Marin Ledun

Marin Ledun

Né en 1975, Marin Ledun est chercheur en sciences sociales. Il s'est intéressé aux nouvelles pathologies liées à l'organisation du travail. Il a déjà publié sept romans qui reflètent, par leur atmosphère et leurs intrigues, l'angoisse, le malaise et la folie propres à notre époque.

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Né en 1975, Marin Ledun est chercheur en sciences sociales. Il s'est intéressé aux nouvelles pathologies liées à l'organisation du travail. Il a déjà publié sept romans qui reflètent, par leur atmosphère et leurs intrigues, l'angoisse, le malaise et la folie propres à notre époque.

Articles en lien avec Marin Ledun (4)

Avis sur cet auteur (55)

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    Couverture du livre « Aucune bete » de Marin Ledun aux éditions Atelier In8

    Yves MABON sur Aucune bete de Marin Ledun

    Vera est coureuse de 24h, une compétition, qui, comme son nom l'indique consiste à courir 24 heures durant sur une piste. Elle a gagné la dernière course à laquelle elle a participé mais a été privée de sa victoire et condamnée à huit années de suspension, à cause d'un médicament qu'elle prenait...
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    Vera est coureuse de 24h, une compétition, qui, comme son nom l'indique consiste à courir 24 heures durant sur une piste. Elle a gagné la dernière course à laquelle elle a participé mais a été privée de sa victoire et condamnée à huit années de suspension, à cause d'un médicament qu'elle prenait pour signer une rhino-pharyngite.

    De retour sur le circuit, elle veut battre son record personnel et tenter de ne pas finir trop loin de la favorite, l'Espagnole Michèle Colnago.

    Court roman paru dans l'excellente collection Polaroïd des éditions In8. Les textes y sont souvent efficaces, au plus juste et sobres. Marin Ledun le fait parfaitement avec cette histoire dans laquelle on vibre, même si comme moi l'on n'est pas sportif, pour la performance et la volonté de voir Vera parvenir à ses objectifs. Vingt-quatre heures pendant lesquelles l'esprit s'évade malgré le souhait de rester concentrée sur la foulée, le rythme, le souffle. Tour à tour Vera pensera à ses trois filles, à son couple, à son boulot harassant et peu épanouissant, aux collègues aux mains baladeuses. On vibre aussi parce qu'on sent bien que outre les pensées de Vera quelque chose va se produire, mais on ne sait ni quoi ni quand ni où ni qui ni comment.

    Le texte de Marin Ledun est une ode aux femmes et à leurs exploits, pas seulement sportifs, ceux aussi de la vie quotidienne pour élever les enfants, s'occuper de la maison, ... pour supporter le travail dans ce monde éminemment masculin. Si après avoir lu ce roman, vous voulez pousser la question, il y a quelques jours, j'ai parlé du travail de Heide Goettner Abendroth sur le matriarcat que je vous re-conseille fortement. Sans doute un peu plus écrasant ne serait-ce que par son poids, mais tout aussi roboratif. Deux manières différentes de parler des femmes.

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    Couverture du livre « Dans le ventre des mères » de Marin Ledun aux éditions J'ai Lu

    coquinnette1974 sur Dans le ventre des mères de Marin Ledun

    Pour faire baisser ma PAL papier, j'ai lu Dans le ventre des mères de Marin Ledun.
    Janvier 2008. Une explosion anéantit un village ardéchois et on y découvre des cadavres : véritables cobayes humains ils ont subi des mutations génétiques.
    Une femme apparaît dans les décombres : Laure Dahan, 29...
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    Pour faire baisser ma PAL papier, j'ai lu Dans le ventre des mères de Marin Ledun.
    Janvier 2008. Une explosion anéantit un village ardéchois et on y découvre des cadavres : véritables cobayes humains ils ont subi des mutations génétiques.
    Une femme apparaît dans les décombres : Laure Dahan, 29 ans. Ses jours sont comptés. Son obsession : sa fille qu'elle n'a jamais connue. Elle doit la mettre à l'abri avant qu'il ne soit trop tard.
    Pour cela, elle est prête à tout et n'hésite pas à semer la désolation sur son passage...
    Le commandant Vincent Auger enquête, à sa poursuite.... de Grenoble à Berlin, de Zagreb à la Sicile, une course-poursuite s'engage entre Laure et Vincent qui souhaite découvrir le lien entre l'explosion en Ardèche et la jeune femme...
    Dans le ventre des mères est un roman intéressant. C'est un thriller assez noir, qui nous parle de mutations génétiques, de manipulations qui font froid dans le dos.
    Il y a de l'idée dans ce roman toutefois je dois avouer que j'ai eu parfois du mal à suivre.
    Je n'ai pas réellement apprécier les personnages, d'ailleurs je n'ai pas réussi à m'attacher à eux. Ils m'ont laissé indifférente, c'est dommage.
    C'est rythmé même si parfois je me suis un peu perdue ici et là avec toutes les explications scientifiques. L'idée est bonne et c'est accessible même à un esprit non scientifique toutefois c'est surement un peu trop pour moi. Je préfère quand c'est plus léger.
    Je m'attendais à autre chose en commençant ce roman qui ne m'a pas déplu, loin de là, mais dont le thème n'est pas forcément pour moi.
    Mon avis est assez mitigé, je ne sais pas trop ce que j'ai pensé de Dans le ventre des mères. Mais je n'en garderais pas un grand souvenir, ça c'est sur.
    Ma note : trois étoiles.

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    Couverture du livre « Aucune bete » de Marin Ledun aux éditions Atelier In8

    Sébastien Beaujault sur Aucune bete de Marin Ledun

    Cher Marin Ledun,
    il est nul doute, que vous maitrisez l’art de nous faire vaciller. De nous mettre en sueur, en déshydratation. Vous avez le talent de nous phagocyter la voûte plantaire. De nous réduire à moitié d’hommes. De disperser nos neurones façon puzzle.
    Ici, votre héroïne, Vera, porte...
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    Cher Marin Ledun,
    il est nul doute, que vous maitrisez l’art de nous faire vaciller. De nous mettre en sueur, en déshydratation. Vous avez le talent de nous phagocyter la voûte plantaire. De nous réduire à moitié d’hommes. De disperser nos neurones façon puzzle.
    Ici, votre héroïne, Vera, porte les stigmates d’une déchéance sportive. Une radiation pour dopage. 8 ans à attendre aux portes de l’Enfer, dans l’Élysée (lieu où les âmes vertueuses attendent une réincarnation). Et donc vient le temps de la rémission.
    La piste en élastomère pour décorum. 24 heures pour se racheter, pour se venger, pour gagner. Pour aller chercher l’Ibérique Michele Colnago, l’éternelle rivale.
    Vous nous emportez dans une discipline sportive méconnue car bien trop exigeante. Elle inflige à celles et ceux qui la choisissent des souffrances à la limite du supportable. Ces circadiens (comme on les nomme), ces forçats de la course à pied, peuple solitaire dans l’effort, tournent en rond, des heures et des heures car le temps leur aient compté.
    Je sais, un peu, de ce monde-là. J’ai, dans un cercle des connaissances, un toujours recordman de France des 24 heures sur route depuis 1999 : Alain Prual. Je sais, un peu, ce qu’il a fallu endurer pour en arriver là.
    Cher Marin Ledun, je pense que, déjà, nous ne sommes pas nés pour cela. Je veux dire, courir autant, courir au temps. Et comme cela ne suffisait pas, dans ce court roman (70 pages), vous rajoutez de la souffrance à la douleur. Vous êtes donc sans pitié. Sous votre imagination sans limite, rien ne leur sera épargné, ni à l’une, ni à l’autre. Sur la piste bien entendu, mais aussi aux abords des mains courantes, dans les lieux les plus intimes…la sueur, la peur, l’incompréhensible, l’injustice…tout, nous tient en haleine.
    Et l’on finit le livre, harassé, à chercher un second souffle. Le regard troublé, les muscles hurlant à la mort, notre esprit déstructuré…
    Il est donc vrai, aucune bête ne mérite cela.
    A leurs corps défendant
    Sébastien Beaujault

    “Aucune bête”
    Marin Ledun
    Les éditions In8

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    Couverture du livre « Salut à toi ô mon frère » de Marin Ledun aux éditions Gallimard

    Les Lectures de Cannetille sur Salut à toi ô mon frère de Marin Ledun

    Adélaïde est infirmière, Charles clerc de notaire, à Tournon-sur-Rhône. Ils sont à la tête d'une maisonnée turbulente, composée de leurs six enfants, tous adolescents ou jeunes adultes, et de leurs chien et chats. Le chaos familial atteint des sommets lorsque Gus, le benjamin, disparaît soudain,...
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    Adélaïde est infirmière, Charles clerc de notaire, à Tournon-sur-Rhône. Ils sont à la tête d'une maisonnée turbulente, composée de leurs six enfants, tous adolescents ou jeunes adultes, et de leurs chien et chats. Le chaos familial atteint des sommets lorsque Gus, le benjamin, disparaît soudain, accusé du braquage d'un commerce. Doux et inoffensif, l'adolescent d'origine colombienne est l'un des trois enfants adoptés par Charles et Adélaïde. Le clan tout entier va se lancer dans une croisade tous azimuts pour l'innocenter et le tirer de ce qui ne saurait être qu'une méprise fondée sur un délit de faciès.

    Le ton est donné dès la première ligne : l'enquête policière, au final assez succincte et sans grand suspense, n'est qu'un prétexte pour une comédie sociale satirique, au style enlevé et impertinent qui se veut humoristique. De fait, on peut s'étonner de la voir paraître dans la collection Série Noire de l'éditeur, car, à part la tenue gothique de Rose, la narratrice, rien n'est noir dans ce récit caractérisé par la folle exubérance de ses indociles et peu conventionnels personnages.

    L'exagération est souvent de mise : si elle apporte rythme et bonne humeur aux péripéties tout sauf ennuyeuses, je n'ai pas été réceptive à son humour qui, déception, ne m'a pas arraché un sourire. Emaillez le récit de nombreuses références culturelles, saupoudrez le de commentaires parfois assez acides sur la société contemporaine, et vous obtenez un cocktail bien dosé, divertissant mais pas bête, pour une joyeuse et pétillante parodie de nos vies dites modernes : un agréable divertissement sans prise de tête, mais que j'avais escompté beaucoup plus drôle.