Carole Zalberg

Carole Zalberg

Carole Zalberg est née en 1965. Traductrice et parolière, elle a publié sept romans. Elle a également participé aux recueils collectifs : Collection irraisonnée de préfaces à des livres fétiches, sous la dir. de Thomas B. Reverdy et Martin Page, paru aux éditions Intervalles en 2009, Aime-moi, pa...

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Carole Zalberg est née en 1965. Traductrice et parolière, elle a publié sept romans. Elle a également participé aux recueils collectifs : Collection irraisonnée de préfaces à des livres fétiches, sous la dir. de Thomas B. Reverdy et Martin Page, paru aux éditions Intervalles en 2009, Aime-moi, paru chez Nicolas Philippe en 2002, De B à Z, publié par le GREC en 2007, et au beau livre Le geste et la parole des métiers d'art, paru au cherche midi en 2004.

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Avis (32)

  • Couverture du livre « Ou vivre » de Carole Zalberg aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Chantal LAFON sur Ou vivre de Carole Zalberg

    De l’impression des mots sur le papier à l’empreinte gravée sur le mur de calcite de notre âme…
    Un accident gravissime est un bouleversement dans une famille qui remet chacun de ses membres face à la fragilité de la vie et les recadrent en son sein.
    C’est par cet évènement que l’auteur va...
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    De l’impression des mots sur le papier à l’empreinte gravée sur le mur de calcite de notre âme…
    Un accident gravissime est un bouleversement dans une famille qui remet chacun de ses membres face à la fragilité de la vie et les recadrent en son sein.
    C’est par cet évènement que l’auteur va construire le récit d’une vie décomposée par l’Histoire.
    La polyphonie familiale va s’élever après le « la » donné par Léna :
    « Nous arrivons de pays épuisés où notre jeunesse devait chaque jour s’arracher aux ruines. Les fantômes nous accompagnaient partout, s’agrippaient à nos chevilles, pesaient sur nos épaules, ne nous laissaient même pas rêver. Sans parler des morts, partout autour de nous, vivants mais morts là-bas, ne sachant ni revivre vraiment ni cesser, se taisant ou parlant trop et seulement de ça, de ce là-bas où une part d’eux-mêmes continuait d’être terrifiée, avait peur et froid et mal, à jamais. »
    Anna, la jeune sœur, maman de Marie/Carole, sera familière aux fidèles de l’auteur, qui ont lu « Chez eux », ils la retrouveront et comprendront son sentiment exprimé comme ceci : « Je suis toujours aussi fière de ma sœur courageuse et volontaire, mais le désir de la rejoindre s’est émoussé. »
    Autour de ces deux femmes il y a la génération du passé, les parents Saba et Satba, heureux grands-parents, mais porteurs de l’Histoire et Saba le résume ainsi : « Je ne m’autorisais que des semblants de sourire, un vague mouvement de la main dans leur direction, car c’est ainsi, je ne sais plus comment renoncer à la réserve digne qui me sert de masque et d’armure. En moi toutefois, de les voir, ça jubilait, ça riait aux éclats. »
    Joachim, le mari de Léna, c’est l’incarnation de la colère, de la révolte : « Mais la terre qu’il foule — il ne la travaille pas, il a un jardinier pour ça — n’est pas la sienne. Comment peut-il vivre avec la possibilité d’être chassé, lui qui avec moi, sa main et ses mots noués aux miens le temps de la longue fuite, a été jeté de notre ancien monde comme rien, comme os immangeable, la mauvaise herbe, les fruits pourris ? »
    Carole Zalberg en mots choisis sait nous faire partager les émotions de chacun, je vous laisse découvrir ceux de la jeune génération.
    Le titre n’est pas une interrogation et c’est une évidence à la lecture.
    Une analyse toute en finesse et en délicatesse, d’une profonde humanité qui touche sa cible en plein cœur et fait sentir au lecteur une appartenance à la grande famille des humains.
    Comme je le disais au début de cette recension, l’impression des mots sur le papier restera l’empreinte gravée sur le mur de calcite de notre âme…
    Carole Zalberg est une passeuse d’âmes dans le monde des vivants.
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 27 octobre 2018

  • Couverture du livre « Je dansais » de Carole Zalberg aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Sophie Gauthier sur Je dansais de Carole Zalberg

    Elle dansait.
    AVANT elle dansait et la vie ruisselait sur ses 13 ans. Un regard qui ne se détourne pas, et un homme au visage brûlé s'arroge le droit de s'approprier cette vie-là qui ne lui appartient pas. Il souille cette pureté-là, éteint cette joie, anéantit celle qui dansait.

    "Par...
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    Elle dansait.
    AVANT elle dansait et la vie ruisselait sur ses 13 ans. Un regard qui ne se détourne pas, et un homme au visage brûlé s'arroge le droit de s'approprier cette vie-là qui ne lui appartient pas. Il souille cette pureté-là, éteint cette joie, anéantit celle qui dansait.

    "Par amour" croit celui qui, reclus dans son apparence monstrueuse, enferme la joie vivante dans une cave. Pour lui, cet amour justifie qu'il force Marie à l'aimer, qu'il la séquestre et la viole. C'est ce qu'il nous dit, ce qu'il nous affirme. Il aime tellement Marie et elle va l'aimer puisqu'elle n'a pas détourné le regard.
    Mais la voix de Marie raconte la liberté confisquée, la chair entamée, le corps sali. En complète antinomie avec les certitudes fantasmées de son ravisseur, Marie décrit la réalité d'une prise de pouvoir inique d'un être sur un autre. Crûment. Brutalement. Et c'est insoutenable.

    Comme sont insoutenables les images que fait surgir le récit parallèle d'autres enlèvements, d'autres viols, qui ne sont habillés, eux, d'aucune fiction. Le roman de Carole Zalberg en devient un cri de colère, de révolte et d'effroi, un cri d'alarme. Ce regard porté par Marie sur un homme entre dans l'interminable et épouvantable liste des arguments insidieux invoqués par les agresseurs. Un regard, un geste, une apparence, une attitude, un mot... et la certitude masculine que cela vaut permission. "Nous sommes pour la plupart encore entre leurs mains".

    Pourtant, prisonnière du délire et du désir de cet homme, Marie parvient à entretenir une étincelle vitale. Cette force inconcevable qui permet de résister au pire et de survivre. Et, en survivant, de dépasser les rôles de victime et de bourreau que d'autres ont distribués.

    L'écriture de Carole Zalberg plonge au plus profond du cauchemar et parvient à dénicher cette flamme vivante. Cette flamme qui continue de danser. Comme Marie dans ma mémoire.

  • Couverture du livre « Je dansais » de Carole Zalberg aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Réjane MARTEAU sur Je dansais de Carole Zalberg

    Un roman dur, poignant, qui prend aux tripes. Carole Zalberg, dont je découvre ici la plume, nous raconte l'enfer vécu par Marie, une adolescente de treize ans, enlevée, séquestrée, violée par Edouard pendant trois ans. Une parodie d'amour pour ce monstre, on tremble et on frémit au fil des...
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    Un roman dur, poignant, qui prend aux tripes. Carole Zalberg, dont je découvre ici la plume, nous raconte l'enfer vécu par Marie, une adolescente de treize ans, enlevée, séquestrée, violée par Edouard pendant trois ans. Une parodie d'amour pour ce monstre, on tremble et on frémit au fil des pages qui mettent en scène alternativement ces deux personnages, plus les parents de la petite Marie qui ne renoncent pas à retrouver leur petite fille vivante. Un destin de femme meurtrie qui se réveille d'un passé terrible où rôde la violence des hommes.

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