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Xavier Dorison

Xavier Dorison
Xavier Dorison est né en 1972 à Paris et passe trois années en école de commerce, où il organise le festival BD des Grandes Écoles, puis travaille chez Barclays Corp. Dès 1997, il écrit le premier tome du Troisième Testament, série coscénarisée et dessinée par Alex Alice qui remporte un succès im... Voir plus
Xavier Dorison est né en 1972 à Paris et passe trois années en école de commerce, où il organise le festival BD des Grandes Écoles, puis travaille chez Barclays Corp. Dès 1997, il écrit le premier tome du Troisième Testament, série coscénarisée et dessinée par Alex Alice qui remporte un succès immédiat. Il publie ensuite deux séries aux Humanoïdes Associés : Prophet avec Matthieu Lauffray et Sanctuaire avec Christophe Bec. Il coscénarise, avec Fabien Nury, le film Brigades du Tigre, qui sera également adapté en bande dessinée aux éditions Glénat avec Jean-Yves Delitte au dessin. Il coscénarise, toujours avec Fabien Nury, le western fantastique W.E.S.T. mis en image par Christian Rossi. Et lance début 2007 une fresque pirate : Long John Silver. En 2008, il crée la série Les Sentinelles et participe au projet XIII Mystery, en scénarisant l'album sur La Mangouste. En 2008 également, il écrit Le Syndrome d'Abel pour son comparse Marazano, de retour au dessin.

Articles en lien avec Xavier Dorison (1)

Avis sur cet auteur (22)

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    Couverture du livre « Asgard t.1 ; Pied-de-Fer » de Ralph Meyer et Xavier Dorison aux éditions Dargaud

    Imaginoire sur Asgard t.1 ; Pied-de-Fer de Ralph Meyer - Xavier Dorison

    Une plongée à l'époque des Vikings, à la rencontre d'Asgard, un Skraëling, un « homme laid », puisque né avec une jambe manquante, épargné d'une mort promise par son père et qui est devenu un Krökkentödter, un chasseur de monstre.
    Un monstre marin, harcèle et décime les flottes de pêcheurs d'un...
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    Une plongée à l'époque des Vikings, à la rencontre d'Asgard, un Skraëling, un « homme laid », puisque né avec une jambe manquante, épargné d'une mort promise par son père et qui est devenu un Krökkentödter, un chasseur de monstre.
    Un monstre marin, harcèle et décime les flottes de pêcheurs d'un village des pays nordiques. Ces derniers n'auront d'autre solution que de faire appel à Asgard Pied-de-fer pour tenter de traquer et tuer cette créature qui menace, l'hiver approchant la survie des villageois. Il partira donc accompagné d'autres courageux, à bord d'un navire spécialement équipé pour la chasse au monstre. Démarre alors une aventure à travers les fjords, dans laquelle, ils apprendront à se connaître, et nous, nous en apprendrons un peu plus sur les mythes nordiques et le passé d'Asgar.
    Cette oeuvre graphique est composée de deux tomes, le scénario est de Xavier Dorison et les illustrations réalisées par Ralph Meyer. Un vrai plaisir de lecture avec en toile de fond, l'adaptation face au handicap mêlé à la légende nordique du Serpent monde.

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    Couverture du livre « Asgard t.2 ; le Serpent-Monde » de Ralph Meyer et Xavier Dorison aux éditions Dargaud

    Imaginoire sur Asgard t.2 ; le Serpent-Monde de Ralph Meyer - Xavier Dorison

    Une plongée à l'époque des Vikings, à la rencontre d'Asgard, un Skraëling, un « homme laid », puisque né avec une jambe manquante, épargné d'une mort promise par son père et qui est devenu un Krökkentödter, un chasseur de monstre.
    Un monstre marin, harcèle et décime les flottes de pêcheurs d'un...
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    Une plongée à l'époque des Vikings, à la rencontre d'Asgard, un Skraëling, un « homme laid », puisque né avec une jambe manquante, épargné d'une mort promise par son père et qui est devenu un Krökkentödter, un chasseur de monstre.
    Un monstre marin, harcèle et décime les flottes de pêcheurs d'un village des pays nordiques. Ces derniers n'auront d'autre solution que de faire appel à Asgard Pied-de-fer pour tenter de traquer et tuer cette créature qui menace, l'hiver approchant la survie des villageois. Il partira donc accompagné d'autres courageux, à bord d'un navire spécialement équipé pour la chasse au monstre. Démarre alors une aventure à travers les fjords, dans laquelle, ils apprendront à se connaître, et nous, nous en apprendrons un peu plus sur les mythes nordiques et le passé d'Asgar.
    Cette oeuvre graphique est composée de deux tomes, le scénario est de Xavier Dorison et les illustrations réalisées par Ralph Meyer. Un vrai plaisir de lecture avec en toile de fond, l'adaptation face au handicap mêlé à la légende nordique du Serpent monde.

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    Couverture du livre « Le château des animaux T.1 ; Miss Bengalore » de Xavier Dorison et Felix Delep aux éditions Casterman

    Estelleb sur Le château des animaux T.1 ; Miss Bengalore de Xavier Dorison - Felix Delep

    Une parodie de la Ferme des animaux ? Non, cette bande dessinée est loin de ressembler à une pâle copie du roman de Georges Orwell ! Certes s'il est bien question d'une république animalière qui cache en réalité une terrible dictature, l'idée de Xavier Dorison est de creuser une autre piste, à...
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    Une parodie de la Ferme des animaux ? Non, cette bande dessinée est loin de ressembler à une pâle copie du roman de Georges Orwell ! Certes s'il est bien question d'une république animalière qui cache en réalité une terrible dictature, l'idée de Xavier Dorison est de creuser une autre piste, à savoir, la résistance pacifique... par le rire ! Un scénario dense et très prenant qui nous fait vivre au plus près du quotidien des personnages, conférant un aspect complémentaire au roman de Georges Orwell. Ici, il est aussi question d'individualisme au sein de la communauté, chaque animal à sa propre entité et surtout un foyer à s'occuper, comme la chatte Miss Bengladore, à qui le premier tome est consacré.

    Le dessin ainsi que la colorisation sont absolument sublimes et s'accordent parfaitement avec le récit ! le trait de crayon totalement immersif offre de très belles planches, tout en conservant un certain réalisme. J'apprécie également le parti pris de Félix Delep de ne pas représenter les personnages comme des humains mais bien comme des animaux, ils ne sont pas habillés et se déplacent (pour le moment) toujours à quatre pattes ;)

    L'intrigue étant assez longue à se mettre en place et la résistance arrivant relativement tard dans le récit, j'ai vraiment hâte de connaitre la suite dans les trois prochains tomes. Une saga familière addictive à ne pas manquer !

    // Lue dans le cadre du prix de la BD Fnac - France Inter 2020

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    Couverture du livre « Le château des animaux T.1 ; Miss Bengalore » de Xavier Dorison et Felix Delep aux éditions Casterman

    Bd.otaku sur Le château des animaux T.1 ; Miss Bengalore de Xavier Dorison - Felix Delep

    Ce premier tome de Xavier Dorison et Félix Delep ouvre en beauté une série prévue comme une tétralogie. D’emblée, elle se place sous le patronage d’Orwell tant par le titre choisi que par l’avant-propos. Mais loin d’être une nouvelle adaptation - après celle de Jean Giraud et Marc Bati parue en...
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    Ce premier tome de Xavier Dorison et Félix Delep ouvre en beauté une série prévue comme une tétralogie. D’emblée, elle se place sous le patronage d’Orwell tant par le titre choisi que par l’avant-propos. Mais loin d’être une nouvelle adaptation - après celle de Jean Giraud et Marc Bati parue en 1985 - de ce roman paru en 1945 qui s’attaquait principalement au stalinisme, il s’en affranchit en élargissant le propos et s’attaque à tous les totalitarismes. C’est sans doute la raison pour laquelle les cochons si importants dans l’œuvre du romancier britannique ne sont ici que de simples figurants domestiques du tyran.

    Les personnages principaux, comme le montre la superbe couverture, sont donc Sylvio le taureau et Miss Bengalore la petite chatte blanche. Le premier présenté « en majesté » en contre plongée, encadré par de lourdes draperies occupe le centre du tableau : les lignes de fuite constituées par sa garde de molosses faisant converger le regard sur lui. Il semble dominer de sa masse noire (ceci est encore plus patent sur le visuel de couverture de l’édition de luxe) le frêle félin qui se trouve à ses pieds. Son sabot, et ses cornes paraissent démesurés. Il incarne véritablement la force. Mais une lecture symbolique peut se superposer à cette confrontation en apparence défavorable à la petite chatte : le carrelage en damier blanc et noir rappelle le plateau du jeu d’échecs et à la force physique va s’opposer la force intellectuelle puisque bien sûr, le Roi y a une valeur bien moindre que la dame !

    L’album se place en effet également dans la lignée des fables et Dorison montre à l’instar de La Fontaine que « si la raison du plus fort est toujours la meilleure », l’art peut en triompher ! Et c’est là que réside la véritable originalité de cet album. Il ne se contente pas de dénoncer la dictature (ce qui n’aurait pas grand intérêt car c’est un sujet plutôt consensuel !) mais de montrer comment on peut lutter contre elle : l’album rend véritablement hommage aux artistes grâce au personnage du rat Azelar. Miss B. qui ne pensait jusque-là qu’à survivre et à assurer difficilement la pitance de ses deux chatons découvre, grâce à lui, à la fois le pouvoir de l’ironie (le rat se moque des molosses de Sylvio en faisant semblant de respecter à la lettre le protocole et en leur faisant chanter l’hymne à la gloire du président Silvio) et l’histoire de Gandhi. Grâce au mime, elle comprend qu’une autre voie peut s’ouvrir à qui veut combattre les dictatures : celle de la non-violence. Son patronyme indien qui paraissait jusque-là surprenant revêt ainsi tout son sens : à l’instar du « fakir » présenté dans le spectacle qui l’a bouleversée, elle va se dresser de façon pacifique contre les iniquités et la violence aveugle de Silvio et ses molosses.

    Pourtant, l’album, si engagé soit-il, n’a rien d’un pensum et il est très drôle. Ce, grâce aux dialogues certes mais également grâce à la galerie de personnages mis en scène par Félix Delep dont c’est le premier album. Dans un graphisme étonnamment maîtrisé pour un premier opus, il nous présente des héros à la fois très travaillés, à la manière de Claire Wendling, et également très cartoonesques. Si l’héroïne est Miss B, ce sont les personnages secondaires qui donnent tout le sel à la bande dessinée : mention spéciale à César le chaud lapin à la chevelure gominée et la moustache qui frise, à Azov le chef de la garde prétorienne de Silvio au regard torve et à son n°2 Boris qui ne rêve que de « devenir calife à la place du calife » et fait toujours la gueule ! Ce qui à chaque fois est savoureux, ce sont les expressions très humaines dont sont dotés les animaux. On y retrouve des influences des dessins animés de Disney « les Aristochats » pour l’héroïne bien sûr mais surtout du « Robin des bois » de Reitherman ainsi que des références au « Brisby et le secret de Nimh » de Don Bluth. On soulignera aussi le découpage très dynamique avec une alternance de somptueuses pleines pages qui posent le décor et de cases parfois verticales et même diagonales et multipliées lorsque le rythme s’accélère. On évoquera également le soin apporté aux cadrages avec des inserts ou des angles de prise de vue inattendus et un gaufrier revivifié qui abandonne les classiques trois bandes. On notera enfin les superbes couleurs symboliques réalisées à quatre mains avec Jessica Bodard : douces lors des scènes intimes parfois presque monochromatiques lors des scènes crues de violence extrême.

    Un premier tome extrêmement riche donc tant dans la narration que dans l’expression qui aura mis plus de deux ans à être réalisé et qui a vocation de devenir un classique au même titre que « La bête est morte » de Calvo ou le « Maus » de Spiegelman ! Un très bel ouvrage, plus drôle et plus optimiste que l’œuvre dont il s’inspire, à lire de préférence dans la version de luxe grand format qui rend pleinement justice aux inventions graphiques de Dorison et à la beauté du trait de Delep.