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La bombe

Couverture du livre « La bombe » de Laurent-Frederic Bollee et Alcante et Denis Rodier aux éditions Glenat
  • Date de parution :
  • Editeur : Glenat
  • EAN : 9782344020630
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

L'incroyable histoire vraie de l'arme la plus effroyable jamais créée.

Le 6 août 1945, une bombe atomique ravage Hiroshima. Des dizaines de milliers de personnes sont instantanément pulvérisées. Et le monde entier découvre, horrifié, l'existence de la bombe atomique, première arme de... Voir plus

L'incroyable histoire vraie de l'arme la plus effroyable jamais créée.

Le 6 août 1945, une bombe atomique ravage Hiroshima. Des dizaines de milliers de personnes sont instantanément pulvérisées. Et le monde entier découvre, horrifié, l'existence de la bombe atomique, première arme de destruction massive. Mais dans quel contexte, comment et par qui cet instrument de mort a-t-il pu être développé ?

Véritable saga de 450 pages, ce roman graphique raconte les coulisses et les personnages-clés de cet événement historique qui, en 2020, commémore son 75e anniversaire. Des mines d'uranium du Katanga jusqu'au Japon, en passant par l'Allemagne, la Norvège, l'URSS et le Nouveau-Mexique, c'est une succession de faits incroyables mais vrais qui se sont ainsi déroulés.

Tous ceux-ci sont ici racontés à hauteur d'hommes : qu'ils soient décideurs politiques (Roosevelt, Truman), scientifiques passés à la postérité (Einstein, Oppenheimer, Fermi...) ou acteurs majeurs demeurés méconnus, tels Leó Szilàrd (le personnage principal de cet album, un scientifique qui remua ciel et terre pour que les USA développent la bombe, puis fit l'impossible pour qu'ils ne l'utilisent jamais), Ebb Cade (un ouvrier afro-américain auquel on injecta à son insu du plutonium pour en étudier l'effet sur la santé) ou Leslie Groves (le général qui dirigea d'une main de fer le Projet Manhattan) - sans oublier, bien sûr, les habitants et la ville d'Hiroshima, reconstituée dans La Bombe de manière authentique.

Extrêmement documenté mais avant tout passionnant, comparable en cela à la série TV Chernobyl, cet ouvrage s'impose déjà comme le livre de référence sur l'histoire de la bombe atomique.

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Articles (1)

Avis (9)

  • Ca, c'est de la bombe Bébé !

    Un beau pavé que cet album qui nous apprend le cheminement qui a mené à Hiroshima et Nagasaki, la course à l'armement, les espions russes, les kamikazes japonais, l'USS Indianapolis en mission top secret torpillé à Pearl Harbour et rapidement coulé laissant...
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    Ca, c'est de la bombe Bébé !

    Un beau pavé que cet album qui nous apprend le cheminement qui a mené à Hiroshima et Nagasaki, la course à l'armement, les espions russes, les kamikazes japonais, l'USS Indianapolis en mission top secret torpillé à Pearl Harbour et rapidement coulé laissant seulement 900 survivants sur des radeaux de fortune (dans le meilleur des cas), leur sauvetage 4 jours plus tard (les 2/3 n'ayant pas résisté aux attaques de requins, au manque d'eau non salée et à la chaleur violente du soleil).

    Et puis cette ombre, sur le parvis d'une banque à Hiroshima...
    Je ne connaissais pas l'anecdote, terrifiante.

    Généralement, je ne suis pas branché par les BDS "historiques", les traits sont trop stricts, et ça manque de "vie", mais celle-ci est assez fluide et les récits savent prendre le temps. Le noir et blanc sied parfaitement au contexte. L'humanisation de la bombe (avec des intentions explicites) est glaçante.

    Je trouve également que la postface est très intéressante.
    Je l'aurai d'ailleurs préféré en préface, car je dois l'avouer, je n'ai pas lu ce bloc d'une traité, et le premier 1/4 ne m'a pas passionné, j'ai failli lâcher.
    Je me demandais s'il aurait été opportun de publier la bombe en plusieurs tomes, mais mon impression sur ce premier 1/4 aurait été renforcée et à coup sûr j'aurai abandonné. De fait, je pense que c'est un bon choix éditorial.

    A mettre entre toutes les mains, une fois qu'elles ont du poil au bras :)...

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  • Cette BD est un mastodonte (472 pages, un travail colossal), il n'en fallait pas moins pour traiter un sujet aussi complexe que la création de la première bombe nucléaire de l'histoire…

    À la base il s'agissait pour les États-Unis de posséder une arme de dissuasion massive face à l'Allemagne...
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    Cette BD est un mastodonte (472 pages, un travail colossal), il n'en fallait pas moins pour traiter un sujet aussi complexe que la création de la première bombe nucléaire de l'histoire…

    À la base il s'agissait pour les États-Unis de posséder une arme de dissuasion massive face à l'Allemagne nazie, être les premiers pour contrecarrer les plans d'Hitler en quelque sorte et l'empêcher de s'en servir (s'il arrivait à créer sa propre bombe nucléaire).

    Mais vous le verrez si vous osez vous plonger dans ce volume dense et forcément oppressant : il y a beaucoup à dire !

    Son ombre malsaine semble planer sur le monde depuis la nuit des temps, comme si l'uranium, ici personnifié, attendait patiemment son heure pour agir…

    Sont ainsi traités : les faits historiques, les parcours des principaux protagonistes (scientifiques, militaires, politiciens…), l'aspect scientifique, social, politique et économique… Absolument tout tient dans ce volume !

    Les personnages sont très travaillés, physiquement, intellectuellement et psychologiquement, la narration - sur un scénario d'Alcante et Bollée - est quasi celle d'un roman.
    Tout est parfaitement compréhensible et détaillé même lorsque cela touche aux sciences physiques.
    L'illustration en noir et blanc de Denis Rodier est assez logique, à vrai dire tout me semble absolument cohérent.

    C'est effrayant mais passionnant !
    Sorti en 2020, ce roman graphique tient lieu de véritable document historique et de témoignage.

    Évidemment, je pense au Japon, première victime de cette horreur que rien ne devrait jamais justifier, il y a quelques jours (les 6 et 9 août) on commémorait la 76ème année des bombardements d'Hiroshima et Nagasaki…

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  • Si j'en juge par le temps que j'ai attendu pour qu'il soit disponible à la bibliothèque, je n'étais pas la seule à n'avoir pas encore lu cet album qui a emballé beaucoup de lecteurs l'an passé.
    Un beau pavé de plus de 400 planches en noir et blanc qui nous fait découvrir l'histoire de la bombe...
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    Si j'en juge par le temps que j'ai attendu pour qu'il soit disponible à la bibliothèque, je n'étais pas la seule à n'avoir pas encore lu cet album qui a emballé beaucoup de lecteurs l'an passé.
    Un beau pavé de plus de 400 planches en noir et blanc qui nous fait découvrir l'histoire de la bombe atomique. Un sorte de documentaire en bande dessinée au graphisme réaliste.
    N'ayez pas peur de la taille (et du poids) de la bête. C'est totalement passionnant.

    Le choix du narrateur n'est sans doute pas étranger à la réussite de cette bd. C'est l'uranium en personne qui va vous raconter son aventure. Des années 1930 jusqu'au mois d'août 1945 et le lancement sur la ville japonaise d'Hiroshima de la première bombe atomique.

    Un travail considérable de documentation pour un récit palpitant de bout en bout. Si je reconnais avoir eu quelques difficultés au tout début de ma lecture avec la profusion d'informations scientifiques, j'ai tout de même été absorbée assez rapidement car le scénario est très fluide On frôle le roman d'espionnage et la réalité historique dépasse la fiction: la courses des différents pays pour être le premier, la seconde guerre mondiale qui devient terrain d'expérimentation, les questionnement éthiques des scientifiques, la folie des militaires, les implications politiques et la morale.

    Il y a beaucoup de rythme et d'intensité dans ce remarquable roman graphique. Entre anecdotes et faits marquants, l'histoire de l'arme de destruction massive est abordée dans sa globalité (scientifique, humaine, militaire, politique). Rien ne nous est caché des coulisses et des enjeux. Fascinant.

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  • le 8 mai 1945 une bombe atomique ravage hiroshima. Des dizaines de miliers de personnes sont tués sur le coup
    le monde entier decouvre alors l existence de la bombe atomique, premiere arme de destriction massive . mais dans quel contexte , comment et par qui cet instrument de mort a pu etre...
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    le 8 mai 1945 une bombe atomique ravage hiroshima. Des dizaines de miliers de personnes sont tués sur le coup
    le monde entier decouvre alors l existence de la bombe atomique, premiere arme de destriction massive . mais dans quel contexte , comment et par qui cet instrument de mort a pu etre developpé? Ce roman graphique en noir et blanc raconte les coulisses de cet t evenement historique , cet ouvrage s impose deja comme une reference et permet de cerner les enjeux de la dissuasion nucléaire
    un grand prix, celui des galons de la BD , crée par la direction des patriloines, et des archives du ministere des armées , lui a été decerné
    n hesitez pas à le decouvrir , les editions Glenat ont produit une BD de grande qualité

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  • Se lit vraiment comme un roman graphique mais aussi comme un documentaire. Le destin de la bombe atomique, de sa création à son déclenchement, à sa mort est captivant !

    Se lit vraiment comme un roman graphique mais aussi comme un documentaire. Le destin de la bombe atomique, de sa création à son déclenchement, à sa mort est captivant !

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  • Documenté et inspiré, cet ouvrage nous emporte tout en restant instructif.

    Documenté et inspiré, cet ouvrage nous emporte tout en restant instructif.

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  • Cet ouvrage monumental de 472 pages concocté par le duo de scénaristes Alcante et Bollée et le dessinateur Rodier a demandé quatre ans de travail à ses trois auteurs et correspond à une série de dix albums ! Il est sorti en 2020 aux éditions Glénat pour commémorer le 75e anniversaire de la...
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    Cet ouvrage monumental de 472 pages concocté par le duo de scénaristes Alcante et Bollée et le dessinateur Rodier a demandé quatre ans de travail à ses trois auteurs et correspond à une série de dix albums ! Il est sorti en 2020 aux éditions Glénat pour commémorer le 75e anniversaire de la double attaque sur Hiroshima et Nagasaki.

    Il se compose d’un prologue, de quatre chapitres séparés par une page de titre, et d’un épilogue soit 441 p de bd pure. Il y a aussi un long paratexte : 3 p de bibliographie et 30 pages de postfaces évoquant les raisons qui ont poussé chacun des auteurs à prendre part à ce projet fou. Devant l’épaisseur de l’album et l’aridité apparente du sujet, on pourrait être rebuté. On aurait tort…

    Comme nous l’explique l’une des trois postfaces. Alcante a visité le mémorial d’Hiroshima quand il était enfant. Il y a vu une ombre sur le mur d’une banque, seul vestige d’un homme volatilisé par le souffle de l’explosion ( comme on le voit aussi dans « Hibakusha » d’Olivier Cinna et de Tilde Balboni). Cela l’a profondément marqué et il a eu envie de retracer l’enchaînement des événements scientifiques, militaires et politiques qui avaient mené à cette tragédie et relate donc les douze années de tractation et de recherches l’ayant précédé.

    C’est passionnant de bout en bout ! Ils ont orchestré cela comme un thriller : la fin est connue dès le départ mais ils vont nous expliquer QUI (les instigateurs, les chercheurs, les détracteurs, les victimes), COMMENT et POURQUOI (officiellement la capitulation du Japon pour aboutir à la fin du conflit mais pas seulement …)

    Il était une fois la bombe

    Les deux scénaristes se sont énormément documentés (voir la bibliographie en fin de volume) : ils évoquent le projet Manhattan mais également les travaux des Russes, des Allemands, des Anglais et même des Japonais. C’est d’ailleurs ce qui va créer un certain suspense : comment les Américains vont-ils gagner cette course contre la montre ? On a un thriller politico-scientifique qui tient autant du documentaire que de la série télévisée avec ses arcs narratifs multiples.

    Certains aspects méconnus de l’aventure sont aussi mis en évidence comme par exemple les expériences sur les cobayes humains pour tester les dangers de la radioactivité, les essais pour la bombe dans une salle de squash en plein centre de Chicago, l’espion russe de Los Alamos, le commando allié qui va chercher l’eau lourde en Norvège, le naufrage de l’USS Indianapolis. Tous ces épisodes sont véridiques et incroyables à la fois ! Les auteurs avaient pour ambition d’écrire un livre de référence, et c’est le cas. C’est précis historiquement et en même temps compréhensible scientifiquement.

    La narration est très fluide. Il y a peu de flashbacks. L’ensemble est globalement raconté de façon chronologique pour souligner la course à l’armement et contre la montre des différentes puissances.

    Un style épuré et inventif entre comics, franco-belge et partition musicale

    Le dessin est en noir est blanc. Cela s’imposait sans doute pour gagner du temps de réalisation mais sied également à la gravité du propos et au côté documentaire de l’album. Ainsi les beaux encrages de Denis Rodier sont mis en relief. On remarque également de très beaux jeux d’ombre et de lumière. Les planches sont imprimées à bord perdu ce qui permet d’apprécier encore mieux le graphisme.

    Le style est semi classique : c’est du francobelge mâtiné de comics américain ; le dessin est fort bien documenté tant au niveau des personnages ayant historiquement existé qui sont très reconnaissables qu’au niveau des décors : la vue du dessus d’Hiroshima dans les années 1940 est superbe et on la garde en tête pour mesurer tous les dégâts causés par la bombe ; Los Alamos est très bien reconstituée également. On notera enfin que le souci de précision a été porté jusqu’à avoir des consultants scientifiques pour vérifier la bonne disposition du matériel lors des essais.

    Mais trop de technicité aurait pu être assommant : de nombreux débats scientifiques et des conversations téléphoniques sont mis en scène. Pour éviter un côté répétitif, Rodier varie la composition et place des digressions artistiques et des respirations graphiques avec de superbes pleines pages. L’album est très composé : outre les interventions récurrentes de l’Uranium, on remarque des leitmotive visuels qui ponctuent la narration : un motif circulaire (lune, horloge, roue de voiture …) qui permet de lier des séquences entre elles et bien sûr le motif iconique du champignon atomique que l’on retrouve sur le panache de fumée d’un bateau ou dans le jaune d’œuf du petit déjeuner de Roosevelt ! Parfois l’écriture graphique de Denis Rodier s’apparente à une partition musicale avec ses répétitions et ses contrepoints. Ce qui m’a le plus frappée c’est le montage parallèle entre les tableaux muets de la destruction d’Hiroshima et ce que faisaient au même moment les acteurs du projet Manhattan : on voit d’un côté l’horreur des corps qui brûlent et de l’autre la frivolité (Groves qui joue au tennis) ; l’atrocité est d’autant plus soulignée que le cri de joie de Groves « on l’a fait, on l’a réussi » apparaît en voix off sur une image des victimes calcinées. Les scènes muettes, véritables tableaux de l’Apocalypse, sont très fortes. On a l’impression de faire partie des victimes, d’être momentanément devenu sourd après l’explosion et en état de sidération. C’est à la fois très dur, très sobre et très efficace.

    Un refus de la sécheresse historique et du manichéisme

    Les personnages ne sont pas des héros de fiction et pourtant ils ont des destinées hors du commun. On s’attache au début du livre au hongrois Leo Szilard et à l’italien Enrico Fermi qui sont les deux scientifiques à l’origine du projet Manhattan. Ils partent aux USA poussés par la politique antisémite de leurs pays. Szilard pousse au début pour la bombe afin d’en faire une arme de dissuasion contre les Allemands mais quand il comprend que les USA n’en ont pas besoin pour gagner la guerre il fera tout pour qu’elle ne soit pas utilisée. Dans l’autre camp, on peut se demander si par conviction pacifiste (c’est du moins le doute que laissent planer les scénaristes) Werner Heisenberg n’a pas tout fait pour saboter l’avancée allemande. Les personnages permettent donc de mettre en scène la question : que peut-on accepter pour faire progresser la science ?

    Alcante et LF Bollée mettent aussi en scène les militaires et politiques qui ont encadré le projet. Le narrateur de l’œuvre, l’Uranium, une sorte de dieu-démiurge qui instaure à chacune de ses interventions une dimension de tragédie à la manière d’un chœur antique est l’une des seules inventions de l’album. Certains pourront trouver cela un peu trop décalé ; j’ai bien aimé. Je trouvais que cela conférait une grandeur épique et un côté littéraire au récit.

    Les autres personnages fictionnels sont les membres de la famille Morimoto et la Japonaise et sa petite fille. C’est une vraie réussite. D’abord parce que cela évitait le manichéisme et un aspect propagande (on montre autre chose des Japonais que les kamikazes fanatisés) ; ensuite parce que cela suscite l’empathie et l’identification ; enfin parce que cela souligne les horreurs de la guerre tant par la destinée des fils que par celle du père. Ce dernier devient « le civil inconnu » : c’est lui qui est assis sur les marches de la banque et dont l’ombre hante à jamais ses murs et le mémorial. De même, pour avoir visité le dôme du Genbaku -à un âge plus avancé que celui d’Alcante mais en ayant été tout aussi marquée- j’ai été très émue de voir le tricycle enfantin du petit Shin Tetsutani tordu sous l’effet des déflagrations qui se trouve au musée d’Hiroshima mis en scène dans une saynète : on voit Naoki Morimoto l’offrir à une fillette. Cette dernière confectionne mille grues pour exaucer un souhait (que son père revienne) comme le faisait la jeune Sadako Sasaki pour recouvrer la santé alors qu’elle décéda de leucémie des suites des irradiations. Shin et Sadako sont devenus des héros nippons de littérature de jeunesse et l’incarnation des petites victimes d’Hiroshima. Grâce à « La Bombe », leurs destinées trouvent dorénavant un écho auprès du public occidental et c’est extrêmement touchant.

    « La Bombe » est donc à la fois un livre de référence, une fresque historique humaniste qui évité l’écueil du manichéisme, une œuvre mémorielle et vulgarisatrice. Essentielle et marquante comme le furent « Maus » et « La guerre d’Alan », elle est à mettre entre toutes les mains.

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  • ❤️ La Bombe : plusieurs scénaristes (dont le journaliste Laurent-Frédéric Bollée), un dessinateur québécois (Denis Rodier), le parrainage du Monde et plusieurs années de travail pour retracer dans ce gros album de 500 pages l'histoire (que dis-je ! l'Histoire) de la bombe atomique.
    Tout le...
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    ❤️ La Bombe : plusieurs scénaristes (dont le journaliste Laurent-Frédéric Bollée), un dessinateur québécois (Denis Rodier), le parrainage du Monde et plusieurs années de travail pour retracer dans ce gros album de 500 pages l'histoire (que dis-je ! l'Histoire) de la bombe atomique.
    Tout le monde est au rendez-vous, des mines du Katanga belge à Los Alamos en passant par Narvik et la bataille de l'eau lourde, tout le monde est convoqué : Einstein, Oppenheimer, Fermi, Heisenberg, ... et toux ceux dont l'Histoire a oublié les noms comme ce général Groves directeur du projet Manhattan.
    Très vite la course poursuite est lancée (dès avant 1940) et la BD se lit comme un thriller alors que chacun connait pourtant le sinistre dénouement le 6 août 1945 à 8h15.
    L'histoire est vue du côté US et le bouquin permet de voir comment les américains basculent peu à peu d'une arme de dissuasion face à l'Allemagne nazie (vaincue en 1940) à une arme de domination mondiale ("testée" en 1945, et plutôt deux fois qu'une), une arme qui ne modifia pas vraiment le cours de la guerre mais qui changea assurément le monde.
    Un album documentaire de référence où les auteurs arrivent à faire passer suffisamment d'émotion pour nous emporter avec le souffle de cette bombe et de cette Histoire.
    Pour celles et ceux qui aiment l'Histoire.

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