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Jean-Claude Grumberg

Jean-Claude Grumberg

Né en 1939 à Paris, Jean-Claude Grumberg est auteur de théâtre, scénariste de télévision et de cinéma, notamment avec Costa-Gavras. La plupart de ses pièces de théâtre sont parues chez Actes-Sud Papiers. Il a déjà publié d'impertinents dialogues dans la collection “un endroit où aller”, avec nota...

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Né en 1939 à Paris, Jean-Claude Grumberg est auteur de théâtre, scénariste de télévision et de cinéma, notamment avec Costa-Gavras. La plupart de ses pièces de théâtre sont parues chez Actes-Sud Papiers. Il a déjà publié d'impertinents dialogues dans la collection “un endroit où aller”, avec notamment Ça va ? (Actes Sud, 2008).

Crédit photo © Rebbeka Deubner/

Vidéos relatives à l'auteur

Articles en lien avec Jean-Claude Grumberg (3)

Avis sur cet auteur (41)

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    Couverture du livre « La plus précieuse des marchandises ; un conte » de Jean-Claude Grumberg aux éditions Seuil

    Les Lectures de Cannetille sur La plus précieuse des marchandises ; un conte de Jean-Claude Grumberg

    Il était une fois un bûcheron et une bûcheronne… Nous ne sommes pas dans un conte de Charles Perrault, mais dans une fable imagée sur la seconde guerre mondiale en France, la déportation et les camps de la mort.

    Avec la distanciation, et même la poésie, que permet le conte, tout est dit en...
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    Il était une fois un bûcheron et une bûcheronne… Nous ne sommes pas dans un conte de Charles Perrault, mais dans une fable imagée sur la seconde guerre mondiale en France, la déportation et les camps de la mort.

    Avec la distanciation, et même la poésie, que permet le conte, tout est dit en ces cent vingt et quelques pages : l’antisémitisme, la cruauté et l’innommable, la résistance de quelques héros malgré eux, les étincelles d’humanité dans un océan de désespoir et d’anéantissement, la volonté de croire et de s’accrocher comme à une bouée de sauvetage à ce que l’homme peut avoir de coeur, parfois, malgré tout.

    Non sans ironie ni amertume, l’auteur touche ici à la disparition de son grand-père et de son père dans les camps d’extermination nazis et fait référence en appendice à des personnages réels, dont la mention brève et sèche ajoute à l’émotion concentrée dans la morale de l’histoire.

    Ce petit bijou de livre est une fleur poussée sur un tas de ruines quelque part dans notre mémoire, un récit singulier qui s’attache à ce qui semble à la fois si incongru et si merveilleux pour les survivants : l’espoir et l’amour. La vie continue, et il convient de la préserver comme l’on protégerait du vent la flamme d’une chandelle. Coup de coeur.

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    Couverture du livre « La plus précieuse des marchandises ; un conte » de Jean-Claude Grumberg aux éditions Seuil

    Amelielit sur La plus précieuse des marchandises ; un conte de Jean-Claude Grumberg

    Un conte bouleversant et terriblement bien écrit. On est littéralement happé par l'écriture de Jean-Claude Grimbert.
    La forme choisie pour traiter le thème de la Shoah est très original comme pour créer une distanciation qui ne marchera pas car dès les 1ères pages on s'identifie aux...
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    Un conte bouleversant et terriblement bien écrit. On est littéralement happé par l'écriture de Jean-Claude Grimbert.
    La forme choisie pour traiter le thème de la Shoah est très original comme pour créer une distanciation qui ne marchera pas car dès les 1ères pages on s'identifie aux personnages malgré leur dé-personnalisation. On partage le chagrin de la pauvre bûcheronne qui ne parvient pas à avoir d'enfant mais aussi le désespoir du papa juif qui faute de pouvoir nourrir 2 bébés tente d'en sauver un...
    Alors, cette pauvre bûcheronne recueillera t elle un bébé juif en pleine période d'occupation allemande? Son mari sera t il d'accord?
    Pour le découvrir il faudra lire ce conte cruellement réaliste que j'ai dévoré, adoré...

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    Couverture du livre « La plus precieuse des marchandises » de Jean-Claude Grumberg aux éditions Lizzie

    Jean-Paul Degache sur La plus precieuse des marchandises de Jean-Claude Grumberg

    Un conte : en quelques pages, Jean-Claude Grumberg m’a emporté aux limites de l’indicible. J’ai été happé littéralement par cette histoire terrible, vécue au plus près de ce qu’on nommera plus tard la shoah.

    Pendant la guerre mondiale, un pauvre bûcheron et une pauvre bûcheronne vivent dans...
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    Un conte : en quelques pages, Jean-Claude Grumberg m’a emporté aux limites de l’indicible. J’ai été happé littéralement par cette histoire terrible, vécue au plus près de ce qu’on nommera plus tard la shoah.

    Pendant la guerre mondiale, un pauvre bûcheron et une pauvre bûcheronne vivent dans les forêts d’un pays où l’hiver est rude. Justement, cette forêt qui donne tout de même du bois pour se chauffer, a été coupée en deux pour faire passer une ligne de chemin de fer.
    Pauvre bûcheronne – toujours ainsi désignée par l’auteur – adore regarder passer ces trains de marchandises comme dit son homme. Elle qui souffre continuellement de la faim, espère ramasser de quoi manger mais elle ne récupère que des papiers avec des messages indéchiffrables car elle est illettrée.
    Subitement, l’auteur dont le grand-père, Naphtali Grumberg, et le père, Zacharie Grumberg, ont été emportés par ces trains de la mort et ne sont jamais revenus, l’auteur nous ramène à Drancy où un couple, avec des jumeaux nouveau-nés, est embarqué de force dans le convoi 49, le 2 mars 1943.
    Alors que le train traverse la forêt, patine sur la neige, le père tente une geste fou. Il lance un de ses enfants par la lucarne du wagon pour que cette femme qu’il aperçoit le récupère et le sauve.
    Voilà, je n’en dis pas plus car il faut lire ce petit livre au ton d’une simplicité qui touche au plus profond du cœur. La plus précieuse des marchandises, comme nomme pauvre bûcheronne cet enfant tombé du train, devrait être au programme de toutes les classes de nos lycées car Jean-Claude Grumberg fait passer, ressentir tellement de choses essentielles et cela vaut mieux que tous les grands discours. Au passage, je regrette que ce bijou de littérature tellement évocateur n’ait pas remporté le Prix Orange du livre 2019 alors qu’il figurait parmi les cinq finalistes.

    Cette haine attisée depuis tant d’années, ce racisme basé sur des croyances, des on-dit, des jalousies viscérales, nous connaissons cela à nouveau aujourd’hui et il faut sans cesse lutter pour endiguer ce penchant dévastateur propre à notre espèce dite humaine.

    Chronique à retrouver sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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    Couverture du livre « La plus précieuse des marchandises ; un conte » de Jean-Claude Grumberg aux éditions Seuil

    Chantal Lafon sur La plus précieuse des marchandises ; un conte de Jean-Claude Grumberg

    « On choisit le conte parce que raconter la vérité est impossible. » Jean-Claude Grumberg.
    Voici le postulat de départ.
    Voir ce monsieur dans diverses émissions de télévision, entendre sa voix et se dire quel chemin !
    Il a fait le pari de la vie.
    Cet auteur multi-primé fait preuve de la plus...
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    « On choisit le conte parce que raconter la vérité est impossible. » Jean-Claude Grumberg.
    Voici le postulat de départ.
    Voir ce monsieur dans diverses émissions de télévision, entendre sa voix et se dire quel chemin !
    Il a fait le pari de la vie.
    Cet auteur multi-primé fait preuve de la plus délicieuse des impertinences, d’une insolente malice, pour dire ce qui ne pourrait pas l’être autrement. Probablement que ce récit restera dans plus de mémoires que les nombreux documentaires même si ceux-ci sont nécessaires.
    La différence, le vécu.
    Ce couple de juifs français déportés à Drancy d’un un train à bestiaux.
    La guerre mondiale.
    La narration prend le ton léger du conte, il narre une femme qui regarde un train de marchandises qui passe devant chez elle. Un train unique où le mot marchandises lui fait voir la profusion là où son dénuement, sa faim est criante.
    « Et maintenant, cahotés dans ce train, elle était là, sur la paille, serrant contre elle ses enfants, sans lait pour les nourrir. Drancy avait eu raison, enfin, de son lait, de sa confiance et de sa foi. Là, dans cette cohue, dans cette panique, dans ces cris, dans ces pleurs, le père, le mari, le faux coiffeur, le pas encore médecin, mais déjà le vrai juif, cherchait un endroit pour abriter sa famille. »
    Ce texte ne nous apprend rien, surtout si l’on a lu pléiade d’ouvrages sur le sujet. Mais ce conte n’est pas fait pour cela.
    Je crois qu’il est là pour susciter une émotion à l’état pur, une poussée épidermique pour dire attention : plus jamais ça.
    Jean-Claude Grumberg est hanté. Il devient passeur de la plus belle des façons, faire un pied de nez à l’horreur pour célébrer la vie.
    Un conte, trois petits tours et puis s’en vont… Non, les images, les mots transportés par les émotions des lecteurs, font que ce conte restera en mémoire. Une mémoire collective.
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 22 janvier 2020.