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Est-ce tout naturellement qu'on devient heureux ?

Couverture du livre « Est-ce tout naturellement qu'on devient heureux ? » de Aristote aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782072779817
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

« D'abord, il faut examiner en quoi réside la vie heureuse et comment on peut l'acquérir. Est-ce tout naturellement qu'on devient heureux, chaque fois qu'on mérite d'être appelé ainsi, à la manière dont on devient grand ou non ou dont on acquiert un teint particulier ? Est-ce plutôt par le moyen... Voir plus

« D'abord, il faut examiner en quoi réside la vie heureuse et comment on peut l'acquérir. Est-ce tout naturellement qu'on devient heureux, chaque fois qu'on mérite d'être appelé ainsi, à la manière dont on devient grand ou non ou dont on acquiert un teint particulier ? Est-ce plutôt par le moyen de l'étude, comme quoi il y aurait une science du bonheur? Ou est-ce plutôt par le moyen d'un certain exercice? ».

Longtemps restée dans l'ombre de l' Éthique à Nicomaque, cette oeuvre du corpus aristotélicien, connue sous le nom d' Éthique à Eudème, se présente comme une recherche du bonheur, qui n'est possible qu'en réconciliant trois notions : la beauté, la justice et le plaisir.
Le texte s'adresse à l'individu privé (par opposition à l'homme politique) qui entend atteindre le bonheur, car c'est ce dernier qui donne finalement un sens à la vie humaine. Pour y parvenir, il faut allier les multiples vertus du caractère à la vertu intellectuelle (la prudence ou sagacité), reprenant ainsi la formule grecque classique "kalos kagathos" ("beau et bon"). Le plaisir est quant à lui rattaché, comme une récompense, aux actes bien faits. Aristote ne s'interroge pas sur ce qui est bien ou mal, mais affirme que le bonheur est la manière d'être la plus enviable qui soit, car elle rapproche l'homme des dieux. Le bonheur n'instaure pas de règle morale, il est le seul but à atteindre.

La dernière partie du traité (reprise ici dans son ensemble) aborde plus spécifiquement le thème de l'amitié car celle-ci constitue un bien précieux à la vertu, dont il convient de distinguer plusieurs formes, selon qu'elles se fondent sur le plaisir, l'intérêt ou la vertu.

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