Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Marjane Satrapi

Marjane Satrapi

La biographie de cet auteur n'est pas encore disponible, proposez la vôtre : Contactez-nous

Avis sur cet auteur (21)

  • add_box
    Couverture du livre « Broderies » de Marjane Satrapi aux éditions L'association

    Claire @fillefan2bd sur Broderies de Marjane Satrapi

    Si certaines femmes, telles Pénélope ou la reine Mathilde ont fait tapisserie en attendant leur époux, avec Broderies de Marjane Satrapi, édité chez L’association, les femmes se retrouvent mais certainement pas pour des travaux d’aiguille.

    Selon la tradition iranienne, après le déjeuner les...
    Voir plus

    Si certaines femmes, telles Pénélope ou la reine Mathilde ont fait tapisserie en attendant leur époux, avec Broderies de Marjane Satrapi, édité chez L’association, les femmes se retrouvent mais certainement pas pour des travaux d’aiguille.

    Selon la tradition iranienne, après le déjeuner les hommes partent se reposer et les femmes se retrouvent autour d’un samovar de thé brûlant pour discuter. Car « parler derrière le dos des autres est le ventilateur du cœur », c’est nécessaire.
    Et c’est ainsi que chacune de ces neuf femmes y va de son souvenir, proche ou lointain, mais surtout ayant pour plus grand dénominateur commun, l’homme, le mari, le sien ou celui des autres. Aucun ne pourra y échapper.

    Marjane Satrapi, Marji à cette époque, nous raconte, tout au long de cet album petit par son format mais grand par son humour, les conversations auxquelles elle a assisté, sous l’égide de son opiomane de grand-mère. Et contrairement à l’idée fausse qu’on peut se faire des femmes iraniennes, aucun sujet n’est éludé, surtout pas les plus scabreux.

    Tel celui de la femme qui le soir de son mariage, parce qu’elle n’est plus vierge, décide de se couper avec une lame de rasoir pour tromper son époux, mais qui en raison de sa maladresse, finit par lui sectionner un testicule ! Ou encore celui de cette femme, qui malgré quatre enfants, n’a jamais vu de sexe masculin.

    De nombreux thèmes sont passés en revue, les mariages des très jeunes femmes organisés par les familles, l’adultère des maris alors que la réciprocité n’est pas possible, la chirurgie esthétique et surtout cette fameuse broderie, dont je ne vous révèlerai pas la signification pour que vous ayez le plaisir de la découvrir par vous-même.

    Un florilège de situations plus cocasses et amusantes les unes que les autres où les hommes sont, la plupart du temps, le dindon de la farce.

    Comme pour Persepolis ou Le poulet aux pruneaux, le dessin de Marjane Satrapi est reconnaissable entre mille, avec ce noir et blanc caractéristique qui fait la part belle aux personnages et occulte décors et extérieurs.

    Un album, qui bien que datant de 2003, a gardé toute sa saveur.

    Pour sourire et rire des hommes… et des femmes également !

  • add_box
    Couverture du livre « Broderies » de Marjane Satrapi aux éditions L'association

    Sweetcactus sur Broderies de Marjane Satrapi

    Ni dentelle, ni chiffon, la broderie en question est bien une affaire de femmes mais rien à voir avec colifichets ou autres accessoires de mode. Non,
    On retrouve le trait noir, épais, simple et un peu enfantin, caractéristique des dessins de Marjane Satrapi . On retrouve aussi les personnages...
    Voir plus

    Ni dentelle, ni chiffon, la broderie en question est bien une affaire de femmes mais rien à voir avec colifichets ou autres accessoires de mode. Non,
    On retrouve le trait noir, épais, simple et un peu enfantin, caractéristique des dessins de Marjane Satrapi . On retrouve aussi les personnages de Persépolis, l’ambiance de ce premier roman paru quelques années plus tôt et l’ambiance de l'Iran de son enfance.
    Ce roman graphique parle des femmes, de leur émancipation et du poids très lourd des traditions dans ce pays encore patriarcal. Nous suivons le déroulé d'une discussion à l'heure du samovar, avec les femmes de la famille tandis que les hommes sont partis se reposer. ça parle d'amour, de mariage, de convention, de déception, de la sacro-sainte virginité déflorée le soir des noces. Des mariages arrangés, les jeunes filles données au premier venu pourvu qu'il ait une belle situation et si il vit en Europe c’est encore mieux, des mariages sans que les futurs époux ne se soient vus et qui évidemment finissent mal . La conversation est libre et si le divorce (qui semble courant en Iran et les femmes peuvent en avoir l’initiative) n'est pas une « tâche », ne plus être vierge est un déshonneur pour la jeune fille et sa famille....
    Et la broderie dans tout ça ? c'est le nom de code entre femmes pour le raccommodage des hymens, une « broderie » qui semble aussi courante que refaire son nez..
    J'ai beaucoup aimé retrouver Marjane ( que j'aime ce prénom ! ) et sa grand-mère, le franc-parler de cette dernière, et la vie de ces femmes qui rêvent d’amour mais subissent bien souvent ces mariages arrangés pour les conventions. « Faire un beau » mariage a plus à voir avec le compte en banque de l’époux qu’avec une réelle histoire d’amour. Une belle liberté de ton pour des choses qui changent certainement trop lentement .

  • add_box
    Couverture du livre « Persepolis » de Marjane Satrapi aux éditions L'association

    Carrie sur Persepolis de Marjane Satrapi

    Je connaissais l'histoire de Persepolis pour avoir vu le film issu du roman graphique lors de sa sortie dans les salles obscures. Je me rappelle avoir beaucoup aimé et m'être dit qu'il fallait aussi que je lise les BD.

    L'auteure, Marjane Satrapi (qui est un pseudonyme, je l'ai appris en...
    Voir plus

    Je connaissais l'histoire de Persepolis pour avoir vu le film issu du roman graphique lors de sa sortie dans les salles obscures. Je me rappelle avoir beaucoup aimé et m'être dit qu'il fallait aussi que je lise les BD.

    L'auteure, Marjane Satrapi (qui est un pseudonyme, je l'ai appris en allant consulter sa page Wikipedia), nous narre ses souvenirs, de l'enfance au début de l'âge adulte, dans l'Iran post-révolution. Comme beaucoup, j'avais effleuré cet épisode en cours d'histoire au lycée mais on ne nous en disait pas grand chose, il s'agissait simplement d'un épisode de la guerre froide qui, elle, était davantage explorée. En y regardant d'un peu plus près, il s'avère que le renversement du Chah d'Iran était davantage qu'une simple ligne d'un cours d'histoire de classe de Terminale, en tout cas pour ses habitants. Ce pays, qui était, si j'ose dire, plus occidentalisé que l'Europe avant la chute du Chah – les filles portaient des minijupes et les gens buvaient du coca-cola en l'honneur de l'Oncle Sam notamment – a fait un bond de plusieurs siècles en arrière et s'est retrouvé quasi au Moyen-Age.
    Filles et garçons séparés à l'école, on ne sait jamais, cela aurait pu donner de mauvaises idées.
    Port du foulard obligatoire pour les femmes mais aussi pour les petites filles, j'insiste.
    Retour de la barbe chez les hommes, il est important de souligner que les hommes aussi devaient respecter un certain code même si, comme toujours, ce sont les femmes qui étaient les plus réprimées dans le nouveau régime.
    J'en passe, bien entendu.

    Marjane Satrapi nous conte, non sans un certain humour mais aussi beaucoup de tristesse, la destinée de son pays à travers sa propre vie, de petite fille des beaux quartiers de Téhéran à son retour au pays à la fin de l'adolescence après un exil de quatre années passé en Autriche.

    Je ne suis pas une adepte des bandes dessinées et autres romans graphiques ou mangas et ne suis donc pas experte. Les dessins sont en noir et blanc – il ne pouvait en être autrement au vu du sujet – et plutôt réussis, de mon point de vue. L'histoire quant à elle fait peur, très peur, surtout à l'heure actuelle où l'intégrisme, sous toutes ses formes – religieux, droit des femmes, etc... - revient en force. Qu'on ne s'y trompe pas, Persepolis pourrait nous arriver demain.

    A (re)lire et à faire lire

  • add_box
    Couverture du livre « Persepolis » de Marjane Satrapi aux éditions L'association

    nathalie410 sur Persepolis de Marjane Satrapi

    Marjane Satrapi nous emmène dans l'Iran qui étouffe sa famille, dans les quartiers étudiants d'Europe où tout n'a pas toujours été facile, dans l'intimité de sa famille, les tendres souvenirs de sa grand-mère...

    Marjane Satrapi nous emmène dans l'Iran qui étouffe sa famille, dans les quartiers étudiants d'Europe où tout n'a pas toujours été facile, dans l'intimité de sa famille, les tendres souvenirs de sa grand-mère...