Thibault Berard

Thibault Berard

La biographie de cet auteur n'est pas encore disponible, proposez la vôtre : Contactez-nous

Avis sur cet auteur (7)

  • add_box
    Couverture du livre « Il est juste que les forts soient frappés » de Thibault Berard aux éditions L'observatoire

    Joëlle Guinard sur Il est juste que les forts soient frappés de Thibault Berard

    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2020/02/il-est-juste-que-les-forts-soient.html

    " La force d'un homme se mesure à ses faiblesses."
    " Into my arms. Oh Lord. Into my arms."

    Dès les premières phrases du roman, on sait que la narratrice, une jeune femme de 42 ans qui a décidé de se...
    Voir plus

    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2020/02/il-est-juste-que-les-forts-soient.html

    " La force d'un homme se mesure à ses faiblesses."
    " Into my arms. Oh Lord. Into my arms."

    Dès les premières phrases du roman, on sait que la narratrice, une jeune femme de 42 ans qui a décidé de se dénommer Sarah, est morte. C'est une des forces de ce texte, on sait d'emblée que Sarah ne s'en sortira pas, c'est elle qui va nous raconter son histoire.

    Sarah dit se trouver dans ce qu'elle décrit comme une cellule, un lieu où les vivants ramènent les morts quand ils pensent à eux trop fort. Cette femme morte aspire à l'oubli des vivants. " Le but ultime de tout le monde, dans la mort, c'est de se faire oublier des vivants. Couper le codon une bonne fois avec "l'avant" pour, enfin, accéder à cette absolue félicité, ce repos parfait des sens et de l'esprit dont on nous rabat les oreilles depuis les siècles des siècles."

    Elle nous raconte son histoire, son adolescence déglinguée, sa vie avant de rencontrer Théo lorsqu'elle clamait qu'elle allait crever avant 40 ans, sa rencontre avec cet homme solaire qui va compenser "ses errements lunatiques" jusqu'à ce qu'un jour le drame arrive alors qu'elle est enceinte de sept mois de son deuxième enfant. Un drame qui survient de surcroît la veille de Noël... L' oiseau aux ailes noires que Sarah sentait depuis longtemps au-dessus d'elle prend la forme d'une tumeur cancéreuse qui progresse à une vitesse alarmante, mettant sa vie en danger...

    Théo et Sarah, Lutin et Moineau comme ils se dénomment, décident de devenir des super-héros pour affronter le mal, de vivre cette histoire comme une aventure terrible et extraordinaire. Théo, prêt pour le combat, fonce tête baissée et décide d'être un mur d'optimisme pour sa compagne sur lequel elle va pouvoir s'appuyer, il considère que c'est parce qu'ils sont forts qu'ils ont été frappés "Il est juste que les forts soient frappés", ils vont surmonter cette épreuve justement parce qu'ils en sont capables.... voilà la théorie de Théo. La naissance de Camille est provoquée en urgence, Sarah ne peut voir que deux minutes son bébé qu'elle ne pourra tenir dans ses bras que deux mois plus tard, une rencontre qui fera l'objet d'une magnifique passage dans le texte. Invincibles, ils vivent alors quatre années et demie de bonheur gagnées à l'arraché avant que le drame ne les rattrape. Des jours heureux avant le retour en enfer.

    Inspiré de l'histoire personnelle de l'auteur ce roman raconte une histoire triste mais terriblement lumineuse, c'est un roman plein de vie, plein de force et de rage de vivre. Sarah et Théo forment un couple extrêmement attachant qui ne perd jamais de vue la lumière au bout du tunnel, un couple drôle et vivant. On passe par toutes les émotions tout au long de cette lecture, le cœur se serre souvent mais le sourire est très souvent là aussi. La plume est vive, souvent légère, parsemée de phrases qui percutent sans jamais que l'auteur ne cherche à en rajouter. Voilà une histoire d'amour hors du commun et une magnifique histoire d'amitié car Sarah et Théo sont entourés d'une ronde d'amis engagés avec eux dans la lutte dès le premier jour. Même si j'ai parfois trouvé un peu agaçant de voir l'auteur se donner le rôle de super héros, j'ai aimé sa grande franchise dans la dernière partie du texte d'une sublime beauté. Un récit énergique d'une sidérante sincérité sans une once d’apitoiement sur soi. En écrivant ce livre, Thibault Bérard offre un magnifique cadeau à ses enfants. Un texte qui bouscule et qui rappelle qu'il faut vivre, profiter du moment présent.

  • add_box
    Couverture du livre « Il est juste que les forts soient frappés » de Thibault Berard aux éditions L'observatoire

    FIORINI Géraldine sur Il est juste que les forts soient frappés de Thibault Berard

    Attention : montagnes russes émotionnelles garanties.

    En ouvrant ce livre, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. La quatrième de couverture laissait supposer une histoire d’amour, entre deux êtres que tout oppose… bref, le style de romans que je n’affectionne pas particulièrement.
    Je...
    Voir plus

    Attention : montagnes russes émotionnelles garanties.

    En ouvrant ce livre, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. La quatrième de couverture laissait supposer une histoire d’amour, entre deux êtres que tout oppose… bref, le style de romans que je n’affectionne pas particulièrement.
    Je le commence toutefois, en ravalant mes a priori. Et là : OH. LA. LA. Dévoré en une soirée.

    Certes, le thème a déjà été traité, un couple qui doit faire face à la maladie.

    Mais ce livre-là respire la sincérité : dès le départ, on est happé par l’humanité des personnages, leurs imperfections qui les rendent sympathiques, comme si on les connaissait depuis toujours. Sarah et Théo, c’est le couple de copains avec qui on aime passer du bon temps. On a l’impression de vivre avec eux, de rire à leurs blagues (oui, Théo fait des blagues nulles), de participer à leurs soirées entre potes, à leurs moments de vie, les heureux comme les plus tristes.

    Je suis passée du rire aux larmes. Oui, les vraies larmes : une preuve que cette histoire prend aux tripes.
    Bien plus qu’une histoire d’amour, c’est l’histoire d’une vie, d’un amour de la vie que l’auteur nous décrit. Une plume simple, à l’image des personnages, qui, sans jamais flirter avec la mièvrerie, nous donne une belle leçon d’humanité.

  • add_box
    Couverture du livre « Il est juste que les forts soient frappés » de Thibault Berard aux éditions L'observatoire

    Nath Bertrand sur Il est juste que les forts soient frappés de Thibault Berard

    Cette histoire est celle de Sarah et de Théo , celle d'un moineau et d'un lutin, de deux êtres écorchés vifs, deux âmes destinées à se rencontrer et à s'aimer pour le meilleur, et pour le pire. Le pire, on l'apprend très vite, c'est la tumeur cancéreuse dont elle est atteinte, et qui est...
    Voir plus

    Cette histoire est celle de Sarah et de Théo , celle d'un moineau et d'un lutin, de deux êtres écorchés vifs, deux âmes destinées à se rencontrer et à s'aimer pour le meilleur, et pour le pire. Le pire, on l'apprend très vite, c'est la tumeur cancéreuse dont elle est atteinte, et qui est détectée à la fin de sa seconde grossesse, tsunami balayant tout sur son passage.

    Les jours vont alors s'égrener au rythme des séjours à l'hôpital, des chimiothérapies, des retours à la maison, des larmes, des rires, des fêtes, des moments d'espoir et de désespoir, du carpe diem, des enfants qui grandissent, des mots lapidaires de Docteur House, des petits riens des grands tout. De ce quotidien à créer. Cet Autrement.

    Sarah va mourir. C'est d 'ailleurs sa voix qui , depuis l'endroit où elle est, va raconter « les jours les plus précieux » de sa vie. Elle les livre au lecteur, comme ça, comme ils viennent, avec cette constante émotion, celle qui ne vous quitte pas, celle qui vous noue le ventre et vous enserre le palpitant. Celle qui fait pleurer. Celle qui fait sourire parfois. Un peu. Juste parfois. Parce que l'hiver n'est jamais totalement obscur.

    Si ce roman raconte la mort, il est parcouru par un immense souffle vital . Paradoxal . Tout comme l'est l'être humain. Alors oui, il y a la souffrance, la peur, le froid, la solitude de la chambre d'hôpital et celle qu'engendre le compte à rebours dès lors qu'il est enclenché. Mais il y a surtout l'amour, le bonheur, l'amitié. Il y a la musique. Il y a l'avenir. Il y a la douleur, lancinante, terrible. Il y a la force, la colère. Il y a le film de Franck Capra, « La vie est belle ». Il y a les remerciements, à la fin du livre. Il y a ce sentiment étrange qui reste après la la lecture. Il y a la Vie. Avec ses pleins et ses déliés, ses lendemains , et la lumière. Toujours.

    Je voudrais mettre des mots sur toutes ces émotions qui me restent après avoir refermé le roman. Je ne les ai pas. Peut-être parce qu'il n'y en a pas. Et puis, est-ce bien nécessaire de les nommer ? Peut-être est il juste préférable de les garder au chaud, au fond de son cœur.

    Immense coup de cœur de la rentrée littéraire d'hiver, ce roman est splendidement servi par l'écriture puissante et flamboyante de Thibault Bérard . Sans pathos aucun, il est porté par l'urgence de vivre. Et d'aimer.

    « Il est confiant aussi pour une autre raison, plus étrange. Plus démente, à y repenser. Une raison liée à cette phrase qui résonne soudain dans son crâne de lutin rêveur, sans qu'il sache d'où elle vient. Il se demandera longtemps si elle n'est pas ressortie d'une de ses lectures, un vieux texte de théologie médicale, un extrait de la Bible, un truc mal digéré pendant ses études littéraires... Mais en fin de compte, non , pas du tout, il s'avérera que c'était simplement une fantaisie personnelle grimée en signe du destin.

    Il est juste que les forts soient frappés »

  • add_box
    Couverture du livre « Il est juste que les forts soient frappés » de Thibault Berard aux éditions L'observatoire

    La Bibliothèque de Juju sur Il est juste que les forts soient frappés de Thibault Berard

    Tu ne sais pas.

    Tu ne sais pas avant de te plonger dans un livre ce qu’il va pouvoir bien se passer. Ce qu’il va arriver. Ce qu’il va remuer en toi.

    Je ne savais pas donc.

    Je ne savais pas que j’allais me retrouver le bide serré et les yeux mouillés. Je ne savais pas que j’allais...
    Voir plus

    Tu ne sais pas.

    Tu ne sais pas avant de te plonger dans un livre ce qu’il va pouvoir bien se passer. Ce qu’il va arriver. Ce qu’il va remuer en toi.

    Je ne savais pas donc.

    Je ne savais pas que j’allais me retrouver le bide serré et les yeux mouillés. Je ne savais pas que j’allais m’émouvoir, pour de vrai. Je ne savais pas qu’il se passerait quelque chose de fort.

    Je ne savais pas.

    Ils ne savent pas, Sarah et Théo, que la vie est parfois un peu dégueulasse. Ils ne savent pas qu’on peut s’aimer d’amour. D’amour grand, d’amour fort et voir la tempête débarquer à l’intérieur de son propre corps.

    On ne sait pas que les gens qui meurent ne peuvent pas s’envoler tant qu’on pense trop fort à eux sur la Terre. Tant que quelqu’un ne veut pas les laisser partir, ils doivent se retrouver quelque part entre souvenirs et félicité.

    C’est le roman de Sarah, qui de ce là-bas nous raconte son histoire d’amour avec ce grand gamin facétieux de Théo.

    Il sait, lui qu’il doit tenir le coup pour leurs enfants. Il sait que les super héros peuvent se battre plus fort que le commun des mortels… Et il veut croire qu’ils vont être forts …

    Je sais que ce roman, si c’en est bien un, m’a remué.

    Je ne sais pas si le personnage de Cléo, qui vient plus tard dans le roman, ne m’a pas semblé faire partie d’une autre histoire, de quelque chose d’autre à raconter … Ce n’est pas à moi d’en juger, évidemment, mais ma lecture s’en est trouvée quelque peu modifiée …

    Un roman difficile et lumineux à la fois qui saura peut-être vous toucher au cœur …

    Qui sait ?

Thèmes en lien avec Thibault Berard

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !