Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement ou connectez-vous pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

L'éternel fiancé

Couverture du livre « L'éternel fiancé » de Agnes Desarthe aux éditions Editions De L'olivier
Résumé:

Aucun résumé n'est disponible pour cet ouvrage actuellement...

Donner votre avis

Avis (9)

  • Ce livre sur le temps qui passe, ce livre d'une vie, ou plutôt de 2 vies qui se croisent sporadiquement, est écrit d'une plume délicate et créative, riche et enlevée.
    La vie que l'on a, que l'on se construit, les rêves, les moments de rupture ou de choix, les évènements heureux ou dramatiques...
    Voir plus

    Ce livre sur le temps qui passe, ce livre d'une vie, ou plutôt de 2 vies qui se croisent sporadiquement, est écrit d'une plume délicate et créative, riche et enlevée.
    La vie que l'on a, que l'on se construit, les rêves, les moments de rupture ou de choix, les évènements heureux ou dramatiques qui ponctuent les existences ou les dévient...
    Cela fait écho, cela fait vibrer et réfléchir...
    Le genre de lecture que j'aime tout particulièrement...

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Tout commence dans la salle des mariages. En rang par deux, les enfants de l'école maternelle se tiennent la main. Ils assistent à un concert de Noël. Un petit garçon aux cheveux de travers se retourne vers une petite fille aux yeux ronds et lui dit qu'il l'aime. Elle non. À cause de la beauté...
    Voir plus

    Tout commence dans la salle des mariages. En rang par deux, les enfants de l'école maternelle se tiennent la main. Ils assistent à un concert de Noël. Un petit garçon aux cheveux de travers se retourne vers une petite fille aux yeux ronds et lui dit qu'il l'aime. Elle non. À cause de la beauté de la musique, à cause de la salle des mariages, elle songe qu'ils sont à présent fiancés. Ce garçon lui appartient pour toujours. Liés à jamais, au gré du temps qui s'écoule, ces deux là vont se croiser, se recroiser puis se croiser à nouveau sans pour autant se rencontrer. Symphonie d'un rendez-vous manqué qui sera jouée et rejouée durant toute la vie d'une femme.

    L'éternel fiancé est l'incarnation du temps qui passe. Au gré de leurs rencontres toujours impromptues, Étienne et Elle grandissent, vieillissent, aiment, désaiment, goûtent au bonheur, éprouvent. La vie, tout simplement. Voilà, Agnès Desarthe aborde toutes les thématiques qui composent une vie. La famille, l'éducation, l'amour, le couple, le travail, l'amitié, la parentalité, la déchéance, le deuil. Le tout aurait pu être d'une banalité ennuyeuse, mais il n'en n'est rien. Il faut bien reconnaître que la plume de l'auteure et la dimension poétique de la narration transforment l'ordinaire en extraordinaire. Il suffit de se remémorer la scène de la rencontre entre Étienne et Antonia, la naissance de Rita, le départ de la mère de la narratrice pour s'en rendre compte. Le récit ponctué de touches tantôt mélancoliques, tantôt poétiques, m'a renvoyé à l'univers d'Amélie Poulain pour la narratrice et à celui de Forrest Gump pour Étienne.

    L'éternel fiancé oscille entre conte et partition musicale. Il stimule notre imaginaire, combine harmonieusement les mots, les arpèges, les silences. Quant aux personnages, ils sont tous divinement incarnés, véritables chefs d'orchestre de leur vie. L'ensemble forme une mélodie à la fois légère et profonde qui m'a émerveillée. Un conseil, partez à la recherche du temps perdu avec L'éternel fiancé.

    https://the-fab-blog.blogspot.com/2021/12/mon-avis-sur-leternel-fiance-dagnes.html

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Ma chronique : Voici encore une couverture de roman qui peut égarer le lecteur! Musique, danse, légèreté semblent annoncées. Mais l'héroïne, d'une tristesse absolue, se déplace sans joie dans la vie, elle semble avoir raté un rendez-vous à jamais. Agnès Desarthe est connue pour une plume de...
    Voir plus

    Ma chronique : Voici encore une couverture de roman qui peut égarer le lecteur! Musique, danse, légèreté semblent annoncées. Mais l'héroïne, d'une tristesse absolue, se déplace sans joie dans la vie, elle semble avoir raté un rendez-vous à jamais. Agnès Desarthe est connue pour une plume de grande qualité. Avec élégance, elle parle de
    nostalgie, du temps qui passe, du refus de voir les parents vieillir, du "fantôme d'une mère qui embrume ses journées".
    Pourtant cela commence bien ! La narratrice évoque une famille cultivée et passionnée de musique. Quand elle était enfant, lors d'un concert de Noël, Etienne, un petit garçon, lui fait une déclaration d'amour. Elle le rejette. Elle le regrettera toujours.
    Elle le retrouve, bel adolescent qui ne se souvient absolument pas d'elle. Il l'intrigue. Au fil des ans, elle le croise plusieurs fois, le suit, l'observe. La vie d'Etienne lui semble tellement plus intéressante que la sienne. Il en aime une autre d'un amour passionné. Avec Antonia ce sont des artistes bohèmes, fauchés mais heureux.
    Plus tard le ciel s'obscurcit pour lui, il gagne sa vie d'une étonnante façon.
    Elle est spectatrice de la vie des autres, la sienne ne l'intéresse jamais. Elle a "une incapacité à goûter le sel de la vie " lui dit son mari. C 'est pour cela qu'elle m'a ennuyée, elle manque de flamme que ce soit dans ses amours, dans son travail.
    Pourtant j'ai aimé la façon dont elle évoque ses parents, ses sœurs, ses tantes jumelles. Il y a de la douceur dans la relation entre Rita ,la fille d'Etienne et son arrière-grand-mère. Ce roman m'a heurtée, particulièrement les derniers chapitres. Puisqu'il est question de musique j'aurai aimé des notes plus sereines moins ponctuées de ruptures. Amis lecteurs, j'aimerai avoir votre opinion sur cet ouvrage. Peut-être n'ai-je pas saisi l'intensité du malaise de la narratrice.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Je ne sais pas quoi penser de ce roman...
    Au début, j'étais très emballée : deux enfants sont dans une salle de concert. Le jeune garçon dit à la petite fille qu'il l'aime, la petite fille lui répond qu'elle non, parce qu'il a "les cheveux de travers". Sa réponse, elle la regrettera chaque fois...
    Voir plus

    Je ne sais pas quoi penser de ce roman...
    Au début, j'étais très emballée : deux enfants sont dans une salle de concert. Le jeune garçon dit à la petite fille qu'il l'aime, la petite fille lui répond qu'elle non, parce qu'il a "les cheveux de travers". Sa réponse, elle la regrettera chaque fois qu'elle le croisera, et tout au long de sa vie, elle sera hantée par Etienne, qui ne la reconnaît jamais.

    Le roman est divisé en trois parties. La première m'a beaucoup plu : ces enfants qui deviennent adolescents, adultes, entourés de leurs parents, de leurs frères et sœurs, tout cela rythmé par la musique qui accompagne leur vie. Le portrait de la mère est très beau et le couple que forme Etienne et sa petite amie est vraiment sensationnel! J'étais vraiment conquise! Mais les deux autres parties ne m'ont pas du tout convaincue. On les suit l'un l'autre à divers moments de leur vie, des personnages apparaissent, disparaissent, sans trop que l'on comprenne leur rôle ou leur utilité... J'ai trouvé cela assez décousu... Et cette fin... Je ne sais pas trop quoi en penser... J'ai tenu bon car je n'aime pas abandonner une lecture et le roman est assez court, mais au final après un début très prometteur, je me suis vite ennuyée...
    Ce roman a été très apprécié alors je me dis que je suis sûrement passée à côté...

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • " Je t'aime parce que tu as les yeux ronds " dit le petit garçon âgé de 4 ans.
    " Je ne t'aime pas parce que tu as les cheveux de travers "répond la petite fille, la narratrice âgée elle aussi de 4 ans.
    " Le garçon se met à pleurer en silence, la petite fille est sauvée."
    C'est ce qu'elle...
    Voir plus

    " Je t'aime parce que tu as les yeux ronds " dit le petit garçon âgé de 4 ans.
    " Je ne t'aime pas parce que tu as les cheveux de travers "répond la petite fille, la narratrice âgée elle aussi de 4 ans.
    " Le garçon se met à pleurer en silence, la petite fille est sauvée."
    C'est ce qu'elle s'efforce alors de croire, mais elle vient d'éconduire celui qui va devenir son "éternel fiancé ".

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • L’amour est totalement présent dans le dernier roman de Agnès Desarthe, L’éternel fiancé. Car, lorsque une déclaration d’amour a lieu à tout juste quatre ans, difficile de ne pas en garder un goût nostalgique tout au long de sa vie et un sentiment de ne jamais plus être à la hauteur de cette...
    Voir plus

    L’amour est totalement présent dans le dernier roman de Agnès Desarthe, L’éternel fiancé. Car, lorsque une déclaration d’amour a lieu à tout juste quatre ans, difficile de ne pas en garder un goût nostalgique tout au long de sa vie et un sentiment de ne jamais plus être à la hauteur de cette amour enfantin.
    En effet, la narratrice se retrouve à l’école maternelle, haute comme trois pommes, confronter à recevoir un message d’amour d’un autre enfant, Étienne, à peu près du même âge, lors de la fête de l’école.
    – « Je t’aime parce que tu as les yeux verts » lui dit-il,
    – » Je ne t’aime pas. Parce que tu as les cheveux de travers » lui répond-elle.
    En fait, elle regrettera toute sa vie cette réponse qu’elle aurait aimé ne pas avoir prononcé.
    Et, voilà une vie racontée au fil du temps qui passe, interrompue par des rencontres avec Étienne sans qu’il ne se souvienne de ses propos. Comment apprécier le goût du quotidien lorsque plane sur sa tête cette immensité de tendresse qu’on a refusé ? La vie a-t-elle le même goût lorsque on se met ainsi d’emblée en réserve. Heureusement, comme un morceau de musique accompli par le groupe familial, il y a une harmonie à trouver.
    C’est souvent assez drôle. Ainsi, le lecteur suit le temps qui passe et le récit d’une vie qui s’écoule entre hauts et bas naturels. Ça part dans tous les sens et je n’arrive pas à le raconter !
    La suite ici
    https://vagabondageautourdesoi.com/2021/10/01/agnes-desarthe/

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Ça arrive une fois tous les cinq ans, tous les dix ans, parfois ça n'arrive jamais : l'impression d'être complètement en phase avec un texte, d'en saisir toutes les nuances, toutes les allusions, de se sentir absolument sur la même longueur d'onde, d'avoir fait soi-même l'expérience de ce qui...
    Voir plus

    Ça arrive une fois tous les cinq ans, tous les dix ans, parfois ça n'arrive jamais : l'impression d'être complètement en phase avec un texte, d'en saisir toutes les nuances, toutes les allusions, de se sentir absolument sur la même longueur d'onde, d'avoir fait soi-même l'expérience de ce qui est dit. Alors, un phénomène étrange a lieu, une espèce de stupéfaction teintée d'émerveillement, d'exultation et en même temps, l'émotion est telle que l'on achève la lecture à la fois empli des mots de l'autre et comme vidé de soi-même…
    Singulière expérience que j'ai bien du mal à formuler en réalité...
    Quoi qu'il en soit, on s'en trouve soudain réduit au silence. D'abord les mots ne viennent pas. C'est bien normal, on vient de les lire. Et l'on n'a plus qu'à se taire maintenant que tout est dit. Et puis, parler de l'oeuvre revient tellement à parler de soi que cela paraît presque impudique.
    Que vais-je vous dire alors ? Par quoi commencer ? Où se cacher pour n'être pas trouvée, pas découverte, pas trahie ?
    « L'éternel fiancé » commence par une déclaration d'amour : « Je t'aime parce que tu as les yeux ronds » avoue le petit Étienne à la narratrice enfant. Elle refuse ces mots. Qu'il se les garde ! Il est si laid, lui, avec ses cheveux de travers…
    Et le temps passe. Les années collège, le lycée. Et Étienne que l'on recroise, qui est devenu très beau et qui a déclaré sa flamme à une autre. Étienne est pris. Pas son frère. Alors pourquoi pas son frère ? Il ressemble certainement un peu à Étienne, le frère… Peut-être pourra-t-on ainsi se rapprocher de celui qu'on a renoncé à ne plus aimer… Et la vie continue, le mariage, les enfants. Et un jour, tiens, bonjour Étienne, qu'est-ce que tu deviens ? Trente ans ont passé, on vacille, il parle, longtemps, on l'écoute raconter des choses terribles, extraordinaires et l'on se dit qu'elle est bien banale cette vie qui est la nôtre à côté de l'autre, la merveilleuse, la passionnante et folle de celui que l'on n'a jamais oublié. Que faire de mieux que de se projeter dans cette autre vie, s'absenter de soi, être double, se perdre encore un peu plus… Il y a des blancs ? Qu'à cela ne tienne… Comme une romancière, on va remplir les vides, les creux, inventer ce que l'on ne sait pas de l'autre, se créer un autre monde, une deuxième existence virtuelle, se projeter ailleurs, vivre par procuration. On y arrive bien, on est très forte dans ce domaine, c'est un peu notre spécialité de créer, d'imaginer.
    « Je ne dis rien de la sensation de plus en plus présente d'avoir une double vie. Celle qui m'appartient et dans laquelle je me déplace sans joie, et l'autre dont je ne fais pas partie et qui, néanmoins, me passionne. Une vie à laquelle je ne peux rien retrancher ni ajouter, que je ne puis ni améliorer ni empirer, dont les personnages ne pensent rien de moi, dans laquelle il n'y a aucun enjeu ni aucun risque. Cette autre vie qui m'aspire et ne sera jamais ratée ni accomplie. »
    Réflexion mélancolique sur le temps qui passe, sur ce qui a eu lieu ou pas, « L'éternel fiancé » m'apparaît aussi comme une métaphore de la littérature dans le sens où celle-ci, par le pouvoir des mots, de la fiction, permet d'accéder à des vies qui ne sont pas les nôtres, de les investir, de s'y voir vivre. Pourquoi se limiter à être soi quand on peut être un autre ?
    « Être soi, quelle solution décevante, un résultat piteux, surtout lorsqu'on le compare à la beauté de l'équation que pose toute existence. »
    La littérature pour aider à supporter…
    La littérature, peut-être, pour trouver le courage…
    « Le courage, me dis-je, le courage qu'il faut à chacun pour accomplir cette expérience brève et dénuée de signification, sans la possibilité de reprendre pour corriger, de faire mieux ou autrement. Le courage qu'il faut pour supporter qu'il ne reste rien. »

    LIRE AU LIT le blog

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • "Dans la vie, tu dois te taper chaque seconde. Il n'y a pas d'ellipse qui t'amène deux heures, une semaine ou cinq ans plus tard."

    Et à la lecture de ce roman, je la remercie, la vie de me donner à savourer chaque seconde de ce texte dont je ne voudrais pour rien au monde sauter la moindre...
    Voir plus

    "Dans la vie, tu dois te taper chaque seconde. Il n'y a pas d'ellipse qui t'amène deux heures, une semaine ou cinq ans plus tard."

    Et à la lecture de ce roman, je la remercie, la vie de me donner à savourer chaque seconde de ce texte dont je ne voudrais pour rien au monde sauter la moindre saveur. Je lis Agnès Desarthe depuis très longtemps et je ne m'attendais pas à ça. Je l'aime pour son univers, sa fantaisie, son élégance à s'emparer de sujets importants, parfois graves en parvenant à les traiter avec une légèreté intense ou une intensité légère mais toujours d'une plume précise. Je l'aime pour son intérêt aux autres, son envie de raconter de vraies histoires, son intelligence raffinée. C'est peut-être grâce à toutes ces qualités qu'elle parvient à me transmettre avec ce roman, que l'on sent pourtant très proche d'elle, des sensations et des émotions qui touchent à l'universel et me touchent moi au plus profond.

    Ce texte magnifique est empreint d'une mélancolie à la profondeur inédite qui laisse peu de place au sourire d'habitude tellement bienvenu chez les lecteurs d'Agnès Desarthe. Il nous parle du temps ou plutôt non, il incarne le temps. Ce texte a la même dimension magique que les fameuses robes demandées à sa marraine par la future Peau d'âne, couleur de lune, couleur de soleil et couleur de temps. On n'imagine pas représenter la couleur du temps, et pourtant, c'est ce que parvient à faire Agnès Desarthe à travers le fil invisible qui relie la narratrice à son éternel fiancé depuis cette scène inaugurale où le petit Etienne, à 4 ans, lui déclare son amour dans la salle des mariages de la mairie. Leurs vies parallèles se croiseront à quelques reprises, autant de repères pour mesurer ce qui passe, s'échappe, tous ces carrefours porteurs de choix, ces instants qui filent et disparaissent, impossibles à rattraper même en se retournant. Les scènes s'égrènent, au rythme des notes d'une bande-son musicale dont la présence s'incarne autant que celle des personnages, et l'émotion gagne face à cette lutte acharnée contre l'oubli.

    La beauté de ce livre... L'écho qu'il a trouvé en moi, peut-être parce que l'auteure et moi sommes nées la même année, et que ce texte traduit un état d'esprit, des sensations qui me sont familières à ce stade de mon parcours sur Terre. Aussi parce que nombre des références culturelles parsemées au fil des pages me sont si familières. Il n'y a cependant rien de cartésien dans la forme qui pourra en déstabiliser certains, mais les autres, ceux qui percevront toute la finesse et l'intelligence de ce chaos organisé vivront une expérience qui dépasse celle de la simple relation avec un texte. Une sorte d'osmose spatio-temporelle, née de l'inventivité d'une romancière passionnée par les mots et l'imaginaire qu'ils véhiculent. Du grand art, tout simplement.

    "Le courage, me dis-je, le courage qu'il faut à chacun pour accomplir cette expérience brève et dénuée de signification, sans la possibilité de reprendre pour corriger, de faire mieux ou autrement. Le courage pour supporter qu'il ne reste rien. On ne va nulle part et on y va très vite."

    (chronique publiée sur mon blog : motspourmots.fr)

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.

Récemment sur lecteurs.com