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Et, refleurir

Couverture du livre « Et, refleurir » de Kiyemis aux éditions Philippe Rey
Résumé:

Un premier roman qui rend hommage aux rêves déraisonnables, au courage d'une héroïne quittant le Cameroun pour s'accomplir en France.
Née dans le village camerounais de Nyokon, Andoun est entourée du bruit des houes retournant la terre des cultures d'arachides. Mais ses rêves sont plus grands... Voir plus

Un premier roman qui rend hommage aux rêves déraisonnables, au courage d'une héroïne quittant le Cameroun pour s'accomplir en France.
Née dans le village camerounais de Nyokon, Andoun est entourée du bruit des houes retournant la terre des cultures d'arachides. Mais ses rêves sont plus grands que cette vie dans les champs. À chaque instant, elle souhaite casser la routine dans laquelle son village entend l'installer. Entre une volonté d'étudier contrariée, une grossesse imprévue et une indépendance arrachée, chaque pas vers son destin produira une onde de choc, transformant définitivement la jeune femme, ses proches et tous ceux qui croiseront son chemin.
De Nyokon à Paris, en passant par Douala, Andoun devra affronter la résistance de sa famille très conservatrice. Tiraillée entre son envie d'appartenance et ses désirs de flamboyance, elle tentera de dépasser les préjugés des mondes traversés.
Avec ce premier roman inspiré de l'histoire de sa grand-mère, la poétesse Kiyémis rend hommage aux rêves déraisonnables, à la témérité, à la capacité de renaître de celles qui choisissent de suivre leur destinée hors des sentiers tracés.

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Articles (4)

Avis (15)

  • Il est presque minuit, j'espère que tout le monde a voté pour la merveilleuse Kiyémis et son magnifique premier roman qui mérite un prix et dix mille autres.

    Il est presque minuit, j'espère que tout le monde a voté pour la merveilleuse Kiyémis et son magnifique premier roman qui mérite un prix et dix mille autres.

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  • Ce premier roman débute au Cameroun en 1958. Andoun vit dans un village à la campagne. Elle se sent différente des autres. Elle ne veut pas travailler dans les champs toute sa vie et suivre le destin immuable des femmes décidé par les hommes. Son rêve est d’aller à l’école. Son père décide de...
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    Ce premier roman débute au Cameroun en 1958. Andoun vit dans un village à la campagne. Elle se sent différente des autres. Elle ne veut pas travailler dans les champs toute sa vie et suivre le destin immuable des femmes décidé par les hommes. Son rêve est d’aller à l’école. Son père décide de l’envoyer à la ville, chez sa sœur qui a fait un beau mariage. Elle l’aidera à s’occuper de ses enfants et de sa maison et, en contrepartie, elle pourra étudier. Mais la vie à Douala s’avère toute autre. Andoun, nommée Anne-Marie à la ville, n’ira jamais à l’école. Un événement inattendu change sa vie mais elle est déterminée à réaliser son rêve et à réussir. Elle redouble d’énergie, s’affirme, s’émancipe. Elle choisit sa vie et non celle imposée par les hommes et sa famille.
    On la suit du Cameroun à Paris, de désillusion en désillusion mais toujours avec une force de caractère et une capacité à rebondir. Elle avance vers son rêve malgré les obstacles et le racisme.
    Il y a de nombreux thèmes abordés dans ce roman féministe : le patriarcat, la maternité, la transmission, l’exil, la famille, les traditions, la condition sociale, le racisme, le mensonge, etc. C’est surtout un très beau portrait de femme libre. Andoun/Anne-Marie est attachante. Kiyémis s’est inspiré de la vie de sa grand-mère et la rend immortelle à travers ce livre. Il y a aussi de magnifiques poèmes insérés entre les chapitres. L’écriture de Kiyémis m’a beaucoup plu. Vous serez traversés par les odeurs de cuisine mais aussi par d’autres moins agréables, comme Andoun.
    Ce très beau roman vous fera voyager. Il fait partie des 5 finalistes du Prix Orange du Livre 2024 et il a déjà obtenu le Prix Régine Deforges 2024.

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  • L’histoire, le style, la narration, magnifique premier roman!! Une pépite! Bravo Kiyémis ☀️❤️

    L’histoire, le style, la narration, magnifique premier roman!! Une pépite! Bravo Kiyémis ☀️❤️

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  • Sujet si souvent traité qu'il en devient presque banal. Bien-sûr, il y a ici le courage des femmes, de générations en générations, mais le style est parfois confus et du coup on perd le fil de la narration.

    Sujet si souvent traité qu'il en devient presque banal. Bien-sûr, il y a ici le courage des femmes, de générations en générations, mais le style est parfois confus et du coup on perd le fil de la narration.

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  • Années 50, Andoun est une jeune fille qui vit au Cameroun.
    Elle quitte vite sa famille pour s'installer chez sa sœur à Douala, son père lui a dit que là elle pourra aller à l'école. Un rêve avorté par la décision du beau-frère, l'école ? Trop cher pour y mettre les filles. Elle doit aider sa...
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    Années 50, Andoun est une jeune fille qui vit au Cameroun.
    Elle quitte vite sa famille pour s'installer chez sa sœur à Douala, son père lui a dit que là elle pourra aller à l'école. Un rêve avorté par la décision du beau-frère, l'école ? Trop cher pour y mettre les filles. Elle doit aider sa sœur et s'occuper des enfants et de la maison

    Mais elle s'est laissée séduire lors de sa première vraie sortie par un beau jeune homme portant l'habit militaire. Quel bonheur pour lui cette belle jeune fllle encore vierge. Tout est à découvrir, à lui faire découvrir.
    Lorsque quelques semaines plus tard elle se rend compte qu'elle est enceinte et lui demande de prendre ses responsabilités, il n'a qu'une réaction, la fuite.
    Comment annoncer à sa famille cette infamie. Car lorsque chacun saura qu'elle attend un enfant, il n'y aura plus de mariage possible. Dans sa communauté cela ne se fait pas.
    Ne lui reste qu'à essayer de cacher sa grossesse et aller accoucher ailleurs. Retour à la case départ.
    Hélas, ce nest pas si facile. Une fois son péché découvert, elle doit obéir à son père, qui lui a trouvé un mari... Elle doit se rendre dans cette nouvelle famille avec sa petite fille.
    Comment imaginer que cette jeune femme qui rêve de liberté pourrait accepter de devenir l'épouse d'un homme qu'elle n'aime pas, et qui en plus sent si fort le poisson.
    Après avoir essayé de se plier aux traditions, essayé de vivre avec cet homme qu'elle ne veut pas, dans une famille étrangère à ses aspirations, elle quitte tout pour tenter de vivre ses rêves.

    Qu'il est compliqué pour ces jeunes femmes de vivre libres, sans blesser ou provoquer leurs familles.
    Elle trouve un travail qui lui permet de faire vivre sa fille, mais rêve de faire des études à Paris pour monter son institut de beauté une fois qu'elle sera de retour au pays.
    C'est sans compter sur la paresse et les mensonges du frère qui n'hésite pas à voler sa propre sœur, sur la belle-sœur qui rechigne à apporter son aide sans recevoir de contrepartie, sans compter sur l'argent qu'il faut envoyer chaque mois à la famille restée au pays, sans compter sur tous ceux qui veulent respecter les traditions et qui ne souhaitent pas que d'autres sortent du chemin tout tracé par les pères, les hommes de la famille, les contraintes pécuniaires.
    En fait d'institut de beauté, et malgré ses diplômes, c'est dans les tours de bureaux qu'elle va passer sa vie à faire le ménage, rejetée par les employeurs potentiels en raison de sa couleur de peau. Ce qui démontre une fois de plus que l'on assigne parfois les femmes et les hommes à une condition dans laquelle nous les imaginons sans même savoir ce dont ils sont réellement capables.
    J'ai trouvé intéressante cette façon de nous montrer les rêves de ceux que nous continuons à appeler des migrants sans toujours nous rendre compte des difficultés qu'ils ont à traverser.
    Comment s'intégrer, s'adapter, si l'on reste prisonnier de ses habitudes, de ses traditions.
    Ces traditions qui empêchent de vivre une vie normale tant elles sont contraignantes et imposées à toutes les femmes, y compris par celles qui en ont également souffert.
    Pourtant, rien de vraiment nouveau dans ce roman. Seule une façon d'en parler, une écriture, qui donnent envie de continuer sa lecture en espérant qu'elle pourra voir enfin le bout du tunnel, sans se laisser enfermer par les règles dictées par les hommes.
    https://domiclire.wordpress.com/2024/05/23/et-refleurir-kiyemis/

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  • « A toutes les danseuses, les rêveuses, présentes ou passées, qui méritent d’être illuminées, nous vous construirons, mot par mot, de nouveaux panthéons. » Très bel incipit du livre

    Le livre commence dans les années cinquante, le Cameroun est alors une colonie française.

    Andoun vit avec sa...
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    « A toutes les danseuses, les rêveuses, présentes ou passées, qui méritent d’être illuminées, nous vous construirons, mot par mot, de nouveaux panthéons. » Très bel incipit du livre

    Le livre commence dans les années cinquante, le Cameroun est alors une colonie française.

    Andoun vit avec sa famille à Nyokon et aller travailler aux champs n’est pas sa tasse de thé « Malgré des années de pratique, elle n’arrivait pas à maîtriser l’outil. Elle tapait à côté, dépouillait les feuilles des plants ». « Andoun, tu n’es pas comme les autres » lui répète son père.

    Andoun rêve d’une autre vie, soutenue par son père qui reconnaît en elle un besoin de s’émanciper, elle va chez sa sœur et son mari pour aller à l’école, apprendre. Las, elle sert de bonniche et est refusée à l’école car elle vient avec sa petite nièce bébé… Cela ne se fait pas.

    Elle désire toujours apprendre mais une grossesse à seize ans l’oblige à dire adieu, temporairement à ses rêves. Andoun, active, ne se laisse pas aller et devient manucure à domicile. Cela ne lui suffit pas, avec sa fille, elle part à Paris pour une école esthéticienne et pense revenir au pays pour avoir son propre institut.

    À Paris, son frère, marié, chez qui elle vit lui pique passeport et économies. encore, projet contrarié. Elle est noire et, voyez-vous, cela ne se fait pas dans une bonne maison d’esthétique. Elle devient donc, ce à quoi les blancs la destine : femme de ménage.

    Elle ne baisse pas les bras et fait tout pour que sa fille puisse étudier. Les déboires ne l’empêche pas d’avancer.

    Côté mec, ce n’est pas mirobolant. Le père de sa fille la laisse tomber. Elle fuit le mari qu’on lui impose, rembourse la dot. A Paris, son frère veut la caser et, ma foi, elle pense avoir trouver une âme compatissante. Une fois de plus, désillusion. Renaud, qui fait des études d’ingénieur, la laisse avec des loyers impayés. Son bel amant, rencontré lors de son seul retour au Cameroun la prendrait peut-être comme seconde épouse.

    Et puis, ne pas oublier d’envoyer de l’argent au pays, sa sœur, veuve

    Basta, Andoun décide de vivre seule avec sa fille dans son petit appartement HLM. Andoun, illettrée, a réussi ce qu’elle voulait ; sa fille a fait des études et travaille dans l’administration française. Ses petits-enfants apprécient qu’elle leur raconte son Cameroun.

    Que de luttes tout au long de sa vie. Les hommes ne sont pas fiables, la famille veut qu’elle rentre dans le rang et épouse le pêcheur qui sent si mauvais. En France, on l’assigne à ce qu’elle représente, une bonniche invisible et non pas ce qu’elle est.

    J’ai aimé la façon dont Kiyémis narre l’histoire de sa grand-mère, j’ai apprécié les poèmes qui scandent l’histoire. Kiyémis raconte la difficulté des immigrés, même légaux, face à un pays dont ils ne connaissent pas les codes. Andoun, femme de courage et de détermination qui a toujours refusé de se plier à des traditions qui veulent l’asservir à un homme, vous êtes un modèle de ténacité, la foie chevillée au corps, malgré toutes les chausse-trappes.

    Andoun vous pouvez être fière de votre petite-fille et de vous.

    Un très bon livre lu grâce à Lecteurs.com. « Et, refleurir » figure dans la sélection finale du Prix Orange du Livre en Afrique 2024.

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  • Avec Et refleurir, Kiyemis offre une composition réussie de poésie et de résilience. L’héroïne est une jeune fille camerounaise, Andoun, née dans un village au sein d’une famille travailleuse et pauvre. De génération en génération, les femmes vivent courbées à ramasser des graines d’arachide et...
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    Avec Et refleurir, Kiyemis offre une composition réussie de poésie et de résilience. L’héroïne est une jeune fille camerounaise, Andoun, née dans un village au sein d’une famille travailleuse et pauvre. De génération en génération, les femmes vivent courbées à ramasser des graines d’arachide et soumises aux hommes.

    Fille préférée de son père, Andoun part étudier à Douala. Le changement de vie s’accompagne d’un changement de prénom, elle devient Anne-Marie. Finis les maisons en tôle et argile, les champs et le bruit du vent. Andoun va se faire exploiter par son frère comme bonne à tout faire. Ses rêves d’amour s’étiolent vite lorsque Roger son compagnon d’un soir l’abandonne enceinte. Andoun, parviendra-t-elle à prendre en mains son destin à 16 ans?

    Son père la promet à un homme pour donner un père à la fille d’Andoun, Fraya. Andoun se soumet puis s’enfuit avec sa fille, Fraya.

    Anne-Marie enchaine les hébergements de fortune et petits jobs qu’elle abandonne vite, les patrons voulant exercer leur droit de cuissage. Elle rejoint Paris chez son autre frère pour étudier mais nouvelle déception. Son frère lui vole toutes ses économies. Elle rejoindra les invisibles comme femme de ménage.

    D’autres hommes et d’autres promesses chimériques suivent. Andoun-Anne Marie reste toujours cette mère courage qui doit lutter contre ce qu’engendrent sa couleur de peau et la tyrannie des hommes. Sa fille et elle ne font plus confiance aux hommes qui se volatilisent rapidement.

    Chaque fois qu’un rêve s’écroule, Andoun relève la tête en dépit du poids et des injonctions qui pèsent sur les mères.

    Kiyemis envoute le lecteur avec l’histoire si humaine et si poignante d'Andoun. Ses personnages ballotés par les épreuves sont attachants.

    Rempli de réflexions sur la reconquête de la liberté, son livre est plein d’espoirs sur le déracinement. Il signe la naissance d’une écrivaine.

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  • Très beau premier roman.
    Sous une plume d’une clarté poétique propre à son style, Kiyémis dépeint une existence puissante mais contrainte : la violence, les difficultés transpirent tout au long du récit, n’épargnant pas un lectorat adulte, tout en gardant une réserve la rendant accessible à un...
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    Très beau premier roman.
    Sous une plume d’une clarté poétique propre à son style, Kiyémis dépeint une existence puissante mais contrainte : la violence, les difficultés transpirent tout au long du récit, n’épargnant pas un lectorat adulte, tout en gardant une réserve la rendant accessible à un public plus jeune.

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