Tomber

Couverture du livre « Tomber » de Eric Genetet aux éditions Heloise D'ormesson
Résumé:

Sa mère les a quittés. Elle n'est plus qu'une question sans réponse. Mariano est confié à son père, inspecteur de police, qui lui préfère largement la bière. Face au désespoir de ce dernier, Mariano se réfugie dans ses rêveries, ses amitiés avec les « durs » du lycée, et surtout sa passion, le... Voir plus

Sa mère les a quittés. Elle n'est plus qu'une question sans réponse. Mariano est confié à son père, inspecteur de police, qui lui préfère largement la bière. Face au désespoir de ce dernier, Mariano se réfugie dans ses rêveries, ses amitiés avec les « durs » du lycée, et surtout sa passion, le sport, incarnée par un homme : Yannick Noah. Nous sommes en juin 1983 et Mariano trépigne d'impatience, Noah va jouer la finale de Roland Garros ! L'excitation est à son comble, mais c'était sans se douter que cette journée, bien au-delà de l'exploit sportif, changera le cours de sa vie.
Tomber est le récit poignant d'un enfant blessé, en échec scolaire, dont le rêve, simple et pourtant inaccessible, est d'être aimé par ses parents. Portrait d'une adolescence douloureuse racontée avec douceur, justesse et empathie.

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  • 1982, Mariano 12 ans part pour un rendez-vous chez le médecin à Strasbourg. Le couperet tombe Mariano est dyslexique…
    « Je venais d’avoir douze ans, j’étais un confetti. Celui qui reste au fond du paquet quand la fête est finie. »
    A cet instant ce n’est pas la fête qui se termine, mais la vie...
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    1982, Mariano 12 ans part pour un rendez-vous chez le médecin à Strasbourg. Le couperet tombe Mariano est dyslexique…
    « Je venais d’avoir douze ans, j’étais un confetti. Celui qui reste au fond du paquet quand la fête est finie. »
    A cet instant ce n’est pas la fête qui se termine, mais la vie de famille qui est rompue. En effet sa mère quitte le domicile conjugal, sans l’emmener ni laisser d’adresse.
    Pour l’enfant qu’il est, le départ de maman correspond à sa dyslexie, car elle est partie quatre jours plus tard.
    Un fait important m’a interpellé c’est que le seul vecteur de communication dans la famille soit le silence, comme si l’enfant ne pouvait comprendre l’oralité.
    Le père préfère noyer son « chagrin » dans l’alcool en laissant son fils dans le dénuement tant physique, que psychologique et affectif. Donc à treize ans, ce gamin, à l’âge où les autres se cherchent, essayent de s’affirmer lui reste figer dans son carcan de petit garçon.
    L’école il ne faut pas lui en parler, il est largué et personne ne lui tendra la main, il cumule les heures de colle comme les mauvaises notes. Une seule chose l’anime le cours de sport.
    Il est fou de sport tous les sports et dans sa petite tête d’enfant perdu il se dit que si Yannick Noah gagne Roland Garros ce 5 juin 1983, alors il pourra parler à son père.
    « Quand on joue au hand-ball, c’est moi qui marque le plus de buts. Dans ce moment-là, j’existe, je suis respecté, on me tape dans la main, on me sourit. On me choisit. Le reste du temps, je me sens invisible, ou au mieux, un pauvre nul. »

    " Je n’en peux plus de vivre avec les cris que je ne pousse pas. »
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 3 mars 2017

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  • C'est un émouvant témoignage et une belle déclaration d'amour timide et poignante à son père en plus d'une catharsis délicate que nous livre Eric Genetet même si la violence des faits, à un âge où on est déjà sur un radeau en pleine tempête (comprenez l'adolescence),nous touche en plein cœur et...
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    C'est un émouvant témoignage et une belle déclaration d'amour timide et poignante à son père en plus d'une catharsis délicate que nous livre Eric Genetet même si la violence des faits, à un âge où on est déjà sur un radeau en pleine tempête (comprenez l'adolescence),nous touche en plein cœur et nous fauche dans nos convictions.
    En effet,c'est pour éviter de se noyer que le jeune Mariano se "Noah" . En s'accrochant au match qui marque la carrière de Yannick Noah,Mariano se donne cette victoire possible pour permettre l'impulsion qui lui fera parler à son père en dérive mais ce match là sera à jamais l'instant fatidique où la balle décisive ne frappera pas de la même empreinte ces deux destins là !
    Un dicton chinois nous dit que la vie c'est "tomber 7 fois et se relever 8" avec Eric Genetet ,on tombe cette fois mais on ne se relève pas 8 ni "neuf" mais on apprends à rester debout indéniablement !!

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  • Quand Mariano a-t’il commencé à tomber ?
    Quand l’orthophoniste a annoncé à sa mère qu’il était dyslexique, et que Mariano a décelé tristesse et déception dans ses yeux ?
    Quand celle-ci a quitté le domicile conjugal, sans laisser d’adresse, sans donner signe de vie ?
    Ou avant, quand ses...
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    Quand Mariano a-t’il commencé à tomber ?
    Quand l’orthophoniste a annoncé à sa mère qu’il était dyslexique, et que Mariano a décelé tristesse et déception dans ses yeux ?
    Quand celle-ci a quitté le domicile conjugal, sans laisser d’adresse, sans donner signe de vie ?
    Ou avant, quand ses parents ont commencé à se disputer ?
    Quoi qu’il en soit, il est déjà tombé bien bas au début de ce roman, alors qu’il vit seul avec un père, inspecteur de police, devenu inatteignable, prisonnier de son chagrin et de son alcoolisme.
    Mariano a treize ans, un profond sentiment d’échec, une terrible culpabilité. Il est écrasé par le destin.
    Sa mère est partie depuis un an, nous sommes le 5 juin 1983 et Yannick Noah va disputer la finale de Roland Garros.
    Et pour Mariano, cette finale brille comme un phare dans la brume, un phare qui indiquerait l’entrée du port, un phare comme un espoir.
    En effet, Mariano n’a qu’une passion dans la vie : le sport. Que ce soit au collège ou à l’extérieur, c’est le sport qui lui permet d’exister, d’être reconnu, d’être apprécié. Alors si Yannick Noah gagne, Mariano aura le courage de parler à son père, de crever l’abcès des non-dits qui les tue peu à peu depuis un an.
    Une grande partie de ce roman nous fait vivre en direct cette journée particulière. Mariano partage son désespoir, son mal de vivre : « Je venais d’avoir douze ans, j’étais un confetti. Celui qui reste au fond du paquet quand la fête est finie »
    Quand Noah s’engage sur le chemin de la victoire, qu’un peu d’optimisme semble permis, il nous confie ses doutes : « Je me demande si je suis autorisé à aimer mon père et ma mère, si l’amour est obligatoirement réciproque. Si on en manque, fait-il des trous ? »
    Et pour finir, il nous hurle sa détresse : « Le goût rouillé de l’injustice harponne chaque cellule encore vivante de mon corps. »
    La narration à la première personne nous permet de partager intensément les émotions et les souvenirs qui traversent cette journée fatidique.
    Le style est concis. Le découpage en paragraphes courts, bien aérés donne des respirations à ce livre mélancolique.
    Et peut-être est-ce ce qui m’a gênée dans ce roman : il n’évite pas toujours le pathos. Mariano fait le point sur ses vies familiale, scolaire et sociale. Partout il a un sentiment d’échec, d’inutilité. J’aurais préféré plus de légèreté dans la forme afin que ces émotions soient davantage suggérées que martelées. J’ai lu ce livre en une seule traite car il est captivant et facile à lire, mais j’en suis sortie assommée : les trois pages optimistes de la dernière partie n’ont pas réussi à me faire sortir du plomb des 146 pages précédentes. Mail il est vrai que l’adolescence n’est pas l’âge de la demi-mesure.
    Je vous conseille la lecture de ce roman intimiste. Cependant lisez-le un jour de moral au beau fixe.

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