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Eric Fottorino

Eric Fottorino
Éric Fottorino, né le 26 août 1960 à Nice, est un journaliste et écrivain français. Après avoir été grand reporter au quotidien Le Monde , en être devenu rédacteur en chef puis directeur de la publication, il est nommé président du directoire du groupe La Vie-Le Monde en janvier 2008. En avril 20... Voir plus
Éric Fottorino, né le 26 août 1960 à Nice, est un journaliste et écrivain français. Après avoir été grand reporter au quotidien Le Monde , en être devenu rédacteur en chef puis directeur de la publication, il est nommé président du directoire du groupe La Vie-Le Monde en janvier 2008. En avril 2014, il lance, avec Laurent Greilsamer, un nouveau journal hebdomadaire d'actualité, Le 1 .

Vidéos relatives à l'auteur

Articles en lien avec Eric Fottorino (2)

  • Interview avec Eric Fottorino pour "Le dos crawlé"

    Découvrez le nouveau roman d'Eric Fottorino Le dos crawlé publié aux éditions Gallimard.

  • Interview d'Eric Fottorino à propos de son roman, "Le dos crawlé"

    Le monde adulte vu par Marin,un enfant de 13 ans qui se lie d'une amitié apoureuse avec Lisa, 10 ans. L'ex-directeur du journal Le monde, construit un huis clos se situat l'été 1976, près de Royan. 

Avis sur cet auteur (50)

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    Couverture du livre « Dix-sept ans » de Eric Fottorino aux éditions Gallimard

    Le Mot sur le Gâteau sur Dix-sept ans de Eric Fottorino

    Quand un fils ouvre les yeux sur sa mère : une magnifique histoire autobiographique de re-naissance

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    Ancien directeur du journal le Monde, Eric Fottorino nous embarque avec lui dans un voyage spatio-temporel interpelant via ce livre publié en 2018 chez Gallimard. Sa plume nous frôle...
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    Quand un fils ouvre les yeux sur sa mère : une magnifique histoire autobiographique de re-naissance

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    Ancien directeur du journal le Monde, Eric Fottorino nous embarque avec lui dans un voyage spatio-temporel interpelant via ce livre publié en 2018 chez Gallimard. Sa plume nous frôle avec une sensibilité à fleur de peau et nous égratigne avec une franchise écorchée dans l’âme. A la recherche de celle qu’il ne semble pas connaître au point de l’appeler par son prénom, Lina, et dont il écrit « Pour t’appeler maman, il m’aurait fallu être sûr que tu étais ma mère » (p.24).

    Cet imparfait laisse toutefois entrevoir un présent différent et c’est bien là toute la beauté de ce livre qui nous plonge dans cette eau froide de l’enfance où le lien maternel semblait si absent aux yeux de celui qui se sentait abandonné malgré cette fratrie, ces pères qui ont essayé, et surtout cette mère qui cachait un secret.

    Un déjeuner de famille en compagnie de ses trois enfants et cette maman de soixante-quinze ans leur révèlera le pourquoi de son regard qui s’est éteint un 10 janvier 1963 et a depuis vécu avec ce voile terne la protégeant de la société, de ceux qui l’avaient malmenée, à commencer par sa propre mère.

    Un enfant qui devient parent traverse sans doute le miroir en portant un autre regard sur ses évidences autocentrées qui l’ont construit mais qui s’effritent au contact de sa propre vie de parent. Car avant d’être une mère ou un père, nous sommes des femmes ou des hommes. Avec un vécu, des souffrances, des jardins secrets. Nos enfants n’ont pas à porter ces valises et à s’en rendre responsables. Mais pourtant, il est de ces générations ou de ces éducations qui ne laissent que peu de place à la communication, la verbalisation, la transparence, les confidences pour alléger l’histoire familiale de ses fantasmes ou de ses réalités. C’était comme ça, c’est sans jugement. La question du déterminisme familial est d’ailleurs largement posée dans la mesure où l’abandonnisme et la honte sociale ont largement été transmis de génération en génération. La relation mère-fils accentue sans doute encore cette blessure et le thème de la place dans une famille où le père, même très intégrant, n’est pas le même que celui du reste de la fratrie, donne une nuance sombre supplémentaire. Sur un fond socio-religieux où l’antisémitisme croise les représentations et les oppositions ecclésiastiques qui plus est.

    Pourtant, malgré ce décor qui peut sembler sombre et heurtant, et grâce à cette plume d’une fulgurance inouïe dans l’art de la métaphore et de la personnification, le style de l’auteur donne effectivement une figure criante de vérité, franche, sincère, sensible, effrontée parfois, mais toujours juste et volontaire à la compréhension du passé, celle qui permet enfin de s’apaiser. Les jeux sont faits, la respiration passe de l’apnée parfois à l’hyperventilation, on reprend notre souffle avec lui, le cœur battant, on recouvre la vue progressivement, la colère s’apaise et se mue en admiration… et l’on peut retrouver dans les traits de cette Lina tant de femmes croisées dans nos vies que désormais je regarde en me demandant : et toi, qui a voilé l’éclat de tes yeux ? Mais la reconstruction est là aussi et c’est à ce prix que la re-naissance prend parfois tout son sens, et qu’elle peut aussi se faire à deux.

    Et vous, l’avez-vous lu ? Avez-vous apprécié un autre livre de cet auteur ? Hâte de vous lire…

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    Couverture du livre « Dix-sept ans » de Eric Fottorino aux éditions Gallimard

    FIZ sur Dix-sept ans de Eric Fottorino

    Dix-sept ans c'est l'âge qu'avait Lina, la mère de l'auteur, lorsqu'il elle l'a mis au monde. Un âge qui n'en est pas un pour devenir mère. On est aussi trop jeune pour apprendre, surtout en 1960, quand on est seule, sans l'aide de sa propre mère. Cette situation a généré un manque d'amour,...
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    Dix-sept ans c'est l'âge qu'avait Lina, la mère de l'auteur, lorsqu'il elle l'a mis au monde. Un âge qui n'en est pas un pour devenir mère. On est aussi trop jeune pour apprendre, surtout en 1960, quand on est seule, sans l'aide de sa propre mère. Cette situation a généré un manque d'amour, entre Lina et Eric, une distance qui a perduré, il a du attendre l'âge de 57 ans pour comprendre que sa mère l'a aimé.
    Comment de se construit-on sur une base familiale aussi vide ? Eric Fottorino nous le raconte avec tous ces flash back qui sont autant de pierres apportées à sa construction. Pour autant, il n'est pas fier de ces tentatives ratées pour reprendre contact avec Lina. il n'est pas fier de ce comportement d'hommes commun à ceux de la famille, les spécialistes de la "tangente" . "Lina était une victime de dix-sept ans que personne n'a secouru" ......et lui, le pouvait-il ?
    E.Fottorino signe un roman attachant. Je connaissais de lui ses journaux, sa participation à des débats télévisés, sa contribution à l'animation du Tour de France il y quelques années. Ici c'est un roman très personnel qui nous fait découvrir une partie de sa vie. Son écriture est limpide et délicate, j'ai apprécié cette lecture et je remercie "lecteur.com" de m'avoir permis de le découvrir.

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    Couverture du livre « Chevrotine » de Eric Fottorino aux éditions Gallimard

    Zaza sur Chevrotine de Eric Fottorino

    Une lecture surprise qui m'intriguait par sa couverture étrange et sa 4ème de couverture peu explicite.
    Dans ce court roman nous suivons la vie d'un couple dont la femme est "bipolaire". Elle dispose de 2 facettes, la première solaire, gaie et la seconde sombre, cynique et destructrice. Lisez...
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    Une lecture surprise qui m'intriguait par sa couverture étrange et sa 4ème de couverture peu explicite.
    Dans ce court roman nous suivons la vie d'un couple dont la femme est "bipolaire". Elle dispose de 2 facettes, la première solaire, gaie et la seconde sombre, cynique et destructrice. Lisez le, et laissez vous séduire par les personnages.

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    Couverture du livre « Dix-sept ans » de Eric Fottorino aux éditions Gallimard

    Anita Millot sur Dix-sept ans de Eric Fottorino

    Un récit particulièrement émouvant qui débute à Nice. Un dimanche de décembre, Lina invite ses trois fils (Éric, François et Jean) à déjeuner. Elle va leur annoncer que le 10 janvier 1963, elle a mis au monde une petite fille qui lui a immédiatement été enlevée. Un nourrisson qu’elle aurait aimé...
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    Un récit particulièrement émouvant qui débute à Nice. Un dimanche de décembre, Lina invite ses trois fils (Éric, François et Jean) à déjeuner. Elle va leur annoncer que le 10 janvier 1963, elle a mis au monde une petite fille qui lui a immédiatement été enlevée. Un nourrisson qu’elle aurait aimé pouvoir prénommer Marie. L’auteur était alors âgé d’un peu plus de deux ans, cette petite soeur inconnue étant un second enfant. Sa mère, à soixante-dix ans passés, se confie enfin …
    Éric Fottorino, le grand frère (ainé de dix ans et fils biologique de “Moshé du Maroc”) qui a été adopté par “Michel de Tunisie” (le père biologique de François et Jean), voit tout à coup le cours de sa vie totalement bouleversé. Son regard, sur celle qu’il appelait plus volontiers Lina que maman, va changer brutalement. Il la pensait lointaine : elle ne faisait que cacher sa souffrance.
    Pour l’auteur, impossible de ne pas retourner aux sources de son existence et de celle de Lina, en tentant de comprendre ce terrible secret de famille. Entre Nice et Bordeaux, il va refaire le chemin en sens inverse, afin de parvenir à rejoindre cette mère tant aimée - et qui lui est en même temps tellement étrangère … Il va analyser les facettes complexes de divers membres de sa famille, toujours avec une grande bienveillance. Le remarquable hommage d’un fils aimant à une mère demeurée si longtemps impénétrable …
    Et pour finir, j’ai noté cette très belle réponse - qui me reste encore à l’esprit - lorsque l’épouse de l’auteur, inquiète, lui demande si il y a une autre femme dans sa vie : “oui, ma mère” !