Une maison parmi les arbres

Couverture du livre « Une maison parmi les arbres » de Julia Glass aux éditions Gallmeister
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallmeister
  • EAN : 9782351781821
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Le jour où l'auteur vénéré de livres pour enfants Morty Lear meurt accidentellement dans sa maison du Connecticut, il lègue à Tomasina Daulair sa propriété et la gestion de son patrimoine artistique. Au fil des années, Tommy était devenue à la fois son assistante, sa confidente et le témoin de... Voir plus

Le jour où l'auteur vénéré de livres pour enfants Morty Lear meurt accidentellement dans sa maison du Connecticut, il lègue à Tomasina Daulair sa propriété et la gestion de son patrimoine artistique. Au fil des années, Tommy était devenue à la fois son assistante, sa confidente et le témoin de sa routine quotidienne, mais aussi des conséquences émotionnelles de son étrange jeunesse et de sa relation passionnelle avec un amant emporté par le sida.
Lorsqu'un célèbre acteur engagé pour incarner Morty à l'écran se présente pour une visite prévue peu de temps avant la mort de l'écrivain, Tommy et lui sont amenés à fouiller le passé de Morty. Tommy s'interroge alors : connaissait-elle vraiment cet homme dont elle a partagé la vie durant plus de quarante ans ?

Ce roman compose une fresque délicate sur les blessures de l'enfance qui ne se referment jamais tout à fait. Seule les atténue la plume tendre et subtile de Julia Glass, lauréate du prestigieux National Book Award.

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  • Mort Lear est un auteur, à succès, de livres pour enfants. Tomasina Daulair, rencontrée dans un parc avec son frère quand elle était petite, est devenue son assistante-gouvernante-confidente, toujours présente depuis 25 ans, quitte à s’oublier de vivre. Nicholas Greene, acteur en vogue, nouvelle...
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    Mort Lear est un auteur, à succès, de livres pour enfants. Tomasina Daulair, rencontrée dans un parc avec son frère quand elle était petite, est devenue son assistante-gouvernante-confidente, toujours présente depuis 25 ans, quitte à s’oublier de vivre. Nicholas Greene, acteur en vogue, nouvelle coqueluche du cinéma, a été choisi pour jouer le rôle de Mort Lear dans un biopic, version émotionnelle. Merry envisage, quant à elle, de créer un musée, qui s’annonce lucratif, en l’honneur de l’œuvre de Mort Lear.
    Mais avant que tous ces glorieux projets ne se concrétisent, Mort Lear meurt accidentellement en voulant dégager une branche coincée dans le toit de sa « maison parmi les arbres ». Et les différents plans s’en trouvent quelque peu ébranlés.

    Nous suivons, au fil des pages, les 1ers jours et semaines après le décès de Mort, la relation de chacun avec lui, avec des retours en arrière pour évoquer sa vie de manière rétrospective et mieux le connaître. L’empreinte du passé façonne et participe à la construction et l’évolution de chacun.
    L’histoire se déroule doucement, avec de nombreuses descriptions précises, permettant de s’imaginer la maison, les protagonistes et leurs émotions, et d’avancer longtemps dans l’ouvrage sans que des éléments exceptionnels ne se soient réellement présentés. Mais le peu de rebondissements ne donne pas une impression de longueur ou d’inutilité des descriptions.

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  • La maison parmi les arbres, dans le Connecticut, n'est autre que le maison de Mort Lear, célèbre auteur de livres pour enfants. le livre s'ouvre quelques jours après la mort accidentelle de l'écrivain.

    Il lègue cet écrin de verdure et la lourde gestion de son colossal patrimoine artistique à...
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    La maison parmi les arbres, dans le Connecticut, n'est autre que le maison de Mort Lear, célèbre auteur de livres pour enfants. le livre s'ouvre quelques jours après la mort accidentelle de l'écrivain.

    Il lègue cet écrin de verdure et la lourde gestion de son colossal patrimoine artistique à Tomasina Daulair. En effet, Tommy est sa seule famille. Engagée en tant qu'assistante, elle est devenue au fil des années, des décennies, la confidente et l'amie du grand homme. Travailleuse de l'ombre qui n'aura de cesse d'épauler, d'aider, de conseiller l'écrivain. Une relation platonique s'installe, elle lui sera dévouée jusqu'à la fin.

    Mort Lear est donc le pilier de ce roman, le point commun entre trois autres personnages principaux que le lecteur va découvrir.

    Tout d'abord, Tommy, bien évidemment. De nombreux flash-back nous permettent de plonger dans son passé, en commençant par la rencontre avec Morty, lorsqu'elle était enfant. Le lecteur et Tommy font également la connaissance Nicholas Greene (Nick), séduisant acteur oscarisé, qui doit tenir le rôle de Morty dans un biopic qui est en train d'être tourné. Pour ce faire, il avait échangé de nombreux mails avec l'auteur . Lors de cet échange, l'écrivain s'était confié, notamment à propos d'un traumatisme d'enfance dont il avait déjà parlé à un journaliste, mais il semble que la vérité serait toute autre … Ils n'auront jamais l'occasion de se rencontrer. Nick décide tout de même de se rendre dans cette maison, afin de découvrir l'envers du décor en plongeant dans l'intimité de l'artiste disparu.

    Tommy et lui vont être amenés à fouiller dans le passé de Morty, à sortir les vieux cadavres du placard. Tommy connaissait-elle réellement cet homme dont elle partagé la vie durant près de trente ans ?

    Enfin, un troisième personnage entre en scène : Meredith Galarza (Merry),conservatrice dans un musée, et amoureuse de Morty et de son oeuvre, projette d'exposer son travail. L'artiste avait promis de lui faire don de plusieurs illustrations originales, d'albums, et de divers objets issus de sa collection, sauf que le testament ne semble pas aller dans ce sens.
    Outre ces personnages principaux, il y a de nombreux personnages secondaires qui ont leur importance, dont Soren, l'amant de Morty, qui sera emporté par le Sida.

    On comprend rapidement que de nombreux secrets sont enfouis et menacent d'être révélés à tout instant. Que peut cacher cette maison parmi les arbres, cet écrin de verdure idyllique et paradisiaque ? Que s'est-il passé dans ce huis-clos édénique ? Surtout, qui était réellement Mort Lear ?
    Le talent de Julia Glass réside dans sa façon de raconter cette histoire. En effet, le style est captivant et l'auteure nous fait découvrir des vies singulières, humaines, touchantes. Tous semblent être marqués par des blessures qui ne sont pas refermées, par des traumatismes d'enfance, par la figure maternelle. Les nombreux retours en arrière nous permettent de découvrir tous ces personnages, individuellement, et sans que le lecteur ne soit jamais égaré. le récit reste fluide, et ce malgré les quelques 450 pages.

    Ce qu'il faut retenir ? Une plume délicate qui explore brillamment l'âme humaine, les sentiments et passions propres à chaque individu, et les rémanence des blessures de l'enfance qui semblent dicter chaque vie, chaque parcours.

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  • « Une maison parmi les arbres » est un roman dont le personnage de Morty Lear s'inspire de Maurice Sendak. Cependant, il faut vraiment bien connaître sa vie pour y voir les références. J'étais très curieuse de le lire car j'aime particulièrement ses albums.

    Morty Lear, auteur et illustrateur...
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    « Une maison parmi les arbres » est un roman dont le personnage de Morty Lear s'inspire de Maurice Sendak. Cependant, il faut vraiment bien connaître sa vie pour y voir les références. J'étais très curieuse de le lire car j'aime particulièrement ses albums.

    Morty Lear, auteur et illustrateur jeunesse à succès vient de décéder dans un accident. Tomasina son assistante qui vivait chez lui et le connaissait depuis de nombreuses années, va découvrir qu'elle hérite de sa grande maison mais aussi de la gestion de son patrimoine artistique. Elle était devenue amie avec l'auteur, avait noué une relation forte et le connaissait mieux que quiconque. Au fil du temps, elle était devenue indispensable à Morty. Elle a mis sa vie totalement de côté par choix pour travailler pour lui. Elle va devoir s'occuper de la succession, prendre des décisions. Elle va s'interroger sur les choix qu'elle prend, car elle ne sait pas si elle respecte les décisions de Morty.
    Un biopic doit être réalisé sur la vie de Morty, et l'acteur qui jouera ce rôle entretenait une correspondance avec Morty avant sa mort. Il souhaite rencontrer Tomasina avant le tournage afin de mieux le connaître. Elle va alors accepter de recevoir l'acteur principal du film. Ils vont tous les deux se replonger dans le passé de l'écrivain et faire des découvertes qui vont amener Tomasina à se demander si elle connaissait vraiment l'auteur.
    Le lecteur découvre la vie de Morty Lear (sa relation tumultueuse avec un homme s'appelant Soren qui décédera du sida, son enfance et ses blessures) à travers les personnages qui gravitaient autour de lui. Morty était un homme complexe et sa vie n'était pas aussi lisse qu'elle le laissait penser.

    « Une maison parmi les arbres » aborde la maladie, la peur de la solitude, le deuil de la personne aimée. C'est un livre très profond qu'il faut savoir apprécier car le rythme est plutôt lent. Il y a cependant beaucoup de douceur et de délicatesse dans l'écriture de Julia Glass, ses personnages sont très attachants car ils sont humains.
    J'ai apprécié ce livre dans lequel l'auteure réussie à donner envie à ses lecteurs de découvrir les différents albums de son personnage principal qui n'existent malheureusement pas.

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  • C'est une maison parmi les arbres, au cœur du Connecticut  dans laquelle s'est réfugié Morty Lear, considéré par beaucoup comme le plus grand auteur-illustrateur jeunesse du XXème siècle ! Mais suite à un banal accident domestique, il trouve tragiquement la mort.
    p.14 : " Tommy n'a jamais douté...
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    C'est une maison parmi les arbres, au cœur du Connecticut  dans laquelle s'est réfugié Morty Lear, considéré par beaucoup comme le plus grand auteur-illustrateur jeunesse du XXème siècle ! Mais suite à un banal accident domestique, il trouve tragiquement la mort.
    p.14 : " Tommy n'a jamais douté que Morty serait généreux avec elle, mais elle ignorait qu'il lui léguerait la maison et tout ce qui l'entoure ; et encore moins qu'il ferait d'elle son exécuteur littéraire. "
    Tomasina Daulair (alias Tommy) était l'assistante de Morty depuis plusieurs dizaines d'années. Dans l'ombre de l'écrivain, elle n'était ni sa femme ni sa compagne puisque Morty avait d'autres préférences.
    p 180 : " Elle arrivait même à se consoler avec la certitude d'être en présence d'un homme beau et talentueux qui la connaissait bien et la traitait avec gentillesse, même affection. Si Morty avait été attiré par les femmes, peut-être, malgré leur écart d'âge, se seraient-ils mariés. "
    Mais elle vivait avec lui, dans l'abnégation, entièrement dévouée, souvent dans l'incompréhension de son entourage.
    p. 235 : " Tommy savait en effet que, lorsqu'on vit avec un artiste, l'artiste est incapable de laisser son travail de côté sur son bureau ou dans un attaché-case. L'esprit est le bureau, l'âme ou le cœur l'attaché-case. "
    Mais cette complicité autant professionnelle que personnelle, date de très longtemps. Une époque où Tommy emmenait son petit frère Dani jouer dans le parc de Greenwich Village...L'artiste lui avait alors demandé l'autorisation de réaliser un portrait de Dani, sans imaginer qu'il deviendrait l'icône d'un des plus grand succès de littéraires de Morty.
    Mais ce matin, Tommy est épouvantablement inquiète et un brin sur la défensive à l'idée de recevoir Nicholas Greene, l'acteur britannique pressenti pour jouer le rôle de Morty dans un biopic, projet encouragé par ce dernier de son vivant. Leur correspondance avait aidé l'acteur à comprendre le personnage qu'il allait être amené à incarner, mais il avait besoin de se rendre sur place, malgré les circonstances, pour s'imprégner totalement du personnage et des lieux.
    p 343 : " Il vient vaguement à l'esprit de Tommy que Nick a comme une fragilité enfantine, une aura à la Peter Pan qui pourrait expliquer pourquoi Morty est tombé sous son charme. "
    En effet, les deux hommes avaient en commun les blessures d'une enfance délicate.
    p. 130 : " [...] Nick a tourné une clé dans la psyché de Mort Lear. Et, à vrai dire, Lear en a tourné une dans la sienne. Séparés par une quarantaine d'années, un océan et une grande partie d'un continent, ils ont eu des enfances étonnement semblables, du moins du point de vue de l'essence émotionnelles. "

    Le succès de ce roman réside, pour ma part, dans la manière dont Julia Glass retranscrit la part d'ombre et de lumière que constitue la vie d'un artiste. Seul le lecteur va connaître au fil du récit, l'intégralité de la complexité du personnage.
    Malgré un certain effort à entrer dans le roman, de par la multitude d'informations délivrées au démarrage de la lecture, celle-ci devient rapidement fluide, une fois le contexte posé. Chaque personnage a finalement une part d'ambiguïté à laquelle on s'attache et on se lie.
    Je suis tombée sous le charme d'une écriture au style très "british", avec un brin humour subtil, une jolie dose de délicatesse, et un grand travail descriptif sur l'aspect psychologique des personnages.
    Il est trop rare que soit également mis en lumière le travail des traducteurs, c'est pourquoi je tiens tout particulièrement à souligner ici celui de Josette Chicheportiche, qui contribue, sans conteste, au succès  de ce roman !

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  • Ce livre, qui fait partie de la rentrée littéraire 2018 est : « Une maison parmi les arbres » de Julia Glass avec la traduction de Josette Chicheportiche. D’ailleurs, je trouve qu’on ne mentionne pas assez le travail des traducteurs car il est très important. D’eux, dépend souvent l’intérêt que...
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    Ce livre, qui fait partie de la rentrée littéraire 2018 est : « Une maison parmi les arbres » de Julia Glass avec la traduction de Josette Chicheportiche. D’ailleurs, je trouve qu’on ne mentionne pas assez le travail des traducteurs car il est très important. D’eux, dépend souvent l’intérêt que l’on porte à l’ouvrage.
    Quant à la maison d’éditions Gallmeister, elle est vraiment intéressante et j’ai eu la chance, plusieurs fois, d’en rencontrer des écrivains. Ici je fais la connaissance de l’une par son livre.

    Cette maison parmi les arbres, c’est celle de Morty Lear, dans le Connecticut, un écrivain de livres pour la jeunesse. Mais un jour, bien imprudemment : « Morty s’était hissé par une fenêtre à l’étage sur le toit très incliné au-dessus de la véranda fermée, résolu à retirer une branche tombée de l’érable patriarche, son préféré parmi tous les vieux et beaux arbres pour lesquels il avait acheté la propriété – un arbre qu’il avait reproduit maintes et maintes fois dans ses livres. » (pages 16/17).
    Qu’arrive-t-il ? Eh oui, Morty tombe dans le jardin et décède.

    Son assistante, sa compagne de tous les jours (en tout bien tout honneur car Morty est homosexuel), Tomasina Daulair (surnommé Tommy), est en fait une sorte de gouvernante – gérante – secrétaire – une femme indispensable, est désignée comme l’héritière aussi bien de sa propriété que de son œuvre.
    Une grande partie de l’ouvrage concerne ce bien particulier personnage qu’a été Morty avec des souvenirs, des retours en arrière…
    Tommy fait aussi la connaissance de Nicholas Greene (Nick), un séduisant acteur qui a en vue un rôle le représentant justement en Morty.
    Tommy va fouiller dans le passé de son ancien employeur – bienfaiteur qui a vécu une relation amoureuse tragique avec Soren, sa grande passion mais qui se retrouve atteint par la Sida.

    Julia Glass joue avec de nombreux flashbacks : « 1972 – Tomasina avait douze ans quand elle décida qu’elle préférait être Tommy. (…) Sa mère l’appelait une « non-conformiste obstinée », laissant manifestement entendre que la singularité de sa fille lui plaisait.
    - Je suis une iste, moi aussi, disait-elle. Une féministe gauchiste optimiste activiste ! » (page 91).

    La première rencontre entre Tommy et Morty avait eu lieu alors qu’elle était une enfant et jouait avec son frère Dani dans un jardin pendant que Morty « croquait » le petit garçon : « Dessinez Dani si vous en avez envie. Mais seulement ici. » (page 97). Quelques années plus tard elle le rencontre à nouveau et il lui avoue qu’il est devenu très riche. Alors : « Comment pourrais-je vous remercier, madame Tomasina Daulair ? Demandez-moi une faveur et je vous l’accorde. (…) Avant qu’elle ne puisse se retenir, elle lâcha :
    - M’aider à trouver un travail ? » (page 109). Et voilà comment elle se retrouve embauchée par le célébrissime écrivain.

    En fouillant dans le passé de son bienfaiteur, Tommy découvre qu’il a connu un grand traumatisme dans « l’abri de jardin » dont il ne veut pas parler. Il est un écrivain bien admiré mais cache bien des secrets.
    Quant à Nick qui avait échangé quelques e-mails avec Morty en vue de son film, va devenir très ami avec Tommy et va même loger dans cette maison où il ne va pas se gêner pour fouiner mais aussi par se rendre indispensable avec ses nombreux talents.
    On ressent bien le suspens avec cette maison au milieu des arbres car on l’a compris, il y a des non-dits.
    On fait aussi la connaissance de Merry, conservatrice d’un musée où une partie sera dédiée à l’œuvre de Morty.
    On apprend aussi que Tommy avait demandé à Morty de la laisser « déployer ses ailes », ce à quoi Morty avait eu une réaction violente en refusant catégoriquement. Il a absolument d’elle et c’est là qu’il lui révèle que son amant, Soren, qu’il est très malade car il est atteint par le Sida : « Vous êtes irremplaçable, déclara-t-il. Je vous aime d’un amour égoïste et totalement injuste envers vous, Tommy, mais si vous devez me quitter, je vous en prie, accordez-moi un peu de temps. S’il vous plaît, juste... » (page 302).
    C’est en page 170 que l’on apprend ce qui s’est réellement passé dans le fameux abri de jardin, un traumatisme qu’il a gardé toute sa vie (mais c’est top secret).

    Le talent de Julia Glass réside dans sa façon de raconter cette histoire dramatique – sa façon de jouer avec nos nerfs et notre impatience de savoir comment tout cela va se terminer – sa façon de laisser filer les informations (celles que recherchent Tommy et Nick). Les pages se tournent pour en arriver à un final bien touchant après de nombreux rebondissements, des surprises qui vont se succéder en nous faisant part de certaines blessures qui peuvent sembler infimes mais qui, en réalité peuvent marquer à jamais une vie.

    Le récit est tellement fluide qu’il se lit bien aisément et presque d’une traite. Mais attention, le livre comporte 460 pages et c’est alors un risque de nuit blanche.

    J’ai bien aimé, dans les « Remerciements » cette phrase : « Gayle Grader, à toi aussi. Tu m’as offert le plus beau mantra dont peut rêver un écrivain (ou n’importe qui d’ailleurs) : Surprends-toi. »

    C’est ce qu’elle a fait avec son style délicat et touchant qui va au plus profond de l’âme des êtres humains.

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  • Explorateurs de la rentrée littéraire 2018 – Ma chronique:

    Julia Grass aime sonder les âmes et nous offrir des romans denses, allant chercher dans les petits détails la vérité de ses personnages. C’est ce qui rend leur abord difficile, mais nous offre aussi une intense quête vers LA vérité...
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    Explorateurs de la rentrée littéraire 2018 – Ma chronique:

    Julia Grass aime sonder les âmes et nous offrir des romans denses, allant chercher dans les petits détails la vérité de ses personnages. C’est ce qui rend leur abord difficile, mais nous offre aussi une intense quête vers LA vérité des êtres. Mort Lear, un célèbre auteur de livres pour enfants, s’apprête à accueillir chez lui le non moins célèbre acteur britannique Nicholas Greene qui est pressenti pour jouer son rôle dans un biopic en cours de montage lorsqu’il meurt d’un stupide accident en voulant dégager une branche tombée sur le toit de sa Maison parmi les arbres.
    C’est Tomasina Daulair, dite Tommy, qui recevra l’acteur. Alors jeune fille, elle avait rencontré Morty dans un parc près de Greenwich Village. L’artiste lui avait demandé l’autorisation de réaliser un portrait de son petit frère Dani qui jouait là. Le résultat de son travail se retrouvera bientôt en couverture de l’un de ses livres les plus vendus et fera dire à Tommy : « Mon frère est devenu un dessin, puis un livre et maintenant une poupée ».
    Après des études de lettres, elle sera engagée par Morty et passera du statut d’assistante à celui de confidente, avant de devenir la légataire de son domaine et de son œuvre.
    Commence alors une plongée dans les souvenirs, mais aussi dans les recoins plus obscurs de la vie de cet homme complexe. Le scénario du film qui sera consacré à sa vie et à son œuvre se base sur un entretien publié dans le New Yorker et dont l’élément-choc est l’aveu d’un viol dont il aurait été victime alors qu’il n’était qu’un enfant. Un traumatisme autour duquel le scénario va pouvoir se développer et dresser des parallèles avec quelques ouvrages qui tous sont centrés sur la solitude d’un petit garçon.
    Mais Julia Glass n’entend pas s’arrêter à une vérité et n’aura de cesse, en confrontant les avis des uns et des autres, de découvrir bien des aspérités dans une biographie trop lisse pour être honnête. Aux souvenirs de Tommy viennent s’ajouter des témoignages et des documents retrouvés dans l’atelier de l’écrivain. À l’opinion de Nicholas Greene qui entend se mettre dans la peau du personnage en prenant sa place dans sa demeure vient s’ajouter l’intervention de Merry, conservatrice d’un musée qui réservera toute une aile à l’œuvre de l’auteur de littérature jeunesse : Merry connaissait morte depuis près d’une décennie, depuis ce jour où elle était venue lui rendre visite pour qu’il lui cède un dessin pour une exposition. Pour le lecteur, ces trois points de vue qui se complètent et se contredisent parfois, ont l’avantage de faire réfléchir sur l’ego de l’écrivain et sur la façon dont son œuvre se nourrit de ses expériences, quitte à transformer la réalité au bénéfice de la fiction. Quel rôle a par exemple joué l’homosexualité de Mort et au-delà la maladie mortelle contractée par son amant ? Comment la lecture d’un livre pour enfants peut déformer la perception que l’on peut avoir de son créateur ?
    Autant de questions qui nourrissent ce roman et donnent au lecteur une place d’observateur privilégié mais aussi la responsabilité de trier le vrai de faux, de se construire son opinion. La réussite de Julia Glass réside sans aucun doute dans ce jeu de rôle diabolique.

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  • Lu dans le cadre de la Rentrée littéraire 2018 17ème Prix FNAC

    Julia Glass nous conte l'histoire de Morty Lear, célébrité dans le monde du livre jeunesse.
    Pour cela, elle a construit son histoire en forme de labyrinthe.
    Oui Morty ou Mort et autres petits noms qu'il se donnait lui-même tels...
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    Lu dans le cadre de la Rentrée littéraire 2018 17ème Prix FNAC

    Julia Glass nous conte l'histoire de Morty Lear, célébrité dans le monde du livre jeunesse.
    Pour cela, elle a construit son histoire en forme de labyrinthe.
    Oui Morty ou Mort et autres petits noms qu'il se donnait lui-même tels : mortadelle, Mortopoulos, Mortissimo, Mordred le mécontent) cachait ses blessures sous un humour bien trempé.
    Qui était-il en réalité ? Car après sa mort accidentelle, son assistante depuis quarante ans, Tomasina peut se poser la question. Elle va devoir gérer son patrimoine artistique ainsi que son image.
    Un lien s'était noué entre Morty et Nick Greene qui doit l'incarner dans un biopic qui n'est pas remis en question par la mort accidentelle de l'auteur.
    A travers sa correspondance, ses échanges courriels, quel homme va apparaître ? Sûrement pas celui décrit dans la presse.
    Il va falloir fouiller dans ses archives, dans tout ce qu'il laisse derrière lui.
    De façon plus universelle, où se trouve la réalité d'une personne ? Plus la personne est célèbre plus la réalité est loin de l'image...
    Morty avait à cœur un projet : « mettre aux enchères mes collections et, si nécessaire, de vendre et de disperser aux quatre coins mes œuvres afin de financer la Fondation Mort Lear et la structure d'aide sociale...que j'aimerai l'appeler la Maison d'Ivo... »
    La description de la cérémonie commémorative est jouissive, l'auteur arrive à nous faire entrer dans ce bal des faux-culs qui va se révéler être un point stratégique.
    Chacun des protagonistes : Tomasina et Nick mais aussi Dani frère et modèle à son insu du personnage d'Ivo qui a fait la célébrité de Mort Lear, mais aussi Merry galeriste, vont voir leur vie bouleversée par cette disparition.
    Ce qui est totalement ingénieux de la part de Julia Glass, c'est que le final du livre place le lecteur dans la même situation que les protagonistes, comme si tous nous jouions au « jeu de la vérité » avec ses embarras, ses confusions, ses hontes parfois le trouble toujours.
    Un roman étonnant, avec des personnages très bien incarnés, qui nous montre combien l'âme humaine, si elle est conscience et éveil, se bâtit de multiples façons avec le matériau que chacun peut avoir à sa portée, ce qui en fait la variété et la richesse.
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 30 juin 2018

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  • Avis à la page 100

    Un roman où j’ai eu beaucoup de mal à rentrer …
    Le style très bavard des premiers chapitres, comme si l’auteur avait voulu placer tous ses protagonistes dans les premières pages, m’empêchait presque de distinguer les personnages, et je n’arrivais pas à trouver de fil...
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    Avis à la page 100

    Un roman où j’ai eu beaucoup de mal à rentrer …
    Le style très bavard des premiers chapitres, comme si l’auteur avait voulu placer tous ses protagonistes dans les premières pages, m’empêchait presque de distinguer les personnages, et je n’arrivais pas à trouver de fil conducteur dans cette logorrhée.
    Puis, le rythme s’est apaisé, et j’ai commencé à apprécier ce roman multiple … et la page 100 est arrivée !

    Avis sur le roman

    Un roman où j’ai eu beaucoup de mal à rentrer …

    Le style très bavard des premiers chapitres, comme si l’auteur avait voulu placer tous ses protagonistes dans les premières pages, m’empêchait presque de distinguer les personnages les uns des autres, et je n’arrivais pas à trouver de fil conducteur dans cette logorrhée.

    Puis, le rythme s’est apaisé, et j’ai commencé à apprécier ce roman multiple.

    Ce roman comporte trois personnages principaux : Morty Lear, auteur réputé de livres pour enfants qui vient de décéder, Tommasina, alias Tommy, sa fidèle assistante nommée exécutrice testamentaire et Nick, l’acteur oscarisé qui doit interpréter le rôle de Morty à l’écran et qui veut s’imbiber du personnage.

    Tommy a toujours travaillé avec l’auteur et connaît de lui certain secret sur l’origine de son œuvre qu’elle n’avait encore jamais dévoilé.

    Nick, avait échangé des mails avec Morty, avant de convenir avec lui d’une visite pour mieux construire son personnage. Morty lui avait dévoilé la réalité de ses jeunes années, ce qu’il avait toujours tu, laissant croire tout autre chose.

    Malgré le décès de l’auteur, Nick a souhaité maintenir sa visite et il vient passer quelques jours dans la maison que Tommy a partagée avec Morty. En farfouillant dans la chambre de l’auteur, Nick y découvrira ses tout premiers dessins, jusque-là inédits.

    En éclairant tour à tour la vie et l’histoire de chacun des personnages, Julia Glass nous permet de composer le portrait le plus exhaustif possible de Morty dont chacun détient une facette qu’il ne dévoilera que partiellement aux autres. Et nous, lecteurs, sommes donc les seuls à connaître l’intégralité du personnage – pas si reluisant que ça – que fut Morty Lear !

    Comme ‘Ma dévotion’ de Julia Kerninon, ce roman traite de la dévotion que certaines femmes, ni épouse, ni mère, portent à des artistes, s’oubliant, se mettant à leur service pour leur permettre de créer sans avoir le souci d’aucune contingence matérielle …

    P 229 « J’aime Morty. Et sa vie, qui est la sienne, pas la mienne est une vie que … qu’il me plaît de partager. Pas exactement de partager, mais … j’aime vivre à ses côtés »

    Là cependant, l’auteur ne veut pas être quitté et le montre : p 301 « Vous ne pouvez pas m’abandonner maintenant. Ce n’est pas possible. Je ne peux pas vous expliquer pourquoi, mais ce n’est pas possible. Pas maintenant » Et même après son décès, p 414 « Tommy sera complètement si ce n’est inconditionnellement loyale à son patron. A présent elle le considère ainsi, de la même manière qu’elle le considérait au tout début : comme son patron. »

    Ce qui m’a plu dans ce roman, c’est la façon dont l’auteur canalise le flux d’informations, de données qui coulent sans retenue dans les premières pages, jusqu’à façonner un récit plus classique, groupé par personnage au fur et à mesure que le roman avance, jusqu’au bouquet final où tous se retrouvent pour un épilogue. Cette impression de flux est renforcée par l’absence de chapitrage, ce roman coule d’une traite, sans interruption …

    Ce que j’ai également aimé, c’est la façon dont l’auteur a réussi à donner des éléments de contexte, des flash-back sur le passé et l’enfance de ses personnages, qui éclairent les comportements et le caractère des adultes qu’ils sont devenus, sans rompre la fluidité du récit. Tout arrive au bon moment dans le livre. Seul bémol, parfois on ne sait pas trop de quel personnage il est question lorsqu’elle passe de l’un à l’autre sans nous en aviser.

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  • Explorateurs de la rentrée littéraire 2018 – Point d’étape page 100:

    Julia Grass aime sonder les âmes et nous offrir des romans denses, allant chercher dans les petits détails la vérité de ses personnages. C’est ce qui rend leur abord difficile, mais nous offre aussi une intense quête vers LA...
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    Explorateurs de la rentrée littéraire 2018 – Point d’étape page 100:

    Julia Grass aime sonder les âmes et nous offrir des romans denses, allant chercher dans les petits détails la vérité de ses personnages. C’est ce qui rend leur abord difficile, mais nous offre aussi une intense quête vers LA vérité des êtres. Mort Lear, un célèbre auteur de livres pour enfants, s’apprête à accueillir chez lui le non moins célèbre acteur britannique Nicholas Greene qui est pressenti pour jouer son rôle dans un biopic en cours de montage lorsqu’il meurt d’un stupide accident en voulant dégager une branche tombée sur le toit de sa Maison parmi les arbres.
    C’est Tomasina Daulair, dite Tommy, qui recevra l’acteur. Alors jeune fille, elle avait rencontré Morty dans un parc près de Greenwich Village. L’artiste lui avait demandé l’autorisation de dessiner son petit frère Dani qui jouait là. Le résultat de son travail se retrouvera bientôt en couverture de l’un de ses livres les plus vendus et fera dire à tommy «Mon frère est devenu un dessin, puis un livre et maintenant une poupée».
    Après des études de lettres, elle sera engagée par Morty et passera du statut d’assistante à celui de confidente, avant de devenir la légataire de son domaine et de son œuvre.
    Commence alors une plongée dans les souvenirs, mais aussi dans les recoins plus obscurs de la vie de cet homme complexe, violé alors qu’il n’était qu’en enfant et qui va sans doute nous réserver, outre ce traumatisme, encore bien des surprises…

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  • Avis de la page 100.
    Une 4ème de couverture alléchante. Pour l'instant, j'attends les rebondissements. J'ai un peu de mal : beaucoup de noms de personnages qui, en plus, sont nommés de façons différentes, une narration au présent et pas vraiment d'éléments accrocheurs hormis la 4ème qui laisse...
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    Avis de la page 100.
    Une 4ème de couverture alléchante. Pour l'instant, j'attends les rebondissements. J'ai un peu de mal : beaucoup de noms de personnages qui, en plus, sont nommés de façons différentes, une narration au présent et pas vraiment d'éléments accrocheurs hormis la 4ème qui laisse présager, je l'espère, de belles choses.

    Mon avis général :

    « Une maison parmi les arbres » de Julia Glass est l’histoire d’un auteur de littérature jeunesse, Morty Lear. Cet homme riche, célèbre et homosexuel vit avec une femme, Tomasina Daulair, qui est sa gouvernante-amie.
    Au début de l’histoire, on apprend à la fois qu’un film va être tourné sur cet auteur mais aussi sa mort dans un stupide accident.
    Commence alors, à travers les personnages de Tomasina et de Nicholas Greene, l’acteur pressenti pour le rôle, une rétrospective de la vie de l’auteur. Tomasina a vécu plus de 40 ans aux côtés de l’écrivain. Elle est censée le connaitre assez bien et pourtant… C’est ainsi que la 4ème de couverture nous vend le livre. Et c’est très bien vu car je me suis laissée prendre au piège. J’ai attendu longtemps les rebondissements mais en vain.
    Pourtant tous les ingrédients sont présents :
    -Des personnages touchants à l’instar de Dani, le frère de Tomasina, qui a servi de modèle à Morty pour un de ses plus célèbres livres, mais qui n’a jamais reçu la reconnaissance qu’il attend, ou encore Tomasina elle-même, qui a voué sa vie à l’auteur et qui se retrouve vieille fille et sans amis mais avec un héritage considérable.
    -Une intrigue intéressante : que pouvait bien cacher cet auteur à succès ? Et est-ce que Tomasina n’a pas manœuvré pour obtenir l’héritage ?
    - du suspens : une maison isolée de tout, un accident qui semble étrange, un énorme héritage laissé à une simple gouvernante…
    - des personnages excentriques comme Soren, le petit ami de Morty, qui entretient un rapport complexe avec lui.

    Pourtant, le roman tourne en boucle. On part dans le passé, on revient dans le présent, on rencontre des personnages de second plan qui n’apportent rien à l’histoire (l’acteur-enfant qui joue le rôle de Morty) et il y a trop de répétitions. On s’attend à de multiples révélations et finalement il n’y en a vraiment qu’une seule qui est développée à n’en plus finir. Les personnages n’ont pas de réelle profondeur. A force d’accumuler les personnages et leurs histoires, on n’arrive plus à s’attacher. C’est une sorte de toile d’araignée dont on n’arrive plus à sortir.
    Bref, vous l’aurez compris, je n’ai pas du tout aimé cette lecture. Par moments on y croit mais jusqu’à la dernière page il n’y aura pas eu ce souffle que l’on attend dans tout bon roman.

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