Virginie Carton

Virginie Carton
Virginie Carton est née à Lille en 1972. La Veillée est son troisième roman après Des amours dérisoires (Grasset, 2012) et La Blancheur qu'on croyait éternelle (Stock, 2014).

Avis (16)

  • Couverture du livre « La veillée » de Virginie Carton aux éditions Stock

    Nath Bertrand sur La veillée de Virginie Carton

    « Le message était succinct, sans un mot de trop. A son image. Il disait : « Mon père est mort cette nuit ». Sébastien n’avait rien trouvé à ajouter ».

    Ces par ces mots abrupts que Sébastien prévient Marie, son amie d’adolescence, du deuil qui le frappe. Marie, qu’il aimait secrètement...
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    « Le message était succinct, sans un mot de trop. A son image. Il disait : « Mon père est mort cette nuit ». Sébastien n’avait rien trouvé à ajouter ».

    Ces par ces mots abrupts que Sébastien prévient Marie, son amie d’adolescence, du deuil qui le frappe. Marie, qu’il aimait secrètement lorsqu’ils avaient quinze ans, et qu’ils regardaient « le ciel étoilé par la fenêtre ».

    Ensemble le temps d’une veillée, trente ans plus tard, ils vont découvrir des choses tues, des non-dits, des instants cachés, des pans de vie dissimulés sous l’épais manteau du silence. Ils vont apprendre que sous l’écorce d’une existence tranquille, se cachent parfois des tumultes, des regrets, des secrets. Ils vont écouter la vie de Victor, racontée par un ami aussi improbable et fantasque qu’inconnu. Ils vont ouvrir une valise, et les vannes du passé. Et quel passé ! Somptueux ! Lumineux ! Brillant ! Caché, tu, comme scellé depuis si longtemps !

    Ce huis-clos se présente comme une pièce de théâtre, en cinq actes. Nous , lecteurs, devenons spectateurs. On a l'impression d’être là, dans cette pièce, dans ce cocon, d’assister à cette veillée… On écoute ces confidences chuchotées, et, forcément, on s’interroge. Parce que c’est l’effet miroir de ce roman. On s’interroge sur nos propres choix bien sûr, mais on porte, je trouve, un regard autre sur ceux de nos parents. Un regard dénué de jugement.

    « Que montrons-nous de nous, finalement, à part une vague image que l’on se fait du bonheur ? En quoi notre vie est-elle si différente de celles qui nous ont précédés ? En quoi sommes-nous plus courageux ? Que faisons-nous de mieux ? »

    Virginie Carton signe avec « La veillée » un roman au style épuré, tout en délicatesse. Tout en pudeur. Tout en émotions. C’est une splendide histoire d’amitié, d’amour, un magnifique hommage à la Vie.

    C’est pour moi un immensissime coup de cœur, une magnifique et lumineuse découverte, qui va rejoindre illico presto mon top 20 de mes livres préférés de tous les temps et même de l’Univers.

    Je te le recommande vivement, à toi qui viens de lire cette chronique, à toi qui regarde sans doute parfois les étoiles dans le ciel, à toi, qui, peut-être comme moi, trouvera des réponses dans cette lecture.

  • Couverture du livre « La veillée » de Virginie Carton aux éditions Stock

    Mélanie D. sur La veillée de Virginie Carton

    Sébastien vient de perdre son père, Victor. Marie, sa meilleure amie d’enfance, l’accompagne dans ce douloureux moment. Les deux amis se retrouvent à veiller le corps du défunt la nuit suivant son décès. Une nuit qui s’annonce très particulière et riche en révélations. Entre secret et surprise,...
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    Sébastien vient de perdre son père, Victor. Marie, sa meilleure amie d’enfance, l’accompagne dans ce douloureux moment. Les deux amis se retrouvent à veiller le corps du défunt la nuit suivant son décès. Une nuit qui s’annonce très particulière et riche en révélations. Entre secret et surprise, Sébastien et Marie apprendront très vite que même les membres les plus proches de soi ont leur part de mystère…

    L’intrigue est vraiment peu banale, si l’on se fie à ces quelques lignes… Le cycle du roman est très court, tout se passe en très peu de temps, et pourtant, le lecteur ne voit pas l’heure défiler. Pendant cette nuit, où Marie et Sébastien veillent le corps du père de celui-ci, l’atmosphère semble propice à la confidence entre les deux amis. Mais cela ira au-delà de ce que les deux personnages auraient pu s’imaginer. L’arrivée incongrue d’un excentrique vieil homme anglais, au moment où Sébastien et Marie s’y attendent le moins, n’y sera pas pour rien.

    Le style employé par l’auteure, bien qu’étant écrit à la troisième personne, plonge sans aucune difficulté le lecteur dans l’intimité de ce moment si personnel, comme à huis-clos. La gêne n’a jamais le temps de s’installer, tout se déroule au rythme de cette nuit d’hiver et des confidences de chacun. Les émotions, entre sourire et larmes, sont au rendez-vous. Au fil des pages, une question demeure : quel est ce secret que Victor a voulu révéler à son fils ?

    Ce roman, c’est l’histoire d’une amitié de toujours, érodée par les années qui ont passé et les non-dits, mais toujours bien profonde et sincère à l’heure des épreuves que la vie inflige. C’est aussi l’histoire d’une famille, d’un fils qui redécouvre son père à travers ses souvenirs jamais évoqués ensemble. Et l’on s’interroge alors à notre tour : que sait-on vraiment de nos parents, de nos proches, de nos amis ? Quels secrets peuvent nous cacher les personnes qui nous entourent ? Quel impact ont-elles sur nos vies, même après leur disparition ?

    Ce sont tout autant d’éléments qui m’ont fait aimé ce livre. A découvrir pendant l’été, et même après…

  • Couverture du livre « La veillée » de Virginie Carton aux éditions Stock

    Joëlle Guinard sur La veillée de Virginie Carton

    "Mon père est mort", c'est ainsi que commence ce roman. Quelques jours après Noël, Sébastien informe ainsi Marie, sa meilleure amie, du décès de son père qu'il n'a pas revu avant sa mort. Habitant en Italie avec femme et enfants il n'était pas revenu dans sa famille à Noël.
    Marie et Sébastien,...
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    "Mon père est mort", c'est ainsi que commence ce roman. Quelques jours après Noël, Sébastien informe ainsi Marie, sa meilleure amie, du décès de son père qu'il n'a pas revu avant sa mort. Habitant en Italie avec femme et enfants il n'était pas revenu dans sa famille à Noël.
    Marie et Sébastien, la quarantaine, mariés avec enfants, sont amis depuis l'adolescence.
    Ils décident de rester dans la maison familiale de Sébastien veiller le corps pendant toute la nuit.

    Ce roman est à la fois un roman d'atmosphère et un roman d'introspection

    Roman d'atmosphère car l'action se situe dans une sorte de huis-clos funèbre que Virginie Carton excelle à mettre en place y mêlant suffisamment d'humour pour rendre la lecture agréable. Marie et Sébastien commencent par faire des recherches sur internet pour savoir ce qu'il convient de faire lors d'une telle veillée et la nuit va être riche en rires et en larmes.

    Roman d'introspection car au cours de cette nuit ils vont, l'un et l'autre, s'interroger sur le couple que forment leurs parents, unis depuis 50 ans. L'irruption en pleine nuit d'Harold, un vieil homme excentrique, qui se présente comme un ami de jeunesse du défunt va donner à Sébastien l'occasion unique de mieux connaître son père. Son père qui a tenu à lui laisser une lettre pour l'aider à tracer sa propre route, à ne pas trop rester dans ses pas...

    Un roman plein de nostalgie et de tendresse, écrit très finement. Un roman qui traite des relations enfants parents, du temps qui passe, des modèles parentaux, de la culpabilité de s'être éloigné de ses parents et qui met en scène deux amis unis par une amitié que chacun aimerait vivre. Un roman sensible, drôle et émouvant.

    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2016/07/la-veillee-de-virginie-carton.html

  • Couverture du livre « La veillée » de Virginie Carton aux éditions Stock

    Patrice LAURENT sur La veillée de Virginie Carton

    La veillée met en scène deux amis d’enfance, Marie et Sébastien, réunis autour de Victor, le père de ce dernier, qui vient de décéder. Sébastien travaille en Italie et n’a pu revoir son père avant sa mort. Il en est très affligé. Après avoir hésité sur le comportement à avoir durant cette...
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    La veillée met en scène deux amis d’enfance, Marie et Sébastien, réunis autour de Victor, le père de ce dernier, qui vient de décéder. Sébastien travaille en Italie et n’a pu revoir son père avant sa mort. Il en est très affligé. Après avoir hésité sur le comportement à avoir durant cette veillée, les deux amis ouvrent une bouteille et se mettent à regarder les photos de famille. Ils sont interrompus par le vieil Harold qui surgit dans la nuit et leur raconte qui était vraiment Victor, se heurtant à l’incompréhension de la part de Sébastien, qui pensait connaître son père :

    « C’est comme si je perdais mon père deux fois. Je perds le père que je suivais et celui que je ne suis plus »

    Si certains moment du livre laissent un peu trop entrevoir la construction (ex : celle de la valise remise par Harold à son fils), il n’en reste pas moins qu’il offre une réflexion sur la vie, la mort, l’amitié, mais aussi sur qui nous sommes vraiment, et le sens que l’on veut donner à cette vie. Joliment dépeint, construit en plusieurs actes, il constitue une belle lecture.

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