Marc Dugain

Marc Dugain
Fils de coopérants en Afrique, Marc Dugain est né au Sénégal en 1957. Après des études de sciences politiques et de finance, il devient expert-comptable puis patron d'une compagnie d'aviation. À 35 ans, il écrit son premier roman, La Chambre des officiers (1998), primé dix-huit fois (prix Nimier,... Voir plus
Fils de coopérants en Afrique, Marc Dugain est né au Sénégal en 1957. Après des études de sciences politiques et de finance, il devient expert-comptable puis patron d'une compagnie d'aviation. À 35 ans, il écrit son premier roman, La Chambre des officiers (1998), primé dix-huit fois (prix Nimier, prix des Libraires, prix des Deux-Magots...). Il a publié aux Éditions Gallimard Heureux comme Dieu en France (collection Blanche, 2002, Folio n° 4019), La Malédiction d'Edgar (collection Blanche, 2005, Folio n° 4417), Une exécution ordinaire (collection Blanche, 2007, Folio n° 4693).

Articles (5)

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    La Der des Ders, il y a 100 ans, la Grande Guerre

    La Grande Guerre ou Der des Ders qui dura quatre ans, de 1914 à 1918 est célébrée pour son centenaire en 2014. Cette terrible guerre a mobilisé nombre de soldats, qui s’ils revenaient du combat passaient la plupart du temps du qualificatif de « poilu » à celui de « gueule cassée ». De nombreux hommages sont rendus depuis le mois de janvier 2014. La littérature foisonne de témoignages et de romans sur cette première guerre mondiale, inspirant toujours les auteurs contemporains.

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    Thrillers politiques : état de psychose permanente

    Longtemps rare en France, le thriller politique est en passe de devenir une véritable mode saisonnière. Pour Netflix, qui vient de s’installer sur le marché français, c’est même une évidence. La première décision du site de vidéo à la demande par abonnement américain ? Lancer la production de « Marseille », inspirée de sa série à succès « House of Cards », sur la corruption politique dans le Sud de la France. Et si le polar politique n’en est qu’à ses balbutiements dans la fiction audiovisuelle française, il gagne de l’ampleur dans l’édition hexagonale – quoique toujours moins ancré que dans la littérature anglo-saxonne.

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    Anthony, lecteur du mois pour "L'Emprise" de Marc Dugain

    Chaque mois, une lectrice ou un lecteur nous livre la chronique d'un livre. Ce mois-ci, Anthony vous fait découvrir le dernier roman de Marc Dugain, L'Emprise (Gallimard).

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    Au top des lectures de l’été

    Depuis l’automne 2011, quelques pépites ont vu le jour, alors si vous les avez manquées, la période estivale s’avère propice à ce rattrapage, pur plaisir littéraire. Entre les découvertes, les auteurs primés, les confirmés toujours aussi talentueux, que de styles à découvrir. A commencer par un titre qui donne le ton et qui fait un tabac, La listes de mes envies de Grégoire Delacourt. Alors, bel été et bonnes lectures !

Avis (115)

  • Couverture du livre « Ils vont tuer Robert Kennedy » de Marc Dugain aux éditions Gallimard

    David D sur Ils vont tuer Robert Kennedy de Marc Dugain

    Découvert dans "Quelle Etagère", je me suis immédiatement dit : " ce livre est une bombe, il me le faut !" Aussitôt dit, aussitôt fait............ Le sujet, au combien intéressant et épineux ne pouvait être qu'intéressant........... Mais... Mais.... Entre histoires croisées, digressions, retours...
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    Découvert dans "Quelle Etagère", je me suis immédiatement dit : " ce livre est une bombe, il me le faut !" Aussitôt dit, aussitôt fait............ Le sujet, au combien intéressant et épineux ne pouvait être qu'intéressant........... Mais... Mais.... Entre histoires croisées, digressions, retours en arrière, et théories de complots ( complots avérés, certes !), je me suis perdu dans cette lecture floue, lente et emmêlée ...... Promis, je le re-lirai, peut-être, un jour ...

  • Couverture du livre « L'emprise t.1 » de Marc Dugain aux éditions Gallimard

    Ghislaine Moreau sur L'emprise t.1 de Marc Dugain

    Lu un peu par nécessité puisque plusieurs de mes amis me le conseillaient. Maintenant c'est moi qui le conseille et j'ai hâte de lire la suite. Pour une fois Dugain s'adresse à un large public et simplifie son style pour le rendre plus percutant.

    Lu un peu par nécessité puisque plusieurs de mes amis me le conseillaient. Maintenant c'est moi qui le conseille et j'ai hâte de lire la suite. Pour une fois Dugain s'adresse à un large public et simplifie son style pour le rendre plus percutant.

  • Couverture du livre « L'emprise t.3 ; ultime partie » de Marc Dugain aux éditions Gallimard

    Jean-Paul Degache sur L'emprise t.3 ; ultime partie de Marc Dugain

    Le titre de ce troisième opus de L’emprise est sans équivoque. C’est bien l’Ultime partie ! D’abord, le président Launay se frotte à l’ambassadeur des États-Unis dont le pays n’apprécie pas un contrat passé avec les Émiratis puis l’intrigue s’élargit.

    En effet, après cette introduction...
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    Le titre de ce troisième opus de L’emprise est sans équivoque. C’est bien l’Ultime partie ! D’abord, le président Launay se frotte à l’ambassadeur des États-Unis dont le pays n’apprécie pas un contrat passé avec les Émiratis puis l’intrigue s’élargit.

    En effet, après cette introduction élyséenne, Marc Dugain nous entraîne sans transition en Islande, un peu comme il l’avait fait avec l’Irlande dans le premier tome. Là-bas, il nous parle tourisme, dos de baleines et… décolleté pour redevenir sérieux : « La probabilité que la nature tire un trait sur l’homme avant que l’homme n’ait parfait sa destruction lui paraissait chaque jour plus forte. » C’est un syndicaliste scrupuleux qui pense cela, un homme impliqué dans le contrat Mandarin avec du combustible nucléaire en jeu. C’est bien que l’auteur rappelle cela car le premier tome est déjà loin.
    Sans déflorer le suspense et pour vous donner envie d’aller au bout de cette trilogie, il faut tout de même parler de la lutte sans merci menée par Lubiak contre Launay, dire que les Émiratis financent des fonds de charité islamistes en même temps qu’ils sont les meilleurs clients de l’industrie militaire française et que Corti est confronté à de sérieux problèmes en Corse à cause de son rejeton.
    Je retrouve enfin Lorraine et surtout Terence, le fameux journaliste qui refuse de vendre son âme et fait trembler beaucoup de monde. De plus, dans ce troisième tome, Marc Dugain - enfin plutôt Launay dans le livre - réussit à faire voter par référendum l’approbation d’une nouvelle constitution qui instaure la VIe République… Ce livre est sorti en 2016 et nous sommes toujours sous la Ve.

    Si l’auteur n’a pas vu juste, le reste est tellement vrai : les riches sont de plus en plus riches et ceux qui croient tenir les rênes ne sont pas plus heureux pour autant. L’histoire pourrait donc continuer mais l’ensemble est tellement instructif et révélateur des coulisses du pouvoir qu’il faut vraiment lire La Trilogie de L’emprise jusqu’au bout.

  • Couverture du livre « L'emprise t.2 ; quinquennat » de Marc Dugain aux éditions Gallimard

    Jean-Paul Degache sur L'emprise t.2 ; quinquennat de Marc Dugain

    L’histoire se déroulant dans les plus hautes sphères de notre République se poursuit avec cette élection présidentielle dont le résultat se devine.

    Marc Dugain m’a placé dans l’esprit de ses personnages, me faisant partager leurs sentiments, leurs doutes, leurs espoirs. Dans leur tête, ça...
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    L’histoire se déroulant dans les plus hautes sphères de notre République se poursuit avec cette élection présidentielle dont le résultat se devine.

    Marc Dugain m’a placé dans l’esprit de ses personnages, me faisant partager leurs sentiments, leurs doutes, leurs espoirs. Dans leur tête, ça tourne, ça s’entrechoque alors que celui qui finance est serein : « Volone était le pape du financement occulte, qu’il avait pratiqué avec un vrai souci d’équité, ne lésant jamais personne, écoutant les petits comme les grands, accédant à leurs demandes complexes. »
    La CIA est présente dans les coulisses et assure son emprise sur Launay, le favori, alors que l’extrême-droite espère être au second tour : « Leur lutte contre l’immigration clandestine joue dans le même sens. Les musulmans en règle n’ont pas envie d’être poussés par des clandestins. Ils en viennent à oublier que le Mouvement patriote est profondément raciste. »
    Launay se débat dans sa vie familiale complexe, doit financer des Amérindiens pour arracher la présence de Viviane, sa fille, et voit Stambouli, un psychiatre, prendre de plus en plus d’importance. Un autre personnage s’affirme aussi : Terence Absalon, un journaliste d’investigation autour duquel tournera la suite de cette trilogie.
    Quinquennat est donc lancé mais l’auteur ne manque pas de pester à raison contre ceux qui font du bruit avec quelque moteur que ce soit : « les gens n’existent plus que par le bruit qu’ils font. » Au passage, il nous gratifie d’une scène excellente avec un clochard qui débat avec des vigiles, devant une boutique de luxe.
    Chinois, Américains ou Émiratis ? Il faut placer notre armement, promouvoir le tourisme et continuer à vendre nos produits de luxe, nos grandes forces qui causent bien des compromissions et des arrangements dans les arrière-boutiques des officines.
    Launay président, les services secrets intérieurs (DGSI) et extérieurs (DGSE) continuent à se tirer la bourre pendant que l’auteur précise : « La droite réaliste et raisonnable qu’il représentait n’avait rien à faire avec la droite radicale, affairiste et aventurière que symbolisait Lubiak. » Ce dernier flirte avec un Émir pour gagner toujours plus d’argent mais les problèmes avec Edwige, sa femme, prennent de plus en plus d’importance.

    Ce second tome, dans la continuité, apporte beaucoup d’éléments instructifs faisant intervenir des personnages dans l’ombre de L’emprise, personnages qui s’affirmeront ou disparaîtront ensuite.

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