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L'homme qui n'aimait plus les chats

Couverture du livre « L'homme qui n'aimait plus les chats » de Isabelle Aupy aux éditions Le Panseur
  • Date de parution :
  • Editeur : Le Panseur
  • EAN : 9782490834006
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Il y a ce goût de sel et d'embruns, ce vent qui met la pagaille et donc remet tout en ordre. Il y a la voix de ce vieil homme qui nous raconte son histoire et celle des autres, qui parle de vivre ensemble, mais surtout qui cherche ses mots aux accents de son émotion pour comprendre un monde où... Voir plus

Il y a ce goût de sel et d'embruns, ce vent qui met la pagaille et donc remet tout en ordre. Il y a la voix de ce vieil homme qui nous raconte son histoire et celle des autres, qui parle de vivre ensemble, mais surtout qui cherche ses mots aux accents de son émotion pour comprendre un monde où le langage se manipule pour changer les idées.
Traité sous la forme de la transmission orale, l'auteur nous offre une oeuvre qui s'inscrit dans la lignée des grandes dystopies telles 1984 et Matin Brun. Mais là où ces histoires nous condamnent à subir un demain qui s'écroule, L'homme qui n'aimait plus les chats est bien plus qu'une utopie, c'est un possible, un autrement :
Un aujourd'hui déjà en train de se relever.

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Avis (19)

  • Je découvre les éditions du Panseur avec cette lecture et je suis charmée par l'objet livre dont la couverture est très travaillée, très belle, toute en discrétion.
    C'est une belle édition, autant pour le contenant que pour le contenu, qui est juste, drôle, glaçant et qui donne...
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    Je découvre les éditions du Panseur avec cette lecture et je suis charmée par l'objet livre dont la couverture est très travaillée, très belle, toute en discrétion.
    C'est une belle édition, autant pour le contenant que pour le contenu, qui est juste, drôle, glaçant et qui donne incontestablement à réfléchir.
    Il est difficile de parler de cette histoire sans trop en dire. Sachez juste que sur cette île où chacun vit librement, un beau jour, les chats disparaissent.
    Ces chats, on les voyait sans réellement les voir, ils étaient là, ils faisaient partie d'un tout, ils n'appartenaient à personne et à tout le monde en même temps.. Et quand ils disparaissent, la tranquillité des iliens s'en trouve bouleversée... Ou sont-ils? Se sont-ils sauvés? Les a-t-on enlevés?
    La suite, il faut la découvrir en lisant ce court roman, sorte de conte philosophique, me rappelant "1984" et "La ferme des animaux" de George Orwell.
    On y parle de liberté, de manipulation par les mots, de résistance, de Soi face aux Autres, de solitude aussi, d'espoir et de regrets.
    J'ai adoré tous ces personnages au caractère bien affirmé, j'ai adoré l'absurdité de certaines situations qui m'ont parfois fait éclater de rire, j'ai adoré ces dialogues simples remplis de vérités. C'est drôle, intelligent et profond.
    Cette lecture m'a beaucoup touchée, un récit d'une très grande qualité, un petit roman brillant, que je relirai avec grand plaisir et que je conseillerai sans hésiter!
    C'est un gros coup de coeur!

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  • Une petite île où tout le monde se connaît. Des chats qui habitent également celle-ci. Et comme toute île, les informations qui viennent du continent, les nouvelles et les décisions. Mais un jour, les chats disparaissent, et leur silhouette n'est plus aperçue. L'incompréhension est présente, le...
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    Une petite île où tout le monde se connaît. Des chats qui habitent également celle-ci. Et comme toute île, les informations qui viennent du continent, les nouvelles et les décisions. Mais un jour, les chats disparaissent, et leur silhouette n'est plus aperçue. L'incompréhension est présente, le questionnement également. Afin que la paix revienne doucement, les décisionnaires du continent font venir depuis là-bas des chats... Mais les habitants sont perplexes de ce que le continent essaye de leur faire croire : ces chats ne ressemblent pas aux précédents.

    Mon attrait pour les chats m'a fait me pencher sur ce livre dont le titre aguicheur m'a questionné. Isabelle Aupy nous décrit une vie insulaire assez banale : les gens se connaissent depuis des années, parfois depuis des générations. Chacun tient sa place, son emploi, et la vie continue son cours sans heurt. Mais la disparition des chats et les indications du continent sur ceux qui les remplacent vient bouleverser celui qui se refuse d'y croire.

    Mais sous un aspect plutôt léger, de nombreuses réflexions jaillissent : peut on croire et suivre les indications de certains sous prétexte qu'ils ont du "pouvoir" ? L'administration tient elle compte des habitants de l'île, ou ne faut il simplement pas que des voix s'élèvent ?
    Ce récit aux allures de dystopies utilise une forme d'humour "absurde" pour faire émerger ces questions. Et elles sont bien plus profondes parfois. J'ai pensé à "1984" de Georges Orwell, qui reste pour moi une œuvre importante montrant le pouvoir pris par l’administration sur le bien-être et même la pensée des citoyens. Quelle est la limite ?

    J'ai parlé d'une forme d'humour "absurde", le décalage, cette sensation d'être à côté, avec une pensée juste, mais ce doute qui s'installe. Isabelle Aupy m'a embarqué dans ce voyage avec avidité : celle de comprendre les tenants et aboutissants de l'histoire. Je reprends également le terme que je trouve très juste pour ce livre : un conte philosophique moderne, avec une profondeur sous une apparente légèreté.

    Toujours faire attention aux propos énoncés, à ce qui est dit et comment cela est dit, et être attentif au risque d'interprétation. Le langage est riche, la langue fourmille de synonyme intéressant, mais notre propos, même clair peut toujours être perçu d'une certaine manière. Thomas, le gardien du phare qui tient à "appeler un chat un chat", fait bien comprendre qu'il ne faut pas se laisser aller aux facilités langagières, surtout dictées par une administration dont il se méfie. Il tente de faire prendre acte aux gens de ce qui se trame, et de les faire prendre conscience de ce qu'il se passe.

    En bref : Un récit intéressant à la fois sur le langage, le doute et la confiance. Peut-on continuer de croire en ce qu'on a toujours cru lorsqu'on instille le doute sur ce socle de pensée ?

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  • « Les chiens ne font pas des chats », voici le message que nous livre Isabelle Aupy.

    Sur une île au large du continent, entre sel et embruns, les hommes vivent avec des chats. Des chats qui depuis toujours mènent leur vie, à leur rythme, vont et viennent. Mais voilà qu’ils disparaissent,...
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    « Les chiens ne font pas des chats », voici le message que nous livre Isabelle Aupy.

    Sur une île au large du continent, entre sel et embruns, les hommes vivent avec des chats. Des chats qui depuis toujours mènent leur vie, à leur rythme, vont et viennent. Mais voilà qu’ils disparaissent, tous. Plus un chat sur l’île !

    Face aux désarrois des habitants de l’île, l’administration du continent leur envoie de nouveaux chats, avec une laisse pour les promener. Grâce à ces nouveaux chats, l’administration prévient les îliens qu’ils ne se sentiront plus jamais seuls, ne seront plus inquiets, pourront faire des rencontres et auront quelqu’un pour veiller sur leur logis. Ces chats, ce sont en réalité des chiens, que l’administration appelle des chats!

    A travers ce roman aux allures de dystopie et de 1984, Isabelle Aupy nous met en garde contre la manipulation, et la force du langage. Grâce à l’absurde et à sa métaphore avec les chats, elle invite le lecteur à se questionner sur la notion de liberté et sur ce qu’il désire vraiment. Ne cédons pas aux chant des sirènes, la vraie liberté c’est pouvoir conserver son autonomie, son libre-arbitre et suivre son propre chemin.

    Un roman au style incisif, agréable à libre, une fable philosophique à découvrir cet été et à faire découvrir ! En bonus : une magnifique couverture et la genèse de ce roman, peu banale !

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  • Un livre en apparence léger mais qui fait réfléchir (comme Matin Brun). Comment se laisse-t-on perdre sa liberté?
    Dans notre époque liberticide (terrorisme et maintenant coronavirus, bien des libertés disparaissent et nous font croire que les chiens sont des chats), on peut fermer les yeux et...
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    Un livre en apparence léger mais qui fait réfléchir (comme Matin Brun). Comment se laisse-t-on perdre sa liberté?
    Dans notre époque liberticide (terrorisme et maintenant coronavirus, bien des libertés disparaissent et nous font croire que les chiens sont des chats), on peut fermer les yeux et accepter n'importe quoi; on masque les inégalités des enfants face à la scolarité, on masque les "colères", on trouve de l'argent pour tout alors que les soignants se plaignent depuis des années du manque de moyens en matériel et personnels…
    Dans ce récit, les iliens vivent en bonne entente, le gardien de phare est toujours à son poste ;en fait il a peur de rater le retour de sa femme: elle a rejoint le continent parce que son fils est en danger, il risque de mourir faute de soins sur l'île, elle est enceinte et ne reviendra jamais, sauf le petit-fils beaucoup plus tard, c'est à lui que s'adresse le nouveau gardien du phare après la mort de celui -ci: déjà vieux, lui aussi, il va raconter l'histoire de l'île (d'où le style oral écrit).
    Comme sur toute île, il y a des chats sans doute échappés des barques de pêcheurs, ils se sont reproduits mais peu à peu les chats disparaissent: un enfant voit de gens qui les attrapent à la manière de la fourrière et les mettent en boites pour repartir vers le continent. Les gens missionnent l'instituteur (qui est là contre son gré)pour en savoir plus. Il revient avec une responsable qui comprend leur "besoin" de chats et veut y remédier mais ce sont des chiens qui débarquent et il faut les appeler chats; on démontre à chacun qu'ils ont" besoin"
    des chats-chiens. Chacun va être affublé d'un chien qu'il le souhaite ou non; un groupe de résistance s'instaure.
    Il faut lire ce livre!

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  • Je vous le conseille. Et cela encourage aussi les petits éditeurs.

    Je vous le conseille. Et cela encourage aussi les petits éditeurs.

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  • D'abord il y a l'objet livre en lui-même, la toute première publication d'une nouvelle maison d'édition indépendante Les éditions du Panseur
    La couverture tout en sobriété, titre et nom de l'auteur en blanc, offre au lecteur curieux un résumé de l'histoire; en fonction de la lumière les lettres...
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    D'abord il y a l'objet livre en lui-même, la toute première publication d'une nouvelle maison d'édition indépendante Les éditions du Panseur
    La couverture tout en sobriété, titre et nom de l'auteur en blanc, offre au lecteur curieux un résumé de l'histoire; en fonction de la lumière les lettres imprimées en légère surbrillance apparaissent...ou pas !

    Ensuite le contenu, une histoire entre dystopie et fable philosophique, une sorte de conte moderne pour nous raconter de façon limpide le pouvoir des mots, les dangers de la manipulation, la fragilité de la liberté. De penser, de vivre selon ses désirs, d'être différent... Et comment un ordre nouveau / une dictature peut s'installer insidieusement sans soulever d'opposition. Quand les esprits se réveillent il est parfois trop tard. Mais pas toujours...

    Un viel homme raconte son île et ses habitants: le gardien de phare, le poète, le curé, le professeur...Il parle de la mer, du vent et de leurs chats qui depuis toujours vont et viennent à leur rythme comme à leur choix. Mais quand ils disparaissent sans explication, c'est la façon de vivre de toute la communauté qui s'en trouve menacée.
    Car des gens venus du continent leur amènent des chiens en voulant leur faire croire que ce sont des chats...

    "Les dirigeants avaient vite compris que pour asservir les gens aujourd'hui, il ne fallait plus la force, il fallait créer le manque et le besoin."
    "J'ai lu des pages et des pages d'histoires qui se ressemblent, qui ressemblaient à la nôtre surtout. Parce que cette histoire, elle existait ailleurs, comme toutes les histoires, elle existait partout. D'autres noms, d'autres lieux, d'autres méthodes, mais au final, ça revenait au même : à des gens qui perdaient leur liberté d'être. "

    Un petit bijou de roman, j'ai adoré ! A lire, à faire lire, à lire à haute voix, il s'y prête merveilleusement...

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  • Une ile, avec des hommes et des femmes qui se connaissent tous, qui s’apprécient plus ou moins, et vivent en bonne intelligence ; amoureux, solitaires, retraité, pêcheur, institutrice, chacun vit sa vie. Et quelques chats, jusqu’au jour où tous réalisent que justement, les chats, on ne les voit...
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    Une ile, avec des hommes et des femmes qui se connaissent tous, qui s’apprécient plus ou moins, et vivent en bonne intelligence ; amoureux, solitaires, retraité, pêcheur, institutrice, chacun vit sa vie. Et quelques chats, jusqu’au jour où tous réalisent que justement, les chats, on ne les voit plus. Discrets, indépendants, ils ne faisaient pas d’ennui et on vivait avec, mais leur disparition surprend la population. Que s’est-il passé ? Où sont-ils passés ?
    Pour pallier au manque, des hommes et femmes étranges venus du continent apportent sur l’ile des chats qu’ils offrent, de force, aux iliens. Des chats qui ressemblent étrangement à des chiens, tenus en laisse, qui dorment dans leur niche et protègent les maisons des intrus. Mais sur l’ile, il n’y a pas d’intrus, puisque tout le monde se connait et chacun tolère, ignore, protège ou respecte l’autre.

    Les réactions de chacun vont être très différentes, montrant aussi les différentes façons de réagir à ce qui nous arrive, au niveau de l’individu, de l’ile, d’un pays pourquoi pas ? Avec ce récit largement dystopique, l’auteur nous offre une fable sur l’homme, les dérives du langage, si faciles à installer, mais aussi les règles de société qui nous étouffent et que l’on accepte sans les vouloir au fond, sans se rebeller.

    lire ma chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2020/01/20/lhomme-qui-naimait-plus-les-chats-isabelle-audy/

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  • dubonheurdelire.wordpress.com
    Les 68 premières fois ce sont des romans et aussi des récits plus inattendus entre la fable et l’uchronie comme le court récit d’Isabelle Aupy L’homme qui n’aimait plus les chats. La couverture de ce roman est déjà à elle seule une intrigue… En fonction de votre...
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    dubonheurdelire.wordpress.com
    Les 68 premières fois ce sont des romans et aussi des récits plus inattendus entre la fable et l’uchronie comme le court récit d’Isabelle Aupy L’homme qui n’aimait plus les chats. La couverture de ce roman est déjà à elle seule une intrigue… En fonction de votre façon de la regarder, elle ne révèle pas tout le temps les mêmes éléments. Ce récit est également une invitation à porter un autre regard sur le monde qui nous entoure. Il est une alerte des consciences.
    Comment résumer ce récit ? Faut-il d’ailleurs le résumer ?
    Nous sommes embarqués dans un récit oral, celui du narrateur, un insulaire qui raconte son île, miroir de notre société. Son île a vu les chats disparaître, a vu les interrogations surgir, l’incompréhension, l’arrivée des gens du continent, leur tentative de persuasion. Mais son île est aussi celle qui refuse, qui dit non, qui défend une liberté, la liberté.
    En choisissant de faire de ce récit un récit sans nom d’île et en adoptant la forme orale, l’auteure garde une universalité qui n’est pas sans rappeler celle des fables. Elle s’inscrit dans la continuité des récits qui éveillent les consciences comme Matin Brun et ce récit philosophique est une réelle invitation à défendre la liberté. En ces temps agités, il est donc à mettre entre toutes les mains pour que la manipulation du langage et des consciences ne devienne pas plus forte que la liberté et le pouvoir des mots.
    En résumé : un récit entre la fable, la dystopie, le roman mais surtout un éveil des consciences !

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