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L'homme qui n'aimait plus les chats

Couverture du livre « L'homme qui n'aimait plus les chats » de Isabelle Aupy aux éditions Les Editions Du Panseur
Résumé:

Au large du continent, un vieux monsieur raconte son île et ses habitants : le gardien de phare, le poète, le curé, le professeur...
Il parle de la mer, du vent et de leurs chats qui vont, depuis toujours, vont et viennent à leur rythme comme à leur choix. Mais quand ils disparaissent sans... Voir plus

Au large du continent, un vieux monsieur raconte son île et ses habitants : le gardien de phare, le poète, le curé, le professeur...
Il parle de la mer, du vent et de leurs chats qui vont, depuis toujours, vont et viennent à leur rythme comme à leur choix. Mais quand ils disparaissent sans explication, c'est la façon de vivre de toute la communauté qui s'en retrouve menacé.

Traité sous la forme de la transmission orale, l'auteure nous offre un texte élégant, rebelle et audacieux afin de nous alerter sur la fragilité de nos libertés et comprendre un monde où le langage se manipule pour changer les idées.

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Avis (27)

  • Lecture choc!
    Voilà un petit livre par la taille, mais qui a tout d’un grand tant sa portée est forte et tant il recèle de sujets et de thèmes.
    Nous sommes sur une petite île où vivent sereinement une poignée d’habitants qui ont fait le choix de vivre ici isolés du monde. Une vie tranquille,...
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    Lecture choc!
    Voilà un petit livre par la taille, mais qui a tout d’un grand tant sa portée est forte et tant il recèle de sujets et de thèmes.
    Nous sommes sur une petite île où vivent sereinement une poignée d’habitants qui ont fait le choix de vivre ici isolés du monde. Une vie tranquille, presque immuable avec çà et là des chats. Ils n’appartiennent à personne, mais ils se sont attribués des maisons d’accueil et paisiblement ils accompagnent le quotidien des îliens. Alors quand, subitement, ils disparaissent, leur manque devient criant, presque dérangeant, voire angoissant. L’Administration s’empresse alors de résoudre le problème en introduisant de nouveaux chats. Mais voilà, ces chats sont pour le moins singuliers, puisque ce sont des chiens !
    De quoi semer la zizanie dans la petite communauté et faire souffler un vent de révolte.
    .
    Ce roman est une parabole, une fable philosophique, à la lecture simple et abordable qui regorge de matière à réflexion. Utilisant le registre de l’absurde, il aborde brillamment le sujet du libre arbitre et de la liberté de choix et il pose la question de l’endoctrinement et de l’endormissement des consciences. Il met aussi en lumière les dérives totalitaristes dans ce qu’elles ont de plus insidieux si l’on n’y prend garde ou si on relâche sa vigilance. Autant de sujets d’une actualité brulante qui rendent cette lecture nécessaire. Il illustre enfin l’articulation entre besoin et désir bien mieux que le meilleur des cours de philo. A noter aussi la réflexion très fine sur le langage, sur le pouvoir des mots, sur leur force et leurs dérives. Sans oublier une touche d’humour et de fantaisie qui rend le propos encore plus percutant.
    Gros coup de cœur, vous l’aurez compris. Sur la quatrième il est comparé à 1984. Pour ma part, c’est plutôt à « Matin brun » que je l’apparente pour l’universalité de son message.
    A mettre entre toutes les mains et à distribuer dans tous les collèges et lycées.

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  • Soit une petite île, île-refuge, loin de tout ce que l'on refuse, et sur laquelle individualité et tolérance font le lit d'une forme de bonheur tranquille.
    Et puis des gens, venus là pour y vivre paisiblement, entre eux et avec eux-mêmes, pour y re-naître parfois, avec simplicité et...
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    Soit une petite île, île-refuge, loin de tout ce que l'on refuse, et sur laquelle individualité et tolérance font le lit d'une forme de bonheur tranquille.
    Et puis des gens, venus là pour y vivre paisiblement, entre eux et avec eux-mêmes, pour y re-naître parfois, avec simplicité et authenticité. Parmi eux : le curé, la courageuse Gwen, Sergueï le poète anarchiste, la vieille institutrice, Thomas le vieux gardien de phare et puis le narrateur.
    Et puis des chats, plein de chats, compagnons de vie et de paysage, "plaisirs inutiles" et cependant aussi nécessaires à l'harmonie de la vie sur place, aussi évidents que la mer et le vent.
    Jusqu'au jour où les chats disparaissent et où débarquent des" agents tous habillés pareil", qui parlent le "convaincu" et qui distribuent des chiens qu'ils affirment être des chats !
    Alors, "appeler un chat un chat", on le sait, c'est avoir un discours direct et franc...
    Oui mais...appeler un chien un chat !??!
    Suffit-il de nommer pour faire exister ? Quid de la pensée et de la réflexion ?
    Et dès lors, ce joli petit roman aux effluves marins se transforme en une intéressante dystopie dans laquelle d'aucuns voudraient, sans violence apparente, créer de nouveaux besoins, rendre les gens plus heureux malgré eux et les modeler afin d'installer une nouvelle idéologie.
    Ces chiens sont des chats !!!? mais quels sont ces mots-mensonges qui ne sont pas en adéquation avec le réel et qui finissent par fausser les jugements et les comportements ? Car de cette uniformité à bout de laisse nait l'indifférence de chacun pour son prochain !
    Une forme de "servitude volontaire" telle que l'évoquait déjà La Boétie, non imposée par la force, mais par la manipulation du langage. Et ceux qui se laissent embobiner sur cette île sont les mêmes qui gobent sans discernement les infos TV ou qui se laissent duper par de fallacieuses propagandes totalitaires.
    Car le risque est là; et ce roman, parce qu'il dénonce , est utile. A la légèreté du début succède une réflexion sur la force du langage et son utilisation et son agissement possible sur les pensées.
    Mais un petit groupe d'irréductibles résiste à l'envahisseur! Une résistance qui partira du phare ! Beau symbole que ce pont entre la mer et la terre, entre la lumière et les ténèbres, entre conscience et obscurantisme !
    Avec des mots simples et efficaces, avec humanité et sensibilité, Isabelle Aupy nous démontre joliment que la vigilance est toujours de règle,, que "la bête n'est pas morte", que la désobéissance permet d'éviter le pire.
    "Parce que les hommes, ça se tient par la main" et qu'il faut sans cesse veiller à ne pas se laisser déposséder de sa liberté.
    Merci à lecteurs.com pour la découverte de cet ouvrage qui peut, lorsqu'on le souhaite, se prolonger par d'intéressantes réflexions....

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  • J'apprécie beaucoup de trouver des citations choisies par l'auteur avant de débuter la lecture d'un roman, car cela donne une première idée de l'univers dans lequel le lecteur est invité à entrer. Et autant dire qu'avec d'entrée de jeu des références à Farenheit 451 et 1984, j'avais hâte de...
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    J'apprécie beaucoup de trouver des citations choisies par l'auteur avant de débuter la lecture d'un roman, car cela donne une première idée de l'univers dans lequel le lecteur est invité à entrer. Et autant dire qu'avec d'entrée de jeu des références à Farenheit 451 et 1984, j'avais hâte de débuter ma lecture.

    J'ai beaucoup aimé ce petit roman métaphorique qui, avec des mots très simples, évoque des thèmes graves - comme la liberté et sa fragilité, la soumission, le conformisme ou la résistance à l'oppression – et donne matière à réflexion. Ce récit où la machine administrative décide de convaincre la population que les chiens sont en fait des chats a, quelque chose d'absurde, et pourtant... il sonne terriblement juste et d'actualité.

    Un roman intelligent et très accessible dont que je recommanderai bien la lecture de 11-12 ans à 99 ans.

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  • Un petit roman, un nouvelle, un conte philosophique, ... difficile de caractériser ce livre qui nous raconte une histoire aux allures de fable absurde avec en toile de fond de vraies questions sur la condition humaine et notre rapport au pouvoir et à l'autoritarisme.
    Les habitants de cet île...
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    Un petit roman, un nouvelle, un conte philosophique, ... difficile de caractériser ce livre qui nous raconte une histoire aux allures de fable absurde avec en toile de fond de vraies questions sur la condition humaine et notre rapport au pouvoir et à l'autoritarisme.
    Les habitants de cet île ont choisir de s'éloigner du tumulte de la vie, et de créer leur environnement. Le poète, le curé, l'institutrice, le gardien de phare, ... tous ont choisi de vivre ici et s'y plaisent bien. Jusqu'au jour où les chats disparaissent et où l'Administration cherche à trouver (imposer) une solution.
    Il y a alors ceux qui acceptent sans mot dire et ceux qui se révoltent au bénéfice de la liberté et de la raison (en gros, arrêtez de nous faire manger des couleuvres ou de déplacer le problème... je pense qu'au vu du contexte actuel... cela parlera à tout le monde ;) )
    Un livre qui a du chien ! Même si je ne suis pas sûre d'en avoir saisi toutes les subtilités. Je pense qu'une relecture voire un échange autour dece livre serait bienvenue.

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  • Un petit roman intriguant.
    Les chats, comme les hommes, vivent libres sur cette île.
    Ils se promènent dehors ou restent au chaud dans les maisons ; personne ne les entrave.
    Et puis un jour, ils disparaissent.
    Démarre alors une réflexion sur la liberté, les habitudes qui enchaînent, le poids...
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    Un petit roman intriguant.
    Les chats, comme les hommes, vivent libres sur cette île.
    Ils se promènent dehors ou restent au chaud dans les maisons ; personne ne les entrave.
    Et puis un jour, ils disparaissent.
    Démarre alors une réflexion sur la liberté, les habitudes qui enchaînent, le poids de la majorité et les mécanismes de domination.
    Mais il y a ceux qui résistent et qui savent rester éveillés.
    Il y a des lâchetés mais aussi du courage, de l'amour et de la solidarité.
    "L'homme qui n'aimait plus les chats" est un conte philosophique, joliment écrit, pas moralisateur mais efficace.
    Une plume élégante et une lecture agréable.
    Merci à lecteurs.com pour cette belle découverte.

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  • Imaginez que vous habitez sur une île dont les chats disparaissent. Cela vous interroge, mais sans plus.
    Et puis une brigade arrive et vous vente les mérites du chien, rebaptisé « chat » : un compagnon fidèle qui gardera votre maison et vous aidera à aller vers les autres.
    Et même si vous n’en...
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    Imaginez que vous habitez sur une île dont les chats disparaissent. Cela vous interroge, mais sans plus.
    Et puis une brigade arrive et vous vente les mérites du chien, rebaptisé « chat » : un compagnon fidèle qui gardera votre maison et vous aidera à aller vers les autres.
    Et même si vous n’en voulez pas, la brigade se chargera de vous imposer un « chat » avec laisse.
    Vous l’aurez compris, dans cette lecture on peut remplacer chien et chat par : smartphone, réseaux sociaux, voiture….. bref, tout ce dont nous n’avons pas forcément besoin mais qui nous est devenu indispensable.
    J’ai aimé le narrateur qui est une personne comme une autre, qui ne veut pas spécialement de ces nouveaux « chats », mais qui n’a pas le choix.
    Une lecture qui fait réfléchir sur nos priorités.
    Quelques citations :
    Ensuite, y’a que le vent et la mer qui forcent les choses. Le temps aussi. Les hommes, ça ne se forcent pas, ça se tient par la main. (p.42)
    Les dirigeants avaient vite compris que pour asservir les gens aujourd’hui, il ne fallait plus la force, il fallait créer le manque et le besoin. (p.62)
    Ils nous les prenaient parce qu’ils avaient mis des mots sur des besoins qui n’étaient pas les nôtres. (p.93)
    L’image que je retiendrai :
    Celle du gardien de phare, comme une vigie sur l’île.

    https://alexmotamots.fr/lhomme-qui-naimait-plus-les-chats-isabelle-aupy/

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  • Dommage pour cette nouvelle, il n'est possible de noter que jusque 5 étoiles...
    Un style qui semble d'une spontanéité et d'une fraicheur incroyable, et qui donne une profondeur réelle au récit. Joli conte! Il rejoint les plus grands, comme "archaos" de Christiane Rochefort, ou "le lundi...
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    Dommage pour cette nouvelle, il n'est possible de noter que jusque 5 étoiles...
    Un style qui semble d'une spontanéité et d'une fraicheur incroyable, et qui donne une profondeur réelle au récit. Joli conte! Il rejoint les plus grands, comme "archaos" de Christiane Rochefort, ou "le lundi commence le samedi" des frères Strougtski. Je suis fan, je vais le relire de suite... et bien sur il y a comme un air de Calvino, ou même de Jean marie Gustave le clézio là dedans... Une vraie lecture jubilatoire, façon Rabelais ou Fallet. Il y a de "la soupe aux choux" et des "vieux de la vieille" dans ces chats là! Bravo isabelle, j'espère que l'écriture était jubilatoire aussi!

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  • Il était une île sur laquelle les chats déambulaient sans contrainte. Une île où les habitants se connaissaient tous, remplissaient chacun le rôle qu’on attendait de lui, s’occupaient des chats et vivaient en bonne intelligence et en toute liberté. Et puis un jour, tous les chats disparaissent....
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    Il était une île sur laquelle les chats déambulaient sans contrainte. Une île où les habitants se connaissaient tous, remplissaient chacun le rôle qu’on attendait de lui, s’occupaient des chats et vivaient en bonne intelligence et en toute liberté. Et puis un jour, tous les chats disparaissent. Pourquoi ? Où sont-ils partis ? Personne ne le sait, mais des personnes venues du continent semblent avoir une solution pour remédier à ce problème. Une solution qui va totalement bousculer les habitudes des habitants de l’île et modifier leur vie.
    Ce premier roman prend la forme d’un conte. Un conte relaté par l’un des habitants de l’île et qui a vécu toute l’histoire aux premières loges. Chacun des personnages a choisi de venir s’installer sur cette île battue par les embruns. Il s’agit pour eux d’un espace de liberté, d’un lieu où ils peuvent être eux-mêmes sans jugement. Une liberté incarnée aussi jusque-là par les chats. Et leurs disparitions et l’intervention des administrateurs du continent vont remettre en question cette liberté et la relation bienveillante qui s’était installée entre les habitants.

    Isabelle Aupy choisit ici la forme allégorique pour nous faire toucher du doigt l’importance du libre arbitre mais aussi du choix des mots quand ils servent à nous faire penser autrement, à nous faire accepter une autre réalité qu’on veut nous faire passer pour la vérité.

    Ce petit roman d’un peu plus de 100 pages se lit d’une traite. Derrière la métaphore, il nous appelle à la vigilance, à garder un esprit critique, à ne pas tout accepter sans y réfléchir.

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