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Ray Bradbury

Ray Bradbury
Raymond Douglas Bradbury (1920-2012) est né dans l'Illinois. Il a raconté son enfance, sous une forme déguisée, dans Le vin de l'été. Découvrant Edgar Allan Poe, Jules Verne, Edgar Rice Burroughs, les premières bandes dessinées de science- fiction, les films d'horreur, il décide très tôt d... Voir plus
Raymond Douglas Bradbury (1920-2012) est né dans l'Illinois. Il a raconté son enfance, sous une forme déguisée, dans Le vin de l'été. Découvrant Edgar Allan Poe, Jules Verne, Edgar Rice Burroughs, les premières bandes dessinées de science- fiction, les films d'horreur, il décide très tôt de devenir écrivain et fonde dès l'âge de quatorze ans un magazine amateur pour publier ses textes. Malgré quelques nouvelles fantastiques parues dans des supports spécialisés, son style poétique ne rencontre le succès qu'à la fin des années quarante, avec la parution d'une série de nouvelles oniriques et mélancoliques, plus tard réunies sous le titre de Chroniques martiennes. Publié en 1953, Fahrenheit 451 assoit la réputation mondiale de l'auteur, et sera adapté au cinéma par François Truffaut. Bradbury abordera également d'autres genres ; ainsi le roman policier avec La solitude est un cercueil de verre, le fantastique avec L'homme illustré, et d'autres domaines, en transposant Moby Dick au cinéma avec John Huston, et en écrivant des scénarios pour la mythique série télévisée La Quatrième Dimension. Développant des thèmes volontiers antiscientifiques, Bradbury s'est attiré les éloges d'une critique et d'un public non spécialisés, sensibles à des visions nostalgiques et à sa prose accessible.

Articles en lien avec Ray Bradbury (1)

Avis sur cet auteur (52)

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    Couverture du livre « Fahrenheit 451 » de Ray Bradbury aux éditions Folio

    Anne L (@anne_litt_) sur Fahrenheit 451 de Ray Bradbury

    « Les livres ne racontent rien ! Rien que l’on puisse enseigner ou croire. Ils parlent d’êtres qui n’existent pas, de produits de l’imagination (...). On en sort complètement déboussolé. »

    Guy Montag est pompier et, dans le futur imaginé par Ray Bradbury, les pompiers ont désormais pour...
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    « Les livres ne racontent rien ! Rien que l’on puisse enseigner ou croire. Ils parlent d’êtres qui n’existent pas, de produits de l’imagination (...). On en sort complètement déboussolé. »

    Guy Montag est pompier et, dans le futur imaginé par Ray Bradbury, les pompiers ont désormais pour mission de brûler les livres.
    De débarrasser le monde de ces objets subversifs, dangereux, interdits.
    Interdits pour qui ? Pourquoi ? Autant de questions que Montag va commencer à se poser malgré lui, pour son salut peut-être mais en prenant un risque immense pour sa vie.

    Dans de roman écrit en 1953, Ray Bradbury décrit un monde envahit d’images « divertissantes », de publicités, de bruits, de vitesse, violent où la poésie, la pensée, les débats n’ont pas leur place.
    Et c’est effrayant de voir les similitudes entre son monde imaginaire et notre monde bien réel d’aujourd’hui.
    Ce récit donne l’impression d’une grande urgence, de l’arrivée d’une catastrophe imminente, le style est très rythmé, mais laisse aussi place à de saisissantes images.
    J’ai vraiment été happée par l’histoire de Montag et son cheminement.

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    Couverture du livre « Fahrenheit 451 » de Ray Bradbury aux éditions Folio

    Camille MONDOLONI sur Fahrenheit 451 de Ray Bradbury

    Cher Montag,

    Tu as pendant des années partagé une jubilation incendiaire avec tes collègues pompiers, et brûlé des milliers de livres, ainsi que tous ceux qui en détenaient sans te poser de questions. Tu étais comme anesthésié, un pantin désarticulé, que cet état totalitaire a manipulé à son...
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    Cher Montag,

    Tu as pendant des années partagé une jubilation incendiaire avec tes collègues pompiers, et brûlé des milliers de livres, ainsi que tous ceux qui en détenaient sans te poser de questions. Tu étais comme anesthésié, un pantin désarticulé, que cet état totalitaire a manipulé à son gré.

    Ta rencontre avec la jeune Clarisse t’a, semble-t-il, chamboulé. Quelque chose s’est éclairé en toi. Tu as commencé à comprendre que les pompiers n’étaient à l’origine pas là pour mettre le feu, mais plutôt pour l’éteindre. Tu t’es interrogé sur cette femme, Mildred, ta femme, celle qui partage ta vie et dont tu ne sais pas grand chose. « Elle écoute les murs » diras-tu d elle. Aujourd’hui, on dirait qu’elle regarde les Marseillais !

    Et puis, un jour, la moutarde (ou devrais-je dire le pétrole) t’est montée au nez et tu as explosé ! D’un jour à l’autre, tu as décidé de te rebeller. Que cachent les livres ? Qu’ont-ils de si puissant ? Tu as repris le pouvoir de ta vie et tu as décidé d’ouvrir l’objet du délit : un livre ! Et tu as lu, et ton âme s’est réveillée après un si long sommeil.

    Bon, ce changement a été très radical et, on doit dire, que tu es un homme plein de surprises, qui passe du tout au rien. Accrochez-vous lecteur, Montag ne passe pas par quatre chemins et ne donne pas toutes les clés, il faut s’y faire et lire entre les lignes !

    Mais Cher Montag, si tu étais si pressé, c’est que tu n’avais plus de temps à perdre. Encore aujourd’hui, tu nous livres un message important. L’image omniprésente et incessante n’est qu’un ersatz du bonheur. La culture est annihilée, oubliée, mise sur le banc de touche. Sans liberté de penser, sans imagination, sans littérature, nous dérivons vers un monde contrôlé par le technologie et l’uniformité, et nous finirons, sans doute, dans l’état de Mildred au début du roman...

    Mon Cher Montag, même si tu as un peu vieilli, je te remercie pour cette mise en garde qui fait froid dans le dos...

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    Couverture du livre « Fahrenheit 451 » de Ray Bradbury aux éditions Folio

    siana sur Fahrenheit 451 de Ray Bradbury

    Visionnaire, prenant, édifiant. Devenu une référence de ce qu'il pourrait y avoir de pire.
    Problème soulevé : les cerveaux qui oseraient penser, la peur de l'intellectualité
    Solution proposée : effacer l'histoire, éradiquer toute forme d'échappatoire / de connaissances qui pourraient devenir...
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    Visionnaire, prenant, édifiant. Devenu une référence de ce qu'il pourrait y avoir de pire.
    Problème soulevé : les cerveaux qui oseraient penser, la peur de l'intellectualité
    Solution proposée : effacer l'histoire, éradiquer toute forme d'échappatoire / de connaissances qui pourraient devenir menace
    Objectifs : avilir les foules en les faisant jurer que par la pensée de la majorité en recherche de sécurité
    ?????????????????????????????????????????
    ça nous laisse pantois....Plutôt habiter près d'une rivière avec quelques vestiges et des copains "beatniks"

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    Couverture du livre « Fahrenheit 451 » de Ray Bradbury aux éditions Folio

    Mumu Dans le Bocage sur Fahrenheit 451 de Ray Bradbury

    Je me souviens avoir vu, il y a très longtemps, l'adaptation cinématographique de ce roman (je crois qu'il s'agissait de celle de François Truffaut) et j'en ai gardé un souvenir teinté de violence et d'oppression, d'une vision d'un monde qui m'horrifiait et qui ressurgissait à chaque fois que...
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    Je me souviens avoir vu, il y a très longtemps, l'adaptation cinématographique de ce roman (je crois qu'il s'agissait de celle de François Truffaut) et j'en ai gardé un souvenir teinté de violence et d'oppression, d'une vision d'un monde qui m'horrifiait et qui ressurgissait à chaque fois que l'on me parlait d'autodafé, de livres interdits ou détruits. Pour tout amoureux (se) des livres, de la littérature et de la lecture, c'est un sujet très sensible et il provoque en moi comme une amputation d'une partie essentielle de ma vie.

    451° Farenheit est la température à laquelle le papier entre en combustion et dans cette œuvre de science-fiction datant de 1953, l'auteur imagine une société où les livres sont bannis car sources de pensées, de pertes de temps, de connaissances et de réflexion. Les autodafés sont de règle et les pompiers, dont fait partie Montag, sont là pour faire respecter la loi. Mais un jour Montag rencontre Clarisse, sa jeune voisine de 17 ans, tellement différente des autres femmes qu'il côtoie. Elle va lui ouvrir des portes sur un monde, un savoir qui va remettre en question toute sa vie, un monde où les pompiers éteignaient les feux au lieu de les allumer et quand elle va disparaître Montag va commencer à douter.

    J'ai été tout d'abord impressionné par la prémonition de l'auteur sur ce que risquait de devenir la vie des humains dans le futur (pour lui à l'époque) : écouteurs, écrans, abrutissement par les médicaments, régimes totalitaires etc....

    Mais ce qui est à la fois inquiétant et intéressant c'est l'évocation de l'interdiction des livres de quelque sorte dans les foyers car sources, pour les dirigeants, de révoltes, de questionnements, d'évasion et de rêves, en résumé de savoir et d'incontrôlabilité. Un monde sans livres, où lire est un délit dans cet univers autoritaire, à l'aube d'une guerre et où les vies de chacun sont totalement prises en charge et codifiées. Le personnage de Mildred, la femme de Montag en est le symbole, où l'humain est devenu une machine à recevoir, à diriger, à programmer.

    Grâce à des "résistants" tels que Faber, un ancien professeur et des marginaux en fuite, Montag découvre qu'il y a des hommes qui perpétuent le contenu des livres au risque de leurs vies, en les apprenant par cœur, morceaux par morceaux, pour assurer leurs transmissions et que lui-même doit également s'engager dans cette lutte afin que d'autres découvrent, comme lui l'a fait grâce à Clarisse, la richesse des mots, du savoir, des histoires et la liberté qu'apporte la lecture.

    Que de symboles dans ce roman que ce soit sur un régime totalitaire qui, en interdisant la lecture, supprime toute pensées, ouvertures d'esprit et imaginaire. Farenheit 451 est le roman d'une certaine forme d'oppression et d'apocalypse où les livres sont les seuls dangers que redoute le pouvoir mais aussi d'espoir grâce à ceux qui perpétuent, qui résistent. Montag prend conscience qu'il existe d'autres possibles et que la liberté, la conscience et la réflexion passent par la littérature et inutile de vous dire que j'en suis très largement convaincue.

    Farenheit 451 est important par les idées qu'il développe plus que pour l'écriture. C'est très puissant quant aux messages, au monde que Ray Bradbury imagine (n'oublions pas qu'il a été écrit à la sortie de la deuxième guerre mondiale où le nazisme a usé des autodafés) où les hommes sont gouvernés par des machines, des écrans et où ils n'ont plus leur libre arbitre.

    A lire et à relire, pour ne pas oublier le pouvoir des livres (et c'est bien pour cela qu'ils sont parfois une des premières victimes sous certaines dictatures), pour tous ceux qui aiment lire mais aussi pour éveiller ceux qui ne comprennent ou ne savent pas pourquoi nous aimons lire et pourquoi les livres sont essentiels....

    Le genre de livre à avoir dans toute bibliothèque et à transmettre.