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Autobiographie d'une courgette

Couverture du livre « Autobiographie d'une courgette » de Gilles Paris aux éditions J'ai Lu
  • Date de parution :
  • Editeur : J'ai Lu
  • EAN : 9782290324349
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

"Elle ressemble à une poupée de chiffon toute molle et ses yeux sont grands ouverts. Je pense aux films policiers où des tas de femmes se font tuer et après elles ressemblent à des tas de chiffons toutes molles et je me dis "c'est ça, j'ai tué maman."" Ainsi commence l'aventure d'Icare, alias... Voir plus

"Elle ressemble à une poupée de chiffon toute molle et ses yeux sont grands ouverts. Je pense aux films policiers où des tas de femmes se font tuer et après elles ressemblent à des tas de chiffons toutes molles et je me dis "c'est ça, j'ai tué maman."" Ainsi commence l'aventure d'Icare, alias Courgette, un petit garçon de neuf ans qui tue accidentellement sa mère alcoolique d'un coup de revolver. Paradoxalement, la vie s'ouvre à lui après cette tragédie, et peut-être même un peu grâce à elle. Placé dans un foyer, il pose avec une naïveté touchante son regard d'enfant sur un monde qu'il découvre et qui ne l'effraie pas. De forts liens d'amitié se créent entre lui et ses camarades. Et puis surtout, il tombe amoureux de Camille...

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Articles (1)

Avis (13)

  • Icare s'appelle Courgette. Quel drôle de nom! Et peu importe si on ne sait pas pourquoi ses parents lui ont donné ce prénom ... et ce surnom.
    Courgette donc se décline sur le mode simple ou avec déterminant (la courgette), adjectif possessif (ma courgette) et il arrive même qu'elle devienne une...
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    Icare s'appelle Courgette. Quel drôle de nom! Et peu importe si on ne sait pas pourquoi ses parents lui ont donné ce prénom ... et ce surnom.
    Courgette donc se décline sur le mode simple ou avec déterminant (la courgette), adjectif possessif (ma courgette) et il arrive même qu'elle devienne une expression : "ne fais pas ta courgette!"
    En tout cas, le  sobriquet est entièrement assumé. On n'a pas de mal à comprendre pourquoi. Le petit Icare qui s'est brulé les ailes, va toutefois pouvoir s'envoler grâce à sa façon de voir "la vie en couleurs " et au dévouement bienveillant et attentif des "zéducs" du foyer des Fontaines:

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  • Icare, dit Courgette, a 9 ans, et vit avec sa maman.

    Sa maman, elle n’est plus vraiment comme avant. Avant son accident qui lui a laissé une jambe tout droite, qui l’empêche de monter les escaliers du grenier. Avant que son papa ne parte un jour faire le tour du monde avec une poule sous le...
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    Icare, dit Courgette, a 9 ans, et vit avec sa maman.

    Sa maman, elle n’est plus vraiment comme avant. Avant son accident qui lui a laissé une jambe tout droite, qui l’empêche de monter les escaliers du grenier. Avant que son papa ne parte un jour faire le tour du monde avec une poule sous le bras.

    Courgette trouve ça bizarre de faire le tour du monde avec une poule. Mais bon, c’est sa maman qui le dit, et sa maman, il essaie de ne pas trop la contredire. Parce que sinon il est obligé de monter au grenier, pour éviter de recevoir la raclée du siècle.

    Courgette aime beaucoup sa maman, même s’il aimerait qu’elle s’occupe plus de lui au lieu de boire des bières devant la télé.

    Sa maman, elle est tout le temps triste et en colère, et elle dit que tout ça de toute façon, c’est la faute du ciel, qui est « grand pour nous rappeler qu’on n’est pas grand chose dessous ».

    Un jour, Courgette trouve par hasard un revolver dans les affaires de sa maman. Et pour lui faire plaisir, il décide d’aller dans le jardin, et de tuer le ciel. Comme ça, peut-être qu’elle serait plus heureuse.
    Ce jour-là, Courgette ne tue pas le ciel, mais il tue accidentellement sa maman.

    Dès lors, il est pris en charge par Raymond, un gendarme, qui le conduira au foyer des Fontaines, où le petit garçon fera les rencontres les plus déterminantes de sa vie…

    Avant que l’amie l’ourse bibliophile ne me fasse découvrir ce très beau livre, j’avais entendu parler de cette histoire à travers son adaptation, Ma vie de courgette, au cinéma.
    Il y a quelques jours, j’ai donc fait la rencontre de Courgette, et je l’ai observé prendre ses marques dans sa nouvelle vie, celle d’après l’assassinat un peu raté du ciel. Et quelle rencontre !

    Vous vous dites peut-être que vu le résumé fait au début de cette chronique, l’histoire ne doit pas être bien gaie. Détrompez-vous !

    Si le contexte de départ n’est pas effectivement synonyme de grosse marrade, le livre de Gilles Paris est un condensé de douceur, de poésie, de drôlerie et d’espoir.

    Le narrateur n’est autre que Courgette lui-même (oui, il n’aime pas vraiment qu’on l’appelle Icare) et toute l’histoire va se dérouler de son point de vue, avec toutes les questions existentielles qu’un enfant de son âge peut avoir…!
    Après l’accident, Courgette est donc emmené au foyer, pas très loin de chez lui. Là, il va faire la connaissance d’autres enfants qui comme lui sont passés par des moments pas top-top avec leurs parents. Il y a Simon, Ahmed, Béatrice, Alice, Jujube… et puis il y a Camille.

    Toute la force du récit réside, selon moi, dans le fait qu’en perdant ses parents et sa maison, Courgette va finalement retrouver un équilibre et son statut d’enfant. Le terme « foyer » prend ici tout son sens puisqu’en accueillant le petit garçon, Les Fontaines sera finalement le théâtre de son épanouissement, de l’apaisement de ses craintes et de son ouverture sur le monde. Entouré de sa petite bande, il fera des bêtises, des blagues et apprendra beaucoup sur les autres et sur lui-même.

    Il y a dans ce livre tout ce qu’il faut pour réchauffer les cœurs, pour rire et pour mouiller un peu les yeux aussi. Il y a chez ses enfants autant de fragilités que de forces qui ne peuvent que vous rendre admiratifs et les rendre attachants.
    Il est à la fois triste et émouvant de voir que tous ces mini-humains ont été très abîmés par les adultes sur qui ils auraient dû le plus compter… et qu’ils sont petit à petit raccommodés, rafistolés avec tout l’amour et la volonté d’autres adultes pour qui ils comptent beaucoup plus.

    Si vous voulez lire l’amour et l’amitié, lisez l’histoire de Courgette

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  • Une très belle histoire, pleine de magie, d'innocence, d'amour et de drame aussi. Une lecture qui me donne très envie de voir l'adaptation cinématographique qui en a été faite.

    Une très belle histoire, pleine de magie, d'innocence, d'amour et de drame aussi. Une lecture qui me donne très envie de voir l'adaptation cinématographique qui en a été faite.

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  • À mettre dans toutes les mains surtout celles des ados

    À mettre dans toutes les mains surtout celles des ados

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  • http://sweetie-universe.over-blog.com/2017/01/fiche-livre-autobiographie-d-une-courgette-gilles-paris.html

    Courgette est un enfant de 9 ans délaissé et maltraité par sa mère. C'est son histoire que l'on découvre ici. On découvre sa vie avant et après son placement en foyer d'accueil. On...
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    http://sweetie-universe.over-blog.com/2017/01/fiche-livre-autobiographie-d-une-courgette-gilles-paris.html

    Courgette est un enfant de 9 ans délaissé et maltraité par sa mère. C'est son histoire que l'on découvre ici. On découvre sa vie avant et après son placement en foyer d'accueil. On apprend la vie terrible qu'il mène, sans regard de sa mère sauf lorsqu'elle décide de le battre. Puis survient le drame au cours duquel il tue sa mère, par maladresse. C'est Raymond le gendarme qui vient le chercher dans son grenier et le conduit aux Fontaines, foyer d'accueil. Perdu, Courgette découvre ce que devrait être la vie normale d'un enfant. Repas sains, punitions justes et proportionnées, sorties, stimulations intellectuelles, assiduité à l'école, et surtout, surtout, beaucoup d'amour. Peu à peu, il découvre l'amitié et il apprend à faire confiance aux adultes.

    Ce roman prend le point de vue d'un narrateur interne qui n'est autre que Courgette, ou plutôt Icare. C'est un petit garçon naïf qui voit le monde tout en couleurs malgré toutes les épreuves qu'il traverse. Avec notre regard d'adulte, on décode les propos tenus par Courgette et par les adultes auxquels il est confronté. Courgette n'a pas conscience de toutes les difficultés qu'il surmonte. Le décalage entre les paroles enfantine de Courgette et notre compréhension fine du texte est très intéressant. On lit et on traduit en même temps avec le recul de l'âge. On a pitié de cet enfant, et en même temps, on est heureux qu'il ne saisisse pas l'ampleur du désastre qu'il vit. Son ignorante naïveté est extrêmement touchante. J'avais envie de le prendre dans mes bras, ce petit orphelin, comme j'avais envie d'aller protéger les autres protégés des Fontaines. Et j'ai ressenti une haine féroce pour ces adultes inconscients qui font du mal à leurs enfants. D'un point de vue personnel, cela me touche beaucoup. J'ai accueilli dans mes classes des enfants qui avaient été placés en familles d'accueil. Et récemment, j'ai aussi perdu un élève qui a été placé à son tour. C'est quelque chose qui me touche également en tant que mère. J'ai donc été très émue en lisant les aventures de Courgette et de ses camarades. Camille, une enfant qui arrive peu après Icare au foyer, est également un personnage très touchant et intéressant. Elle est d'une maturité anormale pour une enfant de son âge. En fait, tous les enfants du foyer sont intéressants. Ils souffrent tous à leur façon et c'est terriblement émouvant.

    A travers le regard d'Icare, l'auteur parle de choses graves. Abandon, maltraitance, pédophilie, emprisonnement, ... Notre réflexion d'adulte voit tout cela alors que Camille parle de "réparer les coeurs des hommes avec la bouche" par exemple. Les mots sont bien choisis, ils sont très enfantins. On croit vraiment qu'un enfant raconte son histoire, avec ses propres mots. C'est troublant. C'est une façon originale d'aborder des sujets difficiles. Alors que les propos sont édulcorés par l'ignorance des enfants, ils n'en sont que plus durs. Pour autant, on ne ressort pas de cette lecture totalement déprimé. Tout au long de l'histoire, Courgette nous guide de ses yeux qui ne voient que le beau et dénigrent le mauvais. Il apporte de l'espoir, jusqu'à cette fin sublime qui m'a fait sourire niaisement, quoiqu'on la sente venir.

    Verdict : ♥♥♥♥♥ Ce roman est absolument magnifique. L'auteur parvient à merveilleusement bien retranscrire des propos enfantins. Les personnages qu'il dépeint sont vraiment beaux, et ont une profondeur rare. Quant à la fin, elle est merveilleuse, et donne de l'espoir, pour tout le monde. En bref, c'est une lecture que je recommande vivement. Attention toutefois, ce texte ne s'adresse pas à des enfants, bien que le narrateur en soit un.

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  • Un magnifique roman ! Voilà je devrais m'arrêter là, tout ce que je dirais ne serait que superflu...



    En effet, comment exprimer ce que je ressens face à cette histoire à la fois horrible et touchante ? Vous expliquer pourquoi j'utilise ces deux adjectifs ? Bon d'accord...



    Alors...
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    Un magnifique roman ! Voilà je devrais m'arrêter là, tout ce que je dirais ne serait que superflu...



    En effet, comment exprimer ce que je ressens face à cette histoire à la fois horrible et touchante ? Vous expliquer pourquoi j'utilise ces deux adjectifs ? Bon d'accord...



    Alors horrible, parce qu'on ne peut pas dire que Courgette (c'est le surnom d'Icare) a une vie facile, son père est parti "avec une poule", sa mère est bloquée à la maison et le bat quand ça la prend et il la tue par accident...

    Mais c'est touchant car plein d'espoir, ces enfants qui n'ont rien donnent tellement aux autres...



    J'adore l'écriture de Gilles Paris qui me fait rire, pleurer et surtout vibrer d'émotions alors s'il n'y avait qu'une seule chose à ajouter c'est : jetez vous sans hésitation sur ce roman tout mignon !!



    Bonne lecture !

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  • La première fois que j'ai entendu parlé de ce roman, je me suis dit c'est quoi cette histoire de courgette ??? la première couverture était plus colorée et du coup je me suis demandée si c’était un roman pour adulte.. Et puis, une amie m'a dit, il faut absolument que tu le lises ... L'occasion...
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    La première fois que j'ai entendu parlé de ce roman, je me suis dit c'est quoi cette histoire de courgette ??? la première couverture était plus colorée et du coup je me suis demandée si c’était un roman pour adulte.. Et puis, une amie m'a dit, il faut absolument que tu le lises ... L'occasion c'est présentée au salon du livre de la Mairie du 7 ème et voila je suis ravie de cette découverte.

    Ce roman nous parle d'un enfant de 9 ans, que la vie n'a pas épargné. Son père l'a abandonné, sa mère est alcoolique, le maltraite et un terrible accident va changer le cours des choses.
    Comment le plus terrible des événements va lui permettre de trouver un équilibre, des amis, une famille et l'amour.

    Ce roman est drôle, tendre. Ecrit à la première personne, nous sommes totalement immergé dans le monde d'Icare dit Courgette. Monsieur Paris est très doué pour nous faire revenir en enfance, nos 9 ans ne sont pas si loin finalement!

    Les pages défilent, et le livre arrive à sa fin et l'on se dit qu'il est bien court ce roman, on aurait bien continué un peu avec tous ces gamins ...

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  • Le livre de Gilles Paris précédemment édité chez Plon est revu et corrigé pour la collection Étonnantiss!mes chez Flammarion. Cette collection s'adresse à des adolescents et présente des livres très différents écrits par Octave Mirbeau, Émile Zola, Michel Quint ou Gilles Paris, ... (leur site...
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    Le livre de Gilles Paris précédemment édité chez Plon est revu et corrigé pour la collection Étonnantiss!mes chez Flammarion. Cette collection s'adresse à des adolescents et présente des livres très différents écrits par Octave Mirbeau, Émile Zola, Michel Quint ou Gilles Paris, ... (leur site ici). Petit prix (4.90€), préface présentant l'oeuvre dans son époque, dans la société, parlant de ses spécificités, ici, par exemple de l'écriture de l'auteur qui fait parler un enfant, ou encore des foyers pour enfants, postface avec quizz et jeux pour savoir si le livre a été bien compris (j'ai été très tenté, mais je me suis retenu, laissant ses amusements aux jeunes de la maison. Pff, c'est dur d'être adulte !) et entretien avec l'auteur, et des notes bas de pages en cours de lecture pour expliquer des notions, des mots difficiles.
    Belle idée donc pour un livre, qui lorsque je l'ai lu m'avait paru sympa et plaisant (voir mon billet de l'époque, très court, je débutais dans le blog). Après une relecture très rapide et une replongée dans le monde de Courgette, je m'aperçois qu'il me reste beaucoup de cette histoire en mémoire. Si vous avez aimé le dernier roman de Gilles Paris, Au pays des kangourous, vous aimerez aussi celle-ci. Différente bien sûr, mais avec des points communs : narrateurs-enfants qui se confrontent au monde des adultes, trop tôt, écriture simple et agréable et mine de rien, des sujets aussi douloureux que l'abandon, la mort, l'amour, l'amitié abordés. Pas de réponses universelles, mais en existe-t-il ? Mais des questionnements qui eux le sont sans doute, universels !
    Je ne saurai trop vous conseiller également la lecture de la postface dans laquelle G. Paris explique son travail d'avant écriture, ses visites dans les foyers, dans une école. Il dit par exemple : "Le foyer n'était pas leur maison, les éducateurs n'étaient pas leurs parents. J'ai aussi compris que ces enfants n'étaient pas différents des autres. Qu'il rêvaient de se fondre dans la masse. Leurs jeux, leurs pensées étaient ceux de tous les enfants." (p.278) Alors là, je dis bravo Gilles. Je suis assistant familial et donc mon travail consiste à m'occuper des enfants que j'accueille chez moi (pour ceux qui ne connaissent pas, nous sommes famille d'accueil) ; je vois donc les enfants évoluer au fur et à mesure de leur placement à la maison. Ma plus grande joie est de les voir accueillis là où nous allons comme les autres. Se fondre dans la masse est l'exacte expression qui convient (petite précision, la masse, ce n'est pas moi, je suis un garçon élégant). C'est le plus grand bien qu'on puisse leur faire. Comme d'ailleurs à toute personne quelle que soit sa spécificité ou sa différence. Tolérance et accueil.
    Un roman qui me parle donc directement et que je conseille à tous pour passer un bon moment, intelligemment.

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