Prières pour celles qui furent volées

Couverture du livre « Prières pour celles qui furent volées » de Jennifer Clement aux éditions Flammarion
  • Date de parution :
  • Editeur : Flammarion
  • EAN : 9782081314276
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Ladydi, quatorze ans, est née dans un monde où il ne fait pas bon être une fille. Dans les montagnes du Guerrero au Mexique, les femmes doivent apprendre à se débrouiller seules, car les hommes ont les uns après les autres quitté cette région pour une vie

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  • « Prières pour celles qui furent volées » est l’histoire de ces jeunes filles que les mères déguisent en garçons afin de cacher leur féminité et leur beauté… car dans cette région du Mexique où règne les narcotrafiquants, être une fille veut dire que les barons de la drogue peuvent à tout moment...
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    « Prières pour celles qui furent volées » est l’histoire de ces jeunes filles que les mères déguisent en garçons afin de cacher leur féminité et leur beauté… car dans cette région du Mexique où règne les narcotrafiquants, être une fille veut dire que les barons de la drogue peuvent à tout moment de la journée patrouiller dans les villages en 4X4 et voler une jeune fille pour leur plaisir. Nous suivons le quotidien de Ladydi et de ses amies qui malgré la violence de cette vie sont liées par une amitié forte et puissante. Nous vivons à travers le regard de cette jeune fille de 14 ans le quotidien des femmes, dont les hommes ont fui les villages pour pouvoir passer la frontière et trouver du travail aux Etats-Unis, laissant seule leur famille. Malgré le quotidien souvent violent, ce roman met en lumière l’amitié qui lie pour la vie ces femmes, ces jeunes filles faisant face et combattant ensemble les narcotrafiquants.
    Un roman magnifique et puissant qui malgré la triste réalité de la vie des habitants de cette région du Mexique, qui doivent faire face aux barons de la drogue, est illuminé par Ladydi et ses copines, jeunes filles innocentes. Cette jeune fille est émouvante et son histoire si poignante. Une belle histoire d’amitié et de courage mais également un roman qui a le mérite de mettre en lumière cette triste réalité de ces jeunes filles volées et la violence des barons de la drogue au Mexique.

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  • Dans un village du Guerreo, non loin d'Acapulco, Ladydi, Paula, Maria et Estefani vivent dans la peur avec leurs mères respectives : le village a peu à peu été déserté par les hommes car dans cette région où sévit la loi des cartels de la drogue, les hommes sont embrigadés par les...
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    Dans un village du Guerreo, non loin d'Acapulco, Ladydi, Paula, Maria et Estefani vivent dans la peur avec leurs mères respectives : le village a peu à peu été déserté par les hommes car dans cette région où sévit la loi des cartels de la drogue, les hommes sont embrigadés par les narcotrafiquants ou fuient, à Mexico, Tijuana, ou plus loin.
    Le père de Ladydi est parti tenter sa chance aux USA, abandonnant sa femme alcoolique et sa fille adolescente sur une terre hostile et brûlante, peuplée de scorpions, de serpents, d'araignées et d'iguanes, où les hélicoptères de l'armée déversent n'importe où un herbicide violent destiné aux plantations de pavot, une terre où même les instituteurs refusent de rester. Mais être une fille constitue un danger permanent car il faut échapper à la traque des narcotrafiquants qui viennent régulièrement enlever les filles trop jolies.
    Un acccident de parcourt conduira Ladydi à la prison de Mexico.
    Il ne s'agit pas là du scénario apocalyptique d'un film d'horreur mais du quotidien de la population de cette région déshéritée et entachée par la violence. S'il est de notoriété publique que l'insécurité et la drogue sont des fléaux au Mexique, cet aspect du narcotrafic et des ses victimes collatérales fait froid dans le dos.
    Roman magnifique et sans pathos, roman-choc qui souligne le courage, la solidarité et la détermination de ces femmes quotidiennement confrontées au danger et à la violence : un livre qu'on n'est pas près d'oublier

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  • Un roman parfois insoutenable dans les faits, réels, qui nous laisse un goût amer dans le cœur, de penser qu'il existe des endroits où les femmes sont encore considérées comme de vulgaires marchandises. Des fillettes enlevées à leur mère dès leur plus jeune âge, par des gangs semant la terreur,...
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    Un roman parfois insoutenable dans les faits, réels, qui nous laisse un goût amer dans le cœur, de penser qu'il existe des endroits où les femmes sont encore considérées comme de vulgaires marchandises. Des fillettes enlevées à leur mère dès leur plus jeune âge, par des gangs semant la terreur, pour les mettre sur le trottoir ou bien pire encore. Une lecture que je recommande afin qu'un jour que ce soit au Mexique ou en Inde, la femme puisse retrouver l'espoir de vivre sereinement.

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  • Cette fiction est empreinte d’un réalisme tel que l’on croirait lire un témoignage. Jennifer Clément vit à Mexico et sa connaissance du pays se ressent dans ses descriptions de paysages comme dans les détails culturels et de la vie quotidienne. Après chaque catastrophe, chaque épreuve subie par...
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    Cette fiction est empreinte d’un réalisme tel que l’on croirait lire un témoignage. Jennifer Clément vit à Mexico et sa connaissance du pays se ressent dans ses descriptions de paysages comme dans les détails culturels et de la vie quotidienne. Après chaque catastrophe, chaque épreuve subie par l’une de ces femmes, on se dit que ça ne peut aller plus mal, que le pire est passé. Mais malheureusement, la vie dans le Guerrero n’a pas cette clémence. Ces femmes font preuve d’un courage et d’une résistance incroyable malgré leurs peurs et leur résignation parfois. L’auteure propose un beau contraste entre l’univers hostile et les sentiments qui lient Ladydi et ses amies. Cette amitié et cet amour viennent comme un baume au cœur et malgré la violence et la profonde tristesse de ces histoires, on garde aussi une trace d’une certaine poésie et d’un profond amour.
    Un très beau roman à découvrir et qui donne envie de se pencher sur les autres romans de cette auteure.

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  • Elles s'appellent Paula, Maria, Estefani et Ladydi. Elles sont adolescentes et habitent dans un petit village perché dans les montagnes du Guerrero, au sud du Mexique, un "trou-perdu-et-oublié-de-Dieu-et-aussi-chaud-que-l'enfer". Tous les hommes sont partis vers le nord, attirés par les...
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    Elles s'appellent Paula, Maria, Estefani et Ladydi. Elles sont adolescentes et habitent dans un petit village perché dans les montagnes du Guerrero, au sud du Mexique, un "trou-perdu-et-oublié-de-Dieu-et-aussi-chaud-que-l'enfer". Tous les hommes sont partis vers le nord, attirés par les promesses de vie meilleure aux Etats-Unis, de l'autre côté du Rio Grande. «Sur nos montagnes il n’y avait pas d’hommes. C’était comme vivre dans un endroit sans arbre. (…) Nos hommes traversaient la rivière jusqu’aux Etats-Unis. Ils trempaient leurs pieds dans l’eau, puis entraient dedans jusqu’à la taille, mais ils étaient morts lorsqu’ils arrivaient de l’autre côté. Dans cette rivière, ils se défaisaient de leur femme et de leurs enfants et entraient dans le grand cimetière américain.»

    Plus d'hommes au village, cela veut dire plus personne pour protéger les femmes et les filles des criminels, des trafiquants. Il faut alors trouver d'autres stratégies, faire passer les filles pour des garçons – tant que cela est possible – puis les enlaidir afin d'éviter qu'elles ne soit enlevées et revendues sur le marché noir, on creuse des trous dans la terre pour que les jeunes filles puissent s'y terrer à la moindre menace.

    Dans son deuxième roman, Jennifer Clement invite le lecteur dans la vie quotidienne de cette communauté de femme, aux côtés de Ladydi dont le destin semble déjà tout tracé et irrémédiablement appelé à basculer dans l'horreur. "Il y a tellement de morts là-bas qu'on ne les retrouvera jamais vivants"...

    Dans un décor désolé, sur fond de trafic de drogues, d'enlèvements, de meurtres, de mensonges, ce roman dur, violent, âpre, tente d'entraîner le lecteur dans son atmosphère pesante et singulière sans y parvenir vraiment. On peine à s'attacher aux personnages et à s'intéresser à leur destin, malgré le réalisme du récit. Sans doute leur manque-t-il un peu de psychologie et de profondeur pour nous bouleverser et nous emporter dans leur histoire...

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  • Je m’attendais à mieux, mais ça se lit bien. C’est un bel hommage sur la condition des femmes dans les montagnes du Guerrero au Mexique. La mentalité y est spéciale, malgré la solidarité, elles sont très malignes pour se voler des choses entre elle... Des sujets durs et on pourrait s’attendre à...
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    Je m’attendais à mieux, mais ça se lit bien. C’est un bel hommage sur la condition des femmes dans les montagnes du Guerrero au Mexique. La mentalité y est spéciale, malgré la solidarité, elles sont très malignes pour se voler des choses entre elle... Des sujets durs et on pourrait s’attendre à des descriptions beaucoup plus terribles, eh bien non, la narration est lisse et l'auteure souhaitait cette poésie ! Je conseille cependant ce livre qui est assez instructif.

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  • Il ne fait pas bon naître fille dans ce hameau de l'Etat de Guerrero, au Sud du Mexique. Sur cette terre infestée de serpents et de scorpions où la chaleur vous cloue sur place, la nature, hostile, l'est pourtant moins que les hommes. Les frères et les pères sont partis, à Acapulco ou en...
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    Il ne fait pas bon naître fille dans ce hameau de l'Etat de Guerrero, au Sud du Mexique. Sur cette terre infestée de serpents et de scorpions où la chaleur vous cloue sur place, la nature, hostile, l'est pourtant moins que les hommes. Les frères et les pères sont partis, à Acapulco ou en Amérique, et souvent, ne donnent plus de nouvelles. Ils ont laissé les filles à la merci des narco-trafiquants qui ont colonisé la montagne avec leurs champs de pavots. Dans leur 4X4 aux vitres teintées, ils viennent, armés jusqu'aux dents, pour voler les filles trop belles. Alors les mères rusent, elles enlaidissent leurs filles, cheveux courts, dents noircies, vêtements informes, les affublent de surnoms masculins et les enfouissent dans des trous creusés dans les cours quand vrombissent les moteurs des 4X4 qu'elles ont appris à entendre de très loin. C'est là que vit Ladydi et ses amies Maria, Estefani et Paula, la plus belle fille du Mexique qui sera volée, repérée dès son plus jeune âge, toujours magnifique malgré les efforts de sa mère.

    A quoi rêvent les filles dans la jungle mexicaine ? Sur cette terre oubliée des dieux où le danger peut prendre la forme d'un scorpion albinos dont la piqûre est mortelle, où les fourmis rouges vous brûle la peau plus sûrement que le soleil qui pourtant fait fondre l'asphalte de l'autoroute qui coupe le village en deux et tue les imprudentes qui voudrait la traverser comme on change de trottoir, les filles sont aussi la cible des narco-trafiquants, prompts à les kidnappées pour en faire des esclaves sexuelles, battues, violées, emprisonnées, avilies. La police, corrompue, n'est d'aucun secours. Ladydi, élevée par une mère fantasque et alcoolique, abandonnée par un père qui s'est trouvé une nouvelle famille de l'autre côté du Rio Grande, raconte, dans un mélange de lucidité et de naïveté, une vie de misère entre jungle et champs de pavots. Les femmes subissent, plient mais ne rompent pas. On les voit solidaires, aimantes, lumineuses, débrouillardes dans l'adversité.
    En donnant une voix à ces victimes d'une société régie par les hommes et la violence, Jennifer CLEMENT interpelle le lecteur sur le quotidien des femmes mexicaines, ici et maintenant. Son récit évoque les pires horreurs mais la dureté en est atténuée par la poésie et la fantaisie de ces femmes fortes et volontaires. On s'indigne, on se révolte, on compatit, mais surtout on savoure le courage, la tendresse et la gouaille des filles de Guerrero qui rêvent encore à un avenir meilleur.

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  • Je suis mitigée sur ce livre. L’histoire est des plus agréables à lire même si ce n’est pas jojo, mais niveau écriture là je suis par contre plus partagée. Il y a quelques répétitions qui sont un peu soûlantes et qui gâchent le plaisir de la lecture, et de plus parfois l’écriture est trop...
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    Je suis mitigée sur ce livre. L’histoire est des plus agréables à lire même si ce n’est pas jojo, mais niveau écriture là je suis par contre plus partagée. Il y a quelques répétitions qui sont un peu soûlantes et qui gâchent le plaisir de la lecture, et de plus parfois l’écriture est trop irrégulière pour vraiment transporter le lecteur dans cet enfer du Guerrero, ce qui est dommage car parfois on frôle des images très fortes servies par une écriture des plus sublimes.

    Pour en revenir à l’histoire j’ai été là par contre un peu plus transportée, bien qu’elle ne soit pas à tomber par terre, j’ai été surprise par son contenu. Puisqu’elle est assez choquante, car ici il est question de vol de femme, mais aussi de drogue, d’injustice, de machisme, d’abandon, de misère… Un quotidien dur à vivre, qui est un combat permanent pour la survie, que je n’ai pas pu m’empêcher de suivre avec une once de révolte. Comment ne peut-il pas en être autrement, quand la population est trahie par ses administrations, victime d’une justice expéditive, et victime des narcotrafiquants ?

    Cela dit, malgré ces durs sujets, il ne faut pas non plus s’attendre à des descriptions terribles. Jennifer Clement reste assez en surface, laisse deviner les traitements, mais ne va pas dans le choc, et c’est peut-être finalement un bémol, car le fait qu’elle garde ses distances avec l’histoire fait que ça manque un peu de saveur ; surtout que l’écriture est un peu lente et répétitive, puis parfois pas toujours intéressante faut dire, comme quand la narratrice raconte des anecdotes par exemple. C’est sans doute un peu choquant ce que je dis, le sujet est trop grave pour dire cela, mais ça sonnait superficiel tout de même.

    Heureusement cependant que les personnages rattrapent cela.

    En fait surtout la mère de Ladydi qui est pour moi le personnage le plus fascinant de l’histoire. A titre d’exemple elle appelle sa fille Ladydi par vengeance des infidélités de son mari, fallait le faire !? Et même si ce n’est pas le personnage principal de cette histoire, cette femme qui renferme la haine, l’espoir, l’amour, la colère en elle, qui est faite de tout, m’a laissée bouche bée. Car malgré ses attentes déçues, elle n’en reste pas moins courageuse et affectueuse. Bien plus que Ladydi pour moi cette femme est le personnage de ce roman. Celle qui donne la vie à ce livre, Ladydi paraît fade à côté, banale, et ce même si c’est le personnage à qui tout arrive.

    En résumé ce n’est pas le livre de l’année et une lecture formidable, je m’attendais à mieux, mais ça se lit bien. Maintenant une question me reste, où s’arrête la réalité et ou commence le mythe ?

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