Avec toutes mes sympathies

Couverture du livre « Avec toutes mes sympathies » de Olivia De Lamberterie aux éditions Stock
  • Date de parution :
  • Editeur : Stock
  • EAN : 9782234085800
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Les mots des autres m'ont nourrie, portée, infusé leur énergie et leurs émotions. Jusqu'à la mort de mon frère, le 14 octobre 2015 à Montréal, je ne voyais pas la nécessité d'écrire. Le suicide d'Alex m'a transpercée de chagrin, m'a mise aussi dans une colère folle. Parce qu'un suicide, c'est la... Voir plus

Les mots des autres m'ont nourrie, portée, infusé leur énergie et leurs émotions. Jusqu'à la mort de mon frère, le 14 octobre 2015 à Montréal, je ne voyais pas la nécessité d'écrire. Le suicide d'Alex m'a transpercée de chagrin, m'a mise aussi dans une colère folle. Parce qu'un suicide, c'est la double peine, la violence de la disparition génère un silence gêné qui prend toute la place, empêchant même de se souvenir des jours heureux.
Moi, je ne voulais pas me taire.
Alex était un être flamboyant, il a eu une existence belle, pleine, passionnante, aimante et aimée. Il s'est battu contre la mélancolie, elle a gagné. Raconter son courage, dire le bonheur que j'ai eu de l'avoir comme frère, m'a semblé vital. Je ne voulais ni faire mon deuil ni céder à la désolation. Je désirais inventer une manière joyeuse d'être triste.
Les morts peuvent nous rendre plus libres, plus vivants. »   O. L.

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  • "Avec toutes mes sympathies", un livre qui n'aurait jamais dû exister car Alex n'aurait pas dû disparaître, pas à 45 ans nous dit Olivia de Lamberterie en parlant de son frère.

    Un livre magnifique pour que la mort vive, qu'Alex soit toujours présent. C'est un très bel hommage à son frère,...
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    "Avec toutes mes sympathies", un livre qui n'aurait jamais dû exister car Alex n'aurait pas dû disparaître, pas à 45 ans nous dit Olivia de Lamberterie en parlant de son frère.

    Un livre magnifique pour que la mort vive, qu'Alex soit toujours présent. C'est un très bel hommage à son frère, une déclaration d'amour pour ce frère qui à jamais fait partie de sa vie.

    Olivia de Lamberterie est critique littéraire pour Télématin, Le Masque et La Plume mais est également "rédacteur en chef" pour "Elle". Elle n'avait pas l'intention de franchir la ligne entre la critique et l'écriture car elle n'avait rien à dire.

    Cependant son frère avant de partir lui a demandé d'écrire, et après sa mort, elle a retrouvé un message sur Facebook d'Alex lui demandant d'écrire son propre livre.

    Ce livre, Olivia le portait en elle car elle voulait rendre à son frère, l'image de l'homme flamboyant qu'il était, sa joie, leur bonheur, lui pour qui "vivre l'a tué", celui qui a décidé le 14 octobre 2015 de franchir le parapet de sécurité du pont Jacques Cartier à Montréal.

    Ce récit, c'est pour tromper la mort, garder la joie qu'elle l'a écrit. Elle nous fait découvrir sa vie, sa famille, son enfance. Une famille d'un certain milieu social où l'on exprimait peu ou pas ses sentiments, une certaine rigueur, une distance (le vouvoiement), pudeur et réserve étant de mise.

    Elle nous fait découvrir cet amour inconditionnel, le lien très fort qui l'unit à jamais à son frère, cela même si des kilomètres les séparaient.

    Elle nous pose question sur ce mal de vivre, sur le diagnostic assez tardif "dysthimie", nommé tardivement, mal soigné, sur les moyens inhumains des services psychiatriques qui abrutissent plutôt que de soigner.

    Elle s'interroge sur l'aspect génétique de la question, leur famille étant lourdement touchée, mais tout ceci n'est jamais noir, jamais pathos. Le ton peut être léger, l'humour étant bien présent provoquant le rire à certains passages.

    L'auteure nous parle aussi beaucoup de l'amour des mots, des livres. Les références sont nombreuses et c'est un pur moment de bonheur de lire cette plume.

    Pour son mari, ses enfants, sa famille elle crée de la gaieté dans son quotidien non pas pour "faire son deuil", expression horrible mais pour que la mort vive et que les liens soient toujours présents, faire vivre Alex à travers eux.

    La tristesse, le manque, la perte, le mal de vivre sont abordés mais c'est lumineux. L'écriture est prenante, émouvante, élégante, emplie de pudeur et d'amour. La sincérité et l'honnêteté de cette plume vraie m'a beaucoup touchée.

    Un très beau récit que je vous conseille vivement.

    Ma note : ♥♥♥♥♥

    Les jolies phrases

    Lire permet non de fuir la réalité, comme beaucoup le pensent, mais d'y puiser une vérité.

    Ces échappées dans les mots des autres me détournent des miettes de ta réalité que je traque dans les recoins de mon quotidien.

    J'hésitais entre la joie de savoir Alex vivant et l'effroi de le savoir désespéré.

    L'amour se nourrit de l'absence.

    S'il y a des problèmes on les tait. Peut-être qu'ainsi ils n'existeront pas, vive la pensée magique.

    Mon frère était la seule personne à qui je me confiais. Nous étions deux muets qui l'un en face de l'autre retrouvaient l'usage de la parole. Avec qui chuchoter aujourd'hui?

    La société dans laquelle on vit mérite-t-elle tellement qu'on s'y attache ? L'amour immense qui l'entourait ne lui a pas servi de parachute.

    Je n'ai plus envie de rien. Je me force pour Florence, Juliette et François parce que je les aime, mais je dois me forcer à me forcer, et je n'ai plus l'énergie.

    Sylvia Plath, Romain Gary, Ernest Hemingway, pour ne parler que d'écrivains que j'aime, je ne les considère pas malades, ces blessés dotés d'une sensibilité trop exacerbée pour supporter de se lever un matin de plus.

    Alex a pansé ses plaies, maté sa mélancolie sans en arracher les racines.

    Mais la vraie vie, qu'est-ce que cela veut dire ? La vraie vie c'est celle qu'on se crée. Rien d'autre.

    Empêche-t-on un tsunami de déferler, un volcan d'exploser et de figer le paysage sous sa lave ?

    J'écris pour prolonger l'existence d'Alex et m'empêcher de sombrer. Parce que je ne peux tout simplement pas reprendre ma vie comme s'il n'avait jamais existé.

    Vivre l'a tué.

    On voudrait hurler de douleur mais on ne sait même pas où on a mal. Aucun médecin à appeler. Aucune plaie à panser.

    Le monde s'était rétréci à la taille du cercueil de mon frère, il reprend ses dimensions. Redevenir perméables aux malheurs extérieurs nous rend un peu de notre humanité entamée.




    https://nathavh49.blogspot.com/2018/12/avec-toutes-mes-sympathies-olivia-de.html

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  • Un texte très émouvant qui aborde la question du suicide dans son mystère, dans sa tristesse. C'est un texte sur la perte et le deuil d'un être proche et cher, un thème universel qui peut toucher chacun d'entre nous . C'est une véritable ode au frère que nous présente Olivia de Lamberterie....
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    Un texte très émouvant qui aborde la question du suicide dans son mystère, dans sa tristesse. C'est un texte sur la perte et le deuil d'un être proche et cher, un thème universel qui peut toucher chacun d'entre nous . C'est une véritable ode au frère que nous présente Olivia de Lamberterie.
    C'est pourtant avec pudeur et avec poésie qu'elle nous prouve que son frère ne sort et ne sortira pas de sa vie , en lui redonnant vie dans son histoire, dans ses derniers mois. Ce portrait donne l'image d'un être dans toute sa splendeur, sa complexité subissant cette sournoise maladie qu'est la dysthymie. Finalement l'auteure raconte une tragédie presque génétique : Alex a lutté pour la vie, l'incompétence de notre médecine psychiatrique et sa destinée l'ont amené à accomplir sa mort.
    Un beau texte qui permet aussi de réfléchir à la réception de la mort dans notre société, à nos réactions face à la mort.

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  • ette année, j’ai complètement raté la rentrée littéraire de septembre 2018 – et je m’apprête à rater celle de janvier 2019 – Seul rescapé de cette noyade professionnelle : Avec toutes mes sympathies d’Olivia de Lamberterie. Il faut dire que la couverture de ce récit a accroché mon regard : une...
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    ette année, j’ai complètement raté la rentrée littéraire de septembre 2018 – et je m’apprête à rater celle de janvier 2019 – Seul rescapé de cette noyade professionnelle : Avec toutes mes sympathies d’Olivia de Lamberterie. Il faut dire que la couverture de ce récit a accroché mon regard : une photo de famille, d’enfants heureux sur une plage… et a suscité ma curiosité car la quatrième de couverture n’évoquait en rien ce bonheur familial de l’enfance, bien au contraire puisque le deuil, la mort semblaient au cœur de cet ouvrage.

    Voici la présentation de l’éditeur : « Les mots des autres m’ont nourrie, portée, infusé leur énergie et leurs émotions. Jusqu’à la mort de mon frère, le 14 octobre 2015 à Montréal, je ne voyais pas la nécessité d’écrire. Le suicide d’Alex m’a transpercée de chagrin, m’a mise aussi dans une colère folle. Parce qu’un suicide, c’est la double peine, la violence de la disparition génère un silence gêné qui prend toute la place, empêchant même de se souvenir des jours heureux.
    Moi, je ne voulais pas me taire.

    Alex était un être flamboyant, il a eu une existence belle, pleine, passionnante, aimante et aimée. Il s’est battu contre la mélancolie, elle a gagné. Raconter son courage, dire le bonheur que j’ai eu de l’avoir comme frère, m’a semblé vital. Je ne voulais ni faire mon deuil ni céder à la désolation. Je désirais inventer une manière joyeuse d’être triste.

    Les morts peuvent nous rendre plus libres, plus vivants. »

    J’ai été touchée par ce récit, par la force de cet amour fraternel que la mort brise mais ne détruit pas. Si l’événement est douloureux, l’auteure arrive à lui donner une force incroyable et elle rend par ses mots éternel celui qu’elle aimait tant, son frère. A travers ce récit exutoire, elle rappelle au lecteur la force de l’écriture, aussi forte que peut l’être l’amour. C’est un très bel hommage au frère aimé mais aussi au rôle de la littérature.

    En bref : Un seul titre de la rentrée 2018 lu mais un beau titre plein d’amour et de lumière.

    https://dubonheurdelire.wordpress.com/2018/12/03/un-emouvant-hommage-au-frere-disparu-avec-toutes-mes-sympathies-olivia-de-lamberterie/

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  • Qu’est-ce qui n’a pas déjà été dit sur le livre d’Olivia de Lamberterie ? J’arrive un peu après la bataille avec la lecture de ce livre tout en émotion et en retenue (caractéristique de la famille de Lamberterie apparemment).

    Ce récit est un hommage touchant au frère de l’auteur, qui a choisi...
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    Qu’est-ce qui n’a pas déjà été dit sur le livre d’Olivia de Lamberterie ? J’arrive un peu après la bataille avec la lecture de ce livre tout en émotion et en retenue (caractéristique de la famille de Lamberterie apparemment).

    Ce récit est un hommage touchant au frère de l’auteur, qui a choisi de se suicider. Mais a-t-il choisi ou n’avait-il pas d’autre solution, homme ultra-sensible et profondément mélancolique.

    Mais Olivia de Lamberterie veut aussi parler du frère, du fils, du père, du mari, intelligent, bienveillant, aimant. Ce sont ces souvenirs mélangés aux mots choisis avec soin pour dire l’absence, le manque, le « plus jamais » qu’elle nous livre avec pudeur mais sans rien dissimuler de toutes les questions et des sentiments de culpabilité que fait naître ce geste fatal.

    Ce livre touche terriblement parce qu’il exprime ce que chacun de nous peut ressentir à la disparition d’un proche, quelle qu’en soit la raison. Ces sentiments qui alternent entre tristesse, culpabilité, révolte, et parfois moments de joie à l’évocation de certains souvenirs.

    Olivia de Lamberterie nous livre tout cela avec élégance et sans apitoiement. Quelle magnifique façon de faire vivre Alex dans le cœur et l’esprit de tous ses lecteurs.

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  • Je ne sais pas par quoi commencer… Alors commençons peut-être par ce questionnement, justement, puisqu’il faut bien se lancer.
    Durant la lecture de ce livre, je suis passée par plusieurs phases. On dit souvent que le moment où un livre est lu est très important car notre ressenti dépend...
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    Je ne sais pas par quoi commencer… Alors commençons peut-être par ce questionnement, justement, puisqu’il faut bien se lancer.
    Durant la lecture de ce livre, je suis passée par plusieurs phases. On dit souvent que le moment où un livre est lu est très important car notre ressenti dépend tellement de facteurs extérieurs que nos jugements ne seraient certainement pas les mêmes selon les périodes de lectures.
    Ma première émotion, je l’avoue et l’assume, a été de l’agacement. Et oui…. Parce que pendant près de la moitié du livre, je me suis dit que si un illustre inconnu avait choisi d’écrire cette histoire, ce foisonnement d’émotions, les maisons d’éditions n’y auraient pas forcément prêté plus attention que cela et il n’y aurait pas eu un tel encensement de cet ouvrage.
    Tout le monde a son lot de malheurs et de tristesses, quel que soit son activité professionnelle, son milieu social. Il n’y a aucune discussion à avoir à ce sujet. Non, ce qui m’a gênée, c’est que cet anéantissement qu’a vécu et continuera à vivre Olivia de Lamberterie reste auréolé de cette bulle de la bourgeoisie parisienne sans souci matériel, avec ces possibilités de faire ce que l’on a envie sans trop se poser de questions bassement pragmatiques. Vivre un drame lorsqu’on est entouré, choyé, aimé, lorsqu’on a un métier qui nous passionne et que la vie nous a fait naître du « bon » côté, reste à des années-lumière de cette traversée du désert que certains doivent traverser seuls, sans moyens, sans soutien.
    Je sais qu’en me lisant certaines doivent être outrées. Mais comprenez-moi bien. J’ai beaucoup trop d’empathie en moi pour ne pas m’être débarrassée de ce premier ressenti en cours de lecture.
    J’y est ensuite découvert une sincérité remarquable et une écriture rafraichissante, de notre temps.
    Seules les personnes ayant vécu un deuil similaire peuvent se permettre de juger le fond du livre. C’est d’ailleurs ce qu’elle nous dit. Et cela est valable pour tous les coups durs que la vie nous réserve.
    Mais au fond de moi, un embarras persiste : ce livre aurait-il eu la chance d’exister s’il n’avait pas été écrit par Olivia de Lamberterie ? Aurait-il eu droit d’être édité par Stock et d’être « habillé » de cette belle, élégante et sobre tenue bleue nuit ?

    Toutes ces considérations n’enlèvent cependant rien à ma compassion, que vous le pensiez ou non.

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  • Que dire sur ce magnifique premier roman de la talentueuse Olivia de Lamberterie ! C'est le roman d'Alexandre, le frère tant aimé d'Olivia, qui un 14 octobre 2015 décide d'en finir avec la vie, et saute du pont Jacques-Cartier à Montréal.

    Un roman qui ne se lamente pas, mais qui ouvre une...
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    Que dire sur ce magnifique premier roman de la talentueuse Olivia de Lamberterie ! C'est le roman d'Alexandre, le frère tant aimé d'Olivia, qui un 14 octobre 2015 décide d'en finir avec la vie, et saute du pont Jacques-Cartier à Montréal.

    Un roman qui ne se lamente pas, mais qui ouvre une vue sur le portrait d'une femme d'aujourd'hui qui se confie, avec énormément de lumière dans ces lignes. J'ai plongé dans ce livre pour en ressortir ému, les larmes aux yeux tellement ce roman est émouvant.

    Olivia de Lamberterie raconte une manière joyeuse d'être triste, ou petit à petit elle essaye de dompter le fantôme de son frère Alexandre et lui consacre un tombeau de papier à travers ce récit : Juste merveilleux !

    "Avec toutes mes sympathies", Olivia a déjà fait beaucoup couler d'encre, avant, pendant et après avoir obtenu le prix Renaudot 2018, c'est tellement mérité. Car c'est un récit qui vous prend à la gorge par son émotion et sa simplicité. Olivia ne s'apitoie pas sur son sort.
    J'ai adoré les petits traits d'humour tout au long du récit sur elle-même, sur sa vie publique, sa famille et son métier.

    Douloureux, sensible et honnête à la fois, n'hésitez plus, lisez ce livre !

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  • Dans ce récit particulier, Olivia de Lamberterie nous montre l'invisible, met des mots sur l'indicible, nous fait toucher et ressentir l'insondable.
    Avec sincérité et intensité, elle explore chaque recoin de son enfance pour mieux reconstituer la nature profonde de la relation très forte qui...
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    Dans ce récit particulier, Olivia de Lamberterie nous montre l'invisible, met des mots sur l'indicible, nous fait toucher et ressentir l'insondable.
    Avec sincérité et intensité, elle explore chaque recoin de son enfance pour mieux reconstituer la nature profonde de la relation très forte qui l'unit à son frère Alex.
    Ce frère si cher, parti vivre à Montréal vient de mettre fin à ses jours en se jetant dans le vide.
    Dans ce texte extrêmement fort et émouvant, Olivia décrit le choc, la violence de la douleur, explore le chagrin qui la pulvérise, le décompose, l'analyse et le convertit en une ode à l'amour fraternel.
    Il est difficile de parler de roman au sujet de ce récit qui relève davantage du témoignage ou de la volonté de transformer l'immense douleur du deuil en une thérapie littéraire réparatrice…
    Cet difficile exercice littéraire révèle le réel talent d'écriture d'O de Lamberterie qui évoque avec acuité et justesse ses souvenirs d'enfance qui m'ont replongé dans la mienne, ramenant à ma mémoire une multitude de détails que j'avais totalement oubliés et dont la réminiscence m'a bouleversée.
    Poétique et imagée, sa plume évoque avec sensibilité les émotions, les blessures, l'intensité de la complicité, la douleur immense de la culpabilité, et le chemin semé d'écueils vers l'apaisement.
    Son récit est émaillé de références aux livres qu'elle a croisés dans son parcours professionnel de journaliste littéraire apportant à son propos un éclairage particulier toujours juste.

    Ce magnifique essai surprend d'autant plus qu'il provient d'une critique littéraire médiatique qui commet là son premier livre en s'attaquant à un sujet difficile, douloureux et certainement pas racoleur. « Essai » transformé !

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  • Tout d'abord, il ne faut pas s'arrêter au sujet principal de ce livre : la mort d'un frère.
    Cela peut faire peur, j'avoue.
    Mais ce livre est un vrai moment d'échanges complices et n'est pas du tout "pathos".
    L'écriture est fluide et entraînante.
    Bref, une belle lecture à partager.

    Tout d'abord, il ne faut pas s'arrêter au sujet principal de ce livre : la mort d'un frère.
    Cela peut faire peur, j'avoue.
    Mais ce livre est un vrai moment d'échanges complices et n'est pas du tout "pathos".
    L'écriture est fluide et entraînante.
    Bref, une belle lecture à partager.

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  • Depuis que je tiens ce blog, je me suis toujours tenue à être honnête avec moi-même, donner en toute franchise mon ressenti à chaque lecture, allant parfois à contre courant des autres avis. 

    C'est un roman dont tout le monde a parlé lors de la Rentrée Littéraire de Septembre 2018 pour...
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    Depuis que je tiens ce blog, je me suis toujours tenue à être honnête avec moi-même, donner en toute franchise mon ressenti à chaque lecture, allant parfois à contre courant des autres avis. 

    C'est un roman dont tout le monde a parlé lors de la Rentrée Littéraire de Septembre 2018 pour plusieurs raisons je pense. Première par son auteure : une chroniqueuse connue dans le milieu littéraire (mais que je ne connais pas spécialement) mais aussi par le sujet dont il traite, très personnel et difficile : le suicide d'un frère.

    Je ne vous cache pas que dans un premier temps je n'ai pas eu envie de le découvrir. Pourquoi : parce qu'il y avait un côté douloureux, voyeurisme, intime qui me dérangeait d'aborder. Lisant beaucoup d'avis très positifs au fil des semaines et après son passage à La Grande Librairie et divers interviews, j'ai pensé qu'il fallait que je franchisse le pas et me faire ma propre opinion.

    Olivia de Lamberterie a fait le choix de remonter dans ses souvenirs, à travers principalement deux périodes : l'été 2015 où déjà une tentative avait eu lieu et ensuite l'automne 2015 où Alex avait décidé cette fois-ci qu'il en finirait avec une vie où il ne se sentait pas à sa place. Pourtant c'est un homme qui avait tout : la beauté, la réussite, une femme et des enfants aimants, mais sourdait en lui une mélancolie, un désespoir qui l'ont mené à essayer de trouver un ailleurs meilleur.

    Et c'est l'une des questions principales de l'auteure : où est son frère ? Elle le voit, elle le sent en oiseau, libre mais toujours présent dans sa vie. Plutôt que de se taire, elle préfère mettre des mots sur sa douleur, sur l'absence et aussi l'incompréhension parfois.

    On ressent fortement l'imprégnation du milieu littéraire dans lequel l'auteure vit :

    La lecture est l'endroit où je me sens à ma place. Lire répare les vivants et réveille les morts. Lire promet non de fuir la réalité, comme beaucoup le pensent, mais d'y puiser une vérité. L'essentiel pour moi est qu'un texte sonne juste, que je puisse y discerner une voix, une folie ; je n'aime pas les histoires pour les histoires, encore moins les gens qui s'en racontent (....) Et puis lire, autorise à être là sans être là. (p10)
    Pour Olivia de Lamberterie c'est un travail d'écriture sur un sujet personnel, douloureux, où elle mêle les souvenirs heureux et malheureux. Elle exorcise sa douleur en la couchant sur le papier.

    Alex, je ne veux pas voir mourir sa mort. Je veux en éprouver toutes les particules, les revendiquer, y puiser des ressources insoupçonnées, explorer cet inconnu, porter un brassard noir, hurler au scandale, scruter les cieux, comprendre. (p157)
    Elle la décortique, elle la dissèque, elle tente de comprendre, de retrouver des indices annonciateurs, des signes, d'aller au-delà des événements et de comprendre l'impact qu'ils ont eu sur elle, sur sa vie.

    Pendant ma lecture, j'ai trouvé qu'il y a avait beaucoup de phrases "faciles", toutes faites du style :

    "- Mes nuits n'étaient pas plus belles que mes jours
    - pleurer des rivières (mentionné à plusieurs reprises)
    - de battre mon cœur s'est-il arrêté
    - j'ai l'impression d'être une chienne dans un jeu de quilles
    - Tous pleurnicher les papattes en rond ?"

    Je ne mets quelques exemples mais il y en a beaucoup et cela m'a gênée dans le sens où à l'avance, dès que je voyais un mot je connaissais déjà la phrase qui allait suivre. Des phrases toutes faites sur un sujet pourtant tellement personnel.

    Bien sûr c'est un premier roman, écrit dans la souffrance par une personne qui vit dans le monde des livres, de la littérature et de la culture et son activité influence sa plume mais cela, pour moi, à retirer un peu de la spontanéité.

    C'est un récit sur la perte, l'absence, l'incompréhension même si le mal être de son frère était connu, sur l'impuissance à l'aider, à le sortir, un regard sur la famille, les amis,  sur le monde psychiatrique, sa misère. On a la gorge nouée tellement la sincérité des sentiments de Olivia de Lamberterie est là, sa détresse, les émotions affluent et on ne lâche pas le livre même si on connaît malheureusement l'issue.

    On peut reconnaître à Olivia de Lamberterie le courage de partager cette perte, sa sincérité, incluant des touches d'humour qui allègent le récit, le rendent plus "léger et supportable", un regard sur elle-même parfois sans complaisance, mais aussi l'incompréhension de l'absence, de la vie qui continue malgré tout, sans l'être aimé, sans l'être cher mais qui reste présent, malgré tout et c'est plus cette partie là que j'ai aimée.

    Comme pour Les Rêveurs d'Isabelle Carré, je me pose la question de savoir si l'auteure n'était pas célèbre, connue, parlerait-on autant de son livre ? Je risque de choquer certain(e)s mais même si j'ai apprécié ma lecture il y a pour moi dans chaque lecture plusieurs facteurs :  le récit, sa construction, l'écriture et dans le cas présent je pense que l'on est fortement influencé par le thème du récit, le deuil, l'absence, l'émotion, la douleur. 

    C'est une lecture sur un thème difficile, très personnelle, tellement les sentiments sont forts, l'émotion et la douleur présentes mais je suis toujours un peu mal à l'aise avec ce type de sujet venant de personnes du monde des médias.

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  • Cet ouvrage n'est pas un roman, mais un récit, un témoignage sur la vie de l'auteur pendant un trimestre, une saison, cet automne de 2016 où son frère s'est suicidé ...

    Pour faire face, elle se souvient, de leur enfance, de leur jeunesse, de ce frère flamboyant qui croquait la vie malgré sa...
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    Cet ouvrage n'est pas un roman, mais un récit, un témoignage sur la vie de l'auteur pendant un trimestre, une saison, cet automne de 2016 où son frère s'est suicidé ...

    Pour faire face, elle se souvient, de leur enfance, de leur jeunesse, de ce frère flamboyant qui croquait la vie malgré sa désespérance ... 

    Elle qui travaille avec les mots, avec des écrivains, elle n'a plus que les mots pour surmonter sa peine, ce déchirement et accepter la perte de ce frère tant aimé ... 

    En partie biographie de son frère, en partie son parcours de deuil, ce livre ne laisse pas indifférent ... 

    Mais je m'interroge cette fois encore sur le besoin de faire paraître un tel ouvrage.

    Vie privée / vie publique ... faire savoir ... 

    Où est la frontière ?

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