L'homme qui n'aimait plus les chats

Couverture du livre « L'homme qui n'aimait plus les chats » de Isabelle Aupy aux éditions Le Panseur
  • Date de parution :
  • Editeur : Le Panseur
  • EAN : 9782490834006
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Il y a ce goût de sel et d'embruns, ce vent qui met la pagaille et donc remet tout en ordre. Il y a la voix de ce vieil homme qui nous raconte son histoire et celle des autres, qui parle de vivre ensemble, mais surtout qui cherche ses mots aux accents de son émotion pour comprendre un monde où... Voir plus

Il y a ce goût de sel et d'embruns, ce vent qui met la pagaille et donc remet tout en ordre. Il y a la voix de ce vieil homme qui nous raconte son histoire et celle des autres, qui parle de vivre ensemble, mais surtout qui cherche ses mots aux accents de son émotion pour comprendre un monde où le langage se manipule pour changer les idées.
Traité sous la forme de la transmission orale, l'auteur nous offre une oeuvre qui s'inscrit dans la lignée des grandes dystopies telles 1984 et Matin Brun. Mais là où ces histoires nous condamnent à subir un demain qui s'écroule, L'homme qui n'aimait plus les chats est bien plus qu'une utopie, c'est un possible, un autrement :
Un aujourd'hui déjà en train de se relever.

Donner votre avis

Avis(8)

  • Decouvert grâce au groupe des 68ères fois, J'ai lu cet ovni d'une traite en me demandant bien ce que je lisais là!
    Une île, une communauté constituée par ceux qui ont voulu fuir le continent. La disparition des chats va donner lieu à une nouvelle façon de vivre ensemble... On nomme les choses...
    Voir plus

    Decouvert grâce au groupe des 68ères fois, J'ai lu cet ovni d'une traite en me demandant bien ce que je lisais là!
    Une île, une communauté constituée par ceux qui ont voulu fuir le continent. La disparition des chats va donner lieu à une nouvelle façon de vivre ensemble... On nomme les choses différemment et c'est important.
    Le narrateut nous fait l'offrande de son récit, comme si c'était un soir au coin du feu! Et ce volant d'oralité est vraiment délicieux.
    J'ai pensé à Rhinocéros, quitte à filer la métaphore animalière

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • « L’homme qui n’aimait plus les chats » est un premier roman d’une nouvelle maison d’édition. C’est un roman atypique, je ne peux le classer dans une catégorie et c’est tant mieux, c’est tout le charme de ce roman. Le narrateur, un homme d’âge mûr habitant de cette île, raconte son île, ses...
    Voir plus

    « L’homme qui n’aimait plus les chats » est un premier roman d’une nouvelle maison d’édition. C’est un roman atypique, je ne peux le classer dans une catégorie et c’est tant mieux, c’est tout le charme de ce roman. Le narrateur, un homme d’âge mûr habitant de cette île, raconte son île, ses habitants, leurs habitudes, leurs chats et raconte la disparition de ces chats et les interrogations qui vont avec. Puis des gens du continent viennent sur leur île leur apporter des « non-chiens », des chats comme disent ces gens là.

    Dans ce roman, l’auteure montre du doigt le pouvoir des mots, de la persuasion. Mais aussi le pouvoir de la manipulation et celui de rébellion. Est mise en avant la liberté au sens large: la liberté de son propre choix, la liberté d’adhérer ou non au consensus, la liberté de s’opposer, la liberté d’être différent. Dans « L’homme qui n’aimait plus les chats », c’est la société qui y est décrite avec ses dérives, son pouvoir plus ou moins bien utilisé. Sur cette île, le pouvoir impose une chose à ses habitants et la plupart accepte d’agir comme cela leur est dit, c’est une soumission. Et il y a les autres qui ont compris et qui veulent pas, c’est une rébellion. Et tout cela a été créé par le pouvoir des mots, du langage, de l’affirmation d’une chose.

    Il faut savoir rester soi, ne pas se taire, croire en soi et à ses connaissances. Il faut continuer d’apprendre, de vouloir savoir. Il faut garder son propre arbitre et conserver ses propres choix. « L’homme qui n’aimait plus les chats » est un roman intéressant et qui interroge, le but d’un livre!!

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • L'homme qui n'aimait plus les chats est non seulement le premier roman d'Isabelle Aupy, mais également le premier roman publié par Les éditions du panseur, toute nouvelle maison d'édition. Enfin, c'est le premier roman reçu dans le cadre de la saison automnale 2019 des 68 premières fois. Que de...
    Voir plus

    L'homme qui n'aimait plus les chats est non seulement le premier roman d'Isabelle Aupy, mais également le premier roman publié par Les éditions du panseur, toute nouvelle maison d'édition. Enfin, c'est le premier roman reçu dans le cadre de la saison automnale 2019 des 68 premières fois. Que de premières !

    Imaginez une île avec des chats. Des domestiqués, des pantouflards et des errants, qui se baladent un peu chez l'un, un peu chez l'autre, pas faciles à apprivoiser, mais qui aiment bien se laisser caresser de temps en temps. Et puis aussi, des qui viennent toujours quand on les appelle, des qui s'échappent la nuit pour funambuler sur les toits, d'autres qui rentrent au contraire pour se blottir contre soi.
    Sur cette île point de chiens, enfin si peu que ça ne comptait pas. Et puis, sans qu'on le voie vraiment d'ailleurs, les chats ont disparu.

    Dans L'homme qui n'aimait plus les chats, il y a ce goût de sel et d'embruns, ce vent qui met la pagaille et donc remet tout en ordre. Il y a la voix de ce vieil homme qui nous raconte son histoire et celle des autres, qui parle de vivre ensemble, mais surtout qui cherche ses mots aux accents de son émotion pour comprendre un monde où le langage se manipule pour changer les idées.

    Intelligemment construit, à travers une énigme et des figures métaphoriques, ce court roman fait écho à notre Société. Il interpelle et amène subtilement le lecteur à s'interroger sur la notion de liberté, de différence et de manipulation. Ce n'est d'ailleurs pas par hasard que le chat, animal domestique indépendant, a été introduit sur une île pour tenir compagnie aux insulaires. De même que ce n'est pas par hasard qu'une fois disparus les chats sont remplacés par des chiens, enfin des "non-chiens". De la liberté à l’aliénation, n'y aurait-il qu'un pas ? L'homme qui n'aimait plus les chats est le récit d'un vieil homme qui à première vue semble décousu, invraisemblable, mais qui au fil des pages prend forme, fait sens. Entre conte et dystopie, ce premier roman est original et subtil. Isabelle Aupy manie la plume et les mots avec poésie et tout en finesse.

    Différence et exigence sont le leitmotiv des éditions du panseur. Ils affirment vouloir proposer aux lecteurs un voyage où chaque livre est une avancée sur une route sinueuse faite de courbes douces comme de virages serrés ; où chaque histoire est une traversée parsemée d’obstacles à dépasser, contourner ou briser ; où chaque rencontre est une surprise. L'homme qui n'aimait plus les chats c'est tout cela à la fois. Les "sans-chiens", les "avec-chats" s'expriment, s'opposent, se rencontrent.

    Ce premier roman est un objet singulier. Son design, sa couverture méritent à eux seuls qu'on s'y attarde. Puis viennent les mots. Le tout nous fait ronronner de plaisir. L'homme qui n'aimait plus les chats a reçu le prix "Coup de foudre" aux Vendanges littéraires de Rivesaltes. Quelle première fois !

    https://the-fab-blog.blogspot.com/2019/09/mon-avis-sur-lhomme-qui-naimait-plus.html

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Etonnant récit / roman de 122 pages qui plonge un peu son lecteur dans une soirte de récit philosophque par la découverte d'une île et de ses habitants qui vont découvrir du jour au lendemain que toute la population féline de leur petit monde isolé de tout disparaît, alors même que jusque là la...
    Voir plus

    Etonnant récit / roman de 122 pages qui plonge un peu son lecteur dans une soirte de récit philosophque par la découverte d'une île et de ses habitants qui vont découvrir du jour au lendemain que toute la population féline de leur petit monde isolé de tout disparaît, alors même que jusque là la présence de chats leur était indifférente.

    Nous voilà plongé dans un tout petit monde d'anti héros (curé, maitresse d'école, gardien de phare, poète et narrarteur entre autres...) qui face à l'acharnement de leur autorité publique à leur fournir des chiens qu'il faut prendre comme chat, vont se découvrir, s'interroger et organiser une certaine résistance... Qu'est ce ce qui peut rapprocher des êtres qui, jusque là vivait ensemble dans une certaine indifférence à s'unir face à l'inconcevable, l'absurde, un pouvoir public dirigiste.... un certain monde ubuesque...

    Récit clair, description des personnages simple mais éclairante, la nature humaine revisitée et le contre -pouvoir institué en bon sens, cette petite société nous fait comprendre un peu mieux chacun de soi.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Quelle profondeur dans ce petit livre ! Un véritable conte philosophique qui nous plonge dans une réflexion sur la facilité d’imposer une vision du monde aux autres et de leur créer des besoins inexistants.
    Les chats animaux fondamentalement indépendants disparaissent pour être remplacés par...
    Voir plus

    Quelle profondeur dans ce petit livre ! Un véritable conte philosophique qui nous plonge dans une réflexion sur la facilité d’imposer une vision du monde aux autres et de leur créer des besoins inexistants.
    Les chats animaux fondamentalement indépendants disparaissent pour être remplacés par des chiens mais que l’Etat et ses représentants décident d’appeler chats.
    Ce postulat semble stupide et pourtant il finit par fonctionner. Que vont devenir les différents personnages, s’incliner ou entrer en résistance ?
    Une véritable réussite que j’offrirais bien à mon ado car cette lecture est tout à fait accessible.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • « Imagine une île avec des chats. Des domestiqués, des pantouflards et des errants qui se baladent un peu chez l’un, un peu chez l’autre, pas faciles à apprivoiser, mais qui aiment bien se laisser caresser de temps en temps. Et puis aussi, des qui viennent toujours quand on les appelle, des qui...
    Voir plus

    « Imagine une île avec des chats. Des domestiqués, des pantouflards et des errants qui se baladent un peu chez l’un, un peu chez l’autre, pas faciles à apprivoiser, mais qui aiment bien se laisser caresser de temps en temps. Et puis aussi, des qui viennent toujours quand on les appelle, des qui s’échappent la nuit pour funambuler sur les toits, d’autres qui rentrent au contraire pour se blottir contre soi.»
    Sur cette petite île balayée par les vent et les embruns, la vie est plutôt rude. Un environnement qui vous forge un caractère. Ceux qui ont décidé de vivre là sont par définition des marginaux, par choix ou par nécessité. Une vie à l’écart que leur convient pourtant très bien et qu’ils n’ont guère envie de voir changer. Mais ce microcosme va connaître un événement aussi bizarre que déstabilisant: leurs chats disparaissent. Aussi décident-ils d’envoyer l’instituteur du village sur le continent pour expliquer la situation et tenter de trouver une solution. Lorsqu’il revient, il est accompagné d’une femme de «l’administration» qui entend régler ce problème. Les fonctionnaires qui arrivent alors ont avec eux des cages dans lesquelles se trouvent des chiens et qui sont offerts aux insulaires pour remplacer leurs chats. D’ailleurs l’administration leur explique que ces bêtes sont des chats, quand bien même ils auraient l’air de chiens. Les premiers bénéficiaires de ces animaux ne bronchent pas, après tout ils leur tiennent aussi compagnie.
    C’est Thomas, le gardien de phare, qui s’alarme. Lui qui vit isolé – il ne sort plus depuis que sa femme a quitté l’île avec son fils malade – ne perd pourtant rien de ce qui se trame autour de lui. S’il se méfie des fonctionnaires, il craint encore davantage cette dérive langagière. Parce qu’il faut bien appeler un chat un chat, il faut continuer à appeler un chien un chien. Céder à cette «facilité de langage», c’est mettre le doigt dans un engrenage infernal. Car la langue «change celui qui la parle, ça oui, elle le transforme, et quand on s’en rend compte, c’est déjà trop tard.»
    À l’image des chats qui ne sont pas soumis, il va tenter de lancer la rébellion, de fédérer ses amis, Ludo, Gwen, Sergei, le curé, l’instituteur ou encore Léonore et Myriam. Mais la partie est loin d’être gagnée, car l’attaque est insidieuse. Pourquoi refuseraient-ils des cadeaux?
    Le conte d’Isabelle Aupy est redoutablement bien construit, allant chercher derrière l’anecdote une réflexion sur la liberté de choix, sur la force du langage, sur l’endormissement des consciences. Prenons garde à la douceur des choses! Prenons garde aux «éléments de langage»! Prenons garde aux vessies que l’on veut nous faire prendre pour des lanternes! Prenons garde à ne pas sombrer dans un grand n’importe quoi aseptisé et uniformisé!
    https://urlz.fr/b1VT

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Attention pépite !!! Originale et sobre la première de couverture est percutante. « L’homme qui n’aimait plus les chats » détient un titre emblématique. Une entrée mystérieuse pour une histoire des plus atypiques. Et quelle réussite !!!! Le style pragmatique, relevé, aérien déroule l’envergure...
    Voir plus

    Attention pépite !!! Originale et sobre la première de couverture est percutante. « L’homme qui n’aimait plus les chats » détient un titre emblématique. Une entrée mystérieuse pour une histoire des plus atypiques. Et quelle réussite !!!! Le style pragmatique, relevé, aérien déroule l’envergure d’une lecture qu’on ne peut lâcher avant le point final. Tout se passe sur île, où au préalable rien, absolument rien ne pouvait changer le cours de la vie, jusqu’à un certain jour ! Pas d’angoisses effrénées dans ce roman, les faits sont lancés comme des dés. Dans une lenteur journalière qui enclenche une intrigue menée d’une main experte et réfléchie. Nous sommes en plongée directe dans un récit socio-politique. Une fable qui change de camp tant son plausible écarquille les phrases ciselées d’Isabelle Aupy. Il y a du « Matin Brun » de Franck Pavloff dans cette histoire. Une teneur mature qui foudroie l’habitus des hôtes de cette île où la liberté, le Vivre-Ensemble sont la somme d’un paisible quotidien. Les chats (ô métaphore !) vivent libres comme l’air, ils vont et viennent, apprivoisés. L’anthropomorphisme prend son envol dans une satyre qui crisse comme des patins sur la glace. Ils vont disparaître subrepticement. Que se passe-t-il ? Le narrateur conte cette aventure à l’instar d’un évènement qui changera les habitants à jamais. D’une voix calme, posée il prouve par ses paroles, la force et l’extrême solidarité des hôtes qui vont vite comprendre qu’une manipulation est en train d’agir contre eux. La morale de ce récit est sans doute cette citation de Prosper Mérimée « Apprendre à toujours se méfier » mais à contrario également un hymne à la liberté. Une sacrée leçon de vie mêlée de senteurs marines, d’idées placées avant les mots qui endoctrinent. Dans un deuxième degré, le danger d’une parole trop convaincante, d’une voix douce voire langoureuse peut enclencher un lavage de cerveau. La vision d’une chose peut pour l’autre changer de nom ou d’apparence. Où se situe la vérité ? Un troisième degré se profile celui de l’aboutissement d’une dictature sous des promesses de bien -être et plus, les chaînes paraboliques vont museler les consciences. Ce récit est glaçant. Il prouve la folie des terroristes de la pensée. Moderne ce petit bijou est un outil bénéfique. Publié par les Editions Du Panseur, lu dans le cadre des 68 premières fois.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • L’homme qui n’aimait plus les chats. Titre reçu d’une nouvelle maison d’édition, le Panseur. Premier abord, singularité de la jaquette. D’un jeu de lumière, on devine un texte qui apparaît et disparaît aussitôt, un peu à la façon dont les chats vont et viennent dans le récit.

    Les chats. Tout...
    Voir plus

    L’homme qui n’aimait plus les chats. Titre reçu d’une nouvelle maison d’édition, le Panseur. Premier abord, singularité de la jaquette. D’un jeu de lumière, on devine un texte qui apparaît et disparaît aussitôt, un peu à la façon dont les chats vont et viennent dans le récit.

    Les chats. Tout un symbole. Animaux curieux, n’autorisant aucun maître, venant uniquement à leur bon vouloir. Les voilà disparus de l’île. Sans raison. Chacun se pose question, s’étonne, s’attriste de la perte des coquins. Un récit conté par un narrateur cherchant ses mots, alignant discours et questionnements. La poésie berce le récit, octroie moments de grâces. Avec le narrateur, on effectue une promenade sur l’île, on se laisse conter l’histoire des insulaires. Du lieu, de la temporalité, ces éléments sont absents, n’offrant aucun repère. Mais qu’importe. Il y a des allures de conte, de vieille tradition orale.

    Survient le moment du changement. Des chiens apportés sur l’île, des remplaçants. Questionnement pour les uns, rapide acceptation pour d’autres qui musellent leur propre liberté sans conscience de l’abandonner. Chiens qu’on prétend être chats. Manipulation du langage. Aisance des syllabes tricotées pour assujettir les insulaires. C’est la manifestation d’un monde qu’on voudrait dompter. Île jouissant d’une trop grande liberté. Coule la rébellion dans le coeur de ceux qui n’ont pas oublié.

    Les chats, félins indomptables.

    Un roman étonnant. Une poésie qui se déverse à chaque page.
    Un récit qui prend une forme différente à chaque lecture.
    Conte.
    Dystopie.
    Émerveillement.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.

Où trouver ce livre en librairie ?

Service proposé en partenariat avec Place des Libraires

Suggestions de lecture

Discussions autour de ce livre

Il n'y a pas encore de discussion sur ce livre

Soyez le premier à en lancer une !

Forum

Afficher plus de discussions