Fred Duval

Fred Duval
Fred Duval est né à Rouen en 1965. Il scénarise de nombreux strips pour la presse, puis signe son premier album chez Delcourt, « 500 fusils », avec Lamy, Rabarot, Vatine et Cailleteau. Il attaque ensuite sa première série avec Vatine et Blanchard et dessinée par Gess, « Carmen Mc Callum », toujou... Voir plus
Fred Duval est né à Rouen en 1965. Il scénarise de nombreux strips pour la presse, puis signe son premier album chez Delcourt, « 500 fusils », avec Lamy, Rabarot, Vatine et Cailleteau. Il attaque ensuite sa première série avec Vatine et Blanchard et dessinée par Gess, « Carmen Mc Callum », toujours chez Delcourt, pour qui il réalise ensuite « Travis », « Lieutenant Mac Fly » et « Gibier de Potence ». Il écrit aussi des dessins animés dont « Arsène Lupin » et « Carnaby Street » et adapte actuellement « Carmen Mc Callum » pour un film en 3D. Sa rencontre avec le dessinateur Vastra débouche sur « Mâchefer » chez Vents d'Ouest, une série qui conjugue aventures, baston, humour et grosses carrosseries.

Avis (3)

  • Couverture du livre « Les porteurs d'eau » de Fred Duval et Nicolas Sure aux éditions Delcourt

    Jean-Paul Degache sur Les porteurs d'eau de Fred Duval - Nicolas Sure

    Les Porteurs d’eau, en cyclisme, sont les obscurs du peloton, ceux qu’on ne voit jamais passer la ligne d’arrivée, à la télé, et c’est le titre d’une BD signée Fred Duval pour le scénario et Nicolas Sure pour les dessins. Ma passion pour le cyclisme est bien servie par Masse Critique de Babelio...
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    Les Porteurs d’eau, en cyclisme, sont les obscurs du peloton, ceux qu’on ne voit jamais passer la ligne d’arrivée, à la télé, et c’est le titre d’une BD signée Fred Duval pour le scénario et Nicolas Sure pour les dessins. Ma passion pour le cyclisme est bien servie par Masse Critique de Babelio et par les éditions Delcourt/Mirages que je remercie pour ce bel album.

    Ma passion ? Il a bien fallu ouvrir les yeux et constater la réalité, ce goût profondément humain pour la triche afin de récolter honneur, gloire et fric. Si le dopage a été et est toujours un fléau dans le vélo, il n’épargne aucun sport hélas mais les auteurs ont bien fait de choisir ce cyclisme qui fait rêver : passer pro pour faire le Tour de France !
    Quand j’ouvre ce beau livre – j’aime bien ce format – je suis tout de suite un peu surpris par les couleurs un peu ternes, même si elles sont bien marquées. Cette première impression s’estompe très vite car elles mettent bien en valeur personnages et paysages. Captivé par l’intrigue, j’ai dévoré cette BD, véritable thriller que les auteurs ont découpé comme une course à étapes, avec un prologue, quatre étapes et même une journée de repos.
    Tout commence sur les pentes mythiques de l’Alpe d’Huez… Jérôme Pignon est seul en tête mais, page 7, c’est le cauchemar, un cauchemar que Jérôme (18 ans) raconte à son comparse Florian Cornu (17 ans). Ils roulent vers la frontière franco-belge et se garent dans la cour d’une usine désaffectée, avant de rentrer à Lyon.
    Tout de suite, Jérôme parle de camelote, de douane et une vignette, en bas à droite indique qu’ils sont pris en photo, donc surveillés. Une grosse berline arrive bientôt avec quatre hommes et un chien qui s’appelle Eddy… ça rappelle un grand champion et ça deviendra presque comique à la fin…
    Sans dévoiler la suite, je peux détailler la livraison, contre 80 000 € : Erythropoïétine (EPO), hormones de croissance et stimulants plus un diurétique, l’hydrochlorothiazide, du clenbutérol et deux mille seringues ! La scène suivante est une excellente séquence de polar, très bien menée avec une succession rythmée de petites vignettes, toutes éloquentes.
    Puis on passe en revue tout l’engrenage du dopage avec anciens coureurs, ex-soigneur, épouses complices, dirigeants corrompus et cette omerta qui empêche de véritablement faire le ménage malgré les sanctions sportives et la police.
    « Tricher pour gagner, je trouve ça débile, mais je peux comprendre… Mais quand même, Marc, en arriver à consommer des opiacés, vous vous rendiez pas compte ? » demande la mère de Jérôme à Marco qui était soigneur, comme on les appelait. Devenu pompiste, il avouait : « C’est ce qui était le plus proche de ce que je sais faire : fourguer de l’énergie au moyen de tuyaux… »

    Remarquablement menée jusqu’à son terme, cette histoire se termine sur les pentes du Ventoux où est érigée « une stèle à la mémoire du coureur anglais Tom Simpson, mort dans la pente du Mont Chauve, d’un collapsus cardiaque, lors du Tour de France du summer of love 1967 ».

    PS : C'est vraiment dommage que, sur Lecteurs.com, on ne puisse pas avoir la photo de ce livre, comme c'est le cas pour bien d'autres, hélas...

  • Couverture du livre « Hauteville house T.15 ; Cap Horn » de Fred Duval et Thierry Gioux aux éditions Delcourt

    Lionel Arnould sur Hauteville house T.15 ; Cap Horn de Fred Duval - Thierry Gioux

    Chronique précédemment parue sur le blog www.sambabd.be.

    Vous reprendrez bien un petit tome ? Euh, non merci, je crois que je vais m’arrêter là…

    Evidemment, à la fin de ce 15èmeépisode des aventures de Gavroche, Zelda et consorts, les auteurs ouvrent une nouvelle porte permettant de...
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    Chronique précédemment parue sur le blog www.sambabd.be.

    Vous reprendrez bien un petit tome ? Euh, non merci, je crois que je vais m’arrêter là…

    Evidemment, à la fin de ce 15èmeépisode des aventures de Gavroche, Zelda et consorts, les auteurs ouvrent une nouvelle porte permettant de poursuivre (indéfiniment ?) l’aventure commencée en 2004. Est-ce bien raisonnable ?
    Nous retrouvons cette fois nos héros en Amérique du Sud, accompagnés de personnages plus ou moins récurrents (Mauguy, Charnay…) et de Davy Crockett. Je dois vous avouer que l’intrigue de ce quatrième cycle, avec son Ordre de l’Obsidienne, ne m’a pas vraiment convaincu. Va pour les civilisations avancées et leurs armes ultimes, va encore pour les pirates anthropophages et la Guerre civile américaine des cycles précédents, mais ces histoires de poulpes et autres grenouilles à mâchoires de piranhas qui viendraient d’un océan intérieur au « centre de la Terre », c’est un peu too much à mon goût pour que le récit puisse s’en accommoder sans devenir vraiment farfelu. Si l’on ajoute à cela la fait que la trame narrative est parfois un brin capillotractée et les scènes de batailles souvent très confuses, l’addition commence à devenir salée.

    Et puis il y a la morale de l’histoire. Dans le cycle précédent nous avions eu le droit à un plaidoyer pour l’Environnement (que c’est beau !!!). Cette fois-ci, toujours en écho avec l’actualité, les auteurs concluent que les luttes légitimes de certains peuples opprimés empruntent parfois de bien mauvais chemins. Pour ma part, je trouve ces sujets trop complexes pour les aborder, même de très loin, comme ici, de manière aussi légère et schématique. Après, ce n’est que mon humble avis…
    Et sinon, question dessin, je ne suis vraiment pas fan non plus. Non seulement le style de Gioux sur cette série n’est pas ma tasse de thé (à la limite, ce n’est pas grave, les égouts et les odeurs ne se discutant pas tant qu’on n’a pas refermé la trappe) mais en plus, j’ai souvent l’impression de cases bâclées. Que ce soit les scènes de batailles, mêlées et autres groupement de personnages, ou les détails anatomiques, mains, bras, jambes, il y a trop souvent des choses qui ne vont pas. Le problème vient du manque de cohérence. Si on était chez Tronchet, ça serait normal d’avoir des bonhommes tarabiscotés, ils le sont tout le temps, mais ici, un coup c’est dessiné proprement et le coup d’après c’est à peine esquissé, encré et mis en couleur. Je ne vous parle pas du décalage avec la magnifique couverture co-signée Gioux et Manchu que je qualifierais sans ambages de publicité mensongère… Cerise sur le gâteau, les ciels sont des dégradés numériques et la lune est une photo collée. Perso, je ne m’y habituerai jamais…

    Bref, je vais en rester là… L’addition s’il vous plaît…

  • Couverture du livre « Hauteville house T.1 ; Zelda » de Fred Duval et Thierry Gioux aux éditions Delcourt

    André Utrago sur Hauteville house T.1 ; Zelda de Fred Duval - Thierry Gioux

    Magnifique ! Une série d'espionnage steampunk ! Un mélange de style réussi.

    Magnifique ! Une série d'espionnage steampunk ! Un mélange de style réussi.

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