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Philippe Segur

Philippe Segur

Professeur de droit constitutionnel et de philosophie politique à l’université de Perpignan, Philippe Ségur construit au fil des années une oeuvre singulière et drôle, hantée par le thème de la dualité. Ses romans sont publiés chez Buchet/Chastel.

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Professeur de droit constitutionnel et de philosophie politique à l’université de Perpignan, Philippe Ségur construit au fil des années une oeuvre singulière et drôle, hantée par le thème de la dualité. Ses romans sont publiés chez Buchet/Chastel.

Articles en lien avec Philippe Segur (1)

Avis sur cet auteur (17)

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    Couverture du livre « Le chien rouge » de Philippe Segur aux éditions Buchet Chastel

    Regine Zephirine sur Le chien rouge de Philippe Segur

    Peter Seurg vit en solitaire dans une forêt des Pyrénées, il est surnommé « le chien rouge » C’est ce que nous apprend son voisin à qui le solitaire a confié son manuscrit.
    Peter Seurg raconte son addiction aux anxiolytiques et à l’alcool. Pourtant, tout souriait à cet homme, brillant...
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    Peter Seurg vit en solitaire dans une forêt des Pyrénées, il est surnommé « le chien rouge » C’est ce que nous apprend son voisin à qui le solitaire a confié son manuscrit.
    Peter Seurg raconte son addiction aux anxiolytiques et à l’alcool. Pourtant, tout souriait à cet homme, brillant universitaire et admirateur du grand écrivain Hermann Hesse. Tombé amoureux de Neith, sa relation avec la jeune femme, jadis son étudiante, est compliquée et conduit à la rupture. L’enseignement lui fait horreur et les médecins lui prescrivent des tranquillisants. Plus qu’un simple burn-out, sa dépression s’amplifie, aux médicaments il ajoute l’alcool puis les drogues jusqu’à ce que le « chien rouge » en lui hurle et se déchaîne. Il est obnubilé par « le loup des steppes » ce roman de Hermann Hesse dans lequel le héros est partagé entre deux personnalités.
    Sous la plume puissante, scrutatrice de Philippe Ségur, on assiste, impuissant, à la descente aux enfers de Seurg, et à sa longue et minutieuse destruction.
    J’ai été aimantée par le début du roman, curieuse de connaitre le destin de cet homme écartelé, mais je n’ai pas ressenti d’empathie pour Seurg qui nous entraine dans ses hallucinations et j’ai eu du mal à terminer ce roman. Peut-être tout simplement pas le bon moment pour cette lecture ?

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    Couverture du livre « Extermination des cloportes » de Philippe Segur aux éditions Buchet Chastel

    Louis donne son avis sur Extermination des cloportes de Philippe Segur

    Avant tout, je tiens à remercier les éditions Buchet Chastel ainsi que Babelio pour m'avoir donné la chance de découvrir à la fois cet auteur et cet éditeur. Nous avons trop souvent tendance à oublier que les mots s'apprécient mieux lorsqu'ils sont présentés dans un bel écrin alors je tenais à...
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    Avant tout, je tiens à remercier les éditions Buchet Chastel ainsi que Babelio pour m'avoir donné la chance de découvrir à la fois cet auteur et cet éditeur. Nous avons trop souvent tendance à oublier que les mots s'apprécient mieux lorsqu'ils sont présentés dans un bel écrin alors je tenais à saluer la qualité de l'ouvrage, la sobriété élégante de sa présentation ainsi que la qualité du papier, quasiment sans transparence, qui met le lecteur dans de bonnes dispositions pour apprécier l'univers de cet auteur.

    "Extermination des cloportes". Lorsque j'ai découvert le titre de ce roman que me proposait Babelio dans le cadre d'un Masse Critique, je dois dire que j'étais intrigué. Que pouvait bien cacher ce titre énigmatique ? Un essai explosif sur l'entomologie, une réponse musclée à la trilogie des "Fourmis" de Werber à moins que ce ne soit un livre anti-système ? Mais dans ce cas-là, qui sont les cloportes ? Une fois terminé l'énumération des hypothèses les plus farfelues, les réflexes de Pavlov du peu original lecteur que je suis m'ont inévitablement poussé à lire la quatrième de couverture. Tout de suite, trois groupes de mots ont attiré mon attention : l'intégrale des saisons des Soprano, un cloporte dans l'œil, jungle impitoyable de l'immobilier. Est-ce la présence du cloporte, mais l'idée que ces trois éléments se mélangent, s'opposent ou se complètent m'a semblé quelque peu kafkaïen.

    Rien à dire pour l'instant, le terrain était bien préparé et la piste suffisamment dégagée pour se lancer dans cette lecture qui s'annonçait mouvementé, mais laissait deviner des excursions littéraires, plutôt savoureuses. L'embarquement du lecteur est immédiat, la plume de Philippe Ségur est habile, les chapitres sont courts, l'intrigue rythmé et le personnage principal, ce Don Dechine qui doit son nom au Don Drapper de la série "Mad men" semble doté d'un esprit fantasque prometteur. Passé les vingt premières pages, j'en viens même à trouver dans ce roman un (tout) petit côté "page-turner" qui s'estompe toutefois rapidement.

    Arrivé à la cinquantième page, l'horizon si dégagé voit pointer quelques nuages. La raison de ce brusque changement de température ? Une certaine tendance à l'immobilisme, un personnage féminin qui a du hérisser les poils de nombre de lectrices - Betty ne serait-elle pas un peu tarte, fade, dépendante et sans relief - et surtout l'impression de s'être un peu fait avoir sur la marchandise ? Où sont les affres de la création ? Pourquoi la maison de campagne ne devient-elle pas la terre promise, le lieu qui va permettre à Don Dechine d'enfin franchir le pas de la création ? Pourquoi si peu de personnages secondaires étoffés ? C'est un roman sur l'immobilier finalement ?

    Heureusement, lorsqu'on entame le dernier tiers du livre et qu'on se fait à l'idée que ce roman n'est pas le nôtre mais celui de l'auteur et que c'est lui qui donne la direction, que c'est lui qui tient les ficelles (narratives), on finit par se résoudre à céder à l'ambiance singulière de cette "Extermination des cloportes" qui a plus d'un mérite. Non seulement, l'auteur ne déroge pas de sa trajectoire, pas même d'un chouïa - saluons le jusqu'au-boutisme et l'intégrité du concept - mais il a pour lui une aisance avec les mots qui rendent la lecture fluide et plaisante.

    "Extermination des cloportes" est habile, ne manque pas de charme, offre quelques belles répliques, quelques jolies tournures, se lit d'une traite, mais manque quelque peu de fond pour qu'on y retourne une seconde fois.

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    Couverture du livre « Le chien rouge » de Philippe Segur aux éditions Buchet Chastel

    Dominique Sudre sur Le chien rouge de Philippe Segur

    Le chien rouge, c’est Peter Seurg, un homme qui a suivi les chemins qu’on a tracés pour lui, afin de plaire à ses parents, à ce que la société attend de lui. Professeur d’université reconnu et apprécié, tant par ses pairs que par ses étudiants, écrivain, père de famille, quand son rêve aurait...
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    Le chien rouge, c’est Peter Seurg, un homme qui a suivi les chemins qu’on a tracés pour lui, afin de plaire à ses parents, à ce que la société attend de lui. Professeur d’université reconnu et apprécié, tant par ses pairs que par ses étudiants, écrivain, père de famille, quand son rêve aurait été d’être un artiste. Mais enfin, la vie d’artiste, ce n’est pas un avenir honorable, et puis, les artistes meurent tous jeunes, on le sait bien ! En tout cas c’est ce que sa mère lui répète depuis toujours.

    Dans sa maison perdue dans les Pyrénées, avec cette jeune femme qui partage désormais sa vie, Peter essaie de se conformer à l’image que l’on attend de lui. Jusqu’au moment où cette société et ses règles lui pèsent tant qu’il décide de se libérer de tout, de s’affranchir de toutes les contraintes, sociales et politiques entre autre, de ces dictats que la société de consommation nous a imposé peu à peu, et auxquels nous nous laissons prendre. Meubles, objets, souvenirs, relations, tout est jeté, expulsé, brulé. Et Peter va désormais brûler sa vie par tous les bouts, tous les extrêmes, pour écrire et se réaliser enfin.

    Mais se lâcher, se donner à fond dans la création, dans l’excès, tout abandonner pour écrire, boire, prendre drogues et psychotropes, est-ce la solution ? Est-ce réellement là que se trouve son idéal de vie ? Et s’il fallait fuir le monde dans lequel nous vivons pour se connaitre enfin, au risque de se perdre à jamais.

    Nous suivons cet homme, d’abord décrit par son voisin, qui l’a regardé vivre de loin, puis par son manuscrit, nous découvrons son cheminement intérieur, sa libération, et son emprisonnement aussi, dans cette camisole chimique qu’il s’impose, puis qu’il subit, et dont enfin il se libère.
    Lire ma chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2018/12/21/le-chien-rouge-philippe-segur/

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    Couverture du livre « Le chien rouge » de Philippe Segur aux éditions Buchet Chastel

    Ghislaine DEGACHE sur Le chien rouge de Philippe Segur

    Philippe Ségur, dans le chien rouge, nous raconte l'histoire de Peter Seurg - anagramme de de Segur, mêmes initiales (PS), récit autobiographique ? - qui a acquis une bonne situation et qui est isolé au coeur d'une forêt des Pyrénées pour tenter de soigner une profonde dépression.
    L'auteur nous...
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    Philippe Ségur, dans le chien rouge, nous raconte l'histoire de Peter Seurg - anagramme de de Segur, mêmes initiales (PS), récit autobiographique ? - qui a acquis une bonne situation et qui est isolé au coeur d'une forêt des Pyrénées pour tenter de soigner une profonde dépression.
    L'auteur nous décrit donc le cheminement de cet homme tourmenté, épris d'idéal, qui se nomme lui-même le chien rouge et qui va tenter de sortir de cet état.
    Philippe Ségur réussit à faire une critique extraordinairement puissante et impitoyable de notre société en faisant le bilan catastrophique de son système politique.
    C'est cette satire fine et réfléchie des contradictions de la société moderne qui m'a le plus plus passionnée dans ce roman.