Olivier Weber

Olivier Weber
Né en 1958, Olivier Weber est un écrivain-voyageur, grand reporter et correspondant de guerre français. Il couvre de nombreux conflits, qui lui inspireront des reportages, des récits de voyages, des romans ou des essais. Il est déjà l'auteur de deux livres sur Massoud : Le Faucon afghan (Robert L... Voir plus
Né en 1958, Olivier Weber est un écrivain-voyageur, grand reporter et correspondant de guerre français. Il couvre de nombreux conflits, qui lui inspireront des reportages, des récits de voyages, des romans ou des essais. Il est déjà l'auteur de deux livres sur Massoud : Le Faucon afghan (Robert Laffont, 2001) et Le Grand Festin de l'Orient (Robert Laffont, 2004) et a réalisé un documentaire en 2000, L'Opium des talibans. Ses romans et récits de voyage ont été traduits dans de nombreux pays.

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    Couverture du livre « Je suis de nulle part ; sur les traces d'Ella Maillart » de Olivier Weber aux éditions Payot

    NADIA D'ANTONIO sur Je suis de nulle part ; sur les traces d'Ella Maillart de Olivier Weber

    Pour ce qui est des femmes aventurières, d’hier et d’aujourd’hui, on sait qu’elles n’ont rien à envier aux hommes et qu’elles savent faire preuve d’un immense courage, même avec peu de moyens ou de soutiens.
    Cette fois, il en est une sur les périples de laquelle s’est penché Olivier Weber, Ella...
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    Pour ce qui est des femmes aventurières, d’hier et d’aujourd’hui, on sait qu’elles n’ont rien à envier aux hommes et qu’elles savent faire preuve d’un immense courage, même avec peu de moyens ou de soutiens.
    Cette fois, il en est une sur les périples de laquelle s’est penché Olivier Weber, Ella Maillart (1903-1997). Il a relaté sa biographie dans le livre : « Je suis de nulle part. Sur les traces d’Ella Maillart ».
    Ayant longtemps travaillé en Afghanistan comme journaliste, il connaît très bien tous les endroits évoqués par Ella. Et comme elle, il adore faire des expéditions. C’est ce qui va se passer dans ce livre car il raconte non seulement les périples d’Ella, mais, partant sur ses traces, il va les refaire lui-même.
    Il nous brosse un magnifique portrait de cette aventurière qui, après plusieurs aventures en mer et en Europe, décide de partir pour la Russie et l’Asie, afin d’aller à la rencontre des nomades et traverser des paysages somptueux.

    L’héroïne, née en Suisse dans une famille aisée, n’avait qu’un rêve, celui de parcourir le plus de pays possible, quitte à se fâcher avec ses parents. Elle commence par embarquer sur des bateaux où elle force l’admiration des hommes par son énergie, son courage et sa ténacité.
    C’est un périple extraordinaire qu’elle accomplit alors que ce n’était pas facile du point de vue logistique à son époque.

    Dans cette biographie ; Olivier Weber rend un bel hommage à cette femme qui arrivait toujours à vaincre tous les obstacles. Et puis sa fameuse devise était : « Qu’est-ce qu’on fout ici ? ». Une invitation à continuer son chemin et toujours aller plus loin, aller au bout d’elle-même.
    Cette voyageuse intrépide est devenue une figure mythique. Paul Valery la surnommait : « la femme du globe ». Elle a d’ailleurs traversé la Chine, l’Afghanistan, l’Inde, dans des contrées dangereuses mais toujours tenace, comme Alexandra David-Néel à qui elle m’a fait penser.
    Pour parvenir à payer les frais de ses aventures, elle écrivait de temps en temps un livre, ce qui lui rapportait quelques droits d’auteur.

    Avec ses nombreux visages : sportive, photographe, écrivaine, loup de mer et voyageuse, on a l’impression qu’elle a vécu plusieurs vies tellement c’est enrichissant à chaque fois.

    C’est un très beau portrait écrit par l’auteur, et il faut aussi, tout de même, admirer son parcours personnel.

    Il est à signaler qu’Ella Maillart a fait de nombreux émules, surtout parmi d’autres femmes qui, éblouies par ses exploits, étaient désireuses elles aussi de partir vers l’inconnu, de vivre une expérience inoubliable, hors du commun, malgré les périls à craindre.

    Jusqu’à un âge très avancé, une fois revenue en Suisse, Ella connaît des difficultés financières et reste rêveuse quant aux voyages. D’ailleurs, en pages 360/361, on peut lire : « Pour survivre, elle donne des conférences, dans la vallée de Sion, à Genève, parfois à Paris. Veut-elle voyager ? Elle contacte une agence de Genève qui lui propose d’accompagner quelques voyageurs en Indonésie, en Inde et au Népal. Dans sa tête, lorsqu’elle regarde depuis sa terrasse de Chandolin les montagnes avoisinantes, se mêlent déserts terribles et plateaux interdits, monastères reculés et yourtes de nomades au sourire doux. Elle voyage encore vers toutes les villes magiques qu’elle n’a pas connues.
    C’est ainsi qu’elle retourne plusieurs années de suite en Asie, notamment sur la côte du Kerala, dans le sud de l’Inde, pour un mariage de brahmanes à Trivandrum, « la ville du Serpent sacré », en 1951, ou pour une visite au sage Sri Krishna Menon, quatre ans plus tard…. « .

    Et ce démon du voyage ne la quitte donc jamais, même quand on lui fait remarquer son âge, sa réponse est un grand éclat de rire.
    De plus, quand on lui posait la question : « Pourquoi voyagez-vous? » sa réponse était : « Pour trouver ceux qui savent encore vivre en paix ». Ou alors : « Je veux oublier que le retour est inévitable »et une dernière : «Si nous abordons les choses par leurs différences, même le foie et la rate sont aussi éloignés que les villes de Ch’u et de Yueh. Si nous les abordons par leurs ressemblances, le monde est UN ». 

    Je ne peux que lui donner entièrement raison car partir en voyage est une expérience très passionnante mais revenir est très dur moralement…

    Un grand bravo à cette formidable aventurière et merci à Olivier Weber pour ce livre.

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    Couverture du livre « L'enchantement du monde » de Olivier Weber aux éditions Flammarion

    Juanito Fernander sur L'enchantement du monde de Olivier Weber

    J'ai beaucoup aimé de roman à clés sur la Méditerranée au XVe siècle, à travers la vie du peintre Bellini. Ou plutôt de sa mission de Venise à Istanbul pour... peindre le pire ennemi des Chrétiens, le sultan ottoman.
    J'ai tourné les pages avec plaisir et découvert une belle histoire d'amour....
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    J'ai beaucoup aimé de roman à clés sur la Méditerranée au XVe siècle, à travers la vie du peintre Bellini. Ou plutôt de sa mission de Venise à Istanbul pour... peindre le pire ennemi des Chrétiens, le sultan ottoman.
    J'ai tourné les pages avec plaisir et découvert une belle histoire d'amour. Je recommande vivement!

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    Couverture du livre « J'aurai de l'or ; en Amazonie dans les ténèbres de l'Eldorado » de Olivier Weber aux éditions Robert Laffont

    Benito Benito sur J'aurai de l'or ; en Amazonie dans les ténèbres de l'Eldorado de Olivier Weber

    Un excellent récit de voyage sur l'Amazonie, les desperados d'aujourd'hui, les chercheurs d'or. Ainsi que sur les peuples amérindiens -dont ... des Français, ceux de Guyane- pour beaucoup en voie de disparition. Ça me rappelle Kerouac. Un "Sur la route" dans la forêt amazonienne.

    Un excellent récit de voyage sur l'Amazonie, les desperados d'aujourd'hui, les chercheurs d'or. Ainsi que sur les peuples amérindiens -dont ... des Français, ceux de Guyane- pour beaucoup en voie de disparition. Ça me rappelle Kerouac. Un "Sur la route" dans la forêt amazonienne.

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    Couverture du livre « Frontières » de Olivier Weber aux éditions Paulsen

    Dominique JOUANNE sur Frontières de Olivier Weber

    Ecrivain-voyageur et journaliste, Olivier Weber offre ici un reportage exceptionnel sur la vie des frontières qu’il a longées et traversées tout particulièrement celles où fourmillent les migrants, lieux où peu d’entre nous iront un jour... Dans un récit de voyage nourri de références et...
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    Ecrivain-voyageur et journaliste, Olivier Weber offre ici un reportage exceptionnel sur la vie des frontières qu’il a longées et traversées tout particulièrement celles où fourmillent les migrants, lieux où peu d’entre nous iront un jour... Dans un récit de voyage nourri de références et citations d’auteurs tels Dos Passos «fasciné par les frontières de l’Orient » et qui « n’a jamais cessé d’écrire sur les errances et migrations, de Manhattan Transfer à Orient Express. », Choukri, Nietzche, Chatwin, de Nerval, Rimbaud, l’odyssée d’Alwyn ou encore la légende de Gilgamesh, ou Lofti Akalay qui a écrit la biographie d’Ibn Battûta qu’il estime toujours d’actualité et qu’il dénomme « le prince des frontières » et dont O . Weber nous retranscrit des pans entiers de sa biographie, l’auteur nous embarque sur les frontières du Moyen Orient, du Caucase, de l’Amazonie, du Brésil et de la Guyanne française, de Tanger à Ceuta, de l’Italie à la France, à Menton. Travail de réflexion sur la mondialisation, remarquable. Rédigé avec beaucoup de sérieux mais avec aussi beaucoup d’humour, ce récit de voyage littéraire est incontournable pour tous ceux qui aiment les écrits de voyages.
    Les livres d’Olivier Weber ont reçu de nombreux prix (Prix Albert Londres, Prix Joseph Kessel, etc.), et je pense que ce correspondant de guerre pour la presse française et britannique qui a couvert plus d’une vingtaine de conflits de l’Erythrée à l’Afghanistan, du Sahara à l’Irak, mériterait un Prix de Grand Reportage, un Prix exceptionnel pour « Frontières », publié en 2016 aux Editions Paulsen.

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