Pour seul cortège

Couverture du livre « Pour seul cortège » de Laurent Gaudé aux éditions Actes Sud
  • Date de parution :
  • Editeur : Actes Sud
  • EAN : 9782330028626
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Aucun résumé n'est disponible pour cet ouvrage actuellement...

Donner votre avis

Articles (2)

  • Autour d'un verre avec Laurent Gaudé à propos de son roman "Pour seul cortège"
    Autour d'un verre avec Laurent Gaudé à propos de son roman "Pour seul cortège"

    Lauréat du Prix Goncourt en 2004 pour Le Soleil des Scorta, Laurent Gaudé se pète à notre interview "Autour d'un verre" afin de mieux découvrir l'écriture de son dernier roman, Pour seul cortège, dont le thème est l'agonie d'Alexandre le Grand. Un roman lyrique et la rencontre d'un écrivain passionnant.

  • Pour seul cortège de Laurent Gaudé
    Alexandre, invaincu pour l’éternité

    S’il n’avait pas reçu le Goncourt pour Le Soleil des Scorta en 2004, il faudrait lui donner : Pour seul cortège (Actes Sud), le nouveau roman de Laurent Gaudé, est somptueux. Certes, le sujet, l’agonie d’Alexandre le Grand, se prête à la grandeur. Mais il fallait toute l’économie et le lyrisme retenu de l’auteur pour en faire une ode à la littérature. 

Avis (17)

  • Laurent Gaudé ne déçoit jamais ! Je n’ai pas tout lu de cet auteur mais La mort du roi Tsongor, La porte des enfers, Eldorado, Écoutez nos défaites et Salina m’avaient passionné. Alors, quand j’ai aperçu Pour seul cortège sur les rayons de ma médiathèque, je n’ai pas hésité et je ne l’ai pas...
    Voir plus

    Laurent Gaudé ne déçoit jamais ! Je n’ai pas tout lu de cet auteur mais La mort du roi Tsongor, La porte des enfers, Eldorado, Écoutez nos défaites et Salina m’avaient passionné. Alors, quand j’ai aperçu Pour seul cortège sur les rayons de ma médiathèque, je n’ai pas hésité et je ne l’ai pas regretté. Voilà encore un roman vraiment réussi écrit dans un style précis et emphatique qui fait rêver et frissonner en même temps.

    Pour seul cortège m’a plongé au temps d’Alexandre le Grand et j’ai apprécié que l’auteur me permette de connaître davantage cette époque si lointaine, même s’il romance l’histoire. En fait, le célèbre conquérant est mourant et ses guerres, ses expéditions reviennent en mémoire comme la quantité incroyable de morts qui ont jalonné son passage. Nous sommes en 323 av. JC.
    Dryptéis, fille de Darius, sœur de l’épouse d’Alexandre, est la femme d’Hephaistion le favori mort l’année précédente. Elle est réfugiée dans un monastère avec son fils mais des cavaliers viennent la chercher pour qu’elle décide Sisygambis, sa grand-mère, « diseuse de mort », à venir au chevet du mourant.
    La fièvre ronge Alexandre et son agonie lui permet de faire défiler l’empire et l’on sent bien que ses plus fidèles lieutenants vont s’entredéchirer dès qu’il sera mort. En même temps, l’auteur fait suivre Ericlops envoyé en Inde, jusqu’au Gange, contrées qu’Alexandre voulait conquérir, son appétit de territoires n’ayant pas de limites.
    Dryptéis accompagne le corps du Conquérant qui devrait être mené jusqu’à Pella, en Grèce (royaume de Macédoine), dont il est originaire. L’auteur donne ici la pleine puissance de son talent, mêlant imaginaire et réalité. Il met en scène un cavalier sans tête et décrit une bataille fantastique entre cinq cavaliers et cinquante mille hommes appuyés par deux mille éléphants.
    Je n’oublie pas la Tour de silence, formidable allégorie qui rend ce livre encore plus fabuleux, tellement réaliste et tellement poétique.

    Cette fin du règne d’Alexandre le Grand m’a passionné et j’ai dévoré ce livre avec plaisir, angoisse et délectation devant tant de richesse littéraire. Pour seul cortège, un livre épique, légendaire et magnifiquement réaliste.

    Chronique à retrouver sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/2019/08/laurent-gaude-pour-seul-cortege.html

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • À Babylone, en plein banquet, Alexandre, le monarque le plus puissant d'Asie s'effondre terrassé par la fièvre. Il se meurt et les généraux s'affolent mais à peine sera-t-il mort qu'ils se déchireront et se disputeront l'héritage.
    La dépouille d'Alexandre étant un enjeu majeur, il a été décidé...
    Voir plus

    À Babylone, en plein banquet, Alexandre, le monarque le plus puissant d'Asie s'effondre terrassé par la fièvre. Il se meurt et les généraux s'affolent mais à peine sera-t-il mort qu'ils se déchireront et se disputeront l'héritage.
    La dépouille d'Alexandre étant un enjeu majeur, il a été décidé de la renvoyer à sa mère patrie et c'est Dryptéis, fille de Darius et veuve d'Héphaistion qui va devoir escorter l'âme de celui qui lui a pris tout ce qui faisait sens à sa vie.
    Sous la plume de Laurent Gaudé, les derniers jours d'Alexandre le Grand vont devenir une véritable épopée. Il va réussir à réécrire la légende et à nous tenir en haleine jusqu'au bout.
    Laurent Gaudé renoue ainsi avec le souffle épique qui a fait le succés de La mort du roi Tsongor.
    Épopée, tragédie, roman historique, un peu tout ça à la fois, Pour seul cortège accompagne la dernière chevauchée du grand conquérant, en approchant parfois le fantastique.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Depuis longtemps j'aime la voix de Laurent Gaudé car, pour moi, sa plume est à lire à haute voix, justement.

    J'ai acheté ce court roman (récit?) au détour d'une foire aux livres sans savoir de quoi ça parlait, me disant juste qu'un livre de Laurent Gaudé ne pouvait pas être mauvais.

    ...
    Voir plus

    Depuis longtemps j'aime la voix de Laurent Gaudé car, pour moi, sa plume est à lire à haute voix, justement.

    J'ai acheté ce court roman (récit?) au détour d'une foire aux livres sans savoir de quoi ça parlait, me disant juste qu'un livre de Laurent Gaudé ne pouvait pas être mauvais.

    Quand je l'ai sorti, récemment, de ma PAL et que j'ai lu la quatrième de couverture, je me suis dit "ouch... Alexandre le Grand... Bon ben oui pourquoi pas", et je me suis laissée porter.

    J'ai aimé mais davantage pour la qualité d'écriture que pour l'histoire en elle-même. Laurent Gaudé est un conteur qui sait m'enchanter.

    A lire pour la beauté de la langue

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Une merveille !! J'ai découverte Laurent Gaudé par ce livre et quelle découverte!

    Une merveille !! J'ai découverte Laurent Gaudé par ce livre et quelle découverte!

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Retour dans le passé.
    Alexandre, le grand Alexandre va mourir
    Alexandre est mort
    On suit son agonie, on suit son cortège funèbre, de Babylone à l’Egypte
    Avec son incomparable talent,Laurent Gaudé sait nous emmener à n’importe quelle époque, dans n’importe quel lieu

    Retour dans le passé.
    Alexandre, le grand Alexandre va mourir
    Alexandre est mort
    On suit son agonie, on suit son cortège funèbre, de Babylone à l’Egypte
    Avec son incomparable talent,Laurent Gaudé sait nous emmener à n’importe quelle époque, dans n’importe quel lieu

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Babylone. 323 avant J-C. Le grand Alexandre s'effondre en plein banquet. Après quelques jours d'agonie, il s'éteint. Vient alors le moment du périple tragique de sa dépouille et de son âme.

    Je continue ma découverte de l’œuvre littéraire de Laurent Gaudé avec Pour seul cortège, son...
    Voir plus

    Babylone. 323 avant J-C. Le grand Alexandre s'effondre en plein banquet. Après quelques jours d'agonie, il s'éteint. Vient alors le moment du périple tragique de sa dépouille et de son âme.

    Je continue ma découverte de l’œuvre littéraire de Laurent Gaudé avec Pour seul cortège, son dernier roman.

    C'est toujours extrêmement bien écrit.

    Le récit est court - il se lit d'une traite - et fait s'alterner plusieurs voix – celles d'Alexandre, du sacrificiel Ericléops et de Dryptéis.

    Ce n'est pas tant la vie d'Alexandre qui est au cœur du récit que sa mort et son lent accompagnement vers le repos éternel. La grandeur de ce personnage historique se lit par sa légende qui plane et par les autres personnages, notamment à travers la voix d'Ericléops. Parce que, pour l'heure, le lecteur est face à un homme affaibli qui se meurt.

    L'attribution d'un rôle épique à un homme faible et agonisant m'a d'abord faite sourire. J'ai ensuite réalisé que le véritable héros de cette épopée n'était pas tant Alexandre que Dryptéis. Dryptéis qui a la force de renoncer à son fils pour le sauver. Dryptéis qui reste fidèle à Alexandre jusqu'au bout. Dryptéis qui accomplit la véritable action du récit : mener Alexandre à la paix et au repos éternel au péril de sa vie.

    Différentes scènes m'ont saisie : les adieux d'Alexandre, le périple du cortège des pleureuses, son attaque par les généraux, etc. Et, même si l'intrigue m'a guère emportée, la beauté de l'écriture suffit à l'ensemble.

    J'ai sinon retrouvé de nombreuses parentés avec La Mort du roi Tsongor : le poids de l'héritage, l'orgueil destructeur, la femme sacrificielle, etc.

    En bref, un beau récit plaisant à lire.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • « Pour seul cortège » (paru en 2012) est une épopée écrite par Laurent Gaudé. C’est le récit de la mort d’Alexandre le Grand, qui agonise pendant trois jours, à la suite certainement d’un empoisonnement, mais rien n’est certain. Cette lente agonie l’a fait surnommer « L’homme qui ne savait pas...
    Voir plus

    « Pour seul cortège » (paru en 2012) est une épopée écrite par Laurent Gaudé. C’est le récit de la mort d’Alexandre le Grand, qui agonise pendant trois jours, à la suite certainement d’un empoisonnement, mais rien n’est certain. Cette lente agonie l’a fait surnommer « L’homme qui ne savait pas mourir ».
    Ce cortège est celui qui accompagne son sarcophage, suivi par des pleureuses, pendant des mois afin de le rendre à sa mère.
    Ce roman est, avant tout, un hommage à ces femmes et à Dryptéis qui ne veut pas le quitter et qui tient à le mener jusqu’au bout de cette terrible marche. D’ailleurs, page 175 j’ai relevé : « Les jours et les nuits se succèdent et s’entremêlent. Ce n’est plus qu’une marche immense vers le delta du Gange ».
    Mais on y trouve beaucoup de violence et c’est d’Histoire qu’il s’agit car Alexandre le Grand est un mythe.
    Dans ce roman à deux voix : celle d’Alexandre (mort) et celle de Dryptéis, on assiste à toutes les péripéties occasionnées par cette longue expédition. Ils se parlent tous deux et Dryptéis n’abandonnera pas tant qu’elle n’aura pas accompli sa mission, quitte à mourir elle-même.
    On y trouve également toutes les fourberies engendrées par les prétendants à la succession.
    On traverse des paysages grandioses menant à Babylone mais c’est la mort qui rôde, guettant les accompagnateurs de ce cortège funèbre et ce roman est le dernier voyage d’un souverain mort si jeune (il allait avoir 32 ans).
    Mais on y trouve aussi une sorte de poésie que maîtrise si bien l’auteur qui n’a pas craint de s’attaquer à un tel sujet avec une si grande facilité.
    Le lecteur avait déjà connu cela avec « La mort du roi Tsongor » ou « Le soleil des Scorta » (entre autres) et Laurent Gaudé ne fait que confirmer son grand talent.
    J’ai relevé sur la quatrième de couverture, cette phrase : « Le devoir et l’ambition, l’amour et la fidélité, le deuil et l’errance mènent les personnages vers l’ivresse d’une dernière chevauchée ».
    Pour ma part, je trouve que c’est une excellente présentation de ce livre que j’avais un peu oublié parmi les autres ouvrages de Laurent Gaudé, et que j’ai relu en m’attachant un peu plus au beau style de l’écrivain. Mais cela m’a aussi bien remis en mémoire cette partie de l’Histoire tellement ancienne et que l’on étudie au lycée, ce qui démontre qu’il est bon, de temps en temps, de revenir sur cette sorte de culture s’apparentant finalement un peu à la légende, alors que de nombreux faits sont véridiques.
    C’est un trait particulier de l’écrivain qui sait si bien mêler la réalité à l’imaginaire.
    Ce livre ayant été largement chroniqué et ayant reçu de nombreux éloges pour la performance de Laurent Gaudé, que je n’ai pu que parler de mon ressenti et de mes émotions à cette lecture.
    De toute façon le but n’était pas de raconter le livre car il reste certainement à découvrir par de nombres autres lecteurs à qui je ne peux donner que ce conseil : lisez-le et vous verrez.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Alexandre le Grand se meurt. Tous ses généraux sont à son chevet. Dryptéis, fille de Darius et veuve d’ Héphaistion, est rappelée pour aller chercher sa mère, grande pythie, afin de connaître le sort de l’empereur. Alexandre le Grand est mort…. Il n’est pas enterré que ses fidèles généraux se...
    Voir plus

    Alexandre le Grand se meurt. Tous ses généraux sont à son chevet. Dryptéis, fille de Darius et veuve d’ Héphaistion, est rappelée pour aller chercher sa mère, grande pythie, afin de connaître le sort de l’empereur. Alexandre le Grand est mort…. Il n’est pas enterré que ses fidèles généraux se déchirent le royaume. Elle décide alors de suivre le convoi mortuaire qui doit parcourir l’empire parmi les pleureuses.

    Laurent raconte l’épopée qui suivit la mort d’Alexandre le Grand. Nous pleurons avec Dryptéis lorsqu’elle doit abandonner son fils pour mieux le sauver. Nous la suivons avec les pleureuses accompagnant le convoi funéraire à travers tout l’empire. Nous avons peur lorsque le convoi est attaqué par des soldats. Auparavant, nous avons supplié Alexandre de ne pas mourir sans avoir reçu son fidèle Ericléops revenant au galop du lointain orient……

    Les fidèles ne seront pas ceux à qui l’on peut penser de prime abord. Ils ne sont pas du premier cercle mais participeront, au péril de leurs vies, à la grandeur d’Alexandre.

    Laurent Gaudé sait nous envoûter, nous embarquer dans ses histoires. La construction, en petit paragraphes et la lisibilité font que l’on passe d’Ericléops à Alexandre en passant par Dryptéis avec une très grande facilité sans que cela nuise à la compréhension.

    Nous passons de l’histoire à la légende. Que nous ayons de l’empathie pour Alexandre le sanguinaire, que nous ne puissions démêler la vérité historique de la fiction ne me hérissent pas tant la légende est bien contée. La fin est à l’unisson du reste : splendide.

    Laurent Gaudé a su faire parler les âmes d’Alexandre, Dryptéis, Ericléops… pour un livre magnifique. Un coup de cœur pour moi.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.

Où trouver ce livre en librairie ?

Service proposé en partenariat avec Place des Libraires

Suggestions de lecture

Discussions autour de ce livre

Il n'y a pas encore de discussion sur ce livre

Soyez le premier à en lancer une !

Forum

Afficher plus de discussions