Elise Fischer

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Avis (6)

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    Couverture du livre « Le berceau des jours meilleurs » de Elise Fischer aux éditions Presses De La Cite

    coquinnette1974 sur Le berceau des jours meilleurs de Elise Fischer

    Le Berceau des jours meilleurs de Élise Fischer est un roman reçu en service presse, via net galley, par les éditions Les Presses De La Cité.
    Entre Nancy et Champigneulles, les vies d'Odile et de sa fille Isabelle reflètent les grandes mutations de la seconde moitié du XXème siècle.
    Odile,...
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    Le Berceau des jours meilleurs de Élise Fischer est un roman reçu en service presse, via net galley, par les éditions Les Presses De La Cité.
    Entre Nancy et Champigneulles, les vies d'Odile et de sa fille Isabelle reflètent les grandes mutations de la seconde moitié du XXème siècle.
    Odile, épouse d'un ouvrier de métallurgie, connaîtra la difficulté d'élever seule ses enfants et la pénurie de logements ; Isabelle, forte de ses convictions, sans jamais renier ses origines populaires, aura à cœur de travailler comme journaliste.
    Je suis ravie d'avoir pu lire le dernier roman d'Elise Fischer car je garde un très bon souvenir de certains de ses livres, notamment Le rêve de La Grenouille ou Les amours de La Grenouille. J'ai pris énormément de plaisir à retrouver sa plume.
    Direction l'Est de La France, une région où je ne suis jamais allé mais que j'apprécie de découvrir grâce à cette romancière.
    Nous sommes en 1945, à la fin de la guerre, et nous découvrons le mariage d'Odile et Henri. Odile se pose des questions mais elle n'est plus une toute jeune fille et il est donc normal pour elle de se marier. C'est une fille en avance sur son temps et la pauvre ne va pas connaitre le bonheur avec Henri ! Très vite elle tombera enceinte mais rien ne se déroulera comme elle l'imaginait... "Son" Henri mène une double vie, elle va se retrouver à élever ses filles seule... comme une mère célibataire ! Elle peut compter sur le soutien sans faille de sa fille Isabelle, qui elle aussi en avance sur son temps deviendra journaliste.
    Nous avons deux très jolis portraits de femmes en avance sur leur époque, des femmes fortes, parfois têtues voir bornées, mais avaient t'elles le choix ? Nous découvrons avec elle les premiers logements sociaux, l'appel de l'abbé Pierre en hiver 1954, la guerre d'Algérie... Elles traversent les décennies avec panache, font leurs choix.. Et avec elles j'ai découvert l'architecte designer Jean Prouvé qui a rêvé d'une « maison des jours meilleurs » pour les plus démunis. Je ne connaissais pas cet homme, grande figure emblématique lorraine, et j'ai trouvé les passages le concernant très intéressants.
    J'ai beaucoup aimé ce roman, il est très bien ficelé, avec des personnages forts. J'ai été étonnée de l'évolution du personnage d'Odile. Parfois, dans la vie, on n'apprécie pas comment quelqu'un de notre entourage ou même une connaissance change, évolue. Là, c'est le cas pour moi avec Odile. Au début je l'aimais beaucoup mais certaines choses dans son comportement m'ont dérangées au fur et à mesure que les années passent et les pages se tournent. Heureusement, Isabelle (sa fille) est là et je me suis énormément attaché à elle.
    Le Berceau des jours meilleurs est un excellent roman du terroir, un roman comme je les aime et qui mérite bien cinq étoiles.

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    Couverture du livre « Les femmes des terres salées » de Elise Fischer aux éditions Calmann-levy

    Henri-Charles Dahlem sur Les femmes des terres salées de Elise Fischer

    Un siècle en Lorraine

    Élise Fischer continue à nous raconter sa Lorraine natale, cette fois en suivant le destin de quelques femmes de la seconde moitié du XIXe au XXe siècle. Au moment où l’Histoire bouleverse les histoires personnelles.

    « On s’est raconté toutes ces histoires, le soir,...
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    Un siècle en Lorraine

    Élise Fischer continue à nous raconter sa Lorraine natale, cette fois en suivant le destin de quelques femmes de la seconde moitié du XIXe au XXe siècle. Au moment où l’Histoire bouleverse les histoires personnelles.

    « On s’est raconté toutes ces histoires, le soir, au coin du feu, pour ne pas oublier. Souviens-t’en et parles-en à tes enfants! C’est notre histoire. Il ne faut pas qu’elle se perde. » Élise Fischer suit le conseil que donne le personnage de son nouveau roman avec beaucoup de ténacité. Aujourd’hui à la tête d’une impressionnante collection de romans dits du terroir, elle a développé un formidable talent, celui de vulgariser l’Histoire et nous la rendre palpable, chargée d’émotions et de personnages forts, à hauteur des hommes et des femmes qui peuplent la terre de sa Lorraine natale.
    Après Le jardin de Pétronille situé à Nancy durant l’Occupation et Villa sourire qui dressait une fresque de la Grande guerre, nous voici en 1857. C’est le point de départ d’une saga en deux volumes qui va couvrir plus d’un siècle et, dans ce premier tome, traiter notamment de la Guerre de 1870 qui coupera la région en deux, avec une partie sous administration allemande et l’autre restant française. Mais n’anticipons pas.
    Dans la ferme de Buzémont, près de Dieuze, Émilienne n’a qu’une envie, fuir. Comme tout le personnel féminin, elle doit subir les assauts de Jules Waldmann pour lequel le droit de cuissage fait partie de l’éducation. Elle part rejoindre sa cousine Henriette, ouvrière aux salines de Dieuze et où elle espère être embauchée.
    Un départ qui va éveiller les soupçons de la gendarmerie, car Jules a disparu sans laisser de traces. Et alors que l’enquête se poursuit Émilienne prend ses marques dans ce monde en mutation où les progrès techniques transforment le paysage. Les machines à vapeur arrivent, les lignes de chemin de fer sont construites entre Dieuze, Nancy, Strasbourg et Paris. Napoléon III montre la puissance de son Empire en organisant une grande exposition universelle en 1867. Dans ce nouveau monde qui se construit Émilienne croit percevoir un avenir plus serein, car l’incendie de la Ferme du Buzémont et la découverte du cadavre de Jules l’a finalement innocentée. Mais d’autres nuages viennent assombrir son horizon. Venus d’Allemagne, ils vont rapidement recouvrir l’Alsace et la Lorraine. La Guerre va provoquer le départ de Napoléon III, mais surtout contraindre la jeune IIIe République à entériner la perte de l’Alsace et d’une grande partie de la Lorraine avec le Traité de Francfort.
    C’est l’heure des «optants». Les habitants des territoires devenus allemands peuvent choisir de rallier la France où passer sous l’administration de Bismarck. Émilienne, ainsi qu’une grande partie de la famille, choisit Nancy. Passé le traumatisme, le Chef-Lieu de la Meurthe-et-Moselle entend se construire un avenir. Les peintres, les verriers, les architectes et les sculpteurs développent leur savoir-faire et leur créativité, alors qu’une nouvelle exposition universelle s’annonce.
    Si l’on prend beaucoup de plaisir à la lecture de ce roman, c’est parce qu’il nous est raconté à hauteur d’homme. Les histoires de famille et l’Histoire de France, les faits divers et les décisions politiques forment une trame passionnante qui nous fait ressentir les choses. On se réjouit d’ores et déjà du second tome, La Promesse du sel, qui arrive la semaine prochaine en librairie.

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    Couverture du livre « Le jardin de pétronille » de Elise Fischer aux éditions Calmann-levy

    Delphine de Du calme Lucette sur Le jardin de pétronille de Elise Fischer

    J’ai aimé ce roman, vraiment. Parce qu’il nous raconte la guerre 39-45 à travers l’histoire d’une famille, parce que l’on a l’impression d’y être, de voir l’horreur mais aussi de ressentir l’espoir puis la joie, le bonheur absolu de la Libération. Et au milieu de tous ces sentiments vient se...
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    J’ai aimé ce roman, vraiment. Parce qu’il nous raconte la guerre 39-45 à travers l’histoire d’une famille, parce que l’on a l’impression d’y être, de voir l’horreur mais aussi de ressentir l’espoir puis la joie, le bonheur absolu de la Libération. Et au milieu de tous ces sentiments vient se greffer un amour interdit entre une française et un occupant allemand.

    Je veux vraiment souligner la plume efficace d’Élise Fischer qui nous décrit ces années difficiles sans en faire trop, juste ce qu’il faut pour nous remémorer ces terribles années, nous plonger dans cette ambiance particulière. Mais tout n’est pas noir, loin de là. Ce roman nous bouleverse également d’amour et de compassion.

    C’est à travers les mots et le regard de Jeannette, une commerçante de Nancy, que nous traversons les années 40 à 45. La France est sous occupation allemande. La terreur y règne peu à peu, mais dans ce dédale de tristesse et d’horreur se glisse l’humanité de quelques allemands qui réprouvent le régime nazi de Hitler. Parmi eux, Karl Von Haupstein qui occupe l’Hôtel de Ville et qui atténuera la violence du mieux qu’il peut le temps de sa présence à Nancy. Il fait partie de ces allemands qui n’ont pas choisi d’être ici et qui regrettent la guerre amèrement, tout comme la folie du führer.
    Jeannette va peu à peu se prendre d’affection pour Karl. Un amour interdit – mais que tous deux ne peuvent réprimer – va naître, passionnément. Mais l’idylle est de courte durée, Karl doit rejoindre l’Allemagne. Malgré tout, cet amour bref et intense suffira à changer leur vie à jamais.

    Le roman nous fait passer par plusieurs émotions et déroule les grandes étapes de la seconde guerre mondiale. Nous partageons la peur de l’occupant et de l’avenir, la résistance des uns face à l’ennemi, la trahison des autres, les soupçons exacerbés et le climat de méfiance face aux délateurs, aux collabos, mais aussi l’envie de (sur)vivre notamment à travers la musique et le chant qui sont très présents dans le roman, puis vient l’espoir et la joie immense. L’auteur mêle tout cela de main de maître. Il n’est pas uniquement question de Bien et de Mal, certains allemands étant mis à l’honneur pour leur humanisme et certains français pour leur traîtrise. Le roman pousse toutes les portes et décrit ces années de façon juste et sincère.

    « Nous sommes d’accord. J’ai beaucoup changé, madame. Au début, nous suivions tous Adolf… Il était notre espoir, le grand chef qui redonnait grandeur et fierté à l’Allemagne. Et puis nous le découvrons autre… Et beaucoup d’entre nous sont consternés… Le mot est faible, horrifiés parfois. Il se lance dans des entreprises de mort et nous commençons à penser qu’il fera le malheur du Reich. Il ouvre une tombe gigantesque et il répand la haine. Et pour l’instant, nous ne pouvons qu’obéir. »

    La lumière est également faite sur le dévouement et la non-renonciation du Général De Gaulle, à contrario du Maréchal Pétain qui fut à la botte des allemands. Les références sont nombreuses tout au long du roman, le sujet est maîtrisé.

    De plus, je me suis attachée à cette famille, à ces personnages tolérants et forts. J’ai eu peur pour eux, j’ai été émue par la perte de leurs proches, j’ai subi leurs restrictions alimentaires et autres, j’ai été transportée pour sauver des personnes juives, j’ai souri quand l’humour osait poindre le nez dans leurs conversations, j’ai chanté les célèbres couplets de chansons populaires, j’ai espéré, j’ai aimé. J’ai vécu l’histoire, et pour cela je tire mon chapeau et je signe le V de la victoire.

    « Les Alliés sont donc sur le sol français. Le général de Gaulle débarque en Normandie vers le 14 et, dans la cuisine de la Maison du rire des enfants, nous nous embrassons en pleurant. Nous sautons tels des enfants et faisons le V de la victoire. Nous la voyons enfin venir, cette paix… »

    Je recommande vivement ce livre même à celles et ceux qui ne sont habituellement pas friands de romans historiques. Ici, il est question de l’histoire de femmes et d’hommes et pas uniquement d’une succession de faits historiques. Vous serez touchés, sans nul doute, et vous vous rappellerez qu’il ne faut pas oublier. Vous vous souviendrez qu’il est bon de vivre librement, en paix et égaux.

    « Que ceux qui naîtront après la grande tragédie qui s’est abattue sur le monde se souviennent que jamais on ne doit classer les humains en race inférieure ou supérieure. Les êtres humains sont des êtres humains. POINT. »

    Ma chronique sur mon blog : https://ducalmelucette.wordpress.com/2016/06/09/lecture-le-jardin-de-petronille-delise-fischer/

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    Couverture du livre « Trois reines pour une couronne » de Elise Fischer aux éditions Presses De La Cite

    Virginie Vuidart sur Trois reines pour une couronne de Elise Fischer

    Pas accroché du tout, les histoires d'amour se suivent et se ressemblent pour les femmes d'une même famille, à croire qu'elles sont condamnées à ne jamais connaitre le bonheur... tristounet et décevant.

    Pas accroché du tout, les histoires d'amour se suivent et se ressemblent pour les femmes d'une même famille, à croire qu'elles sont condamnées à ne jamais connaitre le bonheur... tristounet et décevant.

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