Alain Mabanckou

Alain Mabanckou

Romancier, poète, essayiste, né en 1966 à Pointe-Noire (Congo-Brazzaville), Alain Mabanckou est l'auteur d’une vingtaine de romans traduits dans une quinzaine de langues. Verre Cassé (Seuil, 2005) l’a révélé au grand public, et il a obtenu le prix Renaudot avec Mémoire du porc-epic (Seuil, 2006).  Il a été élu à la Chaire de Création artistique du Collège de France (2015-2016) et vit aux Etats-Unis où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie-Los Angeles (USA). Son dernier livre Le Monde est mon langage est paru en septembre 2016 (Grasset)


Crédit photo : © Hermance Triay

Romancier, poète, essayiste, né en 1966 à Pointe-Noire (Congo-Brazzaville), Alain Mabanckou est l'auteur d’une vingtaine de romans traduits dans une quinzaine de langues. Verre Cassé (Seuil, 2005) l’a révélé au grand public, et il a obtenu le prix Renaudot avec Mémoire du porc-epic (Seuil, 2006).  Il a été élu à la Chaire de Création artistique du Collège de France (2015-2016) et vit aux Etats-Unis où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie-Los Angeles (USA). Son dernier livre Le Monde est mon langage est paru en septembre 2016 (Grasset)


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Avis (92)

  • Couverture du livre « Petit piment » de Alain Mabanckou aux éditions Points

    0.2

    eva muñoz sur Petit piment de Alain Mabanckou

    Une fois n’est pas coutume, c’est grâce à Lecteurs.com que je découvre un auteur que je ne connaissais que de nom : Alain Mabanckou (j’avais lu sa préface du très fort Une colère noire ; Lettre à mon fils mais aucun de ses romans).
    Et quelle découverte !
    J’ai passé un vrai beau moment de...
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    Une fois n’est pas coutume, c’est grâce à Lecteurs.com que je découvre un auteur que je ne connaissais que de nom : Alain Mabanckou (j’avais lu sa préface du très fort Une colère noire ; Lettre à mon fils mais aucun de ses romans).
    Et quelle découverte !
    J’ai passé un vrai beau moment de lecture, grâce à ce roman foisonnant, luxuriant pourrais-je dire, au rythme emmené et presque joyeux, malgré la thématique de départ assez tragique. En effet, le narrateur prénommé Tokumisa Nzambe po Mose yamoyindo abotami namboka ya Bakoko (qui signifie en lingala : « rendons grâce à dieu le Moïse noir est né sur la terre des ancêtres » … Rien de moins !), puis Moïse, puis Petit Piment, nous conte avec une bonhommie désarçonnante son arrivée au monde et de quoi sera fait son enfance et son adolescence (jusqu’à une bonne partie de sa vie d’adulte finalement) : abandonné une semaine après sa naissance, il est recueilli dans un orphelinat de Loango par le prêtre Papa Moupelo, celui-là même qui lui a donné ce drôle de nom à rallonge. Personnage qui façonnera le héros et aura un rôle essentiel dans sa vie mais dont il devra se séparer, de la même manière qu’il finira par quitter son meilleur ami Bonaventure Kokolo. On le suit donc de l’orphelinat jusqu’aux rues menaçantes de Pointe-Noire, en passant par la maison close de sa nouvelle protectrice, véritable mère maquerelle Zaïroise « Maman Fiat 500 ». Le lecteur suit donc les intrigues et autres rebondissements de ce Petit Piment avec grand plaisir –et un sourire au coin des lèvres-, découvrant en filigrane l’histoire contemporaine du Congo : l’indépendance, la révolution socialiste, la corruption, les conflits ethniques, la pauvreté, la condition des femmes, tout cela à travers des personnages tous plus truculents les uns que les autres, émouvants, étonnants, cruels, empruntant parfois au réalisme magique d’un Gabriel García Marquez.
    Vous aussi, laissez-vous séduire par ce beau récit initiatique à la langue simple mais si riche, humble, drôle et pétillante parfois, désarmante de sincérité et de dureté aussi, toute faite de poésie et d’inventivité.
    De mon côté, je suis ravie de cette excellente découverte ! Et me replongerai avec plaisir dans un autre de ses romans.
    (chronique qui vient de mon blog : https://unbouquindanslapocheblog.wordpress.com/2017/11/21/petit-piment-alain-mabanckou/ )

  • Couverture du livre « Petit piment » de Alain Mabanckou aux éditions Points

    0.2

    Tassa All sur Petit piment de Alain Mabanckou

    Petit Piment est comme son titre l'indique un petit roman, petit, bref et concis mais intense. Il se lit comme on lirait un conte mais pourtant c'est un conte bien sombre et obscur dans l'Afrique noire que choisit de nous raconter l'auteur. A travers ce roman nous rencontrons des personnages que...
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    Petit Piment est comme son titre l'indique un petit roman, petit, bref et concis mais intense. Il se lit comme on lirait un conte mais pourtant c'est un conte bien sombre et obscur dans l'Afrique noire que choisit de nous raconter l'auteur. A travers ce roman nous rencontrons des personnages que je qualifierai de très "dickensiens". En effet, à la manière d'un Dickens, Alain Mabanckou fait le portrait et le récit de la vie d'un petit garçon de l'orphelinat jusqu'à sa vie d'adulte dans les bas-fonds de Pointe-Noire. Nous suivons donc les aventures de Petit Piment et sa vie tumultueuse.

    Même si j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire car j'ai un moment cru que l'auteur allait nous entraîner dans une sorte de fiction politico-historique, j'ai rapidement apprécié la suite...

    La force du roman c'est sa galerie de personnages, tous uniques et intrigants, tous attachants, de la femme qui s'occupe de Petit Piment à l'orphelinat en passant par la prostituée du quartier Trois-Cents, mais aussi les curieux personnages tels que les jumeaux avec qui Petit Piment prend la fuite, le voisin de Petit Piment, ou l'émouvant compagnon d"orphelinat qui attend qu'un avion vienne le chercher ... et puis le docteur qui le persuade qu'il est atteint d'un déficit en vitamine B1.

    D'ailleurs ce roman, outre le fait qu'il s'agit d'une sorte de Dickens africain plus joyeux et plus doux est aussi un roman sur la folie et la marginalité. Car Petit Piment se retrouve handicapé par l'oubli. Il ne connaît plus son vrai nom et il ignore ce qu'il faisait avant. C'est un bel éloge de la folie que nous donne à lire Alain Mabanckou.

    Cela m'a fascinée car il n'y a pas longtemps j'ai lu En attendant Bojangles, très beau roman sur la folie, la vie de paria, l'amour. Ici les mots clés sont aussi presque les mêmes. On apprend qu'on ne choisit pas sa famille mais qu'on choisit ses ami(e)s. Alain Mabanckou réussit le pari de dénoncer la société de Pointe-Noire à une certaine époque, entre corruption, révolution socialiste et pauvreté, tout en rendant agréable la lecture de cette fable. Cela m'a aussi rappelé le très bon roman " L'Olympe des infortunes" de Y.Khadra.

    J'ai été amusée et touchée par cette histoire, qui, sous la plume de l'auteur, prend une tonalité non pas dramatique, mais légère et édulcorée.

  • Couverture du livre « Le sanglot de l'homme noir » de Alain Mabanckou aux éditions Points

    0.25

    Marie-Amélie Huard de Jorna sur Le sanglot de l'homme noir de Alain Mabanckou

    Que signifie être noir ou être blanc ? Que signifie être citoyen français ou américain ? La couleur détermine-t-elle le sentiment d'appartenance à une nation ? "Le sanglot de l'homme noir" est une histoire parmi d'autres, de ces histoires qui racontent la position que l'homme noir voudrait avoir...
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    Que signifie être noir ou être blanc ? Que signifie être citoyen français ou américain ? La couleur détermine-t-elle le sentiment d'appartenance à une nation ? "Le sanglot de l'homme noir" est une histoire parmi d'autres, de ces histoires qui racontent la position que l'homme noir voudrait avoir dans les pays occidentaux, la place qu'il imagine être celle des Noirs américains tandis qu'en France il ne peut y avoir qu'un esprit de révolution nécessaire. Dans une autre histoire les Français à l'étranger deviennent plus tolérants vis-à-vis des autres Français, qu'ils soient blancs ou surtout noirs. Toutes ces questions trouvent des réponses dans ces histoires qui n'en sont pas, car il faut les considérer comme des essais, un travail philosophique, historique et social au service d'une narration dynamique illustrée par l'expérience de l'auteur qui tout en prenant note des situations qu'il croise au quotidien, à Paris ou ailleurs, réfléchit à la définition de la place de l'homme noir dans la société. Quelle place souhaite-t-il ? Que retient-il de l'Histoire ? Subit-il celle que l'homme blanc a lui créé ou préfère-t-il nier sa propre Histoire ? Les différents récits prennent racine dans des textes tels "L'esprit des lois" de Montesquieu transposés dans une réflexion très contemporaine. Le ton est dynamique marqué d'un humour à la fois subtilement ironique et grave, si ancré dans l'expérience du vécu. Une expérience de lecture enrichissante que je ne manquerai pas de recommander. Merci à Lecteurs.com de m'avoir fait découvrir mon premier livre d'Alain Mabanckou.

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  • Autour d'un verre à bord de l'Orient Express avec Alain Mabanckou

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