Arthur Dreyfus

Arthur Dreyfus

Né le 4 juin 1986 à Lyon, Arthur Dreyfus est un écrivain, journaliste et scénariste français. Fils de l’écrivaine Isabelle Kauffmann, il est diplômé d’un master de marketing et communication. Avant de commencer sa carrière d’auteur, Arthur Dreyfus est comédien et magicien. En 2010 parait son prem...

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Né le 4 juin 1986 à Lyon, Arthur Dreyfus est un écrivain, journaliste et scénariste français. Fils de l’écrivaine Isabelle Kauffmann, il est diplômé d’un master de marketing et communication. Avant de commencer sa carrière d’auteur, Arthur Dreyfus est comédien et magicien. En 2010 parait son premier roman, La Synthèse du camphre, qui s’inspire de la vie de son grand-père déporté. Ce livre est un succès : il remporte notamment le Prix de la Plume d’or. En parallèle à l’écriture de ses romans, Arthur Dreyfus participe à de nombreux projets artistiques collectifs. Il prend ainsi part au recueil de nouvelles Noël, quel bonheur ! et à la réédition d’un album de Jacques Higelin en 2013.

En plus de ses activités littéraires, Arthur Dreyfus travaille pour le cinéma et la télévision en écrivant des scénarios et en réalisant un court-métrage, Isabelle H. L’écrivain prête également sa plume à différents magazines tels que Positif ou Madame Figaro et anime différentes émissions de radio depuis 2011.

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Avis (31)

  • Couverture du livre « Sans Véronique » de Arthur Dreyfus aux éditions Gallimard

    Henri-Charles Dahlem sur Sans Véronique de Arthur Dreyfus

    Méfiez-vous des écrivains. Ils peuvent faire leur miel d’une situation banale et, sans le savoir, vous vous retrouvez au cœur d’un roman passionnant. À entendre Arthur Dreyfus, venu présenter son nouveau livre la semaine passée à Mulhouse, la scène d’ouverture de Sans Véronique s’est déroulée...
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    Méfiez-vous des écrivains. Ils peuvent faire leur miel d’une situation banale et, sans le savoir, vous vous retrouvez au cœur d’un roman passionnant. À entendre Arthur Dreyfus, venu présenter son nouveau livre la semaine passée à Mulhouse, la scène d’ouverture de Sans Véronique s’est déroulée exactement telle que décrite : assis dans le métro, il croise le regard d’un couple au moment où le mari et la femme se quittent. Ils sont à l’âge de la retraite, mais leur amour ne semble pas usé. Dans leurs gestes, dans leur attitude, on sent l’affection qu’ils se portent.
    Ils s’appellent Véronique et Bernard. Elle est caissière à Intermarché, il est plombier. Sils se retrouvent sur la ligne 11, c’est parce que Véronique part pour la Tunisie. Ses patrons lui ont offert une semaine en Tunisie, «ça ne valait sans doute pas une fortune à l’échelle d’Intermarché, mais ils l’avaient fait, c’était important de retenir la gentillesse, avait souligné Véronique, parce que c’est pas tous les jours.»
    Huit jours, cela passe vite. Mais en rentrant chez lui, Bernard a immédiatement senti le vide, cherché à le compenser en «s’occupant». Pas avec sa maquette de train miniature, mais en allant se promener du côté des prostituées. À son retour, il constate que son épouse et sa fille Alexia ont cherché à le joindre et que ses deux heures d’absence ont déjà semé un vent de panique, sa fille s’apprêtant même à signaler sa disparition à la police.
    Le temps de rassurer tout le monde, il se seul chez lui, entouré de ses chiens. Il fait le constat amer que la voix, la présence de Véronique lui manque. Aussi est-il déjà psychologiquement fragilisé quand le Ministère des Affaires étrangères l’appelle pour lui apprendre dans ce jargon diplomatique que sa femme figure parmi les victimes de l’attentat qui vient d’être perpétré en Tunisie.
    Tout s’effondre. Après l’incrédulité, il faut bien se rendre à l’évidence, suivre le policier venu l’escorter jusqu’à la cellule de crise du quai d’Orsay. Se retrouver avec les autres familles, avec Alexia, avec cette douleur d’autant plus incompréhensible qu’elle frappe la plus innocente des victimes.
    Arthur Dreyfus divise alors son roman en deux, nous offrant de suivre ces deux trajectoires qui n’auraient jamais dû se rencontrer, celle de Véronique et celle de Seifeddine. Le jeune tunisien qui rêvait d’un avenir meilleur et qui, comme son frère, travaille bien à l’école, rêve de liberté, d’un «océan de désirs». Ses professeurs le voient déjà ingénieur, il fait la connaissance de Sophie, une étudiante Belge spécialiste du pilotage des réseaux industriels avec laquelle il goûte à l’amour et échafaude des rêves d’avenir.
    Mais alors comment va-t-il basculer dans le terrorisme ? À cette question cruciale, on serait tenté de répondre Inch’Allah, tant les circonstances qui font basculer un jeune vers le terrorisme tiennent – dans ce cas-ci – du destin et de circonstances fortuites. Le frère de Seifeddine est foudroyé lors d’un orage, ce qui entraîne un fort traumatisme et une remise en cause de sa manière de vivre. Ajoutons un refus de visa pour la Belgique et on y trouvera le ferment d’une révolte attisée d’une part par un sentiment de trahison, car Sophie ne lui répond plus, et d’autre part par les «amis» de la mosquée qui sentent le jeune homme prêt à devenir le prochain martyr de leur cause. Son professeur de mathématiques et son père vont bien essayer de le raisonner, mais déjà Seifeddine est «hors de portée», prêt à « frapper l’Occident dans son cœur, là où on insultait le plus effrontément la culture musulmane, dans un hôtel pour Blancs, une station balnéaire où les femmes se dénudaient, où les Tunisiens étaient réduits en esclavage, témoins forcés d’actes de mécréance ».
    La grande force du roman tient dans le parallèle fait par l’auteur entre cette dérive et celle de Bernard, lui aussi est bientôt «hors de portée». Après la prostration, l’hébétude, vient cette envie d’agir qu’il va assouvir en prenant un billet pour la Turquie et de là partir se venger en Syrie.
    Bien loin de toute propagande ou d’une démonstration manichéenne, Arthur Dreyfus met le doigt sur le point le plus sensible… et ne nous laisse guère d’illusions sur l’évolution du conflit. La violence va continuer d’entraîner la violence. Le terrorisme va perdurer. Cette tragédie contemporaine est éclairante.
    http://urlz.fr/4O2i

  • Couverture du livre « Sans Véronique » de Arthur Dreyfus aux éditions Gallimard

    Isabelle PURALLY-BOISSEL sur Sans Véronique de Arthur Dreyfus

    Le nouveau roman d’Arthur Dreyfus est une plongée dans notre 21ème siècle. L'auteure s'empare des questions qui bousculent et questionnent le monde d'aujourd'hui et la société française en particulier : la guerre contre le terrorisme et la radicalisation.

    Tout commence comme une belle...
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    Le nouveau roman d’Arthur Dreyfus est une plongée dans notre 21ème siècle. L'auteure s'empare des questions qui bousculent et questionnent le monde d'aujourd'hui et la société française en particulier : la guerre contre le terrorisme et la radicalisation.

    Tout commence comme une belle histoire, celle de Bernard et Véronique, un couple sans histoire, uni par un amour fou, presque fusionnel.
    Lui est artisan plombier, elle caissière de supermarché vient de recevoir comme cadeau de départ à la retraite, un séjour d’une semaine au soleil Tunisien qu’elle va partager avec une amie.

    Ils se séparent dans le métro parisien. Lui va retrouver son quotidien, ses chiens, son travail. Et elle, une liberté qui l’effraie presque.

    Dans la première partie, l’auteur passe au crible ces vies sans importance, où le quotidien est fait de ces petits riens, tellement ordinaires, mais qui parfois portent le nom de bonheur.

    Le roman bascule lorsqu’une voix anonyme apprend à Bernard que Véronique fait partie des victimes de l’attentat qui vient d’être perpétré sur la plage de Sousse en ce 26 juin 2015.
    Le récit va suivre parallèlement le calvaire de Bernard, qui face à l’horreur décide de se venger et d’en tuer « au moins un ».
    L’auteur s’attarde également sur le profil du terroriste et essaie de comprendre comment un jeune étudiant brillant peut devenir un tueur.
    En s’emparant d’un sujet aussi délicat, Arthur Dreyfus a sans aucun doute pris un énorme risque, mais il le fait magistralement.
    Les phrases sont longues, jusqu’à six ou sept pages, mais le style est fluide et ce procédé d’écriture parfaitement maîtrisé, ne m’a à aucun moment paru pesant.

  • Couverture du livre « Correspondance indiscrète » de Dominique Fernandez et Arthur Dreyfus aux éditions Grasset Et Fasquelle

    PIERRE DARRACQ sur Correspondance indiscrète de Dominique Fernandez - Arthur Dreyfus

    C'est Dominique Fernandez qui lance le débat de cette correspondance entre les deux auteurs, qu'une soixantaine d'années séparent, avec cette phrase, également sous-titre de ce livre : "Quel bonheur de vivre aujourd'hui!". Il fait référence à l'homosexualité qui, en 2016, peut se vivre, en...
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    C'est Dominique Fernandez qui lance le débat de cette correspondance entre les deux auteurs, qu'une soixantaine d'années séparent, avec cette phrase, également sous-titre de ce livre : "Quel bonheur de vivre aujourd'hui!". Il fait référence à l'homosexualité qui, en 2016, peut se vivre, en France, de façon normale, malgré les cris de quelques extrémistes d'un autre âge. Du coup, les échanges vont surtout tourner autour d'une thématique gay, de sa représentation en littérature et par extension, quand même, de la manière de parler du sexe lorsque l'on est écrivain. Tout dire de façon cru ? Poétiser comme Jean Genet ? User de métaphores comme beaucoup quitte à paraître désuet ou pédant ? Les deux hommes font feu de tout bois, ne lâchant rien, rebondissant avec brillance sur les propos de l'autre. Ils vont digresser aussi, empoignant d'autres sujets avec finesse et pertinence. Même si parfois cet échange a des allures surannées à cause de l'évocation d'auteurs un peu vieillis ou trop sages ( Montherlant, Martin du Gard, ...), qu'il est bon de passer des heures en compagnie d'esprits aussi érudits et libres, faisant partager sans pudeur et sans fioriture leur points de vue, leur vision du sexe, donc du monde. Cette correspondance indiscrète est une oasis d'intelligence dans un monde de brutes, signe que,oui, aujourd'hui, c'est un bonheur de vivre dans un époque, un pays, qui permet la parution d'un tel ouvrage.

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