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Ce qu'il faut de nuit

Couverture du livre « Ce qu'il faut de nuit » de Laurent Petitmangin aux éditions La Manufacture De Livres
Résumé:

C'est l'histoire d'un père qui élève seul ses deux fils. Une histoire d'amour. Les années passent et les enfants grandissent. Ils choisissent ce qui a de l'importance à leurs yeux, ceux qu'ils sont en train de devenir. Ils agissent comme des hommes. Et pourtant, ce ne sont encore que des gosses.... Voir plus

C'est l'histoire d'un père qui élève seul ses deux fils. Une histoire d'amour. Les années passent et les enfants grandissent. Ils choisissent ce qui a de l'importance à leurs yeux, ceux qu'ils sont en train de devenir. Ils agissent comme des hommes. Et pourtant, ce ne sont encore que des gosses. C'est une histoire de famille et de convictions, de choix et de sentiments ébranlés, une plongée dans le coeur de trois hommes.
Laurent Petitmangin, dans ce premier roman fulgurant, dénoue avec une sensibilité et une finesse infinies le fil des destinées d'hommes en devenir.

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Articles (1)

Avis (64)

  • Premier roman qui se lit d'une traite en 2 parties.
    C'est une histoire de famille où le père veuf élève ses 2 garçons entre son boulot à la Sncf, l'école , le foot le week-end. Au lycée le fils aîné rejoind une bande prônant le FN. Le père se détache peu à peu de son fils. Un accident survient...
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    Premier roman qui se lit d'une traite en 2 parties.
    C'est une histoire de famille où le père veuf élève ses 2 garçons entre son boulot à la Sncf, l'école , le foot le week-end. Au lycée le fils aîné rejoind une bande prônant le FN. Le père se détache peu à peu de son fils. Un accident survient puis le procès.
    Roman sur l'amour paternel, filial qui m'a touché par sa justesse. Peu de mots, peu de pages mais percutant. A lire pour réfléchir

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  • C'est le premier roman de Laurent Petitmangin, un roman court et néanmoins percutant qui a obtenu le Grand Prix SGDL du premier roman, le prix Femina des lycéens et qui est également lauréat du Prix des lecteurs 2022…

    La Moselle - une famille ouvrière - le deuil de la mère - un père qui élève...
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    C'est le premier roman de Laurent Petitmangin, un roman court et néanmoins percutant qui a obtenu le Grand Prix SGDL du premier roman, le prix Femina des lycéens et qui est également lauréat du Prix des lecteurs 2022…

    La Moselle - une famille ouvrière - le deuil de la mère - un père qui élève seul ses deux fils : voilà de quoi poser l'histoire de départ.
    Une fois dit cela, on pourrait penser que le reste du roman va se dérouler sous ce prisme-là, pourtant l'intrigue s'élargit encore lorsque l'un de ses fils prend son envol à Paris, tandis que l'autre reste en Moselle avec sa nouvelle bande copains… Je ne vous en dis pas plus pour ne pas saboter votre plaisir de lecture.
    Une chose est certaine, le père-narrateur va se prendre une claque…
Ce roman m'a émue à plus d'un titre… L'auteur fait un travail admirable sur les notions de paternité, de transmission et de deuil.
    L'aspect social est également très important et d'une justesse encore…
    Cela coule comme du petit lait, l'histoire se tisse avec intensité et elle est bouleversante.
    C'est évidemment un coup de cœur pour moi !

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  • C'est un magnifique premier roman, l'histoire d'un père, le narrateur qui élève seul ses deux garçons.

    Nous sommes en Lorraine, région meurtrie au niveau de l'emploi. Le narrateur c'est le père, travaille à la SNCF sur les caténaires en haut des pylônes.

    Durant trois ans il a accompagné...
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    C'est un magnifique premier roman, l'histoire d'un père, le narrateur qui élève seul ses deux garçons.

    Nous sommes en Lorraine, région meurtrie au niveau de l'emploi. Le narrateur c'est le père, travaille à la SNCF sur les caténaires en haut des pylônes.

    Durant trois ans il a accompagné sa femme, la maman, dans la lutte contre un cancer. Il nous raconte l'histoire de sa famille, la vie quoi !

    Ses deux garçons, l'aîné, Fus, surnommé ainsi à cause de sa passion : le fussball, un as du ballon, ils se retrouvent au club de Metz, c'est une partie de leur vie. Gillou est un peu plus jeune.

    Le père est engagé à la section et distribue des tracts du parti socialiste. Ils croisent parfois l'extrême droite... c'est tendu entre eux.

    Un joue il voit Fus traîner avec des potes du FN.

    Amour et incompréhension avec ce fils jusqu'ici exemplaire.

    C'est la vie, un père brisé qui essaie tant bien que mal de tout donner à ses fils.

    Une très jolie plume, un récit qui se construit peu à peu de manière fluide, par petites touches on découvre le passé, la vie de la famille. Le combat d'un père dévasté, l'amour pas toujours facile à exprimer, le doute, l'incompréhension.

    C'est avec une langue épurée, une plume acérée, sincère, une finesse et sensibilité que Laurent Petitmangin nous décrit la vie et les sentiments. Un très beau roman émouvant nous racontant l'amour entre un père et ses fils.

    Je l'ai dévoré d'une traite.

    Ma note : ♥♥♥♥♥


    Les jolies phrases

    On ne vaut pas moins que ceux que j'ai croisés, juste on n'y croit pas assez. On ne sait même pas que cela existe.

    J'avais agi en père dont le fils était en danger.

    Est-ce qu'on est toujoujours reponsable de ce qui nous arrive ? Je ne me posais pas la question pour lui, mais pour moi. Je ne pensais pas mériter tout ça, mais peut-être que c'était une vue de l'esprit, peut-être que je méritais bel et bien tout ce qui m'arrivait et que je n'avais pas fait ce qu'il fallait.

    C'était mon fils. Tout ce qui lui arrivait m'arrivait.

    Peu importe ce que vous avez fait ou pas fait, elle m'avait coupé, l'important c'est l'histoire que les jurés vont avoir dans la tête quand ils devront décider. L'important, c'est de leur faire rentrer suffisamment de coins dans leur vision première, celle qui conduit inexorablement aux trente ans de réclusion. C'est d'être capable de fissurer leurs a priori, d'amorcer le doute dans leur réflexion? Beaucoup de doute. Plus ils vont douter, plus ils vont suer, et ça, monsieur, croyez-moi, c'est bon. Ça fait chuter les peines.

    Mon fils était encore vivant et, soudainement, sans que je sache pourquoi, j'en avais été à nouveau heureux. D'un bonheur que je n'avais pas connu depuis des années. Un bonheur qui m'avait tenu toute la soirée.


    https://nathavh49.blogspot.com/2022/05/ce-quil-me-faut-de-nuit-laurent.html

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  • Il y a d'abord cette mort, celle de la mère. Des visites hebdomadaires à l'hôpital à cette femme qui ne s'est pas battue et a laissé la maladie l'emporter en trois ans... et en filigrane un père absorbé, débordé,brisé, noyé dans ce quotidien qui n'en est pas un, avec ses deux garçons Fus et...
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    Il y a d'abord cette mort, celle de la mère. Des visites hebdomadaires à l'hôpital à cette femme qui ne s'est pas battue et a laissé la maladie l'emporter en trois ans... et en filigrane un père absorbé, débordé,brisé, noyé dans ce quotidien qui n'en est pas un, avec ses deux garçons Fus et Gillou.

    Puis il y a cette vie qui se construit à trois, bancale, pleine de non dits, de manques, d'incompréhension, de décalages et de maladresses. Seule la passion du football les réunit encore.. En creux, on découvre le père cégétiste engagé, totalement ahuri d'apprendre que son fils aîné dérive vers l'extrème droite. Il ne peut ni ne sait faire face à ce cataclysme, ne trouve ni les mots ni les gestes pour ramener son fils dans le "droit" chemin. Entre ces deux hommes Gilou veut quitter sa Lorraine natale et poursuivre ses études à Paris.

    Ce livre est bouleversant, délicat,intense. L'auteur a su trouver le ton juste pour évoquer l'amour filial, la construction de deux destins au sein d'une famille, l'impact du deuil sur la destinée des enfants. On suit presque en apnée le destin de ce père et de Fus, le souffle coupé, renvoyé à cette question : qu'est ce qui peut faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre? pourquoi un fils échappe à cette violence et à ces idées et pas l'autre? Il est certain que l'auteur a su dépeindre avec finesse la relation d'un père et de ses fils,malgré l'absence de la mère.

    C'est pour moi un livre qui restera longtemps en tête. Enorme coup de coeur.

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  • Un premier roman sur le deuil, la transmission, la perte de repères dans un monde qui n’a plus de sens pour des jeunes en pleine construction. Ce qu’il faut de nuit est l’histoire de la chute libre de Fus, jeune homme perdu à la suite du décès de sa mère, qui s’accroche à des soutiens et...
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    Un premier roman sur le deuil, la transmission, la perte de repères dans un monde qui n’a plus de sens pour des jeunes en pleine construction. Ce qu’il faut de nuit est l’histoire de la chute libre de Fus, jeune homme perdu à la suite du décès de sa mère, qui s’accroche à des soutiens et militants actifs de Marine Le Pen. Le père de Fus ne le soutient pas, lui qui a toujours été de gauche. Il le désavoue et refuse même de lui parler, mais un jour tout bascule… Les liens parentaux seront-ils assez forts pour que ce père accablé soit à la hauteur du drame qui peut-être aurait pu être évité ?
    « Quand je regarde Fus jouer, je me dis qu’il n’y a pas d’autre vie, pas de vie sur cette vie. Il y a ce moment avec les cris des gens, le bruit des crampons qui de collent et se décollent de l’herbe, le coéquipier qui râle, qu’on ne trouve pas assez tôt, pas assez en profondeur, cette rage gueulée à fond de gorge quand ils marquent ou prennent le premier but. Un moment où il n’y a rien à faire pour moi, un des seuls instants qui me restent avec Fus. Un moment que je ne céderais pour rien au monde, que j’attends au loin dans la semaine. Un moment qui ne m’apporte rien d’autre que d’être là, qui ne résout rien, rien du tout. »
    Peut-on tout accepter de ses enfants ? On ne les met pas au monde pour qu’ils marchent dans nos pas, mais comment accepter de bonne grâce qu’ils aillent à l’opposé ? Ils se construisent dans la conformité ou dans l’opposition : choix alimentaires ou préférences sexuelles, exils délibérés, conduites à risque, rejet de la voie tracée dans les études ou le travail, et, aux extrêmes, dérives sectaires et engagements catastrophiques : tout est bon pour faire sécession et affirmer sa nouvelle identité, avec ou sans révolte affichée d’ailleurs. Une nouvelle identité, c’est bien ce que Fus essaie de recomposer (lui qui peut dire « je fus... mais cela est bien fini ») après la disparition de sa mère, pivot de son existence. (Faut-il voir en Marine Le Pen une nouvelle figure maternelle qui fait désormais défaut ?) Dans un repositionnement par rapport au père, moins fort dans son chagrin, et une certaine rivalité vis-à-vis du petit frère (par ailleurs indéfectible allié) plus conforme à ce qu’on attend de lui.
    « Comment on se résignait à ce que son fils soit de l’autre côté. Pas chez Macron, mais chez les pires salauds. Les potes des négationnistes, des ordures. Fus était calme, presque content que cette explication arrive. Il assumait. Un vrai Témoin de Jéhovah vers, perfusé de conneries, avec de nouvelles certitudes, qui restait aimable. J’avais honte. Désormais on allait devoir vivre avec ça (...). »
    Peut-on renier ses enfants, les déshériter, les maudire ? La malédiction paternelle, ce n’est pas rien, dans l’histoire comme dans la littérature. « Tu n’es plus mon fils »… quelle sentence terrible ! Ou libératrice ? On voit bien que pour ce père meurtri, honteux, bafoué, fâché, qui se sent trahi dans ses valeurs et son affection, la tentation est grande, lui dont le fils a basculé dans le camp des « salauds ». Lui qui se demande aussi quelle est sa part de responsabilité
    Mais, à l’heure de la tragédie, l’amour sera-t-il le plus fort. Ce père pourra-t-il essayer de comprendre, d’accompagner, de soutenir, de défendre, de pardonner ? Le rôle de tout parent, au fond, coûte que coûte… Le protagoniste balaiera-t-il ses réticences et se rangera-t-il, finalement, aux côtés de son garçon ? À vous de le découvrir en lisant de magnifique roman !
    Qui sont les vrais responsables ? Qu’est-ce qui pousse un adolescent, un jeune adulte, à la rupture avec son entourage ? À s’agglomérer à un groupe, pourvu qu’on lui fasse oublier ses fragilités et ses errances avec un ancrage solide, un fort sentiment d’appartenance ? Une raison d’être ? Et quand la spirale de la violence a commencé, qui sont les coupables ? Ce sont quelques-unes des questions auxquelles l’auteur tente de répondre en filigrane. Des réponses intéressantes, pas forcément celles que l’on attend. Une analyse fine, un roman fort, sans pathos, sans manichéisme, malgré les thématiques, une écriture pudique et sobre, qui nous pousse à réfléchir et nous poser des questions sur le fonctionnement de la société et de tout être qui cherche sa place, en quête de reconnaissance et de compréhension de son existence.
    « Est-ce qu’on est toujours responsable de ce qui nous arrive ? Je ne me posais pas la question pour lui, mais pour moi. Je ne pensais pas mériter tout ça, mais peut-être que c’était une vue de l’esprit, peut-être que je méritais bel et bien tout ce qui m’arrivait et ce que je n’avais pas fait et que je n’avais pas fait ce qu’il fallait. »
    Un chef-d’œuvre d’humanité.

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  • Ce très court premier roman de Laurent Petitmangin est bouleversant d’amour et de détresse. Amour d’un père pour ses enfants. Détresse d’un père qui ne les comprend plus.
    D’une écriture sans fioritures et percutante l’auteur nous raconte ces vies simples sans tomber dans le pathos. Il parle de...
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    Ce très court premier roman de Laurent Petitmangin est bouleversant d’amour et de détresse. Amour d’un père pour ses enfants. Détresse d’un père qui ne les comprend plus.
    D’une écriture sans fioritures et percutante l’auteur nous raconte ces vies simples sans tomber dans le pathos. Il parle de valeurs, de résilience et de pardon.
    C’est tout en pudeur et en délicatesse que Laurent Petitmangin donne la parole à ce père qui se raconte dans ce bassin Lorrain où il élève seul ses deux garçons depuis qu’un cancer a emporté leur mère. Le manque se fait ressentir à chaque page pour ces trois hommes qui ont perdu leurs repères. L’auteur décrit très finement la complicité indéfectible, empreinte de délicatesse et de respect des deux fils Fus et Gillou qui seront toujours présents l’un pour l’autre. On voit le père qui peine à comprendre ses fils mais continue à les aimer dans ses silences. On voit comment cette famille unie autour de valeurs solides va se fissurer lorsque Fus, le fils ainé, s’affiche avec des jeunes dont la sensibilité politique est radicalement opposée à celle du père. La fracture devient alors définitive, jusqu’au drame que l’on sentait inévitable.
    L’auteur décrit extrêmement bien la solidité du lien entre les deux frères et l’abnégation qui en résulte, l’amour qu’ils ont pour leur père malgré le rejet de ce dernier pour Fus. Fus, qui jamais ne s’élèvera contre son père et demeurera dans ces silences assourdissants le fils aimant. On voit ce père qui passe de la douleur à la détresse puis enfin au pardon.
    Le dernier chapitre sous forme de lettre d’un fils à son père est déchirant.
    Voici un petit livre de 142 pages, qui, une fois refermé nous poursuit encore longtemps.

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  • La moman est décédée d'un cancer. Fus et Gilou, les enfants se retrouvent donc seuls avec leur père, travailleurs SNCF et militant socialiste. Mais Fus ne va pas suivre la voie que son père souhaiterait qu'il suive.

    Comment la relation d'amour d'un père avec son fils peut éclater ainsi ?...
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    La moman est décédée d'un cancer. Fus et Gilou, les enfants se retrouvent donc seuls avec leur père, travailleurs SNCF et militant socialiste. Mais Fus ne va pas suivre la voie que son père souhaiterait qu'il suive.

    Comment la relation d'amour d'un père avec son fils peut éclater ainsi ? Car oui, il s'agît bien d'amour filial que Laurent Petitmangin nous décrit dans ce trop court roman d'une centaine de pages.

    C'est beau, bien écrit. Mais les sentiments ne sont pas assez présents à mon goût. J'en aurais voulu plus.

    Deuxième lecture pour le prix du livre de poche de la librairie Lamartine à Paris, un peu moins hauteur que la précédente.

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  • Attachant, bouleversant, convaincant, juste, ce récit touche profondément sans être démonstratif, juste avec des mots simples, et des silences qui en disent plus longs que certains discours. On ne peut refermer le livre sans emmener avec soi Fus et son père. Un coup de cœur.

    Attachant, bouleversant, convaincant, juste, ce récit touche profondément sans être démonstratif, juste avec des mots simples, et des silences qui en disent plus longs que certains discours. On ne peut refermer le livre sans emmener avec soi Fus et son père. Un coup de cœur.

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