Jolis jolis monstres

Couverture du livre « Jolis jolis monstres » de Julien Dufresne-Lamy aux éditions Belfond
  • Date de parution :
  • Editeur : Belfond
  • EAN : 9782714479853
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Certains disent qu'on est des monstres, des fous à électrocuter.
Nous sommes des centaures, des licornes, des chimères à tête de femme.
Les plus jolis monstres du monde.

Au début des années sida, James est l'une des plus belles drag-queens de New York. La légende des bals, la reine des... Voir plus

Certains disent qu'on est des monstres, des fous à électrocuter.
Nous sommes des centaures, des licornes, des chimères à tête de femme.
Les plus jolis monstres du monde.

Au début des années sida, James est l'une des plus belles drag-queens de New York. La légende des bals, la reine des cabarets, l'amie fidèle des club kids et des stars underground. Quand trente ans plus tard il devient le mentor de Victor, un jeune père de famille à l'humour corrosif, James comprend que le monde et les mentalités ont changé.

Sur trois décennies, Jolis jolis monstres aborde avec finesse et fantaisie la culture drag, le voguing et la scène ballroom dans un grand théâtre du genre et de l'identité. Au coeur d'une Amérique toujours plus fermée et idéologique, ce roman tendre mais bruyant est une ode à la beauté, à la fête et à la différence. Une prise de parole essentielle.

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Articles (1)

Avis(8)

  • J’ai adoré le style d’écriture particulier de cet auteur. On vit, on pleure avec ces personnages. Les lieux sont vivants. Le travail de transmission de l’histoire est fabuleux.
    Une plongée dans le monde des drags, des années 70 à aujourd’hui. On n’en ressort pas indemne. Une fois la lecture...
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    J’ai adoré le style d’écriture particulier de cet auteur. On vit, on pleure avec ces personnages. Les lieux sont vivants. Le travail de transmission de l’histoire est fabuleux.
    Une plongée dans le monde des drags, des années 70 à aujourd’hui. On n’en ressort pas indemne. Une fois la lecture commencée, difficile de fermer le livre. C’est une tranche de vie de deux personnages, au départ si différents, mais qui finalement ont les mêmes aspirations.
    C’est une totale découverte pour moi de cet univers aux antipodes de mon quotidien. Ces hommes demandent seulement à vivre leur vie, leurs rêves, leurs envies sans rien imposer, à part être acceptés.
    On ressent la détresse, la peur, le jugement, la persécution. Les mentalités évoluent mais trop doucement encore. Heureusement, les précurseurs se sont battus pour exister et ont ainsi frayé un chemin pour les suivants. Ils sont à l’origine de nombreuses modes reprises par des artistes et démocratisés par eux. On accepte ce qu’ils développent mais pas ce qu’ils représentent. Un paradoxe que l’on rencontre malheureusement trop souvent.

    On rencontre également leur désarroi et la fatalité face à l’arrivée du Sida, cette maladie silencieuse, sournoise, destructrice, qui a généré une nouvelle marginalisation de cette population particulièrement démunie et victime du virus.

    Pourquoi doit-on juger son prochain par rapport à ses propres valeurs ? Pourquoi tout simplement ne pas accepter chacun tel qu’il est ? Un message de paix à transmettre aux générations futures pour vivre dans un monde harmonieux.

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  • Dans les années 1980, à New York, James se transforme en drag queen pour être Lady Prudence. Il raconte à la deuxième personne sa rencontre avec Victor en qui il reconnaît le potentiel d’une drag queen. Il nous dévoile ce milieu de la nuit, la transformation, le show, les bals.
    Une incroyable...
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    Dans les années 1980, à New York, James se transforme en drag queen pour être Lady Prudence. Il raconte à la deuxième personne sa rencontre avec Victor en qui il reconnaît le potentiel d’une drag queen. Il nous dévoile ce milieu de la nuit, la transformation, le show, les bals.
    Une incroyable énergie se dégage de l'écriture grâce à un rythme soutenue, effréné un monstre passionné, passionnant qu'on imagine bouger, se déhancher sur ses hauts talons pour faire le show que tout le monde attend. Mais l’auteur sait également nous révéler la souffrance derrière, que ce soit dans les années 80 avec le sida ou les agressions contre ces jolis monstres qui sont tus car leur vie est bien peu de chose.
    Mais attention, ces demoiselles ne sont pas tendres entre elles non plus. La concurrence est rude.
    Le glamour les paillettes sont là. Les stars aussi David Bowie, Madonna.
    Le livre est offert sous la forme d’un monologue, un retour d’expérience qui s’adresse à Victor, dans un premier temps, qui n’ose se lancer et se révéler. J’ai aimé la construction à la deuxième personne. C'est Lady Prudence qui prend la parole en premier pour nous présenter son monde les métamorphoses le spectacle les bals, les familles à la tête desquelles se trouvent les mères qui accueillent les âmes perdus.
    Dans une deuxième partie, 30 ans plus tard, à l’époque des réseaux sociaux et de la téléréalité, le narrateur change c'est Victor, devenu Mia, qui prend la parole pour s’adresser à Prudence redevenue James. Elle raconte à la deuxième personne également, comment James l’a révélée, éduquée, lui a transmis les astuces pour faire son show à nouveau.
    Désormais, les drag sortent de l’ombre, passent à la télévision, sont suivis sur les réseaux sociaux.
    Une immersion dans ce monde à paillettes impitoyable. J’ai adoré l’histoire mais j’ai aussi découvert une superbe plume, très tendre et pleine d'affection envers les personnages avec lesquels on ne peut que sympathiser.

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  • Beautiful freak

    Les jolis jolis monstres ont débarqué en librairie et j'espère qu'ils vont envahir vos bibliothèques.

    Ces monstres ont des noms de princesses avant-gardistes, des rêves plein la tête, des coeurs gros et de la tendresse à revendre.
    Avec Lady Prudence et Mia de Guadalajara...
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    Beautiful freak

    Les jolis jolis monstres ont débarqué en librairie et j'espère qu'ils vont envahir vos bibliothèques.

    Ces monstres ont des noms de princesses avant-gardistes, des rêves plein la tête, des coeurs gros et de la tendresse à revendre.
    Avec Lady Prudence et Mia de Guadalajara vivez 30 ans de culture drag, découvrez leurs choix, leurs combats et leurs deuils.
    Ce roman qui abolit les frontières, qui déplace les curseurs, nous oblige à regarder ailleurs et ça fait un bien fou.

    Je déclare ma flamme à toutes les déesses qui peuplent ce livre, à tous ces petits crapauds devenus princesses charmantes, à ces phénix d'hier et d'aujourd'hui.
    À vous maintenant de partir à leur rencontre.

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  • Attention OVNI.
    Roman d'une richesse et d'une générosité incroyable, à lire de toute urgence.
    Vous n'en ressortirez pas indemne, ces monstres sont si attachants.

    Attention OVNI.
    Roman d'une richesse et d'une générosité incroyable, à lire de toute urgence.
    Vous n'en ressortirez pas indemne, ces monstres sont si attachants.

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  • Un roman surprenant et très achevé sur la culture DRAG !

    Tout commence par un plongeon en 1980, à New-York dans l'univers des drag-queens puis les années 90, les années SIDA et pour finir dans les années 2000 :
    30 ans d'évolution où nous suivons plusieurs personnages captivants notamment...
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    Un roman surprenant et très achevé sur la culture DRAG !

    Tout commence par un plongeon en 1980, à New-York dans l'univers des drag-queens puis les années 90, les années SIDA et pour finir dans les années 2000 :
    30 ans d'évolution où nous suivons plusieurs personnages captivants notamment James dit Lady Prudence et ses amis.
    Mais aussi, Victor, dont nous allons assister à sa transformation, pas à pas, jusqu'à devenir un célèbre drag-queen.

    Un voyage insoupçonnable au cœur d'une communauté, haute en couleur, touchante et incroyablement vivante.

    ils se transforment en drag-queen.
    Ils sont gays, lesbiennes, hétéro, transgenres et tant d'autres...
    Ils sont Monstre ou Reine !

    Une immersion dans un monde mystique, viscéral et passionnel qui donne lieu à des transformations spectaculaires.
    Des hommes et des femmes bouleversants et diablement attachants.

    Un roman qui bouscule notre quotidien,
    Il permet de mieux comprendre un monde bien différent du nôtre.
    Une ouverture vers les autres,
    Un combat à mener pour la liberté de chacun.

    C'est une lecture que j'ai apprécié, son thème original, merveilleusement bien documenté, m'aura convaincue.

    J'ai particulièrement aimé le personnage de Victor.

    Petit bémol, j'avoue avoir été un peu submergée par l'abondance d'informations et par la multitude de personnages ou appartenances. Cela m'a semblé parfois confus.

    Jolis Jolis Monstres dégage des émotions fortes, de la joie de vivre !
    Une ode à la vie.
    Un roman qui claque fort !

    https://leslecturesdeclaudia.blogspot.com/2019/08/jolis-jolis-monstres.html

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  • « Lady Prudence se dirige vers la rampe. James s’est volatilisé sur la moquette de la loge, flaque d’homme en attente. Lady débarque dans le couloir et les deux nouvelles recrues lui disent, T’es si belle en drag-queen. Lady répond merci. Dans les marches, elle vérifie la boucle de ses bottes....
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    « Lady Prudence se dirige vers la rampe. James s’est volatilisé sur la moquette de la loge, flaque d’homme en attente. Lady débarque dans le couloir et les deux nouvelles recrues lui disent, T’es si belle en drag-queen. Lady répond merci. Dans les marches, elle vérifie la boucle de ses bottes. Brillantes comme ses mains de taffetas. Lady se sent belle. Cavalière. À la conquête de son territoire. Elle grimpe rapidement l’escalier comme si Lady devait vite retrouver ses rêves au sommet d’une montagne. Les voix s’élèvent depuis la salle. Ça pulse en elle comme du cristal. Lady agrippe la dernière marche et sous les lumières, j’apparais tout entière. »

    Il s’appelle James Gilmore. Dans le milieu, on le connaît sous le nom de Lady Prudence. Son drag. Son double, son alter ego, son monstre.

    Lorsque sa tante, qui l’élevait, meurt d’une balle perdue, James n’a que quatorze ans. Des connaissances l’hébergent pour la nuit à droite à gauche, mais quand le jour se lève, il est immuablement livré à lui-même dans les rues d’Atlanta, ses souvenirs comme seul bagage. Tandis qu’il arpente la ville, il rencontre les « Cinq L », « des filles au sourire extra » qui lui ouvrent les portes de leur monde. Les Queens le prennent sous leurs ailes pailletées, et lui apprend les ourlets de robes et les ongles à vernir. De stand up en playback, un autre naître en lui.

    À dix-sept ans, James commence le tapin. Avec ses passes, il s’offre ses premières robes et ses premiers accessoires de reine. Il débute la scène avec ses amies, mais Atlanta ne lui suffit pas. Il rêve de grand, de brillant, de décadent, et en 1980, il débarque à New York. Impertinent et pétillant, il se mêle au tumulte multicolore et laisse enfin éclore celle qu’il veut être réellement : un joli monstre.

    Jolis jolis monstres, c’est trente ans de la vie d’un homme. Trente ans d’extraordinaire et d’extravagance, narrés tantôt de James à Victor, son poulain, tantôt de ce dernier à son mentor, sa « mère ». C’est un voyage dans le temps, dans les mentalités, dans les coulisses du spectacle, et, au sortir des clubs, une plongée dans la solitude, le rejet, la violence qu’on aimerait ne pas voir exister. Avec son habileté à pénétrer les cœurs et l’art du verbe qu’on lui connaît désormais, Julien Dufresne-Lamy a donné à ses personnages fictifs la même envergure, le même charisme qu’aux artistes de renom croisés au Club 57, le place to be de l’underground dans les 80’s. J’ai été extrêmement touchée par James et par Victor, par Angie Extravaganza (bien réelle, quant à elle) que l’auteur a su célébrer, par la délicatesse et l’affection avec lesquelles il a su les mettre en scène. Il n’y aurait de terme plus juste : mettre en scène. Ils sont beaux, sensibles, drôles, loufoques, dotés du pouvoir d’exercer une attraction inexplicable sur le lecteur – et spectateur. J’aurais aimé passer ne serait-ce qu’un instant d’effervescence avec eux durant leur heure de gloire et leur rappeler la superbe de leur singularité. J’ai été émue par la découverte d’un monde que je ne connaissais pas, un monde avec ses propres codes (d’honneur), ses coudes serrés. Triste, aussi, de revivre, au fil des chapitres, l’émergence du sida et ses ravages, de rencontrer ses premières victimes montrées du doigt, de les côtoyer intimement.

    Ode à l’Homme, à l’Autre, à soi, Jolis jolis monstres est le passage de la chenille au papillon, se jouant du consensuel. Le fil de soie qui caresse une joue fardée. La chrysalide sous les projecteurs. Un roman brillant, entre panache et pudeur, euphorisant, intelligent. Une invitation à une fête qu’on garde en mémoire avec un pincement au cœur.

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  • « Nous sommes un secret enfermé dans une boîte qu’il ne faut surtout pas ouvrir. »
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    « Nous sommes un secret enfermé dans une boîte qu’il ne faut surtout pas ouvrir. »

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  • Un des (nombreux) pouvoirs de la littérature – et pas des moindres - est de nous permettre d'arpenter des territoires que nous n'aurions certainement jamais explorés. Ainsi en est-il avec le dernier roman de Julien Dufresne-Lamy, Jolis jolis monstres qui m'a ouvert grand les portes de la culture...
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    Un des (nombreux) pouvoirs de la littérature – et pas des moindres - est de nous permettre d'arpenter des territoires que nous n'aurions certainement jamais explorés. Ainsi en est-il avec le dernier roman de Julien Dufresne-Lamy, Jolis jolis monstres qui m'a ouvert grand les portes de la culture drag.
    On pénètre ainsi dans les salles de bain où les cils s'allongent, les bouches se fardent, les reines naissent. On pousse les portes de salles de bal où chacune et chacun défilent, huent, ruent dans les brancards, s'affrontent, se réinventent sans cesse. Où l'on danse aussi, le corps en revendication, on vogue pour crier qu'on existe, on s'envole vers des paradis artificiels pour oublier que dehors, il n'est pas si facile d'être multiple. Pas facile d'être noir, latino, homosexuel, masculin et féminin unis dans un même corps. Pas facile d'être au-delà des définitions.
    Ce roman possède un incroyable souffle vital, peut-être parce que les personnages oscillent toujours entre plusieurs « vies » : « Tu es drag. Tu n’es plus homme, pas exactement femme. Tu es en dehors. ». Hybrides, capables de métamorphoses fabuleuses, merveilleux monstres de conte, ces êtres souvent blessés créent leur propre monde : des maisons dans lesquelles trouver des mères aimantes, des sœurs de cœur, des endroits où se requinquer quand la vie abîme, des écrins pour abriter ce qui brille tout au fond d'elles, d'eux. Et ce joyau c'est une humanité débordante, un désir d'exister incommensurable. Mais sous les paillettes et les fards, les larmes creusent aussi parfois leurs sillons, quand le SIDA déboule comme une bombe et balaie sur son passage l'amie, la sœur, la mère, quand la violence cherche à museler la différence. C'est près de 30 ans de cette histoire mêlée de rires et de larmes que dévoile James - ex drag-queen qui, en d'autres temps, a connu ses heures de gloire et d'excès sous les strass de Lady Prudence – au jeune Victor, le guidant peu à peu à la recherche de son propre « monstre ».
    Roman d'une époque, roman d'une culture, roman d'apprentissage, Jolis jolis monstres est tout ça à la fois. Avec une profonde humanité, Julien Dufresne-Lamy y explore les questions de genre et d'identité en rendant un tendre hommage à Vénus, Angie, Bunny, Lypsinka, Marsha, RuPaul et tant d'autres belles de nuit parfois cueillies trop vite, certaines aujourd'hui un peu fanées. De jolis monstres qui gardent à jamais en eux ces folles années où tout semblait permis, ces nuits où ils régnaient sur l'underground new-yorkais aux bras de Madonna, Keith Haring, Basquiat ou Nan Golding. Des années gravées au fond des cœurs et des corps, car finalement, en chacun d'eux, sommeillera toujours une reine. Un roman percutant de cette rentrée littéraire et un auteur qu'il fait décidément bon suivre tant ses terrains de jeux sont variés.

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