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Les monstres

Couverture du livre « Les monstres » de Charles Roux aux éditions Rivages
  • Date de parution :
  • Editeur : Rivages
  • EAN : 9782743651909
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Un premier roman d'une fascinante étrangeté, peuplé par une galerie de monstres et conçu comme un cabinet de curiosités littéraires.

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Articles (2)

Avis (24)

  • Des critiques élogieuses pour un premier roman, il n’en fallait pas plus pour que je me plonge dans « ce cabinet de curiosités littéraires »
    Las ! Même si la mise en bouche de ce roman qui tourne autour d’un diner-spectacle très particulier titille papilles et curiosité, la suite est plutôt...
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    Des critiques élogieuses pour un premier roman, il n’en fallait pas plus pour que je me plonge dans « ce cabinet de curiosités littéraires »
    Las ! Même si la mise en bouche de ce roman qui tourne autour d’un diner-spectacle très particulier titille papilles et curiosité, la suite est plutôt décevante. De ces trois personnages dont tour à tour, l’auteur nous confie les pensées, les peurs et les fantasmes, on ne retient pas grand-chose en fin de compte. Racontés séparément dans de courts chapitres, ils finissent par être réunis lors de ce diner-spectacle. Ce devrait être l’apothéose de l’intrigue mais l’auteur nous embrouille avec ses histoires de sorcellerie, son golem, son monstre velu, ses démons, son phénix, ses zombis et autres chimères et monstres qui s’invitent entre les chapitres. Entre un personnage au prénom épicène qui aime se travestir, un cadre commercial addict aux drogues et à l’alcool et une prof timorée au célibat subit, le fantasme du monstre se répand peu à peu sans bien savoir si ce monstre est en chacun de nous ou bien à l’extérieur, dans cette ville bétonnée et menaçante.
    Je n’ai pas été sensible à ces personnages, trouvant même caricaturales certaines descriptions de personnages féminins. J’ai trouvé le style banal et redondant et l’intrigue, tout au long de ces 600 pages, m’a profondément ennuyée. Un pensum plutôt qu’un plaisir de lecture, ce livre n’était décidément pas pour moi !

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  • Trois vies, celles d’Alice, David et Dominique sont décrites successivement et alternativement par le regard extérieur du narrateur dans un rythme quasi immuable qui nous les présente et nous fait découvrir par petites touches successives leur environnement et leurs aspirations au changement....
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    Trois vies, celles d’Alice, David et Dominique sont décrites successivement et alternativement par le regard extérieur du narrateur dans un rythme quasi immuable qui nous les présente et nous fait découvrir par petites touches successives leur environnement et leurs aspirations au changement. Alice, la quarantaine enseigne l’histoire à des collégiens par défaut, car elle se sent mieux dans des activités artistiques et en particulier la sculpture. David, marié à Stéphanie et père de deux enfants est un cadre commercial performant et dynamique qui doute sur le sens de sa vie. Dominique, un peu plus âgé habite un corps d’homme mais se sent plus femme et possède un colossal cabinet des curiosités abritant un grand nombre de collections diverses et variées. Ces trois personnages, par la magie d’une mise en scène brillamment orchestrée vont se rencontrer lors d’un dîner très spécial organisé par Dominique. Point d’orgue de la narration, cet épisode mystérieux au cours duquel les monstres intérieurs se révèlent entretient incertitudes et questionnements. La suite et la fin du roman ne sont malheureusement pas à la hauteur de la richesse narrative observée jusque là, dommage !

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  • Les monstres
    David, Alice et Dominique, 3 voix, 3 destins qui s’entrecroisent, avec un point commun, la 4eme voix du roman, celle de Paris
    J’ai aimé le jeu du Je, Tu, Il, Elle qui apporte une grande fluidité au texte, tout en lui soufflant un véritable rythme

    J’ai aimé la beauté de la...
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    Les monstres
    David, Alice et Dominique, 3 voix, 3 destins qui s’entrecroisent, avec un point commun, la 4eme voix du roman, celle de Paris
    J’ai aimé le jeu du Je, Tu, Il, Elle qui apporte une grande fluidité au texte, tout en lui soufflant un véritable rythme

    J’ai aimé la beauté de la ville, toute l’expression
    du paradoxe qu’il y a à appartenir à Paris tout en sachant pertinemment qu’elle est lieu de perdition et qu’il faudrait la quitter un jour si l’on ne veut pas s’y perdre

    Je n’aime pas les épices, je leur préfère le sel
    Le sel est l’ambiance du plat
    Il en souligne les saveurs sans jamais les masquer, il ne sature pas au point de dénaturer, il révèle aussi bien la subtilité délicate que la force éclatante d’un arôme

    Le livre de Charles Roux est un livre de sel

    Il t’apportera ce que tu as envie d’y trouver, des questions, des réponses, des interrogations sur toi-même, il pourrait même te révéler ta propre saveur, à condition que tu aies envie de la rencontrer

    #bookstagram #bookaddict #bookaholic #68premièresfois #vleel
    #blogueuselitteraire #rivages #charlesroux #paris

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  • Lecture bien étrange que celle-ci...
    J'ai été partagée pendant toute ma lecture entre la fascination, la curiosité et la lassitude de toutes ces longueurs pour en arriver au point culminant du récit...

    Nous suivons David, Alice et Dominique. Le narrateur est extérieur, voit et connaît tout...
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    Lecture bien étrange que celle-ci...
    J'ai été partagée pendant toute ma lecture entre la fascination, la curiosité et la lassitude de toutes ces longueurs pour en arriver au point culminant du récit...

    Nous suivons David, Alice et Dominique. Le narrateur est extérieur, voit et connaît tout de ses personnages. Il s'adresse à eux de manière très différente : Tu pour David, le businessman assoiffé de réussite, Vous pour Alice, la célibataire proche des 40 ans, professeur d'histoire en collège, qui n'a aucune confiance en elle et est effrayée par tout, et Il/Elle pour Dominique, le personnage excentrique, propriétaire du Restaurant de Mensonges, véritable cabinet de curiosités,dans lequel ils vont tous trois se rencontrer.
    L'ambiance est lourde et noire. Nous plongeons au plus profond de la psychologie des personnages, avec pour pour musique de fond la terreur qui se répand dans la ville suite à l'existence d'un monstre nocturne, qui tue des personnes et détruit tout sur son passage...
    Roman psychologique donc, car tous ont des choses à révéler, à cacher..
    Tout se joue sur la définition du mot "Monstre". A quel moment en devient-on un? Est-ce que les autres nous perçoivent comme tel? Quelle est notre part d'ombre et est-on prêt à vivre avec? Quel mensonge nous racontons-nous pour excuser nos faiblesses?

    Le thème est intéressant, la construction du roman est remarquable, la plume excellente, les personnages fouillés, l'ambiance fascinante, mais je m'attendais à un feu d'artifice final, quelque chose qui contrebalance toute cette lenteur... Je n'ai pas eu ce que j'attendais...

    Néanmoins (et c'est là que vous me trouverez contradictoire, comme les personnages du roman, au final) je ne regrette absolument pas cette lecture troublante, surprenante et désarmante!

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  • Coup de coeur ou simple potion envoutante?

    Bienvenue chers invités pour la découverte du premier roman de Charles Roux!
    Ne prenez pas peur en découvrant ses 600 pages, vous allez littéralement tomber dedans.
    Comme vous allez rapidement vous en rendre compte, cet ouvrage est assez atypique...
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    Coup de coeur ou simple potion envoutante?

    Bienvenue chers invités pour la découverte du premier roman de Charles Roux!
    Ne prenez pas peur en découvrant ses 600 pages, vous allez littéralement tomber dedans.
    Comme vous allez rapidement vous en rendre compte, cet ouvrage est assez atypique que ce soit dans son style et sa rédaction.
    Tour à tour, et dans un jeu de passe-passe, un narrateur omniscient aimant l'art de manipulation des pronoms personnels sujets nous emmène dans l'intimité et les pensées les plus inavouables de nos personnages, Dominique, Alice et David.

    Telle que le ferait une sorcière pour concocter un filtre, Dominique, un hôte atypique, sait que tout est question de dosage.
    Dans son antre, celui-ci propose une expérience singulière aux effets inattendus à une poignée d'élus triés sur le volet alors que dehors de nombreux monstres rodent...enfin...tout dépend du sens donné à ce mot...

    Ce livre a été pour moi une véritable dégustation "culinaire". Tel que le dîner-spectacle proposé par Dominique, j'ai savouré chacune des pages de cet ouvrage. C'est bon, goûteux, surprenant et si original... un de ces moments qui resteront un bon souvenir...

    #68premièresfois

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  • J'ai tourné un certain temps autour de ce livre (tout de même plus de 600 pages!) avant de me lancer. Sans raison particulières, j'avais le pressentiment qu'il n'allait pas me plaire. Sa couverture toute simple qui avait perdu son bandeau coloré ne m'attirait pas vraiment. Mais on ne fait pas...
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    J'ai tourné un certain temps autour de ce livre (tout de même plus de 600 pages!) avant de me lancer. Sans raison particulières, j'avais le pressentiment qu'il n'allait pas me plaire. Sa couverture toute simple qui avait perdu son bandeau coloré ne m'attirait pas vraiment. Mais on ne fait pas repartir un livre des 68 sans l'avoir ouvert. Heureusement! Je me suis régalé avec ce premier roman énigmatique, inventif, inclassable, magique...
    L'univers de Charles Roux est très particulier. Au fil de courts chapitres et de manière très habile, il entrecroise la vie de trois personnages qui ne se connaissent pas. Il s'adresse à Alice en la vouvoyant, c'est une enseignant quarantenaire, falote et mal dans sa peau. Il tutoie David, un cadre commercial du même âge prêt à tout pour réussir. Enfin il utilise le pronom "il" ou "elle" pour les chapitres consacrés à Dominique, l'étrange restaurateur, vieux monsieur où serveuse sexy, qui vit dans un incroyable musée personnel et utilise ses dons de sorcier(e) au profit de ses clients d'un soir. Pendant qu'un ou plusieurs monstres terrorisent la ville les trois personnages se retrouvent pour un dîner hors du commun ou la recherche de vérité est bien le plat principal. Chacun se demandant si ce n'est pas lui le monstre, ce dîner va leur apporter quelques vérités sur eux-même et nous obliger à nous poser des questions.
    Une chose est certaine, Charles Roux a de l'imagination. Ce roman inclassable est un peu trop long, comme beaucoup de primo-romanciers, il a voulu y mettre un maximum d'idées. Il y a beaucoup de redites mais elles forment comme une petite musique.
    Assurément un auteur à suivre
    https://ffloladilettante.wordpress.com/2021/07/01/les-monstres-de-charles-roux/

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  • Dans cette histoire, on va découvrir trois personnages, Alice, David et Dominique, avec chacun son parcours et ses expériences. L'auteur les interpellera, il s'adressera à Alice par le vous, à David par le tu et désignera Dominique par le il ou le elle.
    A la nuit tombée, un monstre parcours...
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    Dans cette histoire, on va découvrir trois personnages, Alice, David et Dominique, avec chacun son parcours et ses expériences. L'auteur les interpellera, il s'adressera à Alice par le vous, à David par le tu et désignera Dominique par le il ou le elle.
    A la nuit tombée, un monstre parcours la ville, tuant, pillant et détruisant sans laisser de traces. Un mystérieux restaurant ouvre ses portes dans une ruelle obscure. L'heure d'un dîner-spectacle à nul autre pareil a sonné.
    On va suivre chacun des protagonistes dans leur journée, et la façon dont ils vont se préparer, leurs hésitations, leurs décisions jusqu'à l'arrivée de ce fameux dîner.
    Là bien des choses se passeront ou pas ?
    Au cour de ce dîner, ces trois personnages vont chercher à découvrir qui ils sont vraiment. Pour ce faire, ils affrontent leur monstre intérieur, cette part sauvage qui réside à l'intérieur de chacun de nous.
    Ce roman interroge l'identité, ce que nous sommes tous devenus, par le biais de notre environnement, de nos relations aux autres, des obligations sociales. Comment devenir réellement soi-même, voilà la question centrale qui anime Alice, David et Dominique tout au long de ce roman et peut-être chacun d'entre nous. C'est une exploration sublime de l'identité et de la vérité, de l'amour et du bonheur.
    Y-a-t-il Un monstre qui sommeille en chacun de nous ? Quelle part d'ombre et de malfaisants se cache sous nos dehors innocents, insipides ou glorieux ?
    Ce roman d'atmosphère nous conduit aux confins du sublime et du maléfique.
    Merci aux 68 Premières fois et aux Éditions Payot et Rivages de m'avoir permis de découvrir ce livre

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  • Dans une «métropole tentaculaire», ville capitale jamais nommée, un monstre invisible et insaisissable effraie les âmes perdues et fait des ravages chaque nuit. Il sème la terreur chez ceux qui osent s’aventurer dans les rues de la ville. Une terreur qui ne cesse de croître, amplifiée par les...
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    Dans une «métropole tentaculaire», ville capitale jamais nommée, un monstre invisible et insaisissable effraie les âmes perdues et fait des ravages chaque nuit. Il sème la terreur chez ceux qui osent s’aventurer dans les rues de la ville. Une terreur qui ne cesse de croître, amplifiée par les médias et fait surgir les cauchemars les plus terribles et les peurs les plus primitives.

    C’est dans cette ville que Charles Roux orchestre habilement le parcours de trois personnages que rien ne disposait à se rencontrer. David, cadre carnassier en bout de course et dont le mariage bat de l’aile, Alice, l’enseignante démotivée, sculptrice de statuettes d’argile aux allures de Golem à ses heures perdues et Dominique, propriétaire d’un restaurant éphémère et extravagant, qui peine à se remettre de la disparition de son compagnon. A priori, ils n’ont rien en commun, sinon souffrir cruellement de solitude et être arrivés à un tournant crucial de leur vie où il va falloir faire des choix. Pour autant sont-ils des monstres ? Existe-t-il en chacun d’eux une part de monstruosité qu’il leur faut assumer ?

    La narration en alternance, maîtrisée de bout en bout, donne le rythme au récit. Elle revêt une forme particulière, un narrateur omniscient s’adresse à David en le tutoyant, à Alice en la vouvoyant et raconte Dominique, ce personnage mystérieux, à la troisième personne, entre il et elle, explorant ainsi l’identité de chacun pour mieux la dévoiler.

    Toute une galerie de monstres légendaires aux noms évocateurs apparaît en filigrane et donne une tonalité mystérieuse au récit. On y croise des chimères, des wendigos, des sasquatches, des golems et autres succubes, un cabinet de curiosités insolite qui interroge. « Les monstres font partie de notre histoire. Que nous racontent-ils, que disent-ils de nous, de nos comportements, de nos peurs ? »

    Patiemment, Charles Roux rapproche ses trois personnages. C’est dans un restaurant très particulier qu’ils vont se rencontrer et passer une soirée pour le moins étrange. Par le lieu d’abord, un décor de cabinet de curiosités puis par l’expérience troublante qu’ils vont vivre. Au cours d’un dîner-spectacle théâtral, Dominique officie entre ombre et lumière, se transformant sans cesse, mi-homme mi-femme, proposant à ses invités ses philtres et élixirs magiques pour «réveiller les âmes endormies». Mais les masques tomberont-ils ce soir-là ? Le monstre dissimulé au fond de chacun d’eux, qui se nourrit de leurs craintes et de leurs fantasmes va-t-il enfin se libérer ? Faudra-t-il traverser le miroir pour aller au-delà des apparences, trouver sa vérité et pouvoir enfin rêver d’un autre monde ?

    Voici un roman audacieux à lire comme une expérience littéraire, une sorte de comédie agrémentée d’un peu de merveilleux et de fantastique, au décor de cabinet de curiosités littéraires et artistiques où l’on imagine Mary Shelley, Lewis Caroll, Tim Burton, Edvard Munch... Ici, les monstres à affronter, pure projection de nos angoisses, sont façonnés par l’environnement urbain délétère, les conventions sociales, l’injonction de réussite, la solitude écrasante. En dévoilant les zones d’ombre et les failles de chacun, Charles Roux explore la monstruosité, celle qui effraie et masque en même temps la vulnérabilité. Il interroge l’identité, ce je insaisissable si difficile à apprivoiser, de manière troublante.

    Un roman dense, original, un peu déroutant parfois, qui distille une ambiance envoûtante. N’hésitez pas à vous laisser tenter par une visite de ce cabinet de curiosités littéraires !

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