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Patrick Modiano

Patrick Modiano
Né à Boulogne-Billancourt en 1945, Patrick Modiano a écrit près d'une trentaine de romans, souvent autobiographiques. Il a été récompensé par de nombreux prix pour l'ensemble de son ?uvre.

Articles en lien avec Patrick Modiano (3)

Avis sur cet auteur (105)

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    Couverture du livre « Un cirque passe » de Patrick Modiano aux éditions Gallimard

    Rachida sur Un cirque passe de Patrick Modiano

    On entre dans une sorte de film noir des années soixante. Tout est étrange, à la limite de l’absurde. Nous sommes à Paris. Le narrateur rencontre une jeune femme mystérieuse à la sortie d’un commissariat, et celle-ci va l’attirer dans un étrange itinéraire. Par le biais de cette jeune femme, «...
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    On entre dans une sorte de film noir des années soixante. Tout est étrange, à la limite de l’absurde. Nous sommes à Paris. Le narrateur rencontre une jeune femme mystérieuse à la sortie d’un commissariat, et celle-ci va l’attirer dans un étrange itinéraire. Par le biais de cette jeune femme, « Gisèle », il va, à sa demande, passer pour son frère au cours d’une rencontre avec deux hommes et une femme, tout aussi mystérieux, jusqu’au moment où ils vont lui demander un service. Le personnage est lui-même mystérieux, j’ai pensé à certains moments à Meursault. Un jeune homme qui erre sans véritable but, sans doute en quête de quelque chose. Ici ce n’est pas le souvenir d’une mère mais celui d’un père, dont il sera question tout au long des pages. Premier roman de Modiano que je lis, le style est retenu, l’ambiance tendue. Je suis restée toutefois sur ma faim, ne sachant ce qu’il faut en retenir, mais consciente que c'est sans doute la volonté de Modiano de donner liberté au lecteur d'imaginer.

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    Couverture du livre « Dans le café de la jeunesse perdue » de Patrick Modiano aux éditions Gallimard

    Lisa_D sur Dans le café de la jeunesse perdue de Patrick Modiano

    [Le spleen de Paris]

    Au gré de rencontres hasardeuses, des êtres croisent notre vie et certains nous marquent plus que d’autres… Quatre narrateurs dressent ainsi le portrait de Louki, c’est ainsi que Jacqueline Delanque a été surnommée par les habitués du Condé, le café qu’elle fréquente dans...
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    [Le spleen de Paris]

    Au gré de rencontres hasardeuses, des êtres croisent notre vie et certains nous marquent plus que d’autres… Quatre narrateurs dressent ainsi le portrait de Louki, c’est ainsi que Jacqueline Delanque a été surnommée par les habitués du Condé, le café qu’elle fréquente dans le quartier de l’Odéon.

    Découvrir la plume de Patrick Modiano ne laisse pas indifférent. S’il nous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne pouvaient pas connaître… la pointe de mélancolie et de nostalgie qu’il y instille est universelle.

    Écrivain de la ville, il oppose à l’anonymat de celle-ci « des points fixes », tels les cafés où il se crée du lien social et des « zones neutres », « des no man’s land, où l’on est à la lisière de tout, en transit, ou même en suspens. »

    Flânerie dans un Paris où les places deviennent des clairières, les bois ont des airs de Sologne et qui possède même un port en Méditerranée...

    « Pour moi, l’automne n’a jamais été une saison triste. Les feuilles mortes et les jours de plus en plus courts ne m’ont jamais évoqué la fin de quelque chose mais plutôt une attente de l’avenir. Il y a de l’électricité dans l’air, à Paris, les soirs d’octobre à l’heure où la nuit tombe. Même quand il pleut. Je n’ai pas le cafard à cette heure-là, ni le sentiment de la fuite du temps. J’ai l’impression que tout est possible. L’année commence au mois d’octobre. »

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    Couverture du livre « Encre sympathique » de Patrick Modiano aux éditions Gallimard

    Bill sur Encre sympathique de Patrick Modiano

    Il y a une trentaine d'années, le narrateur, employé par l'Agence de recherches Hutte, avait été chargé de retrouver une certaine Noëlle Lefebvre.

    Seul élément connu : une adresse de poste restante dans le XVème arrondissement de Paris.

    Il s'y était intéressé quelques temps, sans succès,...
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    Il y a une trentaine d'années, le narrateur, employé par l'Agence de recherches Hutte, avait été chargé de retrouver une certaine Noëlle Lefebvre.

    Seul élément connu : une adresse de poste restante dans le XVème arrondissement de Paris.

    Il s'y était intéressé quelques temps, sans succès, croisant des connaissances de la jeune femme, un comédien en herbe, qui l'avait mis sur la piste d'un dancing en bord de Seine, une collègue du magasin Lancel place de l'Opéra  ... 

    Point commun entre Noëlle et le narrateur, leur origine : tous deux étant des environs d'Annecy.

    Le temps avait passé, mais de temps en temps le souvenir de Noëlle resurgissait ... 

    De souvenirs, en rencontres titillant la mémoire, ce roman, comme si souvent chez l'auteur explore les méandres de la mémoire, la façon dont parfois des souvenirs remontent, se désédimentent ... 

    Une belle occasion de nous offrir des promenades dans un Paris suranné, loin des quartiers rebattus, dans ce fin fond des XVème et XVIème arrondissements, jusqu'à la si tranquille rue des Eaux à l'allure si provinciale.

    Un roman bien trop court, qui glisse et s'insinue et, j'en suis certaine restera longtemps présent en moi.

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    Couverture du livre « Un cirque passe » de Patrick Modiano aux éditions Gallimard

    Mireille B sur Un cirque passe de Patrick Modiano

    Nous sommes à Paris dans les années 1960. Son nom étant apparu dans une enquête de police, Jean est entendu au commissariat. Pour lui succéder, une jeune femme. Gisèle et Jean se retrouveront au café du coin. A partir de ce moment, ils ne se quitteront plus guère, entre les passages dans...
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    Nous sommes à Paris dans les années 1960. Son nom étant apparu dans une enquête de police, Jean est entendu au commissariat. Pour lui succéder, une jeune femme. Gisèle et Jean se retrouveront au café du coin. A partir de ce moment, ils ne se quitteront plus guère, entre les passages dans l’appartement quasi vide où réside Jean en l’absence de Grabley son père, parti en Suisse.
    Avec deux grosses valises comme simples bagages, Gisèle s’y installe plus ou moins. S’instaurent entre eux une relation d’amants qui mute en relation fraternelle au vu de leurs nombreuses fréquentations.

    En réalité, rien n’est clair dans ce court roman, « c’est du Modiano » ! L’auteur brouille en permanence les pistes, comme dans un roman policier qui n’en est pas un. Il conduit le lecteur dans une atmosphère opaque, où évoluent de multiples personnages aussi glauques que troublants, en parcourant de nombreux quartiers de Paris, en passant notamment par le Cirque d’Hiver de la rue Amelot. Là comme dans la vie, se succèdent les événements.

    Au fait, Gisèle ne n’appelle peut-être pas Gisèle !

    Il m’est difficile de parler de ce roman sans m’égarer, et pourtant, la lecture est aisée grâce à l’écriture claire, aux courts chapitres numérotés, mais pas nommés tout de même.
    Comprenez que, le temps que le cirque passe, le livre était terminé. Et j’ai vraiment beaucoup aimé, car Patrick Modiano suggère, mais laisse le pouvoir au lecteur de se faire un film, enfin, une histoire.