Philippe Segur

Philippe Segur

Professeur de droit constitutionnel et de philosophie politique à l’université de Perpignan, Philippe Ségur construit au fil des années une oeuvre singulière et drôle, hantée par le thème de la dualité. Ses romans sont publiés chez Buchet/Chastel.

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Professeur de droit constitutionnel et de philosophie politique à l’université de Perpignan, Philippe Ségur construit au fil des années une oeuvre singulière et drôle, hantée par le thème de la dualité. Ses romans sont publiés chez Buchet/Chastel.

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Avis (14)

  • Couverture du livre « Le chien rouge » de Philippe Segur aux éditions Buchet Chastel

    Ti Alwheth sur Le chien rouge de Philippe Segur

    Un livre sur la dépression mais absolument pas un livre déprimant. Au contraire, on trouve dans ce roman de l'énergie, de la rage, de la mélancolie, de la politique, de belles descriptions de nature et une langue qui parfois m'a rappelé les sensations que j'avais en lisant du...
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    Un livre sur la dépression mais absolument pas un livre déprimant. Au contraire, on trouve dans ce roman de l'énergie, de la rage, de la mélancolie, de la politique, de belles descriptions de nature et une langue qui parfois m'a rappelé les sensations que j'avais en lisant du Maupassant.

    Peter Seurg est un professeur d'université en droit apprécié de ses étudiants et de ses collègues. Il a dans un premier temps de sa vie, vécu « dans les clous » bourgeois avec une vie de famille traditionnelle. de beaux passages décrivent cette nostalgie qui peut le prendre lorsqu'il repense à la chaleur des rendez-vous familiaux avec ses beaux parents.
    En même temps, il est en révolte contre la société, la mondialisation, la consommation. Et cette révolte grandit en lui comme un chien furieux, lui qui aurait voulu être artiste.
    Divorcé, il entame une histoire compliquée avec une étudiante plus jeune que lui. Il est tiraillé entre différents sentiments car les moments de bonheur alternent avec les disputes et l'exaspération.
    On a vraiment l'impression d'avoir une loupe qui permet de voir au microscope comment on peut dégringoler à l'intérieur, arriver à donner le change quelques temps, se battre avec l'aide des médicaments ou de l'alcool ou du sport, et tout cela en essayant de paraître normal aux yeux des autres.

    Le personnage principal est extrêmement attachant par sa révolte.
    Et je dois dire que j'ai adoré l'écriture. Cela fait longtemps que je n'avais pas lu un livre écrit en partie au passé simple. Il y a un rythme et une énergie étonnante par rapport au thème. L'humour n'est pas absent et même parfois le cynisme.
    Arrivée à la fin, j'ai envie de le relire .

  • Couverture du livre « Le chien rouge » de Philippe Segur aux éditions Buchet Chastel

    coquinnette1974 sur Le chien rouge de Philippe Segur

    Le chien rouge de Philippe Ségur m'a été envoyé par net galley et les éditions Buchet-Chastel que je remercie chaleureusement.
    Le chien rouge, c'est Peter Seurg, grand admirateur d'Hermann Hesse. Il disparaît au cœur d'une forêt des Pyrénées. Il avait tout pour lui, était un professeur reconnu,...
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    Le chien rouge de Philippe Ségur m'a été envoyé par net galley et les éditions Buchet-Chastel que je remercie chaleureusement.
    Le chien rouge, c'est Peter Seurg, grand admirateur d'Hermann Hesse. Il disparaît au cœur d'une forêt des Pyrénées. Il avait tout pour lui, était un professeur reconnu, admiré de tous...
    Nous découvrons d'abord Peter Seurg au travers du long prologue de son plus proche voisin, éloigné quand même.
    Puis nous le découvrons au travers le manuscrit écrit par Peter lui-même.
    Poussé à bout par son métier et ses contemporains, Peter Seurg, qui ne comprend plus le monde dans lequel il vit, pète un câble et craque. Il est alors soigné, abuse des cachets.. et plaque tout : compagne, travail... Il vit une vie recluse dans sa forêt des Pyrénées... avant de disparaître...
    Le chien rouge est un très bon roman de la rentrée littéraire.
    J'ai trouvé original de découvrir d'abord le personnage au travers de son proche voisin. Enfin, proche, faut le dire vite car on ne peut pas dire qu'ils aient réellement été amis. Mais le point de vue de cet homme est très intéressant. Un peu long tout de même car je dois avouer qu'au début ça démarre doucement.
    Toutefois, il ne faut surtout pas décrocher car à partir du moment où c'est Peter qui raconte son histoire, impossible de lâcher mon livre.
    On ne peut pas dire qu'il se passe énormément de choses dans ce roman mais il y a toujours du rythme, c'est bien écrit et j'ai beaucoup aimé ce court ouvrage.
    Je lui mets quatre étoiles, pas cinq car ce n'est pas tout à fait un coup de cœur mais je recommande vivement cet ouvrage de la rentrée littéraire :)

  • Couverture du livre « Le chien rouge » de Philippe Segur aux éditions Buchet Chastel

    Christlbouquine sur Le chien rouge de Philippe Segur

    Peter Seurg, dont le nom (on l’aura noté) est une anagramme de celui de l’auteur, est le héros de cette histoire.
    L’introduction nous amène directement à faire connaissance avec Peter Seurg, auto-surnommé le Chien Rouge, par la voix de son ami et voisin à qui il a confié un manuscrit avant de...
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    Peter Seurg, dont le nom (on l’aura noté) est une anagramme de celui de l’auteur, est le héros de cette histoire.
    L’introduction nous amène directement à faire connaissance avec Peter Seurg, auto-surnommé le Chien Rouge, par la voix de son ami et voisin à qui il a confié un manuscrit avant de disparaître.
    C’est ce manuscrit qui nous est révélé dans les pages qui suivent.
    Peter est un professeur d’université, qui arrivé à la cinquantaine se pose des questions sur sa vie, la société, sa place dans celle-ci. En pleine dépression, empêtré dans une relation amoureuse compliquée avec une femme plus jeune que lui, sa vie semble être une longue fuite en avant pour essayer de s’adapter au monde qui l’entoure avec plus ou moins de succès.
    Plaidoyer contre notre folle société ce livre est une interrogation sur la vie, ce qu’on veut en faire, si on doit rester victime d’un système décrit ici comme effroyable ou se prendre en main et changer ce qui peut l’être dans nos propres vies. Peter se demande s’il est victime d’un déterminisme social qui nous oblige à suivre des schémas établis pour entrer dans les cases que la société nous assigne.
    Dans un geste ultime et courageux, il prend la décision de s’affranchir de ces schémas « bourgeois » et de se délester de ses possessions pour entamer une vie qu’il veut sans contraintes, sans attaches, hors des sentiers imposés.
    Si j’ai eu du mal à m’attacher au personnage de Peter sur les premières pages, j’en suis venue progressivement à le regarder différemment au fil de la lecture. Moins comme un « vieux ronchon » refusant la société moderne et plus comme un homme qui a été conditionné et qui a voulu répondre aux attentes des autres en perdant de vue sa personnalité et ses envies.
    Étrangement, j’ai l’impression qu’on traite plus facilement ce thème avec des points de vue féminins dans la littérature et c’est très intéressant de le voir évoqué ici à travers un personnage masculin.
    La première partie de ce livre n’est pas sans me rappeler certains romans « feel-good » où nous apprenons le lâcher-prise (le séjour au Barcelona Burning Bash en est un exemple flagrant, sorte de festival hippie-yoga où se retrouve Peter) et la quête de soi à travers des expériences partagées. Mais un roman feel-good qui prend très vite des tonalités plus sombres au fur et à mesure qu’en Peter se livre le combat entre un retour aux normes bourgeoises et étriquées qui ont été les siennes jusque là et une volonté irrépressible de liberté et de laisser parler le Chien Rouge qui serait sa véritable personnalité. Un combat mortifère qui passe par une volonté d’auto-destruction extrêmement violente. Et qui a fini par me perdre totalement sur le dernier chapitre que j’ai fini laborieusement.
    Au final, un livre qui m’a plu globalement mais de manière inégale au fil de la lecture et des aventures de Peter et qui me laisse une impression très nuancée.
    Si j’ai bien aimé ses interrogations, sa remise en question, certaines façons d’y répondre me laissent perplexe. La partie « festival » et « pratiquons une sexualité libérée en fumant des joints et en adoptant des postures de yoga » me semble par exemple quelque peu réductrice voire galvaudée. La partie plus noire où on sent que le personnage perd pied et se met en danger est par contre très bien exprimée et l’écriture m’évoque parfois celle de Philippe Djian.


    Avis de la page 100
    Le moins que l’on puisse dire est que ce Pierre Seurg, héros de ce récit écrit à la première personne (Seurg - Ségur, la belle anagramme !) n’est pas très gai !
    La cinquantaine, professeur d’université, il est dépressif, limite misanthrope (?), en tous les cas mal dans sa peau et dans son époque et en colère.
    J’ai eu un peu de mal au début à me trouver en empathie avec Peter, un peu trop empêtré, à mon goût, dans un certain nombre de clichés. Mais les pages défilant, je me suis progressivement attachée au personnage, la qualité de l’écriture en étant sans doute en partie responsable, et les interrogations de Peter me semblant finalement très légitimes. Je suis curieuse de voir où des décisions vont le conduire.

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