Eric Fottorino

Eric Fottorino
Éric Fottorino, né le 26 août 1960 à Nice, est un journaliste et écrivain français. Après avoir été grand reporter au quotidien Le Monde , en être devenu rédacteur en chef puis directeur de la publication, il est nommé président du directoire du groupe La Vie-Le Monde en janvier 2008. En avril 20... Voir plus
Éric Fottorino, né le 26 août 1960 à Nice, est un journaliste et écrivain français. Après avoir été grand reporter au quotidien Le Monde , en être devenu rédacteur en chef puis directeur de la publication, il est nommé président du directoire du groupe La Vie-Le Monde en janvier 2008. En avril 2014, il lance, avec Laurent Greilsamer, un nouveau journal hebdomadaire d'actualité, Le 1 .

Articles (2)

  • Interview avec Eric Fottorino pour "Le dos crawlé"

    Découvrez le nouveau roman d'Eric Fottorino Le dos crawlé publié aux éditions Gallimard.

  • Interview d'Eric Fottorino à propos de son roman, "Le dos crawlé"

    Le monde adulte vu par Marin,un enfant de 13 ans qui se lie d'une amitié apoureuse avec Lisa, 10 ans. L'ex-directeur du journal Le monde, construit un huis clos se situat l'été 1976, près de Royan. 

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Avis (47)

  • Couverture du livre « Dix-sept ans » de Eric Fottorino aux éditions Gallimard

    Ghislaine DEGACHE sur Dix-sept ans de Eric Fottorino

    Dix-sept ans, titre du livre d’Éric Fottorino, est également l’âge qu’avait sa mère quand il est né. Dix-sept ans est un très beau roman autobiographique. Cet auteur en avait déjà commis d’autres mais sur son père ou plutôt ses pères (naturel et biologique) avec L’homme qui m’aimait tout...
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    Dix-sept ans, titre du livre d’Éric Fottorino, est également l’âge qu’avait sa mère quand il est né. Dix-sept ans est un très beau roman autobiographique. Cet auteur en avait déjà commis d’autres mais sur son père ou plutôt ses pères (naturel et biologique) avec L’homme qui m’aimait tout bas.
    Un dimanche de décembre, donc, se retrouvent dans la maison familiale acquise au début des années 1980, à vingt minutes de La Rochelle, conviés par leur mètre à déjeuner, Éric, ses deux frères plus jeunes, plus exactement ses demi-frères, François et Jean, leurs compagnes et enfants. Éric est venu avec Sylvie et leur fille Apolline (11 ans), leur fils Théo étant retenu à Bordeaux pour un tournoi de foot avec les poussins Girondins.
    Dès le début du repas, leur mère, Lina, annonce qu’elle souhaite parler à ses fils et à eux seuls. Stupeur ! « Ce déjeuner était un Waterloo. »
    Elle va alors leur dévoiler ce secret qu’elle a tu jusque-là, à savoir que, très jeune, à 23 ans, le 10 janvier 1963, elle a accouché d’une petite fille qu’elle a été forcée d’abandonner dès sa naissance. Si François et Jean, ses frères, sont très émus à l’annonce de cette révélation, Éric, lui, reste de marbre.
    Il rentre chez lui croyant que tout allait bien mais en fait, ne cesse de se poser des questions sur son désamour pour sa mère. Il tente de reprendre ses cours à la fac mais en véritable automate. Il annonce alors aux siens qu’il a décidé de partir quelques jours à Nice où il s’envole.
    Et c’est à Nice où le narrateur Éric est né, qu’il va tenter de résoudre l’énigme de son existence et percer le mystère de cette mère quand elle avait dix-sept ans.
    Pour cela, il va arpenter les rues de Nice, monter jusqu’au village d’Ascos où elle logeait, marchant à sa rencontre, dans ses pas. Il va peu à peu comprendre qu’on l’a dépouillé de son identité, qu’on lui a volé sa mère, son père et même sa judéité.
    Cette quête du passé va lui permettre de retrouver la paix avec lui-même. C’est un roman très personnel dans lequel il réajuste la réalité au grè de sa plume, un roman touchant, émouvant, bouleversant, écrit avec beaucoup de justesse, de poésie et beaucoup d’amour.
    Quelle écriture ! C’est un véritable cri d’amour pour sa mère, un roman qui, bien que très personnel, touche tout un chacun par l’universalité des sentiments.
    La dernière phrase de cet ouvrage est absolument magique et m’a bouleversée !

  • Couverture du livre « L'homme qui m'aimait tout bas » de Eric Fottorino aux éditions Gallimard

    Joëlle Guinard sur L'homme qui m'aimait tout bas de Eric Fottorino

    http://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/11/lhomme-qui-maimait-tout-bas-deric.html

    "Ce sont les mots qu'ils n'ont pas dits qui font les morts si lourds dans leur cercueil." - Montherlant

    C'est après avoir lu " Dix-sept ans " d'Eric Fottorino que j'ai eu envie de mieux connaitre...
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    http://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/11/lhomme-qui-maimait-tout-bas-deric.html

    "Ce sont les mots qu'ils n'ont pas dits qui font les morts si lourds dans leur cercueil." - Montherlant

    C'est après avoir lu " Dix-sept ans " d'Eric Fottorino que j'ai eu envie de mieux connaitre l'histoire personnelle de cet auteur qu'il évoque dans ses principaux romans. A l’occasion d'une rencontre sur un salon c'est l'auteur lui-même qui m'a conseillé ce livre qui complète bien son nouveau roman.

    Le 11 mars 2008, Michel, le père adoptif d'Eric Fottorino se suicide dans sa voiture d'une balle dans la bouche. Dans ce récit, Eric Fottorino raconte ce drame, sa douleur, les questions que ce geste n'ont pas manqué de lui poser et retrace ses souvenirs avec Michel. Il se replonge dans ses anciens textes à la recherche de ce qu'il a écrit sur son père car derrière beaucoup de personnages de ses romans se cachait son père.

    Il nous raconte son père dont le métier de kiné de campagne était toute sa vie, son empathie vers ses patients. Il raconte son père, son modèle, la passion du vélo qu'il lui a transmise "A vélo il m'a appris la vie". Leur histoire commune débute par ce qu'il nomme une adoption miraculeuse alors qu'il avait dix ans " En 1969, Eric Chabrerie devenu Eric Fottorino, j'avais gagné un père". Un père qu'il a immédiatement accepté sans restriction " Il est d’autant mieux devenu mon père que, de toutes mes forces et de toutes mes peurs, j'ai voulu devenir son fils.", un homme dont l'arrivée a tout changé dans sa vie, l'enfant a eu l'impression de réellement naître lorsque cet homme a franchi le pas de l'appartement où il vivait seul avec sa mère, mère célibataire à dix-sept ans. Michel est devenu alors le premier homme de son existence, un homme qui l'a aimé en silence car il ne savait pas le dire.

    " J'ai choisi l'écriture, ce continent d’incontinence, pour retenir ce qui peut l'être avant que le temps n'engloutisse tout ce qu'il fut dans les brumes de la mémoire."

    Dans ce récit Eric Fottorino mêle le "il" et le "tu" pour rendre un bel hommage à son père. C'est un récit centré sur son père, sur leur relation, il y parle très peu de sa mère. Il ne porte aucun jugement sur son geste mais n'échappe pas à la culpabilité de ne pas avoir pu empêcher son geste fatal. Il tente de percer les souffrances enfantines de cet homme secret, de comprendre la volonté de mourir qui l'habitait sans doute depuis longtemps. J'ai été moins touchée par ce livre que par "Dix-sept ans", peut-être que l'auteur y manque de distance car il a écrit ce témoignage très peu de temps après le drame, j'ai par moments trouvé qu'il tournait un peu en rond, submergé par son chagrin.

  • Couverture du livre « Dix-sept ans » de Eric Fottorino aux éditions Gallimard

    Missbook85 sur Dix-sept ans de Eric Fottorino

    Ce roman très personnel et émouvant de Eric Fottorino, a le goût amer d'un rendez-vous manqué.   " Dix-sept ans " paru en cette rentrée littéraire 2018 aux éditions Gallimard, traduit de la difficulté d'écrire sur sa propre histoire, sur sa propre mère.

    Un soir de décembre, ils sont tous...
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    Ce roman très personnel et émouvant de Eric Fottorino, a le goût amer d'un rendez-vous manqué.   " Dix-sept ans " paru en cette rentrée littéraire 2018 aux éditions Gallimard, traduit de la difficulté d'écrire sur sa propre histoire, sur sa propre mère.

    Un soir de décembre, ils sont tous réunis chez Lina, en Charentes. C'est la maison de feu Michel, le père adoptif d'Eric. Mais ce soir Lina a une confession à faire à ses fils : Eric, François et Jean. Elle leur explique douloureusement qu'à l'âge de dix-sept ans, elle a mis au monde une petite fille.  Sous la pression de sa mère, l'enfant a été immédiatement adoptée par une autre famille, sans que Lina n'ait ni le temps de la voir, encore moins de toucher.
    p. 7 : " - Le 10 janvier 1963, j'ai mis au monde une petite fille. On me l'a enlevée aussitôt. Je n'ai pas pu la serrer contre moi. Je ne me souviens même pas de l'avoir vue. D'avoir vu d'elle le moindre détail. Elle n'est pas rentrée dans mes yeux. "
    Agée aujourd'hui de soixante-quinze ans, c'est pour Lina l'aveu d'une douloureuse blessure qui n'a jamais cicatrisée. Si ses frères font preuve de compréhension, Eric accuse le coup. Lui qui n'a jamais su aimer sa mère, et encore moins lui montrer, il reste là,  dans le silence.
    p. 18 : " J'aurais voulu pleurer, la consoler, dire à Lina que je l'aimais. C'était le moment. Je n'ai pas pu. "
    Même sur la route du retour, aux côtés de sa femme Sylvie et de sa fille Appoline, il reste muet, laissant celles-ci dans l'incompréhension. Mais tout s'emmêle dans sa tête :  sa propre histoire, sa propre naissance, son enfance.  Il ressent soudainement le besoin d'aller à Nice, lieu de sa naissance, afin de revivre l'histoire de sa mère. Les silences et les malentendus ont eu raison de ce fils qui a été si peu un fils, et de cette mère qui a été si peu une mère...
    p. 25 : " Il était temps de rembobiner le temps. De m'enfoncer là où je n'étais jamais allé, au plus profond de l'oubli. "
    Eric revient donc sur les traces de cette mère, qui a dix-sept ans, a mis au monde une petite fille, arrachée de force en vu d'une adoption. Ce voyage à Nice est l'occasion pour le narrateur de revivre, en transparence, la jeunesse de cette mère, ou de cette sœur dont le rôle a fait défaut, prisonnière du dicta d'une mère castratrice de liberté et d'émancipation.
    p. 51 : " C'est dans le silence que nous nous sommes perdus. Le silence. Il est devenu notre marque de fabrique. Depuis toutes ces années, ne rien se dire a été notre mode unique de conversation. "
    Les déambulations du narrateur sur la Promenade des Anglais, va provoquer des flash back dans sa mémoire, recollant ainsi les morceaux d'une histoire décousue de non-dit. S'ajoute à cette introspection inconsciente,  la rencontre fortuite de personnages dont les témoignages ou expériences vont ainsi l'aider à mieux comprendre cette mère.
    p. 83 : " J'ai pris un taxi pour rentrer de l'aéroport. A ma grande surprise comme à la sienne, le même chauffeur qu'à l'aller s'est arrêté : " Vous n'êtes pas parti ? - Croyez-moi j'ai fait un grand voyage. "
    Nice, bord de mère...
    p. 140 : " Ton lait je ne l'ai pas bu.  A peine quelques tétées volées à Nice avant que ta mère nous éloigne. Le mal que ça nous a fait. Tu étais unique, petite maman. Tu étais irremplaçable et on t'avait remplacée. "
    Lorsque Lina lui téléphone, elle lui demande de venir la voir le plus rapidement possible. La vie ne les a pas épargnés, mais c'est ensemble, à la demande de Lina, qu'ils retournent à Nice. Deux cœurs blessés dont le temps prend aujourd'hui un caractère d'urgence à se dire les choses, celles qu'ils ne se sont jamais dites.
    p. 195 : " Jamais tu ne m'avais parlé ainsi. Je suis suspendu à tes lèvres. "

    C'est avec une immense émotion que j'ai parcouru les pages de ce roman, d'une intimité poignante, dont Eric Fottorino nous fait les témoins de la  résilience de ce lien maternel.
    p. 212 : " Réparer nos débuts manqués. Nous sommes là pour une mise au monde. "

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