Le cadavre exquis avec Marin Ledun, un texte inédit à découvrir ici !

jeudi 05 avril 2018

Les internautes prennent la plume avec Marin Ledun

Le cadavre exquis avec Marin Ledun, un texte inédit à découvrir ici !

Comme chaque année Lecteurs.com est partenaire du festival Quais du Polar qui se tiendra à Lyon du vendredi 6 au dimanche 8 avril.

Marin Ledun a publié une vingtaine de romans, dont L'homme qui a vu l'homme, Les visages écrasés et La guerre des vanités. Son dernier roman, En douce, paraît en poche en octobre 2017 aux éditions J’ai lu. Nos lecteurs vont le rencontrer autour de son roman jeunesse Un royaume pour deux (Syros).

Vous avez été très nombreux à candidater pour participer à ce Défi d'écriture avec Marin Ledun, et nous vous en remercions. Il n’a pas été facile de vous départager. 

 

Nous avons sélectionné 10 talentueux lecteurs qui vont, du 5 au 20 avril 2018, à tour de rôle et selon un ordre de passage précis, continuer l'histoire initiée par Marin Ledun.

C'est parti pour 10 jours de suspense intense !
 

 

Laissez-vous emporter par l'écriture de Marin Ledun, découvrez le début de l'histoire et chaque jour suivez nos auteurs en herbe !

Les deux camions Renault citernes G230 apparurent à 2h02 sur la route départementale qui reliait Harfleur à Gainneville. Ils étaient chargés d’ammoniac liquide jusqu’à la gueule – douze mille litres chacun, soient vingt-quatre mille litres de pure explosivité. Sur leurs flancs, en lettres blanches sur fond bleu, le logo de la société Yara, surmonté d’un drakkar stylisé.

Leurs phares aveuglèrent une fraction de seconde le conducteur de la Lancia Delta de couleur blanche qui les attendait en bout de la ligne droite, kilomètre 48, au milieu de la chaussée, tous feux éteints. A son bord, trois hommes suréquipés, cagoulés et armés. Combinaisons militaires, gilets pare-balles modèle Y en Kevlar, gants en cuir, lunettes et demi-masques de protection respiratoire. Deux à l’avant, un sur la banquette arrière.

Rien n’avait été laissé au hasard.

La D6015 ne desservait qu’une poignée de bâtiments industriels, à l’entrée de Harfleur, qui n’ouvraient pas avant le lever du jour. A cette heure-ci, elle était déserte. Un halo orangé trop faible pour percer l’obscurité illuminait le ciel au-dessus de la zone portuaire du Havre, à l’ouest, dix kilomètres à vol d’oiseau. Pas de lampadaire, ni de maison isolée, aucune intersection sur une portion de cinq kilomètres, un mur de végétation d’un côté de la route, un profond fossé de l’autre. Aucune échappatoire possible.

Le site était idéal à tous points de vue.

A l’instant précis où le deuxième camion-citerne dépassa la borne kilométrique 47, lancé à plus de quatre-vingt kilomètres / heure, une Renault 9 beige stationnée sur le bas-côté démarra et lui emboîta le pas. Trois hommes également à l’intérieur, même équipement, même détermination.

2h05, la Lancia alluma ses feux de détresse pour signaler sa présence. Le chauffeur du camion-citerne de tête fit des appels de phare et freina sèchement pour éviter la collision. Surpris, son collègue mit un coup de patins et braqua le volant pour éviter de l’emboutir. Son train arrière chassa, il perdit le contrôle du poids-lourd et il glissa sur une vingtaine de mètres avant de piler brutalement. Le chauffeur fut projeté en avant. La ceinture de sécurité lui coupa le souffle et l’empêcha de traverser le parebrise. Son moteur toussota à deux reprises, puis il cala.

 

© Marin Ledun

 

Le chauffeur du premier camion, mains crispées sur le volant, souffla de soulagement mais comprit que la situation était anormale. Ces warning surgis de nulle part, l’autre camion derrière, désormais à moitié en travers de la route…. Sans savoir comment, le chauffeur se retrouva nez à nez avec un homme au visage masqué, monté sur le marchepied, qui le braquait à travers la vitre avec une arme de poing. D’un coup d’œil dans le rétroviseur, le chauffeur aperçut des silhouettes à l’arrière. Sa portière s’ouvrit, on l’agrippa, il chuta lourdement sur la route. Des mots gutturaux claquèrent à son oreille, incompréhensibles. Il pensa « je vais être en retard pour la livraison » puis ce fut le trou noir.

Un des braqueurs le remplaça au volant, un autre monta dans le second camion, après éjection du chauffeur. Lancia en tête, R9 en queue, le convoi s’ébranla. L’opération Big Bang passait en phase deux.

Soudain, la CB du second camion s’enclencha : "Chéri, t’as pas oublié notre rendez-vous ?"

© Chantal Criscuolo

 

A ce moment précis, cadencé, un vacarme énorme se fait entendre. Venant du nord, un gros hélicoptère apparaît au ras des arbres maigres et nus qui, alignés sur le bord de la chaussée, se courbent. Son phare de chasse scrute la scène.

Après un bref point fixe, l’appareil vire sur lui-même et se pose. Les portes coulissent. Cagoulés, trois hommes en treillis noir sautent à terre. Armés. Des pistolet-mitrailleur Micro-Uzi pour unités d'élite.

A distance, le nez au ras du sol, un homme observe incrédule. Gardien de nuit dans une grosse casse voisine, il faisait sa tournée pépère à vélo quand il a vu la Lancia Delta stopper les camions.

Putain ! c'est quoi ce bordel ? OS au chômage, reclassé veilleur de nuit pour faire survivre la famille, Mourad s'est jeté dans le fossé humide. Il n'a pas eu le temps d'avoir peur. Sidéré qu'il est par la scène de guerre. Surtout, pas bouger ! Tu te fais pas trouer la peau pour mille deux cents balles par mois primes comprises. Principe de précaution, ça s’appelle.
©
Garou

"Michel, que se passe-t- il ? Pourquoi ne me réponds-tu pas ? Michel ?" hurle la voix dans la CB du second camion. Seule dans sa chambre, Patricia sent l’inquiétude monter. Cela fait 10 minutes qu’elle s’époumone en vain. Le récepteur reste muet. C’est la première fois en six mois que Michel ne répond pas.

Depuis qu’il avait accepté ce travail chez Yara elle n’était pas tranquille. Un job de camionneur aussi bien rémunéré, ça cachait certainement quelque chose. Mais dans leur situation et avec le passé de Michel, qu’il trouve un travail avec un salaire pareil était inespéré. Il ne fallait pas faire la fine bouche. Elle avait bien remarqué que son humeur avait changé ces derniers temps et qu’il devenait de plus en plus nerveux. Alors, pour qu’elle n’imagine pas qu’il avait replongé et s’était à nouveau mis dans les embrouilles, il l’avait mise au courant de la dangerosité des chargements.

Quand Michel travaillait la nuit, Patricia n’arrivait pas à fermer l’œil. Alors, pour se rassurer elle communiquait avec lui sur la CB. Ils devaient se retrouver dès le retour de Michel vers 13 heures. Patricia venait d’apprendre qu’elle était enceinte et lui avait donné rendez-vous dans leur restaurant favori pour lui annoncer la nouvelle.

Toute à l’anticipation de la surprise qu’elle allait lui faire, elle avait dû s’assoupir quelques minutes. Et depuis, le silence. L’inquiétude du début fait progressivement place à l’angoisse.

Que faire ? Faut-il appeler ? Et qui appeler ? D’une main tremblante, Patricia saisit son portable.

A quelques centaines de kilomètres de là, Mourad tétanisé observe de sa cachette les trois occupants de l’hélicoptère se diriger vers les camions.
© Véronique Desamoury

 

Karl, le conducteur du second camion, ralentit puis s'arrêta. 2h 30. L’emmerdeuse qui couinait dans la CB avait dû alerter les flics.

Dommage, il ne restait que 10 km pour atteindre la cible, un parking à l’entrée de Gainneville. La consigne était simple : abandonner les camions après avoir accroché les banderoles “Non aux patrons pollueurs, le pouvoir aux travailleurs”.

Dans quel plan de merde il s'était encore foutu pour aider les copains. Il avait assommé le Michel de la couineuse à la CB, certainement un pauvre gars comme lui, et il était là en rase campagne avec son Renault citerne plein jusqu'à la gueule d'ammoniac. Ok les copains ils étaient bien sympas mais franchement avec leurs bagnoles sorties du musée, leurs flingues en plastique… quelle bande de ringards !

Pas complètement cons les flics, ils allaient quand même pas tout faire péter en tirant dans le noir.

Il décrocha sa ceinture, s’éjecta par la portière droite, roula dans le fossé ... et atterrit sur Mourad. Merde qui c’est celui-là ? Solidarité des paumés, des exclus, en une fraction de seconde ils comprirent qu’ils étaient du même monde. "On se tire" murmura Karl "ça va pas tarder à chauffer par ici".
© Mireille DICHTEL

 

"Karl remonte dans le camion, déconne pas !"gueulait une cagoule dans la R9. Aucune réponse depuis le fossé. Difficile de dialoguer avec le canon d'un Uzi (pas en plastique cette fois !) sur la pomme d'Adam. Au bout des pistolet-mitrailleur un doigt ganté sur l'ombre de leur bouche, deux silhouettes jumelles leur intimaient de garder le silence.

Cinq cents mètres devant, Lancia et premier camion stoppèrent. Dans la cabine, l'euphorie du début mute en angoisse. Gilet, masque, gants et lunettes gisent sur le tapis." Putain, où est mon talkie !". Bien plus loin, à Romainville, au fort de Noisy de la DGSE, trois hauts gradés assistent à l'assaut de la R9 sur un écran. "Appelez le Général à la "boite"*, y en a un de trop, un bronzé en plus !".

A la borne 47, à la faveur d'un rai de lune, Denis affolé retrouve Michel à terre, geignant, son portable en main. "Non n'appelle pas les flics !". Tenant sa tête, il chuchote "Patri..." mais s'évanouit dans un fracas mécanique insolite....

 *(Siège de la DGSE)
© Régine Berlinski


Dans un geste surprenant de légèreté et vitesse, Mourad désarma ses adversaires. Les vieux réflexes ne meurent pas. Karl, incrédule, le fixait d’un regard.

- Bouge, lui intima Mourad

Dans quelle merde s’était-il encore mis. Il s’était pourtant juré de rester de l’autre côté. Il avait fui toutes ces embrouilles. A croire que c’était elles qui les cherchaient.

- T’es qui, demanda Karl ?

- Sérieux, t’as que ça comme question ? C’est quoi ce bordel ?

- Je sais pas, on nous a juste dit de livrer ces putains de camions.

Morte d’angoisse, Patricia ne savait plus ce qu’elle devait faire. Qui appeler ? Qui pouvait l’aider ? Elle tenta une dernière fois le portable, en vain. Désespérée, elle composa le numéro maudit, celui de la dernière chance.

- C’est moi.

Le silence au bout du fil.

- C’est la merde. Je pense que les choses nous échappent. Michel ne répond plus. Je t’avais dit que c’était trop risqué.

- Arrête ton cinoche, répondit une voix blanche.

Quand il lui avait proposé la mission, elle avait immédiatement pensé à Michel. Avec les difficultés qu’ils rencontraient, le plan était idéal. Depuis toujours, c’est elle qui avait assuré dans l’ombre, menant les choses lui faisant croire que cela venait de lui. Elle avait arrangé le contact avec Luc pour cette mission qui devait être la dernière.

- C’est bon, Je m’en charge.

Luc raccrocha. De la sueur perlait à son front. Putain, il savait que céder à la demande de Patricia était une connerie. Son téléphone toujours à la main il composa un nouveau numéro.

- Allez-y, murmura-t-il.
© Stephalex stephalex

 

Patricia se ressaisit. Elle fait une réservation pour Dublin et prépare une valise pour quelques jours. C’est le moment d’aller voir sa bourgeoise de frangine ! Elles ne sont d’accord sur rien mais elle ne la jettera pas dehors.

Si Michel s’en sort il saura où la retrouver.

S'il ne s’en sort pas…et bien … son fils ou sa fille reprendra la lutte. Ce sera l’enfant de la lutte.

Et puis Michel est remplaçable. Manipulable et remplaçable. Comme les autres. Baisable aussi. Mais pareil il y en a d’autres.

Mais bien sûr qu’on va y aller !!! Tu ne vas pas être déçu du voyage mon gros. Jeff se marre. Infiltré depuis deux ans dans ce réseau de terro ecolo il commençait à trouver le temps long.

Terroristes écologistes ! Des vraies merdes. Puantes. Gluantes. Les petits hommes verts comme ils les ont surnommés au boulot. Opération Jardiland !!! Ses collègues de la DGSE se sont encore bien foutus de sa gueule ! Vivement de revoir ses potes et de leur faire payer leur humour de nazes !

L’enfer se déchaîne sur zone. Tirs et cris. Mourad se jette au sol. Il jette son arme. Il met les mains bien à plat devant lui. Il se fout totalement des autres. Il ne pense qu’à sa famille. Il se dit que tous ses efforts n’ont pas payés et qu’il va se retrouver dans la merde.

© kryan soler

 

Le plan élaboré par la DGSE se trouvait bousculé. Pourtant, tout avait été parfaitement étudié : le lieu, désert la nuit ; les chauffeurs, conditionnés, dont la mission se résumait à approcher, avec les camions, la zone industrielle et arborer une banderole écolo.

- Arrêtez les chauffeurs et posez les balises sous les camions comme prévu ! dit simplement le patron de la mission de la DGSE.

Il savait que Luc travaillait pour un commanditaire étranger dont le but était de voler les fameux camions. Il connaissait aussi les raisons du vol...

Michel et Denis avaient servi de leurres ; Patricia se doutait bien que la mission de Michel était hasardeuse mais elle n'avait pas envisagé l'irruption des cagoulés armés jusqu'aux dents.

- Stop ! descendez du véhicule ! Vous êtes en état d'arrestation !

Karl sortit, l'air ahuri. Un robocop le saisit violemment et le traîna vers l'hélicoptère. Karl ne comprenait pas pourquoi déployer de tels moyens pour stopper l'action d'écolos inoffensifs.

© marie-claude marchand

L’un des camions repart rapidement, Luc au volant…

L’homme à la capuche est toujours dissimulé derrière la pile de sweatshirts, mentalement, il calcule que le camion de fioul doit être arrivé, que le chargement de nitrate d’ammonium, détourné ce matin, est au quai du centre commercial « Market Life ».

Reste une inconnue, la citerne d’ammoniaque, l’idée d’utiliser ces débiles d’écolos pour cette opération, même s’ils ne servent que de leurres, ne le rassure pas vraiment.

La cuve a dû être maquillée à l’aide de grands autocollants « New Life in the Market life ».

 Il espère que son sacrifice servira vraiment la cause, de toute façon depuis le temps qu’il trimbale les 30 kilos de déchets HALV*, achetés à vil prix à la mafia russe, ses jours sont comptés !

Ces résidus attendent tranquillement le feu d’artifice final dans la poubelle placée par ses soins au pied de l’escalator, une bombe sale, ce sera une première !

En composant le code de mise à feu sur son téléphone portable, il ne peut s’empêcher de sourire en entendant la sono du centre commercial diffuser la chanson d’IZI, "Over the Rainbow" .

Pourvu que les trois camions soient en place ! 

Et il presse le bouton d’appel.

* Haute Activité et Longue Vie

© JACKY VUILLERMOZ

 

La devanture du magasin apparaissait, image fixe, sur l’autre écran de contrôle. Toute l’opération semblait sous contrôle. A l’intérieur du quartier général, les hauts gradés naviguaient entre ces différentes vidéos. D’un côté, ils observaient la mission « camions », de l’autre, l’entrée du commerce où le complice s’était réfugié pour lancer l’explosion. Grâce à toutes les informations récoltées au cours des dernières semaines, l’équipe avait réussi à connaître tous les détails de cette attaque. Ils avaient pu détourner le signal.

Toujours accroupi derrière le rayon de vêtements, l’inconnu camouflé recommençait indéfiniment le code. Mais rien, absolument rien ! Quelque chose clochait. Il savait que ça ne venait pas du matériel. Des jours durant, il l’avait testé plusieurs fois. C’était autre chose. Il fallait agir et vite !

- Regardez ! hurla le technicien vidéo, il vient de sortir !

Sur l’image, la silhouette s’était extraite du bâtiment, en courant à toute allure vers la poubelle piégée…

© Anthony Descaillot

 

- Interceptez-le !

L’ordre fusa sur toutes les radios et les lignes sécurisées simultanément. Des portes claquèrent, des bruits de bottes martelèrent le bitume, une sirène retentit à l’intérieur du centre commercial et, après un court instant de stupeur, les vigiles des différents magasins lancèrent les opérations d’évacuation des personnes présentes, essentiellement du personnel de maintenance et les employés de l’hypermarché ayant embauché à cinq heures pour garnir les rayonnages. La synchronisation des actions de chacun était déterminante.

Au cœur de ce chaos, un homme sauta hors d’un véhicule de police banalisé et piqua un sprint à travers le parking, slalomant entre les camions de livraison, les rares véhicules et les rangées de caddies parfaitement alignés dans l’attente des premiers clients. Tenue légère : jeans, tee-shirt noir, chaussures de sport et Beretta. Un chef. Une voix dans l’oreillette localisait pour lui le suspect dans le dédales des rayons et lui indiquait ses déplacements. Il communiquait par signes de la main. Les hommes armés qui le suivaient pénétrèrent dans la galerie marchande, sautèrent par-dessus les caisses, traversèrent le bâtiment et déboulèrent de l’autre côté sur les quais de livraison donnant sur les hangars de marchandises, puis ils se divisèrent en trois groupes et se répartirent trois zones géographiques mentales afin d’encercler le suspect à la capuche. Et de l’arrêter avant qu’il atteigne sa cible.

Le suspect avait quinze mètres d’avance.

La scène se déroula au ralenti. Le chef accéléra et fut le premier sur l’homme à la capuche au moment où celui-ci se jetait sur une poubelle, l’ouvrait et passait le bras à l’intérieur. Il y eut un déclic. Le chef parvint à tirer l’activiste écologiste en arrière et à le plaquer dos au sol. Un sourire illumina une fraction de seconde le visage de l’homme. Il y eut une détonation, puis l’air sembla se fragmenter avant qu’une formidable explosion retentisse, gommant ces quelques mots hurlés par l’homme à la capuche : "Ce n’est que le début !"

 

© Marin Ledun

 

Merci à tous pour vos textes, quelle imagination !

Merci infiniment à Marin Ledun, à qui nous laissons le dernier mot qui sera comme il le dit lui-même "une conclusion au formidable travail de fiction effectué par tous les écrivains qui ont participé au cadavre exquis. Qu’ils soient mille fois remerciés pour leur inventivité et leur imagination. Ce fut un régal de lire les multiples rebondissements de cette histoire".

 

 

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