Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Ce qu'il faut de nuit

Couverture du livre « Ce qu'il faut de nuit » de Laurent Petitmangin aux éditions La Manufacture De Livres
Résumé:

C'est l'histoire d'un père qui élève seul ses deux fils. Une histoire d'amour. Les années passent et les enfants grandissent. Ils choisissent ce qui a de l'importance à leurs yeux, ceux qu'ils sont en train de devenir. Ils agissent comme des hommes. Et pourtant, ce ne sont encore que des gosses.... Voir plus

C'est l'histoire d'un père qui élève seul ses deux fils. Une histoire d'amour. Les années passent et les enfants grandissent. Ils choisissent ce qui a de l'importance à leurs yeux, ceux qu'ils sont en train de devenir. Ils agissent comme des hommes. Et pourtant, ce ne sont encore que des gosses. C'est une histoire de famille et de convictions, de choix et de sentiments ébranlés, une plongée dans le coeur de trois hommes.
Laurent Petitmangin, dans ce premier roman fulgurant, dénoue avec une sensibilité et une finesse infinies le fil des destinées d'hommes en devenir.

Donner votre avis

Articles (1)

Avis (17)

  • Ce qu’il faut de silence pour créer un fossé ! Ce qu’il faut d’obstination pour ne plus pouvoir communiquer et expliquer et ensuite, pardonner ! « Ce qu’il faut de nuit » pour laisser ainsi gâcher la vie d’un gamin et à jamais le regretter !
    Laurent Petimangin aborde dans « Ce qu’il faut de...
    Voir plus

    Ce qu’il faut de silence pour créer un fossé ! Ce qu’il faut d’obstination pour ne plus pouvoir communiquer et expliquer et ensuite, pardonner ! « Ce qu’il faut de nuit » pour laisser ainsi gâcher la vie d’un gamin et à jamais le regretter !
    Laurent Petimangin aborde dans « Ce qu’il faut de nuit » les liens entre un père qui ne reconnait plus son fils et entre un fils qui aimerait tellement que son père le reconnaisse.
    La situation décrite dans ce premier roman est toute simple. Une longue maladie fait basculer une famille. La « moman » meurt après trois ans d’hôpital. Son mari, Fuz et Gillou, leurs garçons, ont mis entre parenthèse leurs vies pour la soutenir. Alors lorsqu’elle n’est plus, chacun s’isole dans sa souffrance essayant de retrouver sens à la vie et à celle d’une famille qui n’est plus. Le père pare à l’entretien de la maison, à l’éducation de ses enfants, au quotidien mais déborde un peu au bistrot d’à côté lorsque les garçons sont couchés.
    Pas disponible de toutes façons pour s’apercevoir que son aîné flanche. Et pour Fuz c’est le schéma habituel : l’absentéisme scolaire, un copain un peu particulier, une bande plus accueillante que les murs d’une maison et bien sûr une petite copine.
    Seulement lui, il ne choisit pas la religion. Il choisit un groupuscule d’extrême droite alors que son père est un vieux militant socialo façon Programme commun. Et la blessure du père est trop forte. La présupposée honte, aussi ! Le regard des autres, la fierté bafouée et les rêves effacés vont transformer peu à peu une relation paternelle protectrice en rage larvée.
    La suite ici
    https://vagabondageautourdesoi.com/2020/09/14/laurent-petitmangin-ce-quil-faut-de-nuit/

    comment Commentaire (0)
  • La Lorraine. Un homme, cheminot, élève seul ses deux fils, Frédéric dit Fus et Gillou après la mort de leur mère. A l'adolescence, Fus se laisse entraîner par un groupe de jeunes du FN; écoeuré, le père, qui milite au parti socialiste et a voulu transmettre ses valeurs à ses fils, se détache de...
    Voir plus

    La Lorraine. Un homme, cheminot, élève seul ses deux fils, Frédéric dit Fus et Gillou après la mort de leur mère. A l'adolescence, Fus se laisse entraîner par un groupe de jeunes du FN; écoeuré, le père, qui milite au parti socialiste et a voulu transmettre ses valeurs à ses fils, se détache de son fils aîné, évite tout échange et concentre ses attentes, son amour et sa fierté sur son cadet, qui partage ses idées et réussit à intégrer une école parisienne. Et se produit l'irréparable qui mettra à l'épreuve les liens qui unissent les trois hommes.
    Tout en pudeur, en sensibilité, en tendresse, l'auteur raconte une histoire d'hommes, de transmission père-fils, de déceptions paternelles, d'amour entre frères sur fond d'une région, la Lorraine, où les commerces ferment, où les perspectives professionnelles sont limitées, où les distractions se limitent aux matchs de foot locaux, tout ce qui offre un terreau fertile aux extrémismes et à la violence.
    L'émotion m'a saisie rapidement et ne m'a pas quittée jusqu'à la fin du roman devant ce père qui oscille entre honte d'avoir un fils d'extrême droite et son amour pour lui, devant ce frère aîné qui fera tout pour que son cadet ait un avenir plus brillant que le sien et celui de son père, devant ce fils qui ressent un profond amour pour son père et son frère mais ne sait l'exprimer.
    Magnifique et poignant premier roman qui m'accompagnera encore quelque temps.

    comment Commentaire (1)
  • Après le décès de la « Moman », le narrateur, le père, se retrouve seul avec ses deux fils, Fus et Gillou, dans une petite ville de lorraine. Pour vaincre leur tristesse, ils partagent des moments ensemble, notamment autour du football. Les garçons grandissent et prennent des chemins différents...
    Voir plus

    Après le décès de la « Moman », le narrateur, le père, se retrouve seul avec ses deux fils, Fus et Gillou, dans une petite ville de lorraine. Pour vaincre leur tristesse, ils partagent des moments ensemble, notamment autour du football. Les garçons grandissent et prennent des chemins différents sous l’œil impuissant de leur père. S’il est toujours proche de Gillou, le père s’éloigne de Fus et ne semble plus rien partager avec celui-ci. C’était sans compter sur l’amour paternel, infallible malgré le drame.

    Laurent Petitmangin signe un premier roman poétique, sur l’amour paternel et les liens familiaux. Certaines scènes ne sont pas sans nous rappeler « Leurs enfants après eux » de Nicolas Mathieu. À l’inverse de ce dernier, il y’a beaucoup de tendresse dans « Ce qu’il faut se nuit ». Un très beau premier roman et un auteur à suivre!

    comment Commentaire (0)
  • C’est la signature de la Manufacture : des romans qui percutent. L’admirable premier roman de Laurent Petitmangin ne déroge pas à la règle.
    Ça se passe en Moselle mais, particularismes du langage mis à part, ce serait pareil à Brest ou à Marseille. On a beau faire notre possible, nos enfants...
    Voir plus

    C’est la signature de la Manufacture : des romans qui percutent. L’admirable premier roman de Laurent Petitmangin ne déroge pas à la règle.
    Ça se passe en Moselle mais, particularismes du langage mis à part, ce serait pareil à Brest ou à Marseille. On a beau faire notre possible, nos enfants nous échappent. C’est toute l’ingratitude de la condition de parent : préparez-vous à sourire mais aussi à souffrir.
    À partir de quel moment cet enfant, qu’on a élevé et chéri, devient une créature autonome ? Qu’est-ce qui concourt à en faire un ange ou un démon ? Quelle est la part de responsabilité de celui qui héberge, n’ayant aucune prise sur l’environnement ? L’amour du père peut-il excuser les faux pas du fils ? À toutes ces questions, le roman de Laurent Petitmangin tente d’apporter des éléments de réponse.
    Des éléments, seulement, parce qu’on est ici dans la vraie vie. Le drame n’est pas repassé au vernis du spectaculaire. La mère, morte d’un cancer, ne s’est pas battue, elle n’a pas dit « je ne vais rien lâcher » comme une abrutie de la téléréalité. Le fils traîne avec des connards du FN et son père se demande en vertu de quoi il devrait être indulgent avec lui. Car il arrive aux cow-boys de douter de leur bon droit et aux indiens, d’être plus cruel qu’on ne l’imagine. Et réciproquement.
    Dans un style qui se peaufine au fil de son récit, Laurent Petitmangin a fait d’une vie ordinaire, suite de petits riens, un destin extraordinaire qui renseigne sur notre humanité.
    Bilan :

    comment Commentaire (0)
  • « Ainsi les hommes filent : et si les hommes étaient faits d'étoffe indémaillable, nous ne raconterions pas d'histoires, n'est-ce pas ? » Voilà ce qu’écrit Pierre Michon dans Les onze.
    Je pense que ce premier roman répond totalement à cette assertion.
    L’auteur m’a engloutie dès la première...
    Voir plus

    « Ainsi les hommes filent : et si les hommes étaient faits d'étoffe indémaillable, nous ne raconterions pas d'histoires, n'est-ce pas ? » Voilà ce qu’écrit Pierre Michon dans Les onze.
    Je pense que ce premier roman répond totalement à cette assertion.
    L’auteur m’a engloutie dès la première scène (bien qu’il s’agisse de foot) où l’amour paternel irradie le terrain sur lequel joue son aîné Fus.
    « Un moment que je ne cèderais pour rien au monde, que j’attends au loin dans la semaine. » Dans une vie simple et ordinaire où le travail prime, ces instants sont des moments entre parenthèses et ils constituent des petits trésors pour les vieux jours des parents quand les enfants se sont éloignés pour eux-mêmes faire leur vie.
    Le décor est planté, nous sommes en Lorraine, le foot est l’activité de loisirs, le stade lieu de rencontre alors que les alentours se désertifient, absence de manufactures, elles sont délocalisées, l’école survit mais pour combien de temps…
    Le père en un long lamento raconte comment il doit faire face (même de cela il n’est pas sûr) à la maladie de la moman, qui succombera au cancer à quarante-quatre ans seulement. Trois ans entre chimio et hospitalisation à vivre à pas feutrés, à laisser le grand Fus s’occuper du petit Gillou, car chez ces gens-là on ne cause pas beaucoup, on agit. Et Fus a pris son rôle de grand frère sans avoir à lui demander, il s’est occupé aussi de la maison quand le père est absent pour le travail. Cela s’est fait naturellement dans l’amour filial et fraternel. Car de l’amour il y en a.
    Il y a aussi les réunions à la section (parti socialiste) mais l’activité est en berne, le monde tel qu’il se présente n’aide pas, les désillusions conduisant plutôt à l’inertie.
    « On tracte ce qu’il faut. Je ne crois pas que cela serve à grand-chose, mais il y a un jeune qui a le sens de la formule. Qui sait dire en une page la merde qui noie nos mines et nos vies. Jérémy. »
    Ce même Jérémy qui fut ami avec Fus et qui ensuite entraînera Gillou dans son sillage vers l’ENA.
    Pour le père il y a la honte de constater qu’il éprouve du soulagement à la mort de sa femme, de la culpabilité de voir que ses fils ont grandi vite, car les circonstances poussent vers des vies d’homme bien trop tôt.
    Le tout est montré par touches, comme les impressionnistes savaient faire émerger de la flamboyance dans leurs tableaux.
    Comment pallier l’absence ?
    C’est aussi l’histoire de la solitude de chacun face aux grands évènements de la vie.
    Soudain le roman bifurque car Fus fera une sortie de route. Pour certains les parois de la vie sont lisses.
    J’ai lu ce livre en apnée, plongée au cœur de ce trio d’hommes.
    L’écriture, le vocabulaire ont une justesse rarement égalée sur un tel sujet.
    Le réalisme de ces vies minuscules, avec des scènes magnifiques de connivence entre le père et ses fils, cette voix que j’entendais et qui me guidais dans ma lecture tant elle était une évidence.
    Ce premier roman bouleverse viscéralement, il vous laisse à fleur de peau et vous amène à trouver l’équilibre, celui qui vous pousse à affronter chaque jour nouveau.
    Et je conclue (à nouveau) par une citation de Pierre Michon sur la littérature, car ce roman est de la belle littérature.
    « Je découvrais les livres, où l'on peut s'ensevelir aussi bien que sous les jupes triomphales du ciel. J'apprenais que le ciel et les livres font mal et séduisent. »
    Vies minuscules (1984) de Pierre Michon
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 05 septembre 2020.

    comment Commentaire (0)
  • Une petite ville de Lorraine meurtrie par les commerces qui ferment les uns après les autres, l'école du village qui ne va pas perdurer, même à la section du parti socialiste, il y a de moins en moins de monde. On tracte encore, même si cela ne sert plus à grand-chose.

    La mère elle est...
    Voir plus

    Une petite ville de Lorraine meurtrie par les commerces qui ferment les uns après les autres, l'école du village qui ne va pas perdurer, même à la section du parti socialiste, il y a de moins en moins de monde. On tracte encore, même si cela ne sert plus à grand-chose.

    La mère elle est partie, emportée par un cancer, sans lutter, le père essaye d'oublier ces trois années de merde, la maladie, l'hôpital, le deuil. Il n'a pas le choix, il lui faut bien nourrir ses deux zèbres, tenir bon jusqu'à ce qu'ils se couchent, se laisser aller après. La vie ne lui a pas fait trop de cadeaux, mais il est fier que ses deux gaillards soient toujours là l'un pour l'autre. Gillou le cadet rêve de faire une grande école à Paris, mais Frédéric, Fus pour tout le monde, l'aîné, il a bien changé. Un jour Fus rentre avec un bandana et une croix celtique symbole des fachos, des négationnistes, des ordures, des pires salauds ; le monde du père s'effondre..

    Une histoire simple, belle et tragique, les rapports conflictuels entre un père et son fils aîné. L'histoire d'un père qui essaye du mieux d'élever ses enfants dans les valeurs de fraternité et qui voit son fils aîné se laisser séduire par les idées d'extrême droite. C'est un roman ancré dans notre époque, mais derrière ce récit tragique se cache une belle histoire d'amour familial faite de silence et de non-dits, le monologue d'un père, porté par une écriture sensible et fine.

    Le fait que ce roman soit court lui donne une force incroyable tant l'auteur sait choisir les mots justes.

    comment Commentaire (0)
  • Très bon premier roman.
    Histoire intéressante (aux ramifications familiales, sociales, politiques), à l’écriture fluide.
    Bref : un excellent moment de lecture.

    Très bon premier roman.
    Histoire intéressante (aux ramifications familiales, sociales, politiques), à l’écriture fluide.
    Bref : un excellent moment de lecture.

    comment Commentaire (0)
  • Touchant, lucide, « Ce qu’il faut de nuit » est un hymne au courage, à la constance, à l’amour filial à la vie à la mort. Une leçon de vie dont il faut prendre acte. Ce livre est majestueux. C’est un levier salvateur. Un chant pour les pères. Son pouvoir est grand et c’est tant mieux. Grave et...
    Voir plus

    Touchant, lucide, « Ce qu’il faut de nuit » est un hymne au courage, à la constance, à l’amour filial à la vie à la mort. Une leçon de vie dont il faut prendre acte. Ce livre est majestueux. C’est un levier salvateur. Un chant pour les pères. Son pouvoir est grand et c’est tant mieux. Grave et formidable, entrelacs de fraternité et de tendresse, socle et rivière, voix et gestes. Les semences sont belles, insistantes et savent l’endurance récompensée coûte que coûte. L’écriture de Laurent Petitmangin est aérienne, souffle et cahier du jour. Elle apporte les notes même sombres d’une histoire qui devient la nôtre d’un seul mouvement sans un possible retour en arrière. Un père guide seul ses deux fils en son antre. Une maman décédée trop tôt, trop vite d’une maladie incurable. Petits êtres échappés des couloirs blancs d’un hôpital, main maternelle qui relâche jusqu’à l’invisible celles de ses deux fils. L’homme est seul. Ployé sous les contraintes, un travail harassant, la peine et le vide abyssal. On l’aime de toutes nos forces cet homme digne qui élève ses enfants dans les valeurs les plus nobles et justes. Ces deux enfants grandissent au fil des pages. Fus est l’aîné, protecteur pour son petit frère, bâton de pèlerin et guide. Gillou est le plus jeune, le plus intuitif et éveillé à la réalité. Siamois de cœur, de pavloviennes retrouvailles, des discussions à portée de nuit et des regards fiançailles de souvenirs en construction. Soudés dans ce quotidien fragilisé, que va-t-il se passer ? La vague enfle. Fus se cherche, se trouve, point dans le centre d’une bande de copains. Gus va chavirer. Se noyer dans les affres du F.N. Fréquenter les contre-courants à mille mille des idéaux de son père, syndicaliste, homme de gauche et attentif aux plus humbles. Attention ! ici pas de clichés. Nous sommes dans une littérature perfectionniste qui pose les faits, retient les regards et les rencontres encore possibles. Ce père est battant. Il analyse la situation par une maîtrise hors norme. Il veut comprendre, doute, et affirme sa personnalité en silence et en pondération. Ce récit bouleversant, sociétal est la cause de tous. Gus est notre fils filant entre les mailles d’une éducation altruiste et généreuse, riche d’attentions pour autrui. Gillou va ouvrir la porte des enrichissements intellectuels, se frayer un passage dans une grande école élitiste. Affronter les aprioris, les enfants d’ouvriers y sont rares. Manichéenne posture. Dualité. Le noir et le blanc. Deux frères, deux voies. « Dans la cour d’honneur, on avait été accueillis par les anciens. Aragon, Gustave Eiffel et tant d’autres… » Deux fils, grand écart. Un père qui cherche à rassembler l’épars et se perd dans la nuit noire. « Ce qu’il faut de nuit » est bouleversant. Un père qui résiste aux vents contraires, qui cherche l’issue de secours. Ce récit est une clef en main. On pleure, on se trouve dans le sombre des évènements, mais que ce livre est beau. La dignité de ce père n’est pas de prouesse mais de certitude. Lisez-le, offrez-le c’est un murmure, une cascade, la mer déchaînée, une maison qui vacille sous le tremblement de terre, dont les lézardes, épreuves affrontées sont tragiques. On ne perd pas pied dans cette grandeur, l’olympien est la voix du père. L’humanité de ce grand livre est exemplarité. Un livre crépuscule, un hommage filial. Publié par les majeures Editions La Manufacture de Livres .

    comment Commentaire (0)

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.