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Marc Alexandre Oho Bambe

Marc Alexandre Oho Bambe

Marc Alexandre Oho Bambe, alias Capitaine Alexandre, est poète et slameur. Né en 1976 à Douala, au Cameroun, il est bercé par la poésie dès son plus jeune âge, notamment par Aimé Césaire et René Char (à qui il rendra hommage en choisissant son nom de scène). Arrivé en France à dix-sept ans, il ét...

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Marc Alexandre Oho Bambe, alias Capitaine Alexandre, est poète et slameur. Né en 1976 à Douala, au Cameroun, il est bercé par la poésie dès son plus jeune âge, notamment par Aimé Césaire et René Char (à qui il rendra hommage en choisissant son nom de scène). Arrivé en France à dix-sept ans, il étudie à Lille, travaille brièvement dans une agence de communication, avant de se consacrer au journalisme et à l’écriture.
En 2006, il fonde le collectif On A Slamé Sur La Lune, troupe de poètes slameurs, musiciens, metteurs en scène, plasticiens, vidéastes et performeurs, qui en 2010 sort son premier album. Les membres du collectif multiplient les interventions culturelles et les performances scéniques, et affirment leur ambition pédagogique : celle de sensibiliser le public à la poésie, au spectacle vivant et au dialogue des cultures.
À partir de 2009, Marc Alexandre Oho Bambe publie de la poésie, notamment Le Chant des possibles, aux éditions La Cheminante (prix Fetkann ! de poésie, 2014, et prix Paul Verlaine de l’Académie française, 2015), Résidents de la République (La Cheminante, 2016) et De terre, de mer, d’amour et de feu (Mémoire d’encrier, 2017).
Capitaine Alexandre slame ses textes et chante les possibles sur les scènes du monde entier, intervient lors de conférences internationales, et donne de nombreux concerts littéraires en France et à l’étranger. Sa dernière création, De terre, de mer, d’amour et de feu, est un opéra slam baroque, présenté en juin 2017 en avant-première à la Fondation Louis Vuitton dans le cadre de la Carte blanche d’Alain Mabanckou.
Marc Alexandre Oho Bambe enseigne depuis dix ans et transmet à ses élèves et ses étudiants le goût de la littérature et de la poésie. il est également chroniqueur pour Africultures, Médiapart, Wéo et Le Point Afrique.

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Articles en lien avec Marc Alexandre Oho Bambe (3)

Avis sur cet auteur (44)

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    Couverture du livre « Diên Biên Phu » de Marc Alexandre Oho Bambe aux éditions Sabine Wespieser

    Miss K Paris sur Diên Biên Phu de Marc Alexandre Oho Bambe

    Diên Biên Phù marque la fin de la présence française en Indochine et le retour au pays des soldats français et des troupes coloniales et autochtones. Diên Biên Phù «  Joli nom pour un naufrage. Trois syllabes de sang, un son de claque et de défaite. Pour nous les hommes. »
    Ce Diên Biên Phù,...
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    Diên Biên Phù marque la fin de la présence française en Indochine et le retour au pays des soldats français et des troupes coloniales et autochtones. Diên Biên Phù «  Joli nom pour un naufrage. Trois syllabes de sang, un son de claque et de défaite. Pour nous les hommes. »
    Ce Diên Biên Phù, c’est à la fois une très belle histoire d’amour, une histoire de la décolonisation, une histoire sur les idéaux qui se fracassent sur l’autel des injustices ou des mensonges de nos gouvernants, une histoire de convictions, d’honneur, une histoire des mots qui valsent, qui chantent, qui expriment les sentiments enfouis au milieu de toutes ces histoires petites ou grandes.
    Alexandre, marié à une femme qu’il n’aime pas, est devenu soldat pour échapper à une vie morne et triste. Dans ce pays du bout du monde il combat sans conviction pour une guerre dont il devine rapidement qu’elle n’est pas sienne. Et il rencontre Maï, jeune femme qui va bouleverser sa vie « C’est à partir de cette fille que j’ai commencé à aimer, à m’aimer, à vivre, et à écrire aussi vraiment. Comme un débordement. »
    Et Alexandre écrit des poèmes, laisse des mots partout à cette femme qui a bouleversé sa vie ; l’écriture comme une renaissance. De retour en France, arraché à celle qui était à la fois sa vie, sa solitude et sa liberté, il utilisera les mots comme une arme pour défendre ses idées, pour maintenir un souvenir. Vingt ans après, il revient pour retrouver celle qu’il n’a jamais oubliée.
    Marc-Alexandre Oho Bambe maîtrise l’art du maniement des mots comme peu savent le faire, et sous sa plume, les lignes deviennent des caresses à fleur de page. Que c’est beau !

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    Couverture du livre « Les lumières d'Oujda » de Marc Alexandre Oho Bambe aux éditions Calmann-levy

    Miss K Paris sur Les lumières d'Oujda de Marc Alexandre Oho Bambe

    Ce livre est tel un slam déclamé à la face de cette humanité qui se fissure de toute part ou un RAP qui mitraille nos esprits des souffrances endurées par celles et ceux qui veulent fuir leur pays corrompu. Que c’est beau !
    Mano, le narrateur, camerounais, a déjà expérimenté l’aventure de la...
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    Ce livre est tel un slam déclamé à la face de cette humanité qui se fissure de toute part ou un RAP qui mitraille nos esprits des souffrances endurées par celles et ceux qui veulent fuir leur pays corrompu. Que c’est beau !
    Mano, le narrateur, camerounais, a déjà expérimenté l’aventure de la traversée, mais a fini par se faire refouler et est de retour auprès des siens, enfin ceux qui restent.
    Au gré des errances du retour, voulant se rendre utile et donner un sens à sa vie, il intègre une association qui tente de dissuader les candidats au départ de ce rêve européen en les prévenant des risques encourus et de ce qui les attend une fois arrivés sur place (s’ils ne meurent avant !), « luttant pour éviter les départs vers les cimetières de sable et d’eau », telle une goutte d’eau dans cette mer Méditerranée qui en avale tant.
    Ce travail va le mener à Oujda au Maroc, ou un prêtre et une jeune juriste tentent de redonner espoir en l’homme à ceux qui ont vécu le pire en Libye « Le racisme des autres. Après le tribalisme des nôtres. Les hommes sont des loups pour les hommes ».
    Lors d’ateliers, il les fait parler, écrire « L’encre coule. Les larmes aussi », afin de mettre des mots sur les maux, « médecine douce, baume pour l’âme ». A Oujda, les prières côtoient les poèmes pour bénir les repas, et le RAP (Réapprendre À Parler) de deux jeunes bouleverse aux larmes l’ensemble de cette communauté (et nous lecteurs !)
    A Douala, à Oujda, mais aussi à Beyrouth, dans un petit village normand, il expérimente, écoute ces réfugiés, ces « fugees » car « parler c’est d’abord écouter l’autre ». Avant de connaître l’enfer, ils ont fui « pour ne pas mourir, mourir sous les balles » ou les exactions. Il est accompagné de son fidèle compagnon Aladji, bro, photographe dont l’appareil « est devenu prolongement de son âme » et qui redonne du sens à ces vies, à cette humanité. Quand les mots et les images deviennent des armes !
    Un peu plus de 300 pages englouties au rythme de cette écriture musicale et tellement poétique même pour dire l’horreur. Elle est aussi parsemée de mots anglais, la langue de ces « fugees », comme s’ils allaient leur permettre l’ouverture des frontières qui se ferment devant eux.
    Il y aurait tant à dire sur ce livre, sur les désordres du monde ... Alors si un peu d’humanité, de dignité et de beauté vous tentent, foncez chez votre libraire et partez à la découverte des destins de Père Antoine, Imane, Yaguine et Fodé, Ibra, Abdoulaye, Mariama, Swaeli et tous les autres.

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    Couverture du livre « Les lumières d'Oujda » de Marc Alexandre Oho Bambe aux éditions Calmann-levy

    Squirelito sur Les lumières d'Oujda de Marc Alexandre Oho Bambe

    Un titre de roman à l’image des mots qui défilent, virevoltent, s’accrochent autour d’un crépuscule pour secouer l’humanité vers une aube d’espérance. Un livre qui parle, qui slam, qui puise au plus profond de l’être humain pour en faire jaillir le meilleur.

    Mano, le héros est à Rome, pour...
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    Un titre de roman à l’image des mots qui défilent, virevoltent, s’accrochent autour d’un crépuscule pour secouer l’humanité vers une aube d’espérance. Un livre qui parle, qui slam, qui puise au plus profond de l’être humain pour en faire jaillir le meilleur.

    Mano, le héros est à Rome, pour peu de temps. Il est rattrapé par la police et reconduit dans son pays natal, le Cameroun. Déçu, il retrouve néanmoins l’amour de sa grand-mère Sita, celle qui lui a inculqué toute la bienveillance pour l’offrir au monde. Puis, il s’engage dans une association qui œuvre à la fois pour les réfugiés mais également pour éviter les départs qui se soldent trop souvent par des échecs voire des tragédies, la Méditerranée devenant le plus grand cimetière humain en ce XXI° siècle. De là, il ira au Maroc, il s’associe au père Antoine qui aide les échoués des errances et tombe amoureux d’Imane, femme libre qui a pour binôme sa sœur jumelle Leïla, puis ira au Liban, en Grèce, en France pour apporter son témoignage et construire un réseau d’entraide au-delà des frontières.

    Cette épopée faite de larmes et d’espoir est un chant d’humanité, une déclaration universelle des droits de l’homme, une signature pour la liberté, un hymne à l’amour et un appel à la solidarité. Sans oublier la beauté du verve face aux désordres du monde.

    Marc Alexandre Oho Bambe c’est un écrit qui claque mais pour construire et non pour détruire.

    C’est une plume rebelle mais sans haine.
    C’est le jour et la nuit qui rassemble les bras des étoiles pour éclairer nos âmes.
    C’est un cri de révolte tout en donnant de l’espoir.

    Migrant, réfugié, blessé sans frontières, peu importe le vocable que la société va te coller au dos, tu es avant tout un être humain.

    Qui fuit, sans fuir.
    Qui résiste dans le silence.
    Qui veut vivre. Vivre mieux. Libre et sans guerre. En mangeant à sa fin.

    Seulement la grande faucheuse est sans pitié. Comme les passeurs qui profitent de ta détresse. Combien de disparus, combien de morts ? Combien retournent à la case départ ?Combien se retrouvent dans la même misère ?

    Pourtant, le rêve existe. Il peut devenir réalité.
    Il suffirait parfois d’une main, d’un geste.

    Ce geste est dans ce livre. Multiplié en phrases, en rythmes. Capitaine Alexandre est maître de son âme par la poésie qui inonde tout autour de lui.

    Aider n’est pas un sprint, c’est « une course de fond ». Comme ce roman qui est chemin à suivre, à adopter, à partager. Pour une humanité avant toute chose.

    Superbement humain. Humainement superbe.

    Blog => https://squirelito.blogspot.com/2020/09/une-noisette-unerentree-litteraire-17.html

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    Couverture du livre « Les lumières d'Oujda » de Marc Alexandre Oho Bambe aux éditions Calmann-levy

    fflo sur Les lumières d'Oujda de Marc Alexandre Oho Bambe

    Les lumières d'Oujda est un récit envoûtant à l'écriture inclassable,
    Le narrateur a tenté sa chance en Europe mais est renvoyé à Douala auprès de sa grand-mère, son unique famille. Auprès de cette femme bienveillante qui le protège de tout son amour, il réalise que sa place est dans son pays,...
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    Les lumières d'Oujda est un récit envoûtant à l'écriture inclassable,
    Le narrateur a tenté sa chance en Europe mais est renvoyé à Douala auprès de sa grand-mère, son unique famille. Auprès de cette femme bienveillante qui le protège de tout son amour, il réalise que sa place est dans son pays, le Cameroun. Il se doit d'aider les jeunes et s'engage dans une association pour leur parler des illusions et dangers de l'émigration, les dissuader de partir.
    La grande question du livre est : Pourquoi partir? De Douala à Oujda, de Beyrouth à Tanger, en passant par la Grèce et la France, il croise, avec d'autres aidants, les mêmes jeunes cassés, des «fugee», qui fuient leur pays au risque de leur vie. Les bénévoles essaient de les conseiller et de réveiller toute leur humanité. Le récit prend alors un ton plus documentaire très réussi et émouvant.
    Mais c'est aussi un livre sur l'amour, le grand, celui qui donne un sens à la vie.
    L’écriture de Marc Alexandre Oho Bambe est belle et originale Ce slameur aime jouer avec les mots. Il cisèle son texte. Une suite de dialogues, de phrases de 2 ou 3 mots, de longs paragraphes sans ponctuation, de chansons, donne un rythme original à un récit plein de répétitions, de poésie, de questions existentialistes et d'humanité.
    A lire à haute voix pour mieux apprécier, car Marc Alexandre Oho Bambe est avant tout une voix!
    https://ffloladilettante.wordpress.com/2020/09/19/les-lumieres-doujda-de-marc-alexandre-oho-bambe/