de l'isolement mais aussi l'espoir qui naîtra de sa rencontre avec la sensuelle Shug Avery, auprès de qui Celie apprivoisera son corps, apprendra l'estime de soi et connaîtra l'amour.
Lauréat du prix Pulitzer et de l'American Book Award en 1983, La Couleur pourpre a été adapté au cinéma en 1984 par Steven Spielberg et a obtenu onze nominations aux Oscars.

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Articles (1)

  • La Bibliothèque des romans épistolaires
    La Bibliothèque des romans épistolaires

    Le goût pour l’écriture, la passion des mots, le besoin de s’exprimer sont autant de raisons de prendre la plume et de coucher ses pensées sur du papier. Insolites, désinvoltes ou informatives, les lettres demeurent un moyen d’expression traditionnel.

Avis (11)

  • Dear Celie,
    J'avais tellement hâte de faire ta connaissance.
    Un roman épistolaire, un prix Pulitzer, une adaptation au cinéma par Steven Spielberg ; tant de promesses en un seul livre !

    Mais...
    Dès les premières pages (en VO), le parler de Celie m'a littéralement arraché les rétines....
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    Dear Celie,
    J'avais tellement hâte de faire ta connaissance.
    Un roman épistolaire, un prix Pulitzer, une adaptation au cinéma par Steven Spielberg ; tant de promesses en un seul livre !

    Mais...
    Dès les premières pages (en VO), le parler de Celie m'a littéralement arraché les rétines. Effectivement, le style colle à la narratrice, pas d'éducation pas de culture, des fautes d'orthographe, de grammaire à toutes les lignes...

    Oui parce que l'histoire, c'est celle de Celie, noire, pauvre, abusée par son père, mariée de force à un homme qui la bat et qu'elle déteste.
    Séparée de sa sœur Nettie dès les premiers temps de son mariage, elle écrit des lettres à Dieu car elle n'a personne d'autre à qui se confier.

    La construction du roman est intelligente, même si déroutante ; en effet, les lettres sont unilatérales et ne reçoivent jamais de réponse.
    Malgré cela, je n'ai pas réussi à passer outre le style, et Celie a manqué d'épaisseur pour que je m'attache à elle. Les personnages secondaires m'ont paru plus intéressants : Shug ou Sofia ont plus facilement emporté mon adhésion.

    Autre point gênant : la temporalité du roman. Les lettres sont peu ancrées dans le temps et plusieurs années peuvent passer sans que l'on s'en rende vraiment compte.
    Même l'évolution de Celie dans la dernière partie du roman m'a paru trop rapide et pas assez approfondie.

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  • Pour ce nouveau #cafeduclasssique, un classique de la littérature américaine, dans la tradition du roman sudiste, est à l’honneur.

    C’est l’histoire de Célie, une jeune adolescente noire, que tout le monde trouve laide et trop maigre. Violentée et agressée par son père incestueux, ses enfants...
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    Pour ce nouveau #cafeduclasssique, un classique de la littérature américaine, dans la tradition du roman sudiste, est à l’honneur.

    C’est l’histoire de Célie, une jeune adolescente noire, que tout le monde trouve laide et trop maigre. Violentée et agressée par son père incestueux, ses enfants lui sont arrachés à la naissance. Son père la marie de force à un homme, qu’elle appelle Monsieur et dont la femme décédée, lui a laissé ses enfants sur les bras et une maison dont il ne sait pas s’occuper. Comment survire dans un tel enfer ? Célie écrit, d’abord au bon Dieu, puis à sa soeur Nettie. La couleur pourpre est un roman épistolaire.

    Célie a été rabaissée et violentée toute sa vie par les hommes de sa propre couleur de peau. Sa résilience, elle la trouve dans ses lettres. Grâce aux femmes fortes qui l’entourent, Shug et Sofia, elle s’émancipe. Elle qui a courbé l’échine toute sa vie devant les hommes, va se relever et se tenir droite et fière. Si ce roman profondément féministe a des qualités, il me laisse un goût bitter-sweet. Le style entièrement épistolaire ne permet pas d’explorer les personnages en profondeur. J’ai trouvé les personnages masculins très superficiels : ils sont violents, alcooliques et bons à rien.

    Enfin et mon plus grand regret est que ce roman est un peu fourre tout : racisme, oppression, inceste, violence, maternité, homosexualité, origines africaines, tout y passe !

    Ce roman a été adapté au cinéma par Steven Spielberg, et je dois avouer que j’ai préféré le film au roman ...

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  • Un classique, une merveille, un livre magnifique dont l'héroïne est née sous une mauvaise étoile (violée, on lui retire ses enfants, mariée de force,battue...) mais qui grâce à une rencontre va trouver la force de se battre et de s'en sortir.

    Un classique, une merveille, un livre magnifique dont l'héroïne est née sous une mauvaise étoile (violée, on lui retire ses enfants, mariée de force,battue...) mais qui grâce à une rencontre va trouver la force de se battre et de s'en sortir.

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  • Nous sommes en Géorgie, dans la première moitié du 20ème siècle. Celie et Nettie sont sœurs et un puissant lien les lie. Celie, 14 ans, a déjà connu le viol et maternités. Elle a mis au monde une fille et un garçon qui lui ont été enlevés par son père qui est également le géniteur de ses deux...
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    Nous sommes en Géorgie, dans la première moitié du 20ème siècle. Celie et Nettie sont sœurs et un puissant lien les lie. Celie, 14 ans, a déjà connu le viol et maternités. Elle a mis au monde une fille et un garçon qui lui ont été enlevés par son père qui est également le géniteur de ses deux enfants et qui ne lui révélera jamais ce qu'il en a fait.

    Celie sera mariée par défaut à Mr, veuf avec plusieurs enfants et va devenir la bonne maltraitée d'une maisonnée où elle va subir affronts, réflexions et humiliations.

    Ce qui tient Celie debout ce sont les lettres qu'elle adresse à Cher Bon Dieu (titre initial du roman) et à sa sœur dont elle va être séparée. 30 années d'échanges épistolaires sans jamais de retour. Comme il vaut toujours mieux parler au Bon Dieu qu'à ses saints, Celie entreprend une correspondance avec celui-ci afin de lui fait part de ses tourments. Pour elle la vie ressemble à un long chemin de croix fait d'abus, d'insultes et de brimades.

    Alors il me colle son machin contre ma cuisse, et puis il le tortille un peu, et il le rentre dans mon zizou. Moi, j'crie que ça me fait mal. Alors il me serre le cou, et il me dit : Tu vas la fermer. Va falloir t'habituer.(p7)

    Puis viennent les lettres à Nettie quand celle-ci est contrainte de partir afin de fuir Mr qui voudrait bien la mettre dans son lit. Elles se font la promesse de s'écrire et de se retrouver un jour comme Celie se promet de retrouver ses enfants, ayant la conviction que ceux-ci sont en vie.

    Les deux sœurs sont différentes : Celie écrit comme elle parle, sans détour, avec ses mots à elle, elle a souvent entendu qu'elle était "moche" et bête.  Nettie est plus jolie, elle est instruite et a un langage plus élaboré. Chacune, malgré l'absence de réponse, persistera dans cette correspondance, racontant chacune sa vie, l'une en Géorgie l'autre en Afrique.

    A travers ce roman, Alice Walker aborde plusieurs thèmes : condition féminine, racisme, injustice, abus sexuels, maltraitance, amour, amitié,  religion. Même si parfois elle glisse sous la plume de Celie des événements qui peuvent porter à sourire par la façon de s'exprimer de celle-ci ou l'interprétation qu'elle en fait, c'est un roman poignant sur les souffrances d'une fillette, sans instruction, qui va se construire et comprendre le monde qui l'entoure par les différentes rencontres qu'elle va faire, par l'optimisme et la volonté qu'elle a chevillés au corps.

    Grâce aux lettres de Nettie, qui passe une partie de sa vie en Afrique, l'auteure aborde les thèmes liés à ce continent comme les méfaits de l'arrivée de la modernité, de la déforestation, du non respect des peuples qui y vivent, des pratiques mutilantes sur les femmes, des doutes qui l'assaillent sur la religion mais aussi sur l'esclavage.

    C'est un roman éminemment féminin, sous ses différents visages : Celie bien sûr, qui va trouver la force et les moyens de tenir,  Shug Avery, la maîtresse de son mari, la chanteuse, la femme de mauvaise vie, celle qui va devenir son alliée inattendue, Sofia, l'indomptable, Nettie l'instruite, la douce, la fidèle, ce sont tous les visages de femmes qui se battent, les hommes n'ayant pas le beau rôle.

    C'est un récit haut en couleur, plein de charme mais aussi parfois très dur, on ne peut rester insensible à la détresse et à la douleur de Celie, l'ensemble se déroulant essentiellement au sein de la communauté noire même si le racisme est évoqué à travers le parcours de Sofia qui paiera cher sa rébellion.

    - Pourquoi on fait toujours les réunions de famille le 4 juillet ? demande Henriette en faisant une moue de contrariété. Qu'est-ce qu(il peut faire chaud !

    -Les Blancs fêtent leur indépendance d'avec l'Angleterre ce jour-là, dit Harpo, et alors les Noirs n'ont pas à travailler. C'est repos. On peut passer la journée à se faire notre fête à nous. (p261)

    Au fil des lettres et des années qui passent Celie acquiert vocabulaire et réflexion, prend une revanche sur le passé. Le contraste entre les missives des deux sœurs est très marqué plus particulièrement dans la deuxième partie, quand on découvre les lettres de Nettie, plus élaborées, plus profondes avec de vrais questionnements. Elle analyse le monde qui l'entoure, sa relation avec les Olinkas, leurs traditions mais aussi le rôle des missionnaires au sein du village.

    Alice Walker est une militante féministe américaine et elle offre avec ce roman un réquisitoire sur la place des femmes noires ne faisant pas porter la responsabilité de leurs situations, comme souvent dans la littérature, sur les blancs mais au sein de la communauté noire elle-même.

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  • Lechoixdeslibraires.com

    Un grand classique de la littérature étrangère, porté à l'écran par Steven Spielberg et qui procure chaque fois la même émotion. J'ai découvert le film avant de lire le livre mais les deux sont absolument à dévorer. Je vais davantage me pencher sur le livre en soulignant sa forme très...
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    Un grand classique de la littérature étrangère, porté à l'écran par Steven Spielberg et qui procure chaque fois la même émotion. J'ai découvert le film avant de lire le livre mais les deux sont absolument à dévorer. Je vais davantage me pencher sur le livre en soulignant sa forme très particulière puisqu'il s'agit d'un roman épistolaire. Qui est l'auteur des lettres ? L'auteure est la narratrice : Celie. Cette enfant de couleur est offerte à un époux violent, méprisant qui vole sa son innocence et la prive de l'unique personne à laquelle elle tenait - puisque son père lui a retiré les deux enfants qu'il lui a faits - à savoir sa petite soeur Nettie. Elle se confie dans des lettres qu'elle écrit à Dieu, ou qu'elle écrit à Nettie, sans avoir de réponses.

    Avec la simplicité et la sincérité de ses mots, Celie nous amène à lui pardonner ses erreurs de langage, ses tournures de phrases bien à elles ; et le lecteur développe une véritable empathie pour les personnages de ce roman. Véritable portrait de la femme et, surtout, de la femme noire au début du XXème siècle, «La couleur pourpre» expose le combat d'une femme de couleur qui devra conquérir son indépendance et apprendre à se battre. Je le recommande vivement.

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