Laura El Makki

Laura El Makki
Laura EL Makki, productrice à France Inter et collaboratrice de Guillaume Gallienne pour l'émission Ca peut pas faire de mal, a coordonné le collectif Un été avec Proust (2013, Equateurs /France Inter) et a co-écritUn été avec Victor Hugo, avec Guillaume Gallienne.

Avis sur cet auteur (9)

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    Couverture du livre « Les soeurs Brontë ; la force d'exister » de Laura El Makki aux éditions 10/18

    Pascale Pay sur Les soeurs Brontë ; la force d'exister de Laura El Makki

    Si comme moi vous aimez la prose des sœurs Brontë, vous apprécierez certainement cette plongée dans leur vie. La biographie n'est pas le style que j'affectionne le plus, pourtant, l'éclairage apporté par Laura El Makki sur le quotidien de la famille Brontë nous en apprend beaucoup sur leur...
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    Si comme moi vous aimez la prose des sœurs Brontë, vous apprécierez certainement cette plongée dans leur vie. La biographie n'est pas le style que j'affectionne le plus, pourtant, l'éclairage apporté par Laura El Makki sur le quotidien de la famille Brontë nous en apprend beaucoup sur leur oeuvre, très largement inspirée de leur vécu. Loin du style parfois (souvent?) pompeux des biographies, l'auteur nous livre ici un récit simple, passionnant et empreint de justesse.

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    Couverture du livre « Les soeurs Brontë » de Laura El Makki aux éditions Tallandier

    Magali Bertrand sur Les soeurs Brontë de Laura El Makki

    …ou la preuve, s’il en fallait, que seuls les imbéciles ne changent pas d’avis !
    Car ma première impression, si elle n’était pas mauvaise, fut loin d’être enthousiaste à la lecture de cette somme érudite sur la fratrie la plus célèbre de la littérature anglaise. Il me semblait fort surprenant...
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    …ou la preuve, s’il en fallait, que seuls les imbéciles ne changent pas d’avis !
    Car ma première impression, si elle n’était pas mauvaise, fut loin d’être enthousiaste à la lecture de cette somme érudite sur la fratrie la plus célèbre de la littérature anglaise. Il me semblait fort surprenant d’entreprendre pareil travail de fond, de rassembler tant de références (ces notes, mon Dieu, ces notes !!), de vérifier tant de détails sans joie visible, sans passion apparente. Toujours sur une retenue quasi professorale, Laura El Makki semble s’appliquer à rester à la surface des sentiments, exposant de façon très factuelle les liens qui unissent les membres de cette famille mutilée par la maladie, la pauvreté et l’insalubrité du siècle qui l’accueille.
    Malgré l’austérité apparente du propos, je n’ai pu que persister dans cette lecture au demeurant fluide (si l’on voulait bien faire abstraction des rejets…Ah ! Ces notes ! Ces notes !!) , fort agréable et passionnante pour qui ignorait à peu près tout de ces auteures peut-être trop vite cataloguées « pour jeunes filles en fleur ». Progressant dans ma découverte du contexte géographique, historique, sociologique où évoluèrent Charlotte, Emilie et Anne (sans oublier Branwell, la partie obscure de la force créatrice), j’en vins à la conclusion que, loin de desservir son sujet, cette austérité apparente s’y prêtait fort bien, rejoignant, dans sa tonalité, la rigueur toute protestante qui imprégna chaque parcelle de la vie de ces enfants de pasteur.
    A l’image des strictes robes noires des sœurs Brontë recelant des personnalités foisonnantes d’intelligence, de curiosité et de vivacité d’esprit, le travail consciencieux et systématique de cette détective de vie privée devient un patchwork tout en nuances qui rend justice aux particularités et au talent de celles que l’on a pour habitude d’unir trop souvent sous les contours un peu flous d’un monstre à 3 têtes. Cette « force d’exister », qui sous-titre si justement le livre de Laura El Makki, est perceptible du début à la fin de chacune de ces vies qui, comme tant d’autres auraient pu être soufflées encore plus rapidement qu’elles ne le furent, sans avoir laissé au monde et à la postérité la moindre trace de leur passage. Polymorphe, cette force intervient sur tous les plans. Physique d’abord, en donnant à ces trois-là ainsi qu’à leur frère la vigueur nécessaire pour ne serait-ce que survivre là où leur mère et deux de leurs sœurs rendront les armes. Affectif ensuite, en resserrant les liens de la fratrie abandonnée à elle-même lors du décès trop rapide et trop brutal d’une mère et épouse chérie. Intellectuel, enfin, ne cessant de conforter ces infatigables écrivaines dans la certitude de leurs aptitudes à l’Ecriture.

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    Couverture du livre « Les soeurs Brontë » de Laura El Makki aux éditions Tallandier

    Jen sur Les soeurs Brontë de Laura El Makki

    Ce document est d’un intérêt historique et sociologique vraiment percutant autour de cette époque.
    J’ai ressenti un grand engouement lors de cette lecture. La construction de cette famille d’artiste est assez impressionnante.
    J’ai lu Jane Eyre et Les hauts de Hurlevent il y a plusieurs...
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    Ce document est d’un intérêt historique et sociologique vraiment percutant autour de cette époque.
    J’ai ressenti un grand engouement lors de cette lecture. La construction de cette famille d’artiste est assez impressionnante.
    J’ai lu Jane Eyre et Les hauts de Hurlevent il y a plusieurs années et les avaient trouvé très puissant, connaitre les coulisses de leurs écriture m’a véritablement enchanté.
    Une très belle découverte

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    Couverture du livre « Les soeurs Brontë » de Laura El Makki aux éditions Tallandier

    Magali BERTRAND sur Les soeurs Brontë de Laura El Makki

    …ou la preuve, s’il en fallait, que seuls les imbéciles ne changent pas d’avis !
    Car ma première impression, si elle n’était pas mauvaise, fut loin d’être enthousiaste à la lecture de cette somme érudite sur la fratrie la plus célèbre de la littérature anglaise. Il me semblait fort surprenant...
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    …ou la preuve, s’il en fallait, que seuls les imbéciles ne changent pas d’avis !
    Car ma première impression, si elle n’était pas mauvaise, fut loin d’être enthousiaste à la lecture de cette somme érudite sur la fratrie la plus célèbre de la littérature anglaise. Il me semblait fort surprenant d’entreprendre pareil travail de fond, de rassembler tant de références (ces notes, mon Dieu, ces notes !!), de vérifier tant de détails sans joie visible, sans passion apparente. Toujours sur une retenue quasi professorale, Laura El Makki semble s’appliquer à rester à la surface des sentiments, exposant de façon très factuelle les liens qui unissent les membres de cette famille mutilée par la maladie, la pauvreté et l’insalubrité du siècle qui l’accueille.
    Malgré l’austérité apparente du propos, je n’ai pu que persister dans cette lecture au demeurant fluide (si l’on voulait bien faire abstraction des rejets…Ah ! Ces notes ! Ces notes !!) , fort agréable et passionnante pour qui ignorait à peu près tout de ces auteurs peut-être trop vite cataloguées « pour jeunes filles en fleur ». Progressant dans ma découverte du contexte géographique, historique, sociologique où évoluèrent Charlotte, Emilie et Anne (sans oublier Branwell, la partie obscure de la force créatrice), j’en vins à la conclusion que, loin de desservir son sujet, cette austérité apparente s’y prêtait fort bien, rejoignant, dans sa tonalité, la rigueur toute protestante qui imprégna chaque parcelle de la vie de ces enfants de pasteur.
    A l’image des strictes robes noires des sœurs Brontë recelant des personnalités foisonnantes d’intelligence, de curiosité et de vivacité d’esprit, le travail consciencieux et systématique de cette détective de vie privée devient un patchwork tout en nuances qui rend justice aux particularités et au talent de celles que l’on a pour habitude d’unir trop souvent sous les contours un peu flous d’un monstre à 3 têtes. Cette « force d’exister », qui sous-titre si justement le livre de Laura El Makki, est perceptible du début à la fin de chacune de ces vies qui, comme tant d’autres auraient pu être soufflées encore plus rapidement qu’elles ne le furent, sans avoir laissé au monde et à la postérité la moindre trace de leur passage. Polymorphe, cette force intervient sur tous les plans. Physique d’abord, en donnant à ces trois-là ainsi qu’à leur frère la vigueur nécessaire pour ne serait-ce que survivre là où leur mère et deux de leurs sœurs rendront les armes. Affectif ensuite, en resserrant les liens de la fratrie abandonnée à elle-même lors du décès trop rapide et trop brutal d’une mère et épouse chérie. Intellectuel, enfin, ne cessant de conforter ces infatigables écrivaines dans la certitude de leurs aptitudes à l’Ecriture.