Dans la forêt

Couverture du livre « Dans la forêt » de Jean Hegland aux éditions Gallmeister

4.65

20 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Gallmeister
  • EAN : 9782351781425
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Rien n'est plus comme avant : le monde tel qu'on le connaît semble avoir vacillé. Des rumeurs courent : épidémies, crise énergétique, catastrophe nucléaire... Les gens se terrent et fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au coeur de la... Lire la suite

Rien n'est plus comme avant : le monde tel qu'on le connaît semble avoir vacillé. Des rumeurs courent : épidémies, crise énergétique, catastrophe nucléaire... Les gens se terrent et fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au coeur de la forêt. Quand la civilisation s'effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours bien vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l'inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d'inépuisables richesses.
Considéré comme un véritable choc littéraire aux États-Unis, ce roman sensuel et puissant met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.

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Les derniers avis

  • 0.2

    Des liens fraternels dans un environnement hostile.
    C'est un roman que j'ai choisi par les thèmes abordés :l'isolement, une fin du monde, des enfants égarés et surtout la forêt .
    Un livre qui raconte l'histoire d'une famille un peu bobo/hippie qui s'isole dans la foret du nord de la Californie. la mère meurt d'une maladie. Il nous reste donc le père et ses deux filles ados.
    L'une plutot les pieds sur terre, un brin scientifique et l'autre d'une nature éthérée et danseuse (la tête dans les étoiles).
    Ce trio va apprendre assez rapidement que la fin du monde approche; tout d'abord par des coupures de courant puis le manque de carburant et de vivres. On sent que le monde a changé, une menace pèse sans qu’on sache véritablement laquelle.
    La petite famille s'organise. Et là le premier drame. Qui les anéantit petit à petit. Les liens se resserrent. Puis un deuxieme drame, bcp plus violent, plus intimiste.
    Et la forêt qui est le centre de tout ça. Un huis-clos étouffant, une présence malsaine qui tourne autour de cette maison.
    Et cette fin de roman qui m'a surprise au début (mais pourquoi ont-elles fait ça?) mais qui m'a conforté dans l'idée que l'homme n'a pas besoin de grand chose : juste une forêt pour encore sentir que la Nature fait partie intégrante de sa vie.

  • 0.2

    On ne peut s’empêcher de penser au film « into the wild » en lisant ce livre, à l’apprentissage d’un retour salutaire à la nature. Un retour contraint, et non choisi. La renaissance par le retour aux sources n’est pas un thème nouveau. Ce qui le rend original, ce sont ses protagonistes : deux sœurs.
    Il y a deux parties dans ce roman. La première explore le caractère d’Eva et d’Ellen (personnages inoubliables) à travers leurs souvenirs communs et la présence encore palpable de leurs parents. La deuxième (la plus intéressante à mon goût) commence à la mort du père. Les deux sœurs se retrouvent alors livrées à elles-mêmes, face à la forêt. La forêt est le personnage central du roman : un ennemi que l’on combat, un étranger que l’on tente d’apprivoiser. D’ailleurs les hommes (le danger) viennent toujours de la forêt. Ce livre est une ode à la fratrie, du côté des femmes. Certaines y verront certainement un manifeste féministe. C’est avant tout un plaidoyer pour la vie, à l’état pur, loin de la civilisation.

  • 0.25

    Le choix de l'intrigue peut sembler éventé...mais ces deux personnages féminins sont troublants de vérité et d'actualité. Ce pourrait être nous et finalement nous n'avons pas besoin de zombies pour imaginer ce à quoi le monde pourrait ressembler en cas de catastrophe naturelle.
    Brillant, étourdissant et je pense inoubliable...

  • 0.25

    Ce livre a connu un grand succès dès sa parution aux États-Unis en 1996 et il aura donc fallu vingt ans pour que ce texte nous parvienne grâce aux éditions Gallmeister.

    Nous voilà plongé à la lisière de la forêt avec deux jeunes soeurs après ce qui semble être la fin d’une civilisation.
    À travers ce roman d’anticipation, Jean Hegland nous parle de l’homme et de son rapport à la Nature. Ici pas de grands discours mais le chemin vers la survie de ces deux jeunes soeurs redéfinit ce qui est essentiel pour l’homme.

    C’est dans une langue claire et fluide que Jean Hegland nous livre un roman dont on ne sort pas indemne. Ce roman fait parti de ces livres qui transforment le lecteur car ils ont en leur coeur une essence d’humanité.

    C’est un livre puissant qui continue à nous hanter bien après l’avoir refermé.

  • 0.2

    Un retour à la nature contraint et non voulu qui augmente le sentiment anxiogène qu'on ressent tout au long de la lecture . Le combat des 2 sœurs pour maintenir leurs rêves en action est tout à fait remarquable . L'association des caractères reste parfois bien singulier avec quelques touches comiques comme seules 2 sœurs savent le faire .Il a de la vie ,de l'espoir de la force et tout un mélange de sentiments amené par la force des choses qui ne sombre jamais dans la mièvrerie. Un beau récit qui n'est pas sans nous rappeller qu'il pourrait être d'actualité (ce qui en fait sa force) .

  • 0.25

    Le nature-writting ce n’est pas mon truc, ni les romans post-apocalyptique, d’habitude. Pourtant, cette lecture a été un coup de coeur.

    Dans une maison californienne située à l’orée d’un bois, deux jeunes filles et leur papa tentent d’organiser leur vie sans électricité (elle a disparu peu à peu), puis sans pétrole (il n’y en a plus non plus). Coupés du monde, le père garde pourtant espoir que la vie reprendra son cours.

    Mais tout ne se passe pas tout à fait comme prévu.

    Si Eva aime danser et ne pense qu’à ça, Nell prépare son examen d’entrée à Harvard. Mais la nécessité de manger les pousse à cultiver le potager et le verger, à faire des bocaux pour l’hiver.

    Ce roman pourrait paraître ennuyeux, mais il n’en est rien, car il y a toujours une nouvelle difficulté qui attend les personnages.

    Petit à petit, l’atmosphère devient plus lourde, la situation plus désespérée. Sans oublier les cauchemars de Nell.

    J’ai aimé le mantra de la mère qui poursuit encore les filles longtemps après : « ta vie t’appartient« .

    J’ai aimé Eva qui danse, encore et toujours, malgré les deuils et sans musique.

    J’ai aimé l’ingéniosité dont les filles font preuve pour survivre, leur lien à la nature qui se tisse peu à peu, mais aussi leurs coups de blues.

    Une lecture marquante. Un coup de coeur.

    L’image que je retiendrai :

    Celle des plantes médicinales que Nell apprend à connaître pour soigner sa soeur.

    Quelques citations :

    J’avais appris que l’envol et le frisson valaient la peine d’avoir eu peur. (p.62)

    Tout ce qui nous menace, ce sont les souvenirs, tout ce qui me fait souffrir, ce sont les regrets. (p.68)

    Mais que je le touche ou que je m’enfuie, que je rêve ou que je sois éveillée, le jour de son anniversaire ou n’importe quel autre jour, ma vie entière est contaminée par le fait qu’il est mort. (p.97)

    http://alexmotamots.fr/dans-la-foret-jean-hegland/

  • 0.25

    " Ces jours-ci, nos corps portent nos chagrins comme s'ils ètaient des bols remplis d'eau à ras bord. Nous devons être vigilants tout le temps ; au moindre sursaut ou mouvement inattendu, l'eau se renverse et se renverse et se renverse."

    Petit à petit le monde s'est mis à changer. L'électricité ne fonctionne plus, l'essence s'est raréfiée, le réseau téléphonique s'est éteint. Aucun véhicule roulant ou volant ne circule plus. Et quand tu vis à cinquante kilomètres de la ville la plus proche, l'isolement que ce père de famille a choisi au départ devient vite un problème quand l'essence déclare forfait. Difficile de garder contact avec la civilisation restante. La Dernière excursion en ville les laissera abasourdie. Avec quelques denrées épargnées ils retrouveront leur foyer dans la forêt et démarreront leur survie.

    Nell et Eva , sont les deux filles de ce couple , dix sept ans pour l'une et dix huit ans pour l'autre .Très proche l'une de l'autre même si la passion d'Eva pour la danse l'éloigne un peu de Nell.

    Sous la forme d'un journal intime, Nell va nous conter leur histoire, un huis-clos en plein cœur de la forêt.

    "Petit à petit, la forêt que je parcours devient mienne, non pas parce que je la possède, mais parce que je finis par la connaître. Je la vois différemment maintenant. Je commence à saisir sa diversité - dans la forme Et les feuilles, l'organisation des pétales, le million de nuance de vert. Je commence à comprendre sa logique et à percevoir son mystère."

    Rien ne leur sera épargné, elles vont acquérir en peu de temps par la force des choses une grande maturité. Elles vont découvrir en elle une force qu'elles ne soupçonnaient même pas , même si certains jours seront beaucoup plus durs que d'autres.

    La forêt, mère nature déjà là avant l'arrivée du premier homme continuera à nourrir et protéger ces deux âmes livrées à elle-même.

    Jean Hegland nous offre un magnifique roman apocalyptique, à l'esprit nature writing énormément chargé d'émotion à chaque page. La qualité de la narration est excellente et te bouleverse constamment. Le parcours de ces deux sœurs est remarquable. Chaque jour de plus est une victoire vers le nouveau monde. Eva danse et Nell écrit , chacune aidé par sa passion dans sa survie.

    Dans la forêt est un roman splendide, bouleversant, qui résonne en nous pendant longtemps. Une belle leçon de vie , de courage, un parcours exemplaire de deux jeunes femmes qui luttent et gardent espoir avec tout l'amour fraternel qui les unit à tout jamais.

    C'est beau, c'est puissant, c'est bouleversant, c'est plein d'amour et d'espoir , ça se passe " Dans la forêt " Et c'est un beau trésor de la littérature américaine à lire absolument.

  • 0.25

    Paru en 1996 aux Etats-Unis, le roman de Jean Hegland, non seulement n'a pas pris une ride, mais semble au contraire être entièrement ancré dans l'actualité de ces "vingt ans après". Une maison à l'intérieur de la forêt et tout était normal. Nell, la narratrice, se préparait à entrer dans une prestigieuse université alors qu'Eva, sa soeur aînée, était prête intégrer une compagnie de danse. Tout était normal : un jean usé était jeté et aussitôt remplacé, les congélateurs débordaient d'aliments préparés par d'autres, il suffisait de décrocher le téléphone, d'allumer l'ordinateur ou la télé pour avoir des nouvelles du monde. Tout était normal. Et puis il y a eu la mort de la mère. Et puis il y a eu les coupures d'électricité, de plus en plus fréquentes, de plus en plus longues, jusqu'à l'extinction - peut-être - définitive. Et puis l'essence est venue à manquer. Aller en ville à 50 km est devenu une odyssée. Et puis il y a eu la mort du père. Nell se souvient de ce temps où tout était à disposition, facile, si évident que l'origine de chaque produit se perdait dans un labyrinthe de filières, de sous-traitants, d'industries lointaines, si bien que toute chose semblait perpétuellement disponible à volonté.

    Au moment où Nell entame sa narration, ce monde d'avant n'est plus. Provisoirement, sans doute, forcément, pense-t-elle. Il suffit d'attendre et de survivre jusqu'à ce que l'électricité revienne. Complètement isolées dans la maison familiale, les deux soeurs n'ont plus aucun contact avec ce monde en suspens. Et une fois les réserves épuisées, il faut faire face aux nécessités vitales : se nourrir, se chauffer, se défendre, se soigner... survivre. Quelle place peuvent désormais avoir la danse pour Eva, qui s'obstine à s'entraîner sans musique, et la connaissance pour Nell qui lit obsessionnellement l'encyclopédie ? Simples rituels nostalgiques ? Ou moyens de se sentir encore humaines ? Comment grandir et apprendre à vivre dans un environnement déserté ? Faut-il attendre et espérer que tout redevienne comme avant ? Faut-il s'affranchir des souvenirs et se créer une nouvelle vie ? Faut-il baisser les bras et se laisser mourir ? C'est véritablement à l'intérieur de la forêt, comme dans la matrice originelle, que se trouvent des réponses...

    Avec ce roman post-apocalyptique, ne vous attendez pas à un scénario-catastrophe aux scènes convenues ! Tout se passe de manière feutrée, dans l'intimité d'une relation sororale et de la pensée d'une jeune fille de 17 ans. Ce qui n'exclut ni la noirceur, ni la violence. Et c'est toute la puissance de ce roman impressionnant que de parvenir à traiter en profondeur des thèmes aussi divers que le gaspillage des produits, les liens avec la nature, la renaissance sans réparation, le Beau, le Vrai, l'imagination, la foi en une force vitale qui conduit à créer sans cesse et la possibilité de toujours se régénérer.

    J'ai été happée dès les premières pages et époustouflée par la subtilité et la force de ce roman stupéfiant. Un roman qui finalement redonne confiance.

  • 0.25

    un gros coup de cœur... Nell et Eva voit le monde qu'elles connaissent et ses valeurs s'effondrer. Elles se reconstruisent une nouvelle vie sans essence, sans électricité et apprennent à vivre en ne comptant que sur elles-même. Un livre qui se dévore jusqu'à la dernière ligne.

  • 0.25

    Quelle belle idée a eu Jean Hegland de nous plonger dans un temps où on ne peut plus compter que sur soi même pour survivre dans un monde dévasté…. L'histoire se passe dans un futur (proche ?) mais pourrait aussi bien être du passé (pendant les Guerres où l'on se privait de tout, où la vie continuait en campagne sans avoir beaucoup de nouvelle du front ou d’ailleurs)....

    Mais quand vous avez connu internet, l'électricité, les ordinateurs, la radio, les magasins achalandés et que vous vous retrouvez avec presque rien, un toit au dessus de votre tête, du bois pour vous réchauffer, des livres pour vous occuper et juste votre envie de survivre, d'aller au bout de vos rêves (une grande école pour Neil, la danse pour Eva) il faut un sacré moral et une solidarité sans faille pour les deux sœurs pour continuer à croire qu’un jour, tout redeviendra comme avant….

    Par chance leurs parents leur ont inculqués le minimum en s’installant au fin fond d’une forêt, tout en s’offrant une porte de sortie de temps en temps vers la petite ville où elles aimaient comme on va à une fête, avec ses préparatifs, ses bonheurs et ses déceptions. Nos héroïnes s s’appuient à présent sur leur souvenirs en espérant que le bon temps reviendra.

    Mais les jeunes filles sont bien obligées de grandir, devenues orphelines (de leur mère avant le chaos, de leur père pris par la forêt…), elles s’organisent pour survivre, domestiquent la nature, en font une alliée et font face aux catastrophes en gagnant en maturité jusqu’à arriver à un point de non retour avec cette forêt….
    Cela se lit sans effort, comme un journal, et on ne peut qu’avoir de l’admiration pour Neil et Eva…
    .
    Et vous ? Comment survivriez-vous ?

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