Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Norman Mailer

Norman Mailer
Norman Mailer, né en 1923 et mort en 2007 aux États-Unis, est écrivain et réalisateur de cinéma. Auteur de Les Nus et les Morts, Le Parc aux cerfs et de plusieurs biographies, il reçoit le prix Pulitzer pour Les Armées de la nuit et le prix Pulitzer de la fiction pour Le Chant du bourreau. Il s'e... Voir plus
Norman Mailer, né en 1923 et mort en 2007 aux États-Unis, est écrivain et réalisateur de cinéma. Auteur de Les Nus et les Morts, Le Parc aux cerfs et de plusieurs biographies, il reçoit le prix Pulitzer pour Les Armées de la nuit et le prix Pulitzer de la fiction pour Le Chant du bourreau. Il s'est également vu attribuer l'insigne de commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres et la Légion d'honneur. Dans ses ½uvres, le libertaire Norman Mailer s'attache à éluder les symptômes de la société occidentale actuelle en crise de valeurs.

Avis sur cet auteur (9)

  • add_box
    Couverture du livre « Le chant du bourreau » de Norman Mailer aux éditions Robert Laffont

    Cécile sur Le chant du bourreau de Norman Mailer

    La longueur de cette chronique sera à la hauteur de mon enthousiasme.
    C'était glauque, ennuyeux, mal traduit ou mal écrit (ou les deux).
    Norman Mailer a mis 15 mois à écrire ce livre, Truman Capote a mis 6 ans à écrire De sang-froid. Cqfd.

    Gary Gilmore est un meurtrier condamné à mort, il...
    Voir plus

    La longueur de cette chronique sera à la hauteur de mon enthousiasme.
    C'était glauque, ennuyeux, mal traduit ou mal écrit (ou les deux).
    Norman Mailer a mis 15 mois à écrire ce livre, Truman Capote a mis 6 ans à écrire De sang-froid. Cqfd.

    Gary Gilmore est un meurtrier condamné à mort, il accepte cette sanction mais ses avocats et les abolitionnistes, décident de faire appel de cette condamnation contre son gré.
    Blabla procès, blabla appel, blabla détention, blabla lettres purulentes de Gary, blabla sa copine est folle, blabla les victimes sont oubliées, blabla les charognards attirés par l'argent facile rappliquent...

    Je sais que beaucoup ont aimé, voire adoré ce roman, et notamment ceux qui lui ont donné le prix Pulitzer. J'aurais aimé partager votre engouement mais hormis sa couverture, rien ne m'a plu dans ce livre.

  • add_box
    Couverture du livre « Le chant du bourreau » de Norman Mailer aux éditions Robert Laffont

    Anita Millot sur Le chant du bourreau de Norman Mailer

    1976 – Gary Gilmore sort de prison (après une très lourde peine) en libération conditionnelle, grâce à l’aide de ses cousines Brenda et Toni et de ses oncle et tante, Ida et Vern qui vont lui fournir un travail. À plus de trente-cinq ans, il a passé la moitié de sa vie derrière les barreaux....
    Voir plus

    1976 – Gary Gilmore sort de prison (après une très lourde peine) en libération conditionnelle, grâce à l’aide de ses cousines Brenda et Toni et de ses oncle et tante, Ida et Vern qui vont lui fournir un travail. À plus de trente-cinq ans, il a passé la moitié de sa vie derrière les barreaux. Mais le quotidien avec cet ancien détenu, colérique, brutal, alcoolique de surcroit et horriblement vulgaire, n’est pas vraiment une partie de plaisir pour ses proches … Gary tombe rapidement amoureux fou de Nicole, dix-neuf ans, mère depuis l’âge de quinze ans. Une jeune femme perturbée qui pourrait pratiquement être sa fille … Il va s’installer chez elle et ses deux enfants, à Spanish Fork. Deux paumés qui croyaient aveuglément au karma et s’étaient enfin trouvés, pour le meilleur et surtout pour le pire. Une idylle passionnelle qui sera de courte durée. L’instabilité de Nicole, la violence et la jalousie destructrice de Gary en viendront rapidement à bout …

    Et puis, le drame en juillet de la même année, le jour ou Max Jensen croisera la route de Gary Gilmore dans une station service … Idem pour Ben Bushnell qui tenait un motel, et le surprendra en flagrant délit de cambriolage … Les experts psychiatres diront de lui qu’il a une intelligence supérieure, doublée d’une grande culture littéraire, bien qu’il soit incontestablement un psychopathe antisocial. Gary Gilmore qui croit à la réincarnation n’aura de cesse d’être exécuté afin de mettre fin à son existence ratée (ainsi un nouveau passage sur cette terre lui redonnerait toutes ses chances …)

    Norman Mailer a produit (quelques années après ce drame) un travail de fourmi, une documentation monumentale. Tout y est décortiqué, analysé : l’enfance de Gary Gilmore, de ses cousines, de Bessie sa mère, de Nicole également. Sans oublier les deux victimes. L’état d’esprit de chaque protagoniste, un millier de petits détails afin de tenter d’expliquer l’inexplicable. D’être au plus proche des faits en restant le plus neutre possible, n’épargnant ni Gary, ni Nicole, pas plus que les politiques et les journalistes qui ne se conduisirent pas toujours de façon très noble, dans ce « fait divers » hors norme …

    Gary Gilmore, qui écrivait d’aussi belles lettres d’amour à Nicole et pourtant lui demandait de se suicider pour n’appartenir à aucun autre homme après son exécution (et ainsi pouvoir bénéficier d’un karma en même temps que lui) restera à tout jamais une véritable énigme.

    Un très beau texte de ce grand écrivain qu’était Norman Mailer, parfois très cru, parfois extrêmement noir et désespéré, qui ne peut en tout cas laisser personne indifférent.

  • add_box
    Couverture du livre « Mémoires imaginaires de Marilyn » de Norman Mailer aux éditions Robert Laffont

    Anita Millot sur Mémoires imaginaires de Marilyn de Norman Mailer

    La réputation littéraire de Norman Mailer n’est plus à faire. L’auteur du magnifique “chant du bourreau” - que j’ai dévoré dans ma jeunesse - ne m’a pas vraiment convaincue cette fois-ci avec les “mémoires imaginaires” de la mythique Marilyn …
    Me voilà donc “Monroe-sceptique” - quand bien même...
    Voir plus

    La réputation littéraire de Norman Mailer n’est plus à faire. L’auteur du magnifique “chant du bourreau” - que j’ai dévoré dans ma jeunesse - ne m’a pas vraiment convaincue cette fois-ci avec les “mémoires imaginaires” de la mythique Marilyn …
    Me voilà donc “Monroe-sceptique” - quand bien même nous étions prévenus de la non véracité de ses propos. C’est Marilyn “herself” qui se confie. Elle nous raconte principalement sa relation privilégiée avec un jeune photographe, Milton Green, et son épouse de fraiche date, Amy. Relation qui prendra fin après son mariage avec Arthur Miller.
    Si l’écriture n’est - bien sûr - pas à remettre en question, l’intention de Norman Mailer est plus obscure et m’échappe quelque peu … En effet, rien de bien passionnant dans ce court récit - du moins me semble-t-il … De prime abord, l’hommage à Marilyn ne crève pas les yeux … Je dirais même que la splendide couverture de la collection Pavillons Poche des Éditions Robert Laffont (une somptueuse photo sur papier glacé, fort probablement une des plus belles de Marilyn !) lui sauve un peu la mise … En un mot : je suis assez déçue, mais peut-être en attendais-je finalement un peu trop ?…

  • add_box
    Couverture du livre « Harlot et son fantome » de Norman Mailer aux éditions Robert Laffont

    Bernard Viallet sur Harlot et son fantome de Norman Mailer

    À Mount Desert (Maine, Etats-Unis), Hugh Tremont Montague, nom de code « Harlot », membre important de la CIA, mais plutôt en fin de carrière, a divorcé de Kitteredge qui l’a trompée avec son collègue Harry Hubbard, fils de Cal, autre agent de la CIA. Après une longue attente, Harry et...
    Voir plus

    À Mount Desert (Maine, Etats-Unis), Hugh Tremont Montague, nom de code « Harlot », membre important de la CIA, mais plutôt en fin de carrière, a divorcé de Kitteredge qui l’a trompée avec son collègue Harry Hubbard, fils de Cal, autre agent de la CIA. Après une longue attente, Harry et Kitteredge ont fini par se marier. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, Harlot s’est retrouvé sur un fauteuil roulant suite à un très grave accident de voiture. Harry de son côté, en est réduit à produire textes, articles de journaux et romans d’espionnage jusqu’au jour où Harlot lui propose de travailler avec lui sur une mission secrète. Mais un jour, on retrouve le corps d’Harlot au fond d’un lac, le crâne explosé. Tout se complique… Quelques années auparavant, Harry avait commencé sa carrière à Berlin, puis à Bogota et l’avait poursuivie à Miami et à Paris…
    « Harlot et son fantôme » se présente comme un très gros et très lourd roman d’espionnage de 1044 pages grand format, petits caractères, soit l’équivalent du double dans une présentation classique. Un défi de lecture. Un vrai marathon obligeant à y rester une dizaine de jours minimum ! Mais est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? Rien n’est moins sûr ! Peu d’action, guère de suspens, aucune progression dramatique. On est très loin des maîtres du genre comme John Le Carré ! Mailer se rattrape-t-il par l’enquête d’investigation (il se targue d’une énorme recherche. Une bibliographie de quatre pages en atteste) ? Pas vraiment. Le lecteur n’apprendra pas grand-chose d’inédit sur les méthodes de la CIA, l’arrivée au pouvoir de J.F. Kennedy et son assassinat, la mort de Marilyn Monroe, l’affaire de la Baie des Cochons à Cuba, les tentatives ratées d’assassinat de Castro. Avec Tom Wolfe entre autres, on fait beaucoup mieux dans le genre. Et comme de nombreuses pages sont consacrées à des séquences « hot », on ne peut s’empêcher de penser que Mailer n’y fait que du sous-Miller ! Reste le style, l’écriture que certains critiques ont jugée « alerte, inspirée, géniale ». Sans doute n’ai-je pas été touché par la même grâce. Cette narration qui ne mène à rien m’a semblé laborieuse, pesante, pleine de détours et de digressions. Presque ennuyeuse. Le tout pour raconter quelques années d’un certain nombre de ronds de cuir, relativement nuls, sorte de pieds nickelés ou de bras cassés qui ratent à peu près tout ce qu’ils entreprennent. Au total, un pensum sans grand intérêt… (Mais ceci n’est que mon avis personnel bien entendu.)